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Santé

Date de mise à jour le : 31 mars 2026 Information toujours valable à la date du jour

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Avant le départ

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

État des services sanitaires dans les zones très fréquentées par les touristes français :

Les grandes villes du pays disposent d’hôpitaux et de cliniques privés de bonne, voire très bonne qualité. En revanche, de nombreuses zones touristiques ne proposent pas d’infrastructure en mesure d’assurer une prise en charge médicale au-delà des soins de première urgence.

Il en est ainsi, dans le nord du pays, des régions et villes de Agra, Allahabad, Bharatpur, Bikaner, Bundi, Chittorgarh, Jaisalmer, Jhansi, la région du Shekhawati (Mandawa, Nawalgarh, Fatehpur etc.), la vallée de Kullu-Manali, Nainital, Ranthambhore, Uttarkashi et Varanasi (Bénarès).

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations 

Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays. 

Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :

  • Diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) : elle reste obligatoire par un vaccin oral (VPO) pour les résidents venant de pays d’endémie ou d’épidémie de poliomyélite. La vaccination doit avoir été réalisée au moins 4 semaines avant l’arrivée ;
  • Fièvre jaune : les voyageurs en provenance d’Afrique, d’Amérique latine et de Papouasie-Nouvelle-Guinée doivent présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune ;
  • Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
  • Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
  • Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
  • Méningite ACWY en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
  • Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
  • Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
  • Chikungunya en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
  • Dengue en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
  • Encéphalite japonaise en fonction des conditions et de la durée du séjour, pour des séjours en zone rurale.

Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.

Risques sanitaires

Maladies transmises par les moustiques

En raison de la pandémie de covid-19, les campagnes d’éradication des moustiques ont souffert d’importants retards ou annulations, augmentant le risque de contamination sur l’ensemble du territoire.

Chikungunya

La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqures de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale. 

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

L’OMS a confirmé la présence du chikungunya dans plusieurs régions de l’Inde (Delhi, Kerala, Goa, Andhra Pradesh, Gujarat, Karnataka, Maharashtra, Odisha, Pondichéry).

Dengue 

La dengue est une maladie virale transmise par piqures de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale. 

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés.  Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal :  fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.

La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqures de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.

Le risque est en baisse régulière dans les grandes villes sauf Delhi. Il ne peut jamais être considéré comme nul, surtout durant les périodes de mousson (juin à septembre), propices à la recrudescence des moustiques.

Zika

Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.

La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.

Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

Encéphalite japonaise

L’encéphalite japonaise est une infection virale grave principalement transmise à l’humain par la piqûre de moustiques infectés, qui se reproduisent dans les zones rurales, notamment les rizières. Les porcs et les oiseaux aquatiques servent de réservoirs naturels pour le virus. 

Les symptômes de l’encéphalite japonaise apparaissent après une période d’incubation de 4 à 15 jours. La plupart des infections restent bénignes, se manifestant par une simple fièvre ou des céphalées. Dans environ 1 cas sur 250, les personnes touchées peuvent présenter une forte fièvre, une raideur de la nuque, une désorientation, un coma, des convulsions et une paralysie. La mortalité peut atteindre 30%. Beaucoup de survivants souffrent de séquelles neurologiques.

Il n’existe pas de traitement curatif. La prévention repose sur la protection contre les piqures de moustiques et la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.

Autres maladies

Choléra

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre. 

La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence. 

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau ayant subi une contamination fécale d’origine humaine, en général dans des zones où l’hygiène est précaire. L’infection résulte le plus souvent, de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés ou d’une transmission directe de personne-à-personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent : une fièvre continue, des maux de tête, une perte d’appétit, des douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, une grande fatigue et parfois une éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement. 

Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination. 

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.

Leptospirose

La leptospirose est une maladie bactérienne présente dans le monde entier. La transmission à l’humain se fait par contact cutané (muqueuse ou plaie) avec les milieux souillés par les urines d’animaux infectés (rongeurs, animaux d’élevage et de compagnie). La maladie est souvent bénigne, mais parfois mortelle. 

La prévention repose sur les mesures d’hygiène générales (lavage des mains, lutte contre les rongeurs, assainissement, etc.) et sur la vaccination des personnels à risque.

Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.

Maladie à virus Nipah

La maladie du virus Nipah est une maladie animale due à un virus, transmis à l’humain par contact direct avec des chauves-souris ou d’autres animaux contaminés, par la consommation de fruits infectés ou aussi par l’intermédiaire d’une personne malade. L’infection est souvent mortelle et peut avoir une présentation variable allant de l’absence de symptômes à l’infection respiratoire et l’encéphalite. Les symptômes courants sont la fièvre, les maux de tête et les courbatures, les vomissements et le vertige. Il n’existe ni traitement, ni vaccin, que ce soit pour l’homme ou l’animal. La prise en charge de la maladie repose essentiellement sur un traitement symptomatique.

