8 mars 2026 | Journée internationales des droits des femmes
Égalité de genre et droits des femmes et des filles, la France développe sa diplomatie féministe
Partout dans le monde, les droits des femmes et des filles font l’objet de remises en cause croissantes. Le contexte international est marqué par une offensive réactionnaire contre l’égalité de genre. Face à ces attaques, la France fait le choix de la mobilisation.
« Une offensive décomplexée contre le principe d’égalité de genre se déploie y compris dans les instances multilatérales ou dans l’espace numérique »
Éléonore Caroit Ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des française de l’étranger
La France est le quatrième pays à s’être pourvu, en 2019, d’une diplomatie féministe. En mars 2025, elle franchit une nouvelle étape en adoptant sa première Stratégie internationale pour une diplomatie féministe (2025-2030), affirmant que la défense de l’égalité de genre est au cœur de l’action extérieure de la France
Les actions la France en faveur de l’égalité de genre et des droits des femmes et des filles
Au-delà d’un cadre stratégique, la diplomatie féministe de la France se traduit par des actions concrètes dans les enceintes internationales. La France y défend des positions ambitieuses, notamment aux Nations unies lors de la Commission de la condition de la Femme (CSW) et au sein des instances européennes.
« Nous partageons une conviction inébranlable, l’égalité entre les femmes et les hommes est un combat universel, un combat inachevé » Jean-Noël Barrot Ministre des Affaires étrangères
Son engagement repose également sur des partenariats structurants. Lancé en 2019, le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF) a mobilisé 300 millions d’euros en cinq ans pour accompagner plus de 1 400 organisations féministes dans 93 pays. Sur le terrain, elles sont le meilleur rempart à la montée des mouvements anti-droits.
En octobre 2025, la France a joué un rôle moteur en accueillant la 4e Conférence ministérielle des diplomaties féministes. Cette rencontre a réuni plus de 450 participants issus de 55 États et 27 organisations internationales, pour réaffirmer que la place des femmes dans les processus de paix, la justice économique ou encore la lutte contre les masculinismes en ligne, sont des enjeux éminemment géopolitiques.
Dans le prolongement de cette mobilisation, le Laboratoire pour les droits des femmes en ligne, une plateforme de collaboration et d’échange sur les enjeux de genre et de numérique a lancé un appel à projets, ouvert jusqu’au 21 avril 2026, sur le thème « Intelligence artificielle et violence fondées sur le genre facilitées par les technologies : Innover pour prévenir, protéger et répondre ». L’ensemble des informations pour candidater est disponible sur le site d’Expertise France.
À l’occasion de sa présidence du G7, la France entend poursuivre cette dynamique et mobiliser ses partenaires pour faire progresser concrètement l’égalité de genre à l’échelle mondiale.