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Kenya

Politique et économie

Date de mise à jour le : 19 mai 2026 Information toujours valable à la date du jour

Relations politiques

Les relations entre la France et le Kenya se sont considérablement densifiées suite à la visite du président de la République au Kenya du 13 au 14 mars 2019 et la visite du président Kenyatta en France du 29 septembre au 2 octobre 2020.

En 2020, la France a alloué 252 M€ d’aide publique au développement au Kenya, soit 71% de plus qu’en 2019. La France est le 4ème bailleur bilatéral du Kenya. Cette aide est majoritairement constituée de prêts, principalement dans les secteurs de la production et des services économiques. Le Kenya ne figure pas parmi la liste des pays prioritaires tels que définie à l’occasion du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) de 2018.

Environ 120 entreprises françaises sont installées au Kenya. Le Kenya est perçu comme le point d’entrée du marché de la CAE : la qualité des services logistiques, financiers et juridiques, ainsi que l’ouverture au secteur privé en font une destination privilégiée pour l’implantation des entreprises françaises à partir de laquelle elles rayonnent dans l’environnement régional.

Les secteurs principaux de notre coopération bilatérale incluent : le développement d’infrastructures (PPP autoroute, projet de Commuter rail), la coopération en matière de développement (énergie, eau, assainissement, développement urbain), l’éducation (feuille de route de 2019, financement d’un campus scientifique au sein de l’université de Nairobi), l’appui au secteur de la santé (GESDEK).

Relations économiques

Avec un PIB de 120,9 Md USD en 2024 (2305,3 USD par habitant), le Kenya est la 8ème économie d’Afrique subsaharienne et compte parmi les pays à revenu intermédiaire. L’actuel ralentissement économique (6% en 2021-2023, 4,8% en 2025) s’explique par une baisse de la confiance des agents économiques liée aux manifestations, à la poursuite d’une politique monétaire stricte et à une situation budgétaire tendue qui limite les dépenses dans les secteurs sociaux et productifs. En effet, le FMI continue de classer le Kenya en situation de risque élevé de surendettement (67,3 % du PIB en 2024), en lien avec des déficits primaires persistants et un fardeau croissant du service de la dette (64 % des recettes publiques en 2024). Le programme FMI a été suspendu d’un commun accord le 17 mars 2025 (annulation d’un décaissement de 850 M USD). 

L’économie repose principalement sur les services (59% du PIB), en particulier le tourisme (9 %) et le numérique (8 %). Ce secteur est désormais l’un des plus attractif d’Afrique en termes d’investissement en capital-risque dans les startups – la capitale, Nairobi, est le hub technologique d’Afrique de l’Est. L’agriculture reste un pilier de l’économie (22 % du PIB), employant 45 % de la population active et représentant la moitié des exportations (56,2 %), dominées par le thé, les fleurs coupées et le café. L’industrie (19 % du PIB) est peu développée, ce qui limite la création de valeur ajoutée. 

Néanmoins, le Kenya est confronté à des défis structurels persistants. L’économie demeure peu diversifiée, avec une spécialisation marquée dans les produits primaires. Elle reste vulnérable aux chocs climatiques, à la volatilité des prix des matières premières et à une forte dépendance aux importations manufacturières et énergétiques. A  ce titre, elle devrait être fortement affectée par le conflit en Iran, a fortiori considérant les liens entre le Kénya et les pays du Golfe. Le secteur informel demeure très dominant (25–30 % du PIB, 86,5 % des emplois). Les disparités régionales sont marquées : 6 comtés (sur 47) concentrent près de 50 % du PIB, dont Nairobi à elle seule 27,5 %.

Liste des représentations françaises

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