Dessins et caricatures Le dessin est utilisé pour témoigner de certains événements joyeux, solennels ou dramatiques. Il permet aussi de laisser à la postérité le portrait de diplomates, sans s’interdire un ton humoristique. Archives diplomatiques Publié le : 23 octobre 2025 Mis à jour le : 12 février 2026 Dans cette rubrique Archives & bibliothèque Venir aux Archives Confier ses archives ou travaux Consulter les archives Organiser un tournage aux Archives Organiser une visite des Archives Reproduire et réutiliser des archives Effectuer des recherches généalogiques ou familiales Accès des généalogistes professionnels Actes d’état civil et autres archives diplomatiques et consulaires L’état civil des Français à l’étranger Recherche de personnes disparues en Algérie pendant les derniers mois de la souveraineté française S’orienter dans les fonds et collections Ambassades, consulats, réseau culturel et de coopération (XVIe-XXe siècles) Colonies et territoires d’Outre-mer (1793-1960) Protectorats et mandat français (1881-1956) Récupération artistique Ressources pédagogiques Agenda et offre culturelle des Archives Concours des jeunes ambassadeurs et ambassadrices L’offre éducative du centre de La Courneuve L’offre éducative du centre de Nantes Sommaire Un caricaturiste espiègle et insolent au Quai d’Orsay Un agent à travers le monde : Maurice Le Roux de Villers (1839- ?) Un Album comique pour les Affaires étrangères Abel Servien : un négociateur opiniâtre et pragmatique à Münster (1644-1648) « Longue vie au Japon » : art et propagande Un caricaturiste espiègle et insolent au Quai d’Orsay Auguste Louvrier de Lajolais (1829-1908) est directeur des écoles nationales des arts décoratifs de Paris (à compter du 11 août 1877), de Limoges et d’Aubusson les trente dernières années de sa vie. [Album de caricatures dédié à Léon Noël] / Auguste Louvrier de Lajolais (dessins) ; Victor Perrin, duc de Bellune (quatrains). Paris : s.n., 1852-[1860]. Bibliothèque, Rés. C 6. Archives diplomatiques. Il débute comme peintre et se forme dans l’atelier de Charles Gleyre. Il expose des paysages à plusieurs reprises aux Salons de peinture et de sculpture, à compter de 1859. Dans les années 1850, il exerce également ses talents au Quai d’Orsay. Il sera successivement attaché à la légation de France à Naples, à compter du 27 août 1851, puis au secrétariat général le 6 août 1852 et enfin à la direction des Affaires politiques le 27 janvier 1853). On ignore la date à laquelle il cesse ses activités au ministère des Affaires étrangères. . Quand il commence cet album de caricatures, il est attaché au secrétariat général. Il le dédie à Léon Noël, rédacteur à la direction des Affaires politiques en 1852, auquel il le reprend plus tard pour le compléter. Il le donne vers 1860 à Edouard Bouillat, alors consul à Glasgow. Témoin du travail et des négociations diplomatiques au début du second Empire, il a pu croiser le chemin du représentant de la couronne britannique. Henry Richard Charles Wellesley (1804-1884), 1er comte Cowley Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington Henry Wellesley, 1er comte Cowley Lord Malmesbury (ministre britannique des Affaires étrangères) a dit de lui : « Je n’ai jamais connu un homme aussi naturellement doué pour sa profession… Il était lui-même franc et droit, mais il découvrait facilement l’artifice chez les gens qui cherchaient à le tromper… ». Ses contemporains le décrivent aussi comme étant susceptible, ombrageux et peu souriant ! Lord Cowley est le fils aîné de Henry Wellesley, 1er baron Cowley (1773-1847) et le neveu d’Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington (1769-1852), ambassadeurs d’Angleterre à Paris (le second ayant vaincu Napoléon 1er à Waterloo).Il entre dans la carrière diplomatique en 1824. Il est tour à tour affecté à Vienne, Stuttgart, Constantinople, Berne puis Francfort. En 1852, il remplace lord Normanby comme ambassadeur à Paris. Il y reste quinze années pendant lesquelles l’entente franco-britannique connaît bien des vicissitudes. Dès son arrivée, Cowley gagne la confiance et l’estime du prince-président, devenu empereur le 2 décembre 1852. Napoléon III le voit fréquemment et règle avec lui des questions qui relèvent en fait de ses ministres des Affaires étrangères, leur rendant cette situation intolérable. Avec lord Clarendon (ministre des Affaires étrangères), il représente l’Angleterre au Congrès de Paris. Cowley perd ensuite de son influence sur Napoléon III et les heurts s’atténuent entre lui et le maître du Quai d’Orsay. Lorsqu’il se retire en 1867, il a encore été confronté à des événements majeurs ayant marqué les