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Sécurité

Date de mise à jour le : 02 avril 2026 Information toujours valable à la date du jour

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Zones de vigilance

Dernière actualisation le 10/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Zones formellement déconseillées (rouge)

Il est formellement déconseillé de séjourner à la frontière entre le Kénya et la Somalie, en raison des mouvements de troupes à la frontière, des menaces récurrentes et des incursions et attaques opérées par le mouvement Al Shabab sur le sol kényan. Le risque d’enlèvement est également important. La zone concernée s’étend jusqu’à 100 km à l’intérieur du pays. Elle inclut les localités de Mandera, Buite, El Wak, Dif, Liboi, Dadaab, Garissa (ainsi que la route menant de cette localité à Dadaab). Les axes routiers sont exposés aux risques d’attentats à l’explosif ou d’attaque par des bandes criminelles.

Pour les mêmes raisons, la partie continentale du comté de Lamu est également formellement déconseillée.

Les déplacements à la frontière avec le Soudan du Sud et avec l’Éthiopie sont formellement déconseillés, en raison des risques d’incursions par des bandes armées de part et d’autre.

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

Compte tenu de l’insécurité récurrente, il est déconseillé de se rendre au nord de la ligne Kitale/ Archers’ Post/ Garissa (comtés de Turkana, Marsabit et Wajir), sauf raison impérative et sous réserve d’être accompagné d’une escorte policière. Cette région est marquée par des tensions intercommunautaires qui, sur fond de sécheresse et de compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages, donnent régulièrement lieu à des conflits localisés mais meurtriers.

Il est possible d’accéder aux réserves nationales de Shaba, Buffalo Springs et Samburu.

Compte tenu de l’activité de groupes terroristes, la région côtière de l’océan Indien au nord de la ville de Malindi est déconseillée sauf raison impérative. Malgré sa situation insulaire, il est également déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans l’archipel de Lamu, situé dans un comté où sévissent régulièrement des groupes terroristes. L’accès ne doit se faire que par voie aérienne, les accès par le continent étant formellement déconseillés.

Plusieurs quartiers de Nairobi (Eastleigh, Pangani, Kibeira et Mathare) sont déconseillées et il est recommandé d’y faire preuve de la plus grande prudence. Il est recommandé de faire preuve de vigilance renforcée dans le reste de la capitale en particulier dans les lieux publics les plus fréquentés, notamment par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels …). De manière générale, il convient de privilégier pour les sorties les lieux qui bénéficient d’un dispositif de sécurité effectif et dissuasif.

Zones en vigilance renforcée (jaune)

À l’exception des zones formellement déconseillées et déconseillées sauf raison impérative, le reste du territoire kényan est placé en vigilance renforcée.

Risques encourus et recommandations associées

Terrorisme

Il existe une menace terroriste significative, notamment à l’initiative du Shebab al Islami, sur l’ensemble du Kénya, en particulier dans les régions frontalières de la Somalie (comtés de Mandera, Garissa, Lamu) où les déplacements sont formellement déconseillés, en raison d’attaques et d’enlèvements fréquents. Le pays est par ailleurs confronté à la menace de l’« Etat islamique », également présent dans son environnement régional immédiat, notamment en Somalie et au Mozambique.

Depuis 2019, le Shebab al Islami a conduit deux opérations d’envergure au Kénya : dans la capitale Nairobi (attaque du complexe hôtelier Dusit en janvier 2019) et dans le comté de Lamu (attaque contre la base de Manda Bay en janvier 2020).

Dans ce contexte et particulièrement à Nairobi et dans les grandes villes (Kisumu, Mombasa…), il convient de faire preuve d’une vigilance accrue dans les lieux publics touristiques ou très fréquentés, notamment par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels), qui pourraient constituer une cible privilégiée pour des attaques terroristes. Il est recommandé d’observer la plus grande vigilance et de privilégier les lieux de sortie et de séjour sécurisés, qui bénéficient d’un dispositif de sécurité visible et dissuasif (vigiles).

En cas de présence à proximité directe du lieu d’un incident (explosion, attaque armée), il est recommandé de s’éloigner rapidement, de rassurer ses proches et de se signaler à l’ambassade.

Délinquance

La criminalité au Kénya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire (assortis de violence en cas de résistance), les agressions en voiture et les cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques. Les zones résidentielles n’échappent pas à ce phénomène.

Des opérations de police sont fréquentes dans les comtés de Turkana, West Pokot, Elgeyo Marakwet, Baringo, Laikipia et Samburu, afin de traquer des groupes de bandits. Un couvre-feu est en vigueur dans certaines zones de ces 6 comtés de 18 heures à 6 heures. Il est recommandé de limiter les déplacements dans ces comtés.

Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie et de racket, y compris émanant d’agents de sécurité.

En cas d’agression, il est conseillé de ne pas opposer de résistance à son agresseur et de céder les éventuels objets de valeur convoités.

