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Honduras

Sécurité

Date de mise à jour le : 30 mars 2026 Information toujours valable à la date du jour

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Zones de vigilence

carte de vigilance
Dernière actualisation le 18/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Zones déconseillées sauf raison impérative

Une grande partie du territoire hondurien est concernée. Sont particulièrement signalés :

  • les départements de Francisco Morazán (surtout l’aire périurbaine de Tégucigalpa et le centre-ville) et de Cortés (en premier lieu les agglomérations de San Pedro Sula et Puerto Cortés : taux de criminalité beaucoup plus élevé que la moyenne hondurienne) ;
  • dans le département d’Atlantida, La Ceiba, troisième métropole du Honduras (taux de criminalité également extrêmement élevé) ;
  • dans le département de Colón, la région du Bajo Aguán, où la violence endémique a pour origine un conflit foncier aggravé désormais par des trafics en tout genre ;
  • le département d’Olancho, principalement le long de l’axe Juticalpa-Catacamas (CA-5), et certaines localités comme San Francisco (présence accrue de narcotrafiquants) ;
  • les départements de Yoro, de Santa Bárbara et d’Ocotepeque (criminalité en augmentation).

Zones de vigilance renforcée

Sont compatibles avec le tourisme, sous réserve du respect des précautions énumérées plus bas :

  • les îles de la Baie, et principalement l’île de Roatán, où atterrissent quotidiennement, tout au long de l’année, des avions de lignes régulières ou des charters ;
  • le département du Valle et l’île du Tigre, dans le Golfe de Fonseca ;
  • le département de Copán et en particulier la zone du site Maya des ruines de Copán situé près de la frontière avec le Guatémala.

Avertissement

L’ambassade de France au Honduras dispose de capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise. Les Français qui se rendent dans le pays sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens nécessaires en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance, s’assurer de disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation, etc.).

L’ambassade ne délivre pas de titres d’identité et de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, elle pourra néanmoins émettre un laissez-passer (voir justificatifs demandés et tarifs sur le site internet de l’ambassade / rubrique passeport). Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où il sera possible de faire renouveler le titre perdu ou volé. La section consulaire de l’ambassade de France au Guatémala est compétente pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidents ou de passage au Honduras. Toutes les informations nécessaires sont disponibles sur le site de l’ambassade de France au Guatémala et la rubrique Services aux citoyens de l’ambassade de France au Honduras.

En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’ambassade de France au Honduras peut être jointe au +504 31 48 66 32. En cas d’urgence en dehors de ces horaires, appeler l’ambassade de France au Guatémala au +502 52 02 20 22.

En cas d’incident grave dans le pays pendant son séjour, penser à rassurer ses proches.

Risques encourus

Délinquance et criminalité

Bien que les statistiques fassent apparaître une baisse du taux d’homicides de 86,6 à 37 pour 100 000 habitants entre 2012 et 2020, le Honduras demeure l’un des pays au monde où la criminalité est la plus forte.

La criminalité est souvent le fait de bandes (les « maras ») et liée au trafic de stupéfiants et aux extorsions de fonds. Ces dernières se manifestent par des agressions à main armée, y compris contre des véhicules, avec possibilité d’enlèvement. Si les Honduriens constituent la très grande majorité des victimes de ces modalités criminelles (prélèvement par les mareros de sommes importantes au titre de « l’impôt de guerre »), les étrangers, notamment Nord-Américains et Européens, facilement identifiables, ne sont pas épargnés. La délinquance augmente sensiblement pendant les périodes qui précèdent les fêtes de Noël et de Pâques.

En cas d’agression, il convient de :

  • toujours prévoir de conserver sur soi une petite quantité d’argent, qui sera remise en cas d’agression, dans une poche facile d’accès, quitte à cacher des sommes plus importantes ;
  • n’opposer aucune résistance ;
  • ne pas crier, de manière à éviter une réaction intempestive de la part de l’agresseur ;
  • ne pas négocier ;
  • ne pas faire de mouvements brusques et ne pas fixer l’agresseur dans les yeux ;
  • quitter les lieux de l’agression le plus rapidement possible et se mettre en sécurité (hôtel, commerce) ;
  • appeler systématiquement la police (911) et signaler son agression à l’ambassade de France ;
  • porter plainte auprès des autorités.

Les agressions se font le plus souvent à main armée (armes à feu, 90 % ou arme blanche, 10 %).

