L’action de la France au G7

Le « groupe des 7 » rassemble la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada, dont les chefs d’État et de gouvernement se réunissent lors d’un sommet annuel.

Huit ans après le sommet de Deauville, c’est au tour de la France de prendre la présidence du groupe en 2019 et d’organiser un sommet qui se tiendra à Biarritz du 25 au 27 août 2019.

Qu’est-ce que le G7 ?

Un groupe qui se réunit depuis 1975

Le G7 a été créé à l’initiative de la France dans le contexte de la crise qui a suivi le premier choc pétrolier. Conçu comme un cadre de dialogue informel entre les six plus grandes puissances économiques, il s’est réuni pour la première fois en 1975, à Rambouillet. En 1976, le Canada est invité à devenir le septième membre du groupe. Les pays du G7 représentent alors 70% du PIB mondial.

À partir de 1998, la Russie est progressivement incluse aux travaux du groupe, qui prend un format G8. En mars 2014, l’annexion de la Crimée par la Russie, en violation des principes sur lesquels repose le système international, conduit les sept membres à suspendre les travaux du G8 alors sous présidence russe. Trois mois plus tard, le sommet se tient à Bruxelles dans un format G7.

Depuis 1977, l’Union européenne est associée au G7. Représentée par le Président de la Commission européenne, accompagné depuis 2009 par le Président du Conseil européen, elle prend désormais part à toutes les rencontres du Sommet. Traditionnellement, les Commissaires européens participent aux réunions de travail des ministres qui concernent leurs attributions.

La présidence tournante

Chaque année, le G7 est présidé par un des pays membres, selon le même ordre : France, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Italie et Canada.

Le pays en charge de la présidence organise le sommet des chefs d’État et de gouvernement. Il détermine les grandes priorités qui seront au cœur des discussions, fixe un calendrier de réunions préparatoires et facilite l’animation des travaux. C’est aussi cet État qui décide d’inviter des pays tiers et des organisations à certaines sessions du Sommet.

Il est aussi en charge de la communication au nom du G7, des relations avec les pays non membres, les organisations internationales et la société civile.

Les différents acteurs du G7

Au-delà de la rencontre annuelle des chefs d’Etat et de gouvernement, le G7 mobilise de nombreux experts, responsables politiques et membres de la société civile tout au long de l’année.

  • Les sherpas : ces représentants personnels des dirigeants du G7 se réunissent régulièrement au cours de l’année. Ils coordonnent les travaux et négocient le communiqué final du sommet. En France, le sherpa est habituellement le conseiller diplomatique du Président de la République. Il est assisté par un sous-sherpa qui est le Directeur général de la mondialisation au sein du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. }}}
  • Des groupes d’experts : ces groupes de travail constitués de spécialistes alimentent les réunions préparatoires et le sommet du G7. Ils sont un cadre privilégié de discussion sur des sujets où la coopération internationale est essentielle. Plus de 15 groupes sont actifs, aussi bien sur des questions liées à la sécurité (désarmement, maintien de la paix, lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, non-prolifération) que sur des enjeux globaux tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’environnement ou l’éducation par exemple.
  • Les ministres du G7 : Les réunions des ministres des Finances et des ministres des Affaires étrangères sont des rendez-vous incontournables du G7. D’autres réunions ministérielles sont organisées autour de thèmes prioritaires retenus par chaque présidence.
  • Le G7 s’appuie aussi sur des échanges avec des pays tiers partenaires notamment des pays en développement, et avec des organisations internationales pertinentes pour alimenter ses travaux lors de séances élargies.

Une société civile de plus en plus impliquée

Depuis quelques années, la société civile est de plus en plus mobilisée par le G7 dans ses travaux.

Cette participation se concrétise notamment à travers des groupes d’engagements. Espaces de réflexion et de recommandations pour les décideurs politiques, ces groupes représentent les différentes dimensions de nos sociétés : ils rassemblent des représentants des ONG, de la jeunesse, des femmes, de la recherche, des think tanks, des syndicats et des employeurs.

Un groupe de travail G7 du Comité national du Développement et de la Solidarité internationale (CNDSI) a également été mis en place afin de rassembler des représentants de tous les acteurs du développement et de la solidarité et de constituer un forum d’échange entre les différents groupes d’engagement.

Le G7, à quoi ça sert ?

Le G7 n’est pas une institution internationale : c’est un groupe informel qui joue un rôle d’orientation et d’impulsion politique. Les pays du G7 se concertent pour faire avancer les questions liées aux politiques de la sécurité, de la gouvernance de la mondialisation, et de la gestion des biens publics mondiaux. Ses membres partagent un socle de valeurs communes : la démocratie, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, le libre marché, le respect du droit international.

Au fil des ans, le G7 a contribué, par sa dimension multilatérale, à mettre en place un cadre collectif pour une meilleure régulation de la mondialisation.

Agir sur les enjeux globaux

Depuis 40 ans, les domaines abordés au sein du G7 se sont progressivement élargis. Initialement enceinte de concertation économique, le groupe apporte aussi aujourd’hui des réponses communes aux grands enjeux globaux : la paix et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le développement, l’éducation, la santé, l’environnement et le changement climatique par exemple.

Le G7 a ainsi été à l’origine de résultats très concrets, parmi lesquels on peut citer :

  • En matière de lutte contre le terrorisme, avec la création du Groupe d’action financière (GAFI) en 1989 lors du sommet de Paris pour lutter contre les flux financiers illicites.

Depuis 2010, un rapport annuel de redevabilité permet d’évaluer la mise en œuvre des engagements souscrits par les chefs d’État et de gouvernement en matière de développement lors des sommets du G7. Il est préparé par un groupe de travail dédié.

Préparer la présidence française en 2019

Le Sommet de Biarritz

Après le Sommet de Charlevoix, au Québec, organisé par la présidence canadienne les 8 et 9 juin 2018, le président de la République a annoncé que le sommet des chefs d’État et de gouvernement, moment culminant de la présidence française, se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août 2019.

Depuis la création du groupe, la France a accueilli six sommets du G7 : Rambouillet en 1975, Versailles en 1982, Paris (Arche de la Défense) en 1989, Lyon en 1996, Évian en 2003, et enfin Deauville en 2011.

L’architecture de la présidence

La présidence française du G7 est mise en œuvre par la Présidence de la République. Pour préparer celle-ci, le sherpa est à la tête d’un comité de pilotage. Il rassemble trois filières qui appuient les travaux de la présidence selon les orientations définies par le Président de la République :

  • La filière Sherpa, avec une équipe dédiée sous la direction du Sous-Sherpa G7 qui assure la coordination et le pilotage de l’ensemble des travaux,
  • La filière politique, qui traite notamment des questions d’affaires étrangères,
  • La filière finances.

Le Secrétariat général de la présidence française du G7 a la charge de définir les besoins logistiques de l’ensemble des manifestations, ainsi que la préparation, l’organisation et la sécurité des réunions préparatoires et du sommet. En liaison avec les services concernés du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, il assure le pilotage de la communication et celui des questions protocolaires. Il gère et s’assure enfin de la cohérence d’ensemble du programme et du budget de la présidence française du G7.

Mise à jour : 31.07.18

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