Dans les villes, les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes :

  • rester attentif aux pickpockets ;
  • éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ;
  • proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
  • ne pas transporter de grosses sommes d’argent (prévoir le strict minimum) ;
  • de façon générale et particulièrement à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied en ville (privilégier la voiture et les taxis), notamment dans les parcs publics (Uhuru Park à Nairobi est dangereux) ;
  • en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées. En cas de léger accrochage, notamment par l’arrière, ou en cas de présence d’une « victime » qui aurait besoin d’assistance en bord de route, bien s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un piège. De nombreux cas d’escroquerie ont été rapportés par des personnes qui ont voulu porter assistance et ont ensuite été agressées ;
  • être particulièrement vigilant lors des déplacements en bus, notamment en bus intra-urbain (matatu), qu’il convient par ailleurs d’éviter autant que possible, compte tenu des risques liés à la sécurité routière. Plusieurs cas d’agression, voire de détournement, ont été signalés.

Conflits agro-pastoraux

La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs dans plusieurs régions du Kénya (notamment au Nord de Kitale, Loruk et Archer’s Post). Ces conflits peuvent engendrer des violences occasionnelles : vols de bétail, banditisme et affrontements interethniques. les ressortissants étrangers ne sont pas visés, mais la plus grande prudence reste de mise.

Le gouvernement kényan instaure un couvre-feu dans certaines localités des comtés de Turkana, West Pokot, Elgeyo-Marakwet, Baringo, Laikipia et Samburu.

Il est recommandé de s’informer avant tout déplacement.

Piraterie

Malgré l’absence d’attaques recensée depuis avril 2019, les bateaux de commerce et de plaisance continuent de faire l’objet de menaces importantes au large des côtes somaliennes. Par le passé, ce phénomène a pu s’étendre aux côtes kényanes. Sont particulièrement touchés le golfe d’Aden et une zone de l’océan Indien au large des côtes somaliennes. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs) pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »).
Il convient d’éviter impérativement la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S.

Il est nécessaire d’appliquer, dans cette zone, toutes les mesures de vigilance, et les consignes suivantes :

  • Il est impératif de répondre à toute interrogation sur VHF émanant d’un bâtiment ou d’un aéronef militaire et de suivre les éventuelles consignes de cinématique ; celles-ci tiennent compte des dernières attaques recensées ;
  • La navigation de plaisance (yachts, voiliers) est formellement déconseillée dans l’ensemble de la zone, les navires bas et lents sur l’eau étant les plus vulnérables à des actions d’abordage hostiles. À bord des grands voiliers, les mesures préventives (lance à incendie, dispositif sonore, entraves pour l’accès à bord, etc.) doivent être activées, en veillant à ne pas exposer le personnel à portée de tir des pirates ;
  • Concernant le trafic maritime commercial, les armateurs et commandants de navires doivent impérativement s’inscrire au Contrôle naval volontaire (CNV) en océan Indien (mica-watchkeeper@defense.gouv.fr) / 0298224917), déclarer leurs mouvements auprès de l’opération Atalanta de l’Union européenne en s’enregistrant auprès du MSCIO (Maritime Security Centre Indian Ocean : +33 (0) 298 220 220 / + 33 (0) 298 220 170 / postmaster@mscio.eu et transiter par le corridor internationalement reconnu (IRTC). Dans la perspective d’une traversée dans la zone à risque, les marins sont invités à prendre connaissance des bonnes pratiques, appelées BMP 54 (https://www.mscio.eu) et à les respecter ;
  • Prendre systématiquement contact avec le commandant de la zone maritime, avant et pendant toute traversée dans une zone à risque :
  • Etat-major de l’amiral commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN) : +971 265 74 265 alindien.marsec@defense.gouv.fr ;
  • En cas de difficultés, l’alerte doit être donnée par tous les moyens de transmission disponibles. Outre l’appel sur la VHF 16 ou l’activation d’une balise de détresse, le navigateur doit chercher à contacter ses correspondants par téléphone cellulaire ou satellite et par courriel.

Pour plus d’informations, voir aussi la fiche thématique « Piraterie maritime ».

Risque routier

Chaque année, plus de 15.000 personnes perdent la vie en raison d’accidents de la route. Il est donc recommandé de faire preuve d’une extrême vigilance en matière de conduite au Kénya et de faire particulièrement attention aux bus ou minibus (« matatus ») dont le comportement sur la route est très dangereux.

Il est préférable d’éviter de prendre le bus et de privilégier le train ou l’avion pour les trajets longue distance ou le taxi pour les déplacements intra-urbains.
Il est très fortement déconseillé de conduire de nuit en dehors des agglomérations et d’emprunter les taxi-motos ou « boda-boda », à la fois vulnérables et dangereux.

Recommandations générales

Il est recommandé :

  • de consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux mal sécurisés et les itinéraires déconseillés ;
  • dans les réserves et parcs naturels, de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit d’y circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de s’y déplacer la nuit ;
  • sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, d’adopter une tenue vestimentaire adaptée ;
  • la nuit, d’éviter la fréquentation des plages, sauf les plages privées et surveillées des hôtels ;
  • en cas d’agression, de n’opposer aucune résistance.

Liste des représentations françaises

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