Piraterie maritime

Des agressions de plaisanciers, avec parfois mort d’homme, conduisent à rappeler que la plus extrême prudence doit être observée au large des côtes du Honduras. Ces attaques ont eu lieu sur le littoral caraïbe, dans le parc national de Punta Sal et à proximité, entre les ports de Tela et de La Ceiba (devenu un centre urbain de très grande criminalité). Elles sont cependant susceptibles de survenir n’importe où sur cette côte, peu fréquentée, sinon par les pirates et les narcotrafiquants. Le port de Puerto Cortés a été aussi signalé comme hébergeant une forte criminalité.

Début 2017, deux actes de piraterie à l’encontre de voiliers isolés ont été rapportés, dans les eaux territoriales honduriennes caribéennes aux abords des îles de la baie (Utila, Roatan et Guanaja).

Il est recommandé de :

  • s’informer auprès des autorités portuaires ou maritimes compétentes et de l’ambassade de France au Guatemala avant d’entreprendre une navigation ou une traversée ;
  • s’assurer que les moyens de communications (valises satellites, radio HF, etc.) et les moyens électroniques du bord (GPS, balise d’alerte, radar, etc.) fonctionnent de façon optimale ;
  • informer une personne restant à terre de la route empruntée ; tenir régulièrement informée cette personne restée à terre de la position et convenir des jours et heures des contacts téléphoniques ou par courriel ;
  • laisser une consigne visant à prévenir la police nationale ;
  • maintenir une veille anti-piraterie 24h sur 24 ;
  • ne pas mouiller trop près des côtes dans les zones isolées ;
  • éviter le cabotage de nuit et la navigation isolée ;
  • assurer des tours de garde dans les ports.

Risques naturels

Chaque année, la saison des pluies (en mai-juin et de septembre à novembre) entraîne des inondations près des cours d’eau, des glissements de terrain et des dégradations sur l’ensemble des voies de circulation du pays. Il est recommandé aux voyageurs de se renseigner avant tout déplacement sur la situation météorologique dans la région de destination.

Durant la saison cyclonique (septembre à novembre), il est conseillé aux personnes se trouvant au Honduras ou projetant de s’y rendre de suivre l’évolution des ouragans.

Consulter régulièrement les prévisions météorologiques du National Hurricane Center basé à Miami et se renseigner avant tout déplacement auprès du COPECO (Comisión Permanente de Contingencias) : informacion@mail.copeco.gob.hn.

Le Honduras présente un risque sismique modéré (le dernier séisme à Tégucigalpa remonte à 2009).

Risques liés aux transports

Pour les déplacements interurbains, il convient de préférer l’avion quand ce service existe, les lignes d’autobus et les taxis constituant, y compris de jour, une cible privilégiée pour les criminels.
Le climat, la topographie (qualification spécifique requise pour les pilotes qui atterrissent à Tegucigalpa) et l’état des appareils sur certaines liaisons intérieures incitent à la vigilance.

Infrastructures routières

L’état du réseau routier principal est moyen, voire médiocre. Les routes secondaires, quand ce ne sont pas des pistes de terre, présentent un revêtement irrégulier et de mauvaise qualité, avec des bas-côtés instables. La saison des pluies (mai-juin et septembre à novembre) constitue un facteur d’aggravation des difficultés récurrentes de circulation (chutes de pierres, glissements de terrain, etc.). La prudence est par ailleurs recommandée en raison de l’indiscipline dangereuse des conducteurs, dont il convient d’anticiper le comportement à chaque instant, et la présence imprévisible de piétons ou d’animaux sur les routes.

Dans les grandes villes, les agresseurs repèrent souvent leur victime en la suivant à motocyclette ou en voiture.

Il est vivement déconseillé de conduire de nuit (attaques, absence de signalisation et d’éclairage, présence de poids-lourds, de piétons et d’animaux sur les voies venant s’ajouter à la dangerosité de tels déplacements).

Pour tout trajet en voiture, il est par ailleurs recommandé de :

  • maintenir portières et fenêtres verrouillées,
  • aviser ses proches des heures de départ et d’arrivée ainsi que de son itinéraire,
  • éviter de s’arrêter dans des endroits isolés et de rester trop longtemps dans les stations-service ou restaurants de bord de route.
Déplacements en taxi

Il est recommandé de :

  • n’emprunter de taxis qu’aux stations des hôtels ou des centres commerciaux ;
  • noter le numéro du taxi inscrit sur les portières et repérer la pièce d’identité du chauffeur (sur le côté droit du pare-brise) avant de monter à bord ;
  • négocier le prix de la course avant de monter à bord du véhicule, les taxis n’étant pas équipés de compteur ;
  • se munir de petites coupures car la majorité des conducteurs ne disposent pas de monnaie ;
  • ne pas autoriser le chauffeur à prendre des passagers supplémentaires ;
  • garder les portes et les fenêtres fermées et rester vigilants.
Voyage en autobus

Il convient d’éviter ce mode de transport, en raison des risques de vol et d’agression.