relations franco-britanniques : tentative d’assassinat de l’Empereur par Orsini, unité italienne, conclusion d’un traité de libre-échange, construction du canal de Suez ou aventure mexicaine. Un agent à travers le monde : Maurice Le Roux de Villers (1839- ?) Album comique des Affaires étrangères. s.l. : s.n., 1869. Bibliothèque, Rés. D 22 bis (folio 40). Archives diplomatiques. Maurice Charles Frédéric Le Roux de Villers est né le 27 septembre 1839. Bachelier ès lettres et ès sciences, maîtrisant l’anglais et l’allemand, il est également licencié en droit. Le 11 janvier 1860, son oncle Alfred Le Roux (banquier, député de Vendée, futur vice-président du Corps législatif, ministre de l’Agriculture et du Commerce) écrit au ministre des Affaires étrangères pour proposer la candidature de son neveu à un poste d’attaché non payé. Il est alors affecté successivement à la direction des Archives, le 21 janvier 1860, puis à la direction politique, le 1er septembre 1862. Pendant ses congés, il entreprend différents voyages qui le mènent en Angleterre, en Allemagne, en Italie, au Danemark, en Suède, en Norvège, en Corse et deux fois en Afrique. A l’étranger, sa carrière connaît quelques vicissitudes (Personnel, 1e série, dossier 2582). Par décret du 7 août 1869, il est nommé à Pékin sans pouvoir rejoindre ce poste puisqu’il est « détourné [de cette destination] pour être attaché à la légation du Japon », à Yokohama. Il n’y reste que quelques semaines puisqu’il est rapatrié, pour raison de santé, au début de l’année 1870. Alfred Le Roux intervient le 19 mai 1870 afin qu’il obtienne une affectation à Bade ou Vienne. A l’été, il est finalement nommé à Constantinople où il ne reste guère. Il demande un congé à l’été suivant pour rentrer en France où il demeurera plusieurs mois. En avril 1872, on lui signifie de regagner son poste dans le courant du mois suivant. Il est finalement nommé en décembre 1872, secrétaire de 3e classe, à la légation de France à La Haye. Il ne semble pas avoir rejoint cette nouvelle affectation. Une lettre non signée semble indiquer que son père, qui a occupé les fonctions de consul général de Suède et de Norvège à Paris, a été au cœur d’un différend avec l’Impératrice Eugénie, qui a pu, par la suite, bloquer la carrière de son fils. « En 1863, M. Jules Le Roux, [père de Maurice] eut le courage de défendre contre l’Impératrice des droits de vue qu’il s’était réservés, en lui vendant le jardin de son hôtel, pour agrandir l’hôtel d’Albe. Sous le régime impérial, M. Jules Le Roux de Villers devait perdre un procès, dont l’issue eut quelques retentissements dans l’opinion publique. Mais ce procès fit surtout grand tort à la carrière diplomatique de son fils. Vingt-deux collègues de ce jeune attaché à la direction politique furent nommés secrétaires, avant lui, au mépris de ses droits d’ancienneté. Pour conquérir son grade, M. Maurice Le Roux de Villers fut réduit à demander un poste peu désirable, un de ceux auxquels jamais, un attaché ancien n’est envoyé, celui du Japon. Sa santé ne lui permit pas d’y rester longtemps et, renvoyé d’urgence en Europe, depuis le mois de juillet [1870] il est à Constantinople, remplissant (les fonctions de 1er et 2ème secrétaire d’ambassade). En raison de ce qui précède, M. Jules Le Roux s’adresse à la justice de Monsieur le ministre des Affaires étrangères, pour réparer le tort fait à la carrière de son fils et le nommer « 2e secrétaire dans le plus prochain mouvement ». La dernière pièce versée à son dossier personnel est une lettre, datée du 12 juin 1874, de la direction politique l’informant de sa nomination le 9 juin précédent au grade de secrétaire de seconde classe hors cadre. Le rédacteur lui précise : « je serais heureux de pouvoir plus tard faciliter votre rentrée dans un service actif ». Nous le perdons de vue après ce courrier et ignorons ce qu’il advînt de lui. N’hésitez donc pas à nous transmettre des informations pour compléter cette étude. Un Album comique pour les Affaires étrangères Album comique des Affaires étrangères. s.l. : s.n., 1869. Bibliothèque, Rés. D 22 bis. Archives diplomatiques Au cours des dernières années du Second Empire, Joseph Mollard et six collègues s’emploient à caricaturer 135 agents du ministère des Affaires étrangères qui sont mis en scène dans une activité professionnelle ou privée, contemporaine ou passée. 