Il est donc conseillé d’éviter toute exposition aux chauves-souris et aux animaux concernés, et d’éviter de consommer des fruits ou leurs produits dérivés (par exemple, le jus brut de palmier-dattier) contaminés par de l’urine ou de la salive de chauves-souris infectées. Le risque d’infection par les fruits peut être évité en les lavant soigneusement et en les épluchant avant de les consommer.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.

Plusieurs épisodes d’épidémies de virus Nipah ont été déclarés en Inde depuis 2001.

Méningites à méningocoques

Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires et pharyngées, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage. 

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.

Poliomyélite

La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination. 

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.

Rage

La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.

La rage est très présente en Inde. Selon l’OMS, plus d’un tiers des cas de rage dans le monde chaque année est comptabilisé en Inde.

Tuberculose

La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.

De nombreux cas de tuberculose, parfois multi-résistante ou TDR-TB (totally drug-resistant), sont signalés à Bombay et dans sa région. Il est vivement recommandé à toutes les personnes effectuant un séjour en Inde (notamment dans le secteur de Pune et Bombay) de s’assurer que leur vaccination antituberculeuse est à jour.

Pollution atmosphérique en agglomérations

Les grandes villes de l’Inde (New Delhi, Bombay, Calcutta, Bangalore, Gwalior, Patna, Raipur etc.) présentent des taux de pollution atmosphérique parmi les plus élevés au monde. Elles connaissent régulièrement des pics de pollution atmosphérique de forte à très forte intensité, en particulier pendant la période hivernale (notamment durant les célébrations de Diwali, vers la fin octobre/début novembre). New Delhi est l’une des villes les plus polluées du monde, notamment en ce qui concerne les particules fines PM 2.5.

Les particules et les polluants présents dans l’air peuvent être la cause d’inflammations des voies respiratoires, de diminution des capacités respiratoires entraînant des irritations, des difficultés, voire des douleurs respiratoires. L’air pollué peut également entraîner des irritations des yeux et interagir avec le système immunitaire.

Certaines catégories de personnes sont particulièrement sensibles à la pollution de l’air : personnes âgées, enfants, femmes enceintes, ainsi que de toute personne souffrant de maladies chroniques telles que l’asthme, la bronchite chronique, l’emphysème ou l’insuffisance cardiaque.

Le seul moyen de résoudre l’exposition à ces risques de santé est de minimiser l’exposition à la pollution, notamment pour les catégories à risque. Il est donc conseillé de :

  • se renseigner avant le départ sur la qualité de l’air et différer au besoin le voyage pour les personnes présentant les facteurs de risque mentionnés plus haut ;
  • pendant le séjour, en cas de pic de pollution (particulièrement tôt le matin et la soirée/nuit) : réduire les sorties à l’extérieur et utiliser un masque filtrant de type N95 ou FFP2. Ces masques peuvent en principe être achetés sur place mais il est préférable de s’en munir avant le départ ;
  • réduire l’exercice physique à l’extérieur ;
  • garder les fenêtres et les portes fermées en permanence, y compris dans son véhicule (où il est également recommandé d’utiliser le niveau de climatisation au plus bas, avec recyclage de l’air intérieur) ;
  • consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes.

Mal des montagnes

Le mal aigu des montagnes (MAM) est une maladie survenant en haute altitude (plus de 2 500 mètres de hauteur) lorsque l’organisme n’a pas eu le temps de s’acclimater au manque d’oxygène consécutif à la baisse de pression. Il peut se manifester par des troubles de type respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) qui peuvent être transitoires ou s’aggraver et conduire au décès. 

L’identification des symptômes du mal des montagnes peut être difficile : il est essentiel de communiquer en permanence, sans restriction, sur son état physique. De surcroît, les capacités de réflexion et d’action d’une victime du mal aigu des montagnes peuvent être altérées. En cas de survenue de symptômes il est recommandé d’interrompre l’ascension, de redescendre le plus rapidement possible à une altitude inférieure, au minimum en dessous de 4000 mètres, avec un accompagnant et de consulter un médecin.

Toute personne, quelle que soit sa condition physique et son habitude de la randonnée en altitude, peut être confrontée au mal des montagnes. La prévention repose sur des règles essentielles :

  • Une adaptation progressive à l’altitude en limitant les efforts physiques les premiers jours ;
  • Une ascension lente et progressive (pas plus de 400 m de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2 500 m) ;
  • Une hydratation régulière en évitant les boissons alcoolisées et repas copieux ;
  • Ne jamais abandonner une personne malade.

Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ. La haute altitude est déconseillée pour les enfants. La grossesse ainsi que la notion d’antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication.

Il est recommandé aux personnes se rendant dans les zones montagneuses du nord de l’Inde de faire preuve d’une grande prudence en cas d’apparition de troubles respiratoires.

Pendant le voyage

Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques

  • Porter des vêtements longs et couvrants ;
  • Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
  • Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.

Mesures de prévention des contaminations digestives

  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ;
  • Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Infections sexuellement transmissibles (IST) 

Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé. 

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.

Liste des représentations françaises

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