Drapeau du Suriname

Suriname

Contact des représentations du Suriname en France

Présentation du Suriname

Date de mise à jour le : 09 juin 2026

Carte

Données générales

Nom officiel : République du Suriname
Nature du régime : République (Constitution adoptée le 30 septembre 1987)
Cheffe de l’Etat : Mme Jennifer Geerlings-Simons, élue le 16 juillet 2025
 

Données géographiques

Superficie : 163 270 km² 
Capitale : Paramaribo 
Villes principales : Wanica, Nickerie, Albina
Langue officielle : néerlandais, le sranantongo (créole à base d’anglais, de néerlandais aux emprunts portugais et aux langues ouest-africaines) est également pratiqué
Monnaie : dollar du Suriname (SRD)
Fête nationale : 25 novembre (date de l’indépendance, en 1975)
 

Données démographiques

Population : 634 431 habitants (Banque mondiale, 2024). On estime à plus de 359 800 le nombre de la diaspora surinamaise aux Pays-Bas.
Croissance démographique : 0.9% (Banque mondiale, 2024)
Espérance de vie à la naissance : 74 ans (Banque mondiale, 2024)
Taux d’alphabétisation : 95 % (Banque mondiale, 2021)
Religions : Hindous (22,3 %) ; Protestants évangéliques (22,3 %) Catholiques (21,6 %) ; Islam (13,9 %) ; Athées (7,5 %) ; Autres (6,1 %) ; Winti (croyances afro-surinamiennes) (1,8 %) (recensement 2012)
Indice de développement humain : 0,722 – 114ème rang (PNUD, 2023)
 

Politique intérieure

Le Suriname est une République parlementaire dont l’Assemblée nationale est composée de 51 membres élus pour un mandat de cinq ans. Elle élit le président de la République qui est aussi chef de gouvernement.

Mme Jennifer Geerlings-Simons a été élue présidente du Suriname en juillet 2025, devenant la première femme à diriger ce pays.  Elle appartient au Parti National Démocratique (NDP), parti de l’ancien chef d’Etat Desi Bouterse, qui a dirigé le pays d’une main de fer après un coup d’Etat en 1980. Le NDP a obtenu 18 des 51 sièges lors des élections générales de mai 2025 et a formé une alliance avec cinq autres formations politiques (Parti National du Suriname – NPS, Parti Général de la Libération et du Développement – ABOP, Pertjajah Luhur - PL, Alternative 2020 -A20-, et Parti noir-marron pour la Fraternité et l’Unité en Politique -BEP), lui permettant d’obtenir la majorité des deux tiers, nécessaire pour accéder à la présidence.

Le 30 mars 2026, Chandrikapersad « Chan » Santokhi, président du Suriname de 2020 à 2025 (Parti progressiste de la réforme, VHP) est décédé subitement à l’âge de 67 ans, huit mois après la fin de son mandat et alors qu’il était toujours chef du VHP et de l’opposition après avoir remporté 17 sièges aux élections générales de 2025. 
 

Politique étrangère

Indépendant en 1975, le Suriname est resté longtemps isolé sur la scène politique régionale du fait de sa culture néerlandophone (unique sur le continent), de son enclavement géographique, de ses orientations politiques durant la fin de la Guerre froide (engagement aux côtés de Cuba, du Nicaragua, de la guérilla salvadorienne, du régime de Maurice Bishop à la Grenade au début des années 80) puis de ses troubles internes (guerre civile de 1986-1992).

Pendant sa présidence (2020-2025), le président Santokhi a réorienté la diplomatie du pays et relancé les relations diplomatiques néerlando-surinamaises restreintes pendant les mandats du précédent président Desi Bouterse.

Les Pays-Bas ont présenté des excuses officielles pour leur rôle dans l’esclavage à plusieurs reprises. En 2022, lors de la visite du Premier ministre néerlandais qui a également annoncé l’octroi d’un fonds de 200 M au titre du Fonds général du passé esclavagiste, puis le 1er juillet 2023 à l’occasion de la 150ème commémoration de l'abolition de l'esclavage au Suriname (message du roi William-Alexander, pour les célébrations du « Keti Koti »). En décembre 2025, le couple royal a effectué une visite au Suriname, la première depuis 47 ans. Ces excuses ont été formellement acceptées lors d’une cérémonie publique de réconciliation et il a été annoncé une enveloppe de 66 M€ destinés à des projets sociaux en faveur des descendants des personnes réduites en esclavage et des peuples autochtones.

  • Contexte régional :

La relation avec le Brésil demeure une priorité pour le Suriname. En janvier 2022, l'ancien président brésilien, Jair Bolsonaro, a effectué une visite officielle au Suriname, la première d'un chef d'Etat brésilien depuis 2005. La présidente Geerlings-Simons s’est rendue au Brésil en visite officielle le 27 mai 2026.

Les relations entre le Suriname et le Guyana se sont tendues depuis novembre 2025. Les deux pays indiquent vouloir avancer sur les projets d’infrastructures pétrolières et de transport, mais l’augmentation par le Suriname en avril 2026 des redevances appliquées aux navires guyaniens empruntant le fleuve Corentyne compromet les discussions concernant la construction d’un pont sur ce même fleuve. Les deux pays connaissent un différend territorial sur la région du Tigri.

S’agissant des relations avec le Venezuela, à la suite de l’intervention américaine au Venezuela en janvier 2026, le Suriname a appelé au respect du droit international et à une concertation au sein de la CARICOM sans faire de mention directe du rôle des Etats-Unis. Le Suriname considère le Venezuela comme un partenaire ‘’stratégique’’.