215 exemplaires de ce recueil sont édités. Quatre seulement ont été localisés dont trois sont encore conservés au Ministère. Ces dessins au fusain permettent d’approcher ces personnages qui ont parfois fait carrière ou seulement exercé temporairement un emploi au Quai d’Orsay à la fin du 19ème siècle. Pour découvrir cette galerie exceptionnelle, nous vous invitons à cliquer sur ces deux liens ! Présentation de l’Album comique PDF - 188.1 KB Album comique PDF - 3 221.4 KB Abel Servien : un négociateur opiniâtre et pragmatique à Münster (1644-1648) Abel Servien (1593-1659) Les portraictz au naturel, avec les armoiries et blasons, noms et qualitez de messieurs les Plenipotentiaires assemblez a Munster et Osnaburg pour faire la paix generale / [François Bignon et Zacharie Heince]. A Paris : chez Henr En 1648, trois traités de la paix de Westphalie sont signés à Münster et à Osnabrück. Ils concluent la guerre de Trente ans et la guerre de Quatre-vingt ans. Ils permettent la mise en place d’un système international durable qui remodèle l’Europe pour de longues années. Abel Servien (1593-1659) représente Louis XIV aux pourparlers de Münster qui opposent les Provinces-Unies à l’Espagne et la France au Saint-Empire romain germanique. Protégé successivement par les cardinaux de Richelieu et Mazarin, il est l’oncle d’Hugues de Lionne (diplomate et secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères). De 1630 à 1636, il occupe le poste de secrétaire d’Etat à la Guerre. Tombé en disgrâce, il est rappelé par Mazarin en 1643 et nommé, à la place de Chavigny, en qualité d’ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire pour les négociations de Westphalie en même temps que le comte d’Avaux. L’opposition entre les deux hommes perturbe le travail de la délégation française. Leurs engagements politiques et leurs méthodes sont antagonistes. Leurs caractères et leurs idées sont incompatibles. Formé à l’école de Richelieu, ayant la faveur de Mazarin et l’appui de Lionne, Servien supporte mal la primauté accordée à d’Avaux, due à sa longue carrière dans les ambassades. Au cours des conférences, les manières brutales de Servien s’opposent aux façons plus habiles du comte d’Avaux qui éclipse également dans ces occasions son collègue par sa culture classique. Le fait religieux est aussi un constant sujet d’affrontement entre les deux hommes. Lié au parti dévot, d’Avaux est un ardent défenseur des intérêts de l’Eglise. Représentant les « politiques », Servien recherche avant tout l’abaissement de la maison d’Autriche par le moyen d’alliances protestantes. Après le départ en 1648 du duc de Longueville et du comte d’Avaux, il obtient les pleins pouvoirs pour traiter seul. Après la signature des traités de Westphalie, il devient membre du Conseil d’en-haut, ministre d’État et garde des Sceaux. Il reste fidèle au roi pendant la Fronde. En 1653, Mazarin le fait nommer surintendant des Finances avec Nicolas Fouquet. Les portraits gravés de trente-trois négociateurs de Westphalie ont été réunis, après une liste en latin, dans un recueil publié en 1648 pour célébrer la paix générale. Ils sont l’œuvre du graveur François Bignon (c. 1620-1671) et du peintre Zacharie Heince (1611-1669). En cliquant sur le lien ci-dessous, il est possible de découvrir certains d’entre eux. Les portraictz au naturel, avec les armoiries et blasons, noms et qualitez de messieurs les Plenipotentiaires assemblez a Munster et Osnaburg pour faire la paix generale PDF - 3 963.9 KB L’exemplaire conservé à la bibliothèque du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a appartenu à Abel Servien, comme en témoigne son chiffre sur la reliure. Il est acquis ultérieurement par Robert de Billy (1869-1950) qui devient chef du service des Archives (1921-1924) au terme d’une carrière diplomatique de vingt-huit années. Ami de Marcel Proust, il se lie également à Paul Claudel auquel il succède comme ambassadeur au Japon en 1926. Robert de Billy (1869-1950) source : Wikipedia La Bibliothèque achète cet ouvrage à la librairie Clavreuil (Paris) le 15 décembre 1962. « Longue vie au Japon » : art et propagande Longue vie au Japon : cent victoires, cent rires / Kobayashi Kiyochika. Tokyo : Université des Beaux-Arts, [1895]. Bibliothèque, Rés. T 78. Archives diplomatiques Depuis le 30 avril 1900, la bibliothèque du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères conserve une œuvre magistrale de la caricature moderne. Fruit de la collaboration d’un artiste, d’un auteur et d’un éditeur, un album de soixante-trois estampes satiriques a pour sujet le conflit sino-japonais de 1894-1895. Laissez-vous tenter et partez à la découverte de ce document historique étonnant. Une note le présente et quelques illustrations sont réunies dans une galerie afin d’éveiller votre curiosité. "Longue vie au Japon" : art et propagande (note) PDF - 253.3 KB "Longue vie au Japon" : art et propagande (galerie) PDF - 4 905.0 KB