Archives & bibliothèque

En 1680, Charles Colbert de Croissy, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, fait relier ses correspondances avec les pays étrangers ainsi que celles de ses prédécesseurs. Cette initiative constitue l’origine du fonds des archives diplomatiques.

L’autonomie des archives des ministères des Affaires étrangères et de la Défense par rapport au Service interministériel des archives de France (SIAF) est consacrée par le Code du Patrimoine, même si aujourd’hui ces trois services travaillent à harmoniser leurs pratiques au sein du Comité interministériel des archives de France (CIAF).

Les Archives diplomatiques : une double vocation

Aujourd’hui encore, la direction des Archives du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères assure une double vocation :

  • au sein de l’administration, elle organise la gestion de ses archives et procure aux diplomates les documents nécessaires à leur activité ;
  • à destination du public, elle assure la communication des archives en vue de la recherche historique et administrative.

Elle prolonge son action par la valorisation des fonds : organisation d’expositions et de colloques, activité éditoriale.

La direction des Archives est organisée en trois départements : le département des Archives, le département des Publics, la Bibliothèque, qui comportent chacun plusieurs pôles. Le centre des Archives diplomatiques de Nantes est également rattaché à la direction.

Histoire

Issu du noyau initial de correspondances et de traités rassemblé et classé dès le XVIIe siècle, le fonds s’est enrichi au fil des siècles par versement régulier des services, récupération parfois forcée des papiers d’Etat, séquestres révolutionnaires, achats et dons.

Après diverses péripéties, sont entrés dans les collections des ensembles célèbres  :

  • les papiers Richelieu (récupérés in extremis en 1705 dans la succession de la duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal) ;
  • le fonds Chavigny (archives données en 1733 par Claude et Léon Bouthillier collaborateurs de Richelieu – comprenant notamment 26 lettres enflammées d’Henri IV à Marie de Médicis) ;
  • les manuscrits Saint-Simon (dont la récupération a nécessité d’intenses efforts de 1755 à 1828) ;
  • les papiers Bonaparte  ;
  • les archives Briand (vente publique)…

Mais c’est le versement aux Archives des dossiers qui n’étaient plus utilisés dans les services qui a permis l’enrichissement le plus marqué : accords et traités du XVe siècle à nos jours, archives des diverses structures du ministère, dossiers des ministres et ambassadeurs…

Aux archives publiques proprement dites, s’ajoutent des fonds d’origine privée, versés par les diplomates et leurs familles.

Ces documents peuvent présenter une grande variété de formes et de support, tels des photographies, des enregistrements sonores…

Missions et actions

La direction des Archives intervient dans toutes les étapes de la "vie" des archives. Elle assure notamment :

  • le contrôle des archives courantes et intermédiaires, qui sont gérées par des bureaux dédiés (les centres d’archives et de document) au sein des services du ministère et des postes diplomatiques et consulaires, ainsi que l’établissement d’instruction et de plans de classement pour faciliter ces tâches ;
  • la formation et le conseil des agents chargé de la gestion des archives dans les services ;
  • le transfert dans les deux centres de Nantes et de La Courneuve des archives dont les services n’ont plus l’utilité immédiate et qui présentent un intérêt historique ;
  • la conservation des documents dans les meilleures conditions possible ;
  • le classement des archives communicables au public et l’établissement d’inventaires, de catalogues et de guides pour faciliter le travail des chercheurs ;
  • la valorisation des fonds à travers des colloques, des publications et des expositions ;
  • Le suivi des dossiers liés aux nouvelles technologies  : gestion informatique des archives, archivage numérique, internet et réseaux sociaux…

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information