Utiliser de préférence la compagnie de bus interurbaine suivante VIANA (Tegucigalpa - San Pedro Sula - La Ceiba).

D’autres compagnies sont spécialisées sur certaines destinations, comme le « Tica Bus » pour aller au Salvador et au Nicaragua. Ne pas hésiter à utiliser les meilleures compagnies disponibles.

Recommandations générales

Afin de minimiser les risques, les recommandations suivantes doivent être prises en compte.

Avant un séjour au Honduras

Il est conseillé de :

  • privilégier un vol permettant d’arriver de jour dans le pays ;
  • vérifier les procédures d’opposition à la carte de paiement en cas de perte ou vol ;
  • signaler au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères tout déplacement au Honduras en s’inscrivant sur Ariane.

Pendant un séjour au Honduras

Il est recommandé de :

  • ne pas changer d’importantes sommes d’argent à l’arrivée à l’aéroport, ne pas diffuser son adresse de destination, ne pas s’attarder devant l’aérogare et prendre un taxi sécurisé ;
  • éviter de se déplacer avec de grosses sommes en liquide ;
  • ne laisser ni documents ni effets personnels dans les véhicules ;
  • éviter de se déplacer dans les quartiers populaires (Comayagüela et quartier ouest de Tégucigalpa, plus précisément son marché « El Mercado ») ;
  • éviter de se déplacer seul et de nuit en tous lieux : se renseigner sur les zones à risques auprès de la réception de l’hôtel ou d’un poste de police ;
  • choisir de préférence un distributeur à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial sécurisé, en cas de retrait d’argent à un distributeur automatique de billets. Ne pas retirer de grandes quantités d’argent, être si possible accompagné et agir de manière discrète et rapide ;
  • adopter en toutes circonstances une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en exhibant argent liquide, bijoux, objets de valeur ou autres effets personnels réputés précieux ;
  • pour les femmes, éviter le sac à main (lui préférer le sac à dos) ;
  • dans les stations balnéaires, ne pas se promener en bord de mer au-delà des limites des plages surveillées. Sur route et en ville, éviter les zones désertes, les pistes ou les petites routes, circuler avec les portières verrouillées et de garder les fenêtres fermées en permanence ;
  • ne pas pratiquer l’auto-stop ou prendre à bord de son véhicule des auto-stoppeurs ;
  • en cas de possession d’un téléphone y enregistrer des numéros de téléphone d’urgence, notamment celui de l’ambassade de France (+504-3148-6632) ;
  • privilégier les visites de sites touristiques qui sont organisées par les hôtels de bonne catégorie et les agences de voyage internationales ou locales ;
  • maintenir une vigilance accrue dans les autobus, sur les plages, dans les hôtels côtiers ainsi que dans les hôtels bon marché ;
  • accompagner en permanence ses enfants (risque d’enlèvements avec demande de rançon) ;
  • déposer les titres de voyage en lieu sûr et ne garder sur soi qu’une copie. Il en est de même avec l’argent liquide, les papiers personnels et les billets d’avion. Noter le numéro de sa carte de crédit pour faire aussitôt opposition en cas de vol ou de perte.

Les déplacements au Honduras

  • éviter les déplacements à pied, tout particulièrement la nuit, dans des endroits isolés (ville ou campagne). Se déplacer à pied est fortement déconseillé, même le jour, à Tégucigalpa, à San Pedro Sula et à La Ceiba. Il est de même déconseillé d’aller au café ou dans un bar seul(e). D’une manière générale, il est toujours préférable de se déplacer en groupe ;
  • il est fortement recommandé aux voyageurs de signaler leurs déplacements à leurs proches et, à ceux qui communiquent souvent, de veiller à maintenir un contact régulier afin d’éviter le déclenchement des procédures de recherches inutiles ;
  • veiller attentivement à ses affaires personnelles pendant les déplacements entre deux hôtels : garder ses objets de valeurs et documents sur soi et ne pas confier ses affaires personnelles à un inconnu dans les transports en commun ;
  • éviter d’utiliser ostensiblement un téléphone ou un ordinateur portable dans un lieu public ;
  • être vêtu le plus simplement possible, ne pas porter de tenue voyante ou qui pourrait être considérée comme indécente ou provocante ;
  • ne pas pratiquer le camping sauvage.

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