Drapeau du Suriname

Suriname

Politique et économie

Date de mise à jour le : 03 avril 2026 Information toujours valable à la date du jour

Relations politiques

S’étirant sur 520 km sur le fleuve Maroni, la frontière entre la Guyane française et le Suriname est la cinquième plus grande frontière terrestre de la France. Cette proximité géographique et l’histoire commune qui l’accompagne font du Suriname un partenaire naturel de la France.

Cette frontière commune implique des intérêts et des défis communs en matière de développement, d’infrastructures, de migrations et de sécurité. Le Maroni est historiquement un bassin de populations plus qu’une frontière hermétique. La guerre civile surinamaise (1986-1992) a provoqué l’afflux en Guyane de réfugiés surinamais Noirs-marrons de l’intérieur (les Bushinengués), dont des milliers sont restés sur place après la fin des hostilités. On estime que près de 25 000 personnes ont été déplacées durant ce conflit.

Depuis la réouverture de la frontière (décembre 1991), les courants d’échanges traditionnels ont repris. Les premières consultations bilatérales de haut niveau se sont tenues à Paramaribo en novembre 2009. Un « Conseil du fleuve » réunit régulièrement les représentants des administrations et élus locaux pour traiter des questions d’intérêt commun sur la gestion des deux rives du fleuve (mise à niveau des infrastructures notamment du bac d’Albina, aménagement des sauts, protection de l’environnement, projets culturels et sportifs…).

La France et le Suriname ont signé le 15 mars 2021 un protocole additionnel à la Convention de Paris du 30 septembre 1915, afin de délimiter les trois premiers segments de la frontière avec la Guyane française depuis l’estuaire du Maroni jusqu’à la confluence de la Lawa, du Litani et du Marouini. Toutefois, le tiers restant (partie sud de la frontière) doit encore faire l’objet de négociations. La signature de ce texte, qui met fin à une période de plus d’un siècle d’incertitudes sur le tracé frontalier, permet d’établir cette délimitation dans le respect des règles du droit international et de renforcer la coopération des deux Parties dans toutes les activités liées à la gestion du fleuve, dont le commerce, les mouvements de personnes et de biens. Cet accord permet également de faciliter l’action conjointe transfrontalière engagée dans la lutte contre les entreprises illégales (mines d’or illégales, traite des êtres humains, etc.). Notre relation bilatérale s’étend aussi à d’autres enjeux d’intérêt commun, dont la protection de l’environnement.

Relations économiques

Exportations françaises : 13.2 M€ (2024, DGTrésor, -29% par rapport à 2023)

Importations françaises : 27.9 M€ (2024, DGTrésor, -56% par rapport à 2023)

Les échanges commerciaux entre la France et le Suriname atteignent 41,1 M€ en 2024, en légère baisse par rapport à l’année précédente mais toujours très en deçà des échanges bilatéraux de 2015, qui s’élevaient à 147 M€. Les produits des industries agroalimentaires constituent les 2/3 des exportations françaises.

Le Suriname est le 162ème partenaire commercial de la France. Il est son 177ème client et son 129ème fournisseur.

En 2024, les importations françaises en provenance du Suriname ont connu une baisse significative de 56%. Les importations en valeur de produits pétroliers raffinés représentaient 33.4% des importations françaises pour une valeur de 7,8 M€.

Les Chambres de commerce du Suriname et de Guyane se réunissent chaque année.
Avec la découverte par TotalEnergies, en joint-venture avec l’américain APA Corporation, de réserves de pétrole dans les eaux surinamaises, les relations économiques bilatérales sont appelées à se renforcer. Lors de sa visite à Paramaribo, le PDG de TotalEnergies a annoncé que la société prendrait d’ici la fin de l’année 2024 sa décision finale d’investissement concernant l’exploitation du bloc pétrolier offshore 58, soit un investissement potentiel à hauteur de 9 Mds USD pour une capacité de 680 M de barils. Les bénéfices de cette exploitation seraient prévus à horizon 2027. TotalEnergies dispose des droits d’exploitation de quatre blocs au total dans les eaux profondes surinamaises.

Liste des représentations françaises

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information