Le pays est membre actif de la Communauté caribéenne (CARICOM). Il est également membre de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), de l’Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA), de la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (CELAC) et de l’Organisation des Etats américains (OEA). Il fait également partie de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), tout comme le Guyana.

Par ailleurs, l’ancien ministre des Affaires étrangères surinamais, Albert Ramdin, a été élu Secrétaire général de l'OEA le 10 mars 2025.

  • Scène internationale :

La Chine est un des principaux créanciers de la dette surinamaise, dont elle détient plus de la moitié. Un accord bilatéral a été trouvé avec Pékin en 2024 pour la renégociation de cette dette. Les entreprises chinoises sont très implantées dans le marché surinamais, notamment dans le secteur du commerce, des infrastructures et de l'activité minière. Le Suriname est également partie prenante à la Belt and Road Initiative depuis 2018.

Au regard de l’importante diaspora hindoustani au Suriname (170 000 personnes sur une population totale de 634 000 personnes), le pays entretient des liens historiques avec l’Inde. En janvier 2023, le président Santokhi a effectué une visite en Inde à l’occasion de la 17ème édition du festival Pravasi Bharatiya Divas (convention internationale de la diaspora indienne) et la présidente de l’Inde s’est rendue à Paramaribo en juin 2023. Après le rééchelonnement de la dette surinamaise, en 2023, la visite inédite du ministre indien des Affaires étrangères en mai 2026 au Suriname marque la volonté de l’Inde de renforcer son influence dans plusieurs secteurs stratégiques.
 

Situation économique

PIB : 4.5 milliards USD (FMI, 2024)
PIB par habitant : 6 889 USD (FMI, 2024) 
Taux de croissance : 1.5% (2025) – attendu à 3.9% en 2026
Taux d’inflation : 11.4 % (2025) - attendue à 12% en 2026
Taux de chômage : 7,3% (Banque mondiale, 2024)  

L’économie du Suriname repose essentiellement sur la production d’or, de bois, de riz et de pétrole. L’exploitation minière génère près de la moitié des revenus du secteur public. L’or représente 80% des recettes d’exportation. Le secteur agricole (riz, canne à sucre, banane et bois) constitue une faible part du PIB mais emploie près d’un quart de la population. L’économie informelle représente 30% du PIB du fait notamment de l’orpaillage, de la contrebande et des trafics.

Le Suriname est fortement tributaire de ses importations (80% à 90% des denrées alimentaires et biens de consommation sont importés). Il exporte principalement vers les Emirats Arabes Unis (43%), la Suisse (21%) et l’Europe (17%). Toutefois, ses importations proviennent essentiellement des Etats-Unis (33%), d’Europe (17%) et de Trinité-et-Tobago (13%).

Environ 26 % de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins de 5,50 USD par jour. Le taux de pauvreté est beaucoup plus élevé dans les régions de l'intérieur où plus de la moitié de la population vit dans la précarité.

Concernant le secteur du tourisme, le nombre de visiteurs augmente ces dernières années. Le gouvernement affiche une volonté d’ouverture du pays au monde extérieur notamment avec la mise en place en juillet 2022 d’un simple droit d’entrée à la frontière, dispensant d’un visa. Cependant, les autorités surinamaises ont réinstauré en mai 2023 l’obligation de visas pour 21 pays (Afghanistan, Angola, Bangladesh, Cuba, République dominicaine, Égypte, Érythrée, Ghana, Inde, Cameroun, Kenya, Népal, Nigeria, Pakistan, Somalie, Sri Lanka, Syrie, Tunisie, Venezuela, Zambie et Afrique du Sud) pour répondre à la pression migratoire engendrée par la levée des visas, notamment vers la Guyane française.

Le 21 septembre 2020, le gouvernement a aligné le taux de change officiel sur celui du marché noir, dévaluant le dollar surinamais et entraînant une inflation de 59,1% en 2021. Pour l’année 2025, le taux d’inflation est descendu à 11,4 %.

Les vulnérabilités économiques et structurelles du pays ont été exacerbées par la pandémie de COVID-19, entraînant une forte contraction du PIB (15,9% en 2020) et une augmentation de la précarité et du chômage. En 2022, le Suriname avait un PIB/habitant de 5 858 USD (9 350 USD en 2014), inférieur à la moyenne régionale. La crise sanitaire a conduit à une forte dégradation des finances publiques, conduisant le président Santokhi à faire de la restructuration de la dette une priorité. L’endettement public atteignait 138% du PIB en 2023, 89 % en 2025.

De 2021 à 2025, le pays a bénéficié d’un programme du FMI (516 M USD) avec l’adoption par l’exécutif d’une série de réformes concernant la viabilité budgétaire de la dette, la politique monétaire et le taux de change, la stabilité du secteur financier ainsi que de nouvelles mesures fiscales. Le Suriname n’a pas donné suite à la proposition du FMI de lui octroyer un second programme. Le FMI a fermé son bureau à Paramaribo fin avril 2026 mais demeure étroitement impliqué dans le conseil en matière de politiques budgétaires et de renforcement des capacités des institutions financières, notamment dans le cadre de grands projets d’exploitation pétrolière.

Ces mesures d’austérité – augmentation et extension de la TVA, fin des subventions sur les carburants – ont aggravé le contexte social du pays. Après deux années de forte contraction de l’activité économique, une reprise progressive de la croissance du PIB a été constatée ; 2,4% en 2022, 2,5% en 2023, 3% en 2024 et 1,5% en 2025.

Le Suriname qui a signé un accord de restructuration de sa dette dans le cadre du Club de Paris en 2022, a négocié en mai 2026 un accord pour son remboursement anticipé.
 

Liste des représentations françaises

Contact des représentations du Suriname en France

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information