1943, l’année du choix pour les diplomates Au début de 1943, lorsque l’Allemagne nazie vit à Stalingrad son premier coup d’arrêt, la représentation de la France à l’étranger connaît une situation inédite. Archives diplomatiques Publié le : 06 novembre 2025 Mis à jour le : 26 février 2026 Dans cette rubrique Archives & bibliothèque Venir aux Archives Confier ses archives ou travaux Consulter les archives Organiser un tournage aux Archives Organiser une visite des Archives Reproduire et réutiliser des archives Effectuer des recherches généalogiques ou familiales Accès des généalogistes professionnels Actes d’état civil et autres archives diplomatiques et consulaires L’état civil des Français à l’étranger Recherche de personnes disparues en Algérie pendant les derniers mois de la souveraineté française S’orienter dans les fonds et collections Ambassades, consulats, réseau culturel et de coopération (XVIe-XXe siècles) Colonies et territoires d’Outre-mer (1793-1960) Protectorats et mandat français (1881-1956) Récupération artistique Ressources pédagogiques Agenda et offre culturelle des Archives Concours des jeunes ambassadeurs et ambassadrices L’offre éducative du centre de La Courneuve L’offre éducative du centre de Nantes Jean Mendelson et Isabelle Richefort Prix : 24 €224 p.https://cths.fr/ed/edition.php?id=8758 MEAE et CTHS, 2024. Trois réseaux se superposent ou coexistent en s’affrontant : les représentants du gouvernement de Vichy, ceux du général de Gaulle et du Comité national français de Londres, et ceux qui se rallient au général Giraud, haut-commissaire depuis décembre 1942 à Alger. En juin 1943, la création du Comité français de libération nationale, le CFLN, permet la fusion des réseaux gaulliste et giraudiste, qui font désormais face aux diplomates fidèles à Vichy.Comment se comportèrent ces représentants français au cours de cette année 1943 où le sort des armes semblait basculer ? Comment rendirent-ils compte des évolutions vécues par leur pays de résidence ? Comment réagirent-ils aux événements qui bouleversaient la France et son empire ? Quels furent leur évolution personnelle et leur comportement envers les membres du réseau rival ? Comment s’est déroulée sur le terrain la fusion de deux réseaux diplomatiques rivaux, lors de la constitution du CFLN ? Cette plongée dans les archives diplomatiques françaises permet d’appréhender toutes les nuances du champ politique, depuis le gaulliste de la première heure jusqu’au pétainiste inconditionnel ; elle conduit à distinguer le diplomate qui, secrètement rallié à la France libre, est contraint de demeurer dans le réseau dirigé par Pierre Laval, ministre des Affaires étrangères de l’État français, de celui qui a suivi le vent en se ralliant à Giraud après le débarquement américain et britannique en Afrique du Nord.Être diplomate français en 1943, c’est pratiquer une activité professionnelle dans des conditions éloignées de la diplomatie classique. Les archives du ministère des Affaires étrangères donnent ainsi la vision de ce que furent l’action tant des soutiers de la diplomatie que celle de personnages qui marquent de leur empreinte l’histoire du pays et de ses relations internationales.