La France et ses partenaires économiques, pays par pays

Nos 10 premiers partenaires économiques, qui concentrent les deux-tiers de nos échanges, restent majoritairement européens et développés mais comprennent également un grand émergent, la Chine. Cette structure géographique de nos échanges est liée à plusieurs facteurs classiques de développement du commerce international, parmi lesquels la proximité géographique et la taille des économies jouent un rôle important – mais aussi à l’union douanière européenne.

Au cours des cinq dernières années, ce classement a assez peu évolué, avec toutefois le retrait de la Russie du groupe des dix premiers partenaires commerciaux de la France. L’Allemagne distance largement nos autres partenaires, avec près de 17% de nos échanges, soit un poids plus de deux fois supérieur à celui des pays qui la suivent dans le classement. En termes de solde, nous n’enregistrons d’excédent qu’avec deux de ces 10 États, le Royaume-Uni et la Suisse.

Huit économies développées parmi nos dix premiers partenaires

Nos 10 premiers partenaires, qui concentrent les deux-tiers de nos échanges (67%), restent majoritairement des pays européens et développés mais comprennent désormais également un grand pays émergent, la Chine.

Huit des dix principaux partenaires commerciaux de la France sont européens, reflétant le poids encore dominant de cette région dans nos échanges extérieurs, dont elle représente près des deux tiers.

Cette situation s’explique par différents facteurs :

  • le lien observé empiriquement dans le commerce international entre intensité des échanges d’une part et proximité géographique et taille des économies d’autre part ;
  • l’existence d’une union douanière pour l’Union européenne et les membres de l’Accord européen de libre-échange (AELE) comme la Suisse ;
  • l’existence d’une union monétaire au sein de la zone euro.

Depuis 2012, le classement a assez peu évolué avec toutefois une montée en puissance des Etats-Unis, une légère érosion du poids des pays européens et le retrait de la Russie du groupe des dix premiers partenaires commerciaux de la France.

L’Allemagne conserve à la fois sa première position, son poids dans nos échanges, qui n’a que très peu diminué depuis 2012 (passage de 17,2% à 16,9% en 2016) et son écart avec nos autres partenaires.

Depuis 2012, les États-Unis sont passés du 5ème au 3ème rang.

La Belgique est passée du 2ème au 5ème rang.

La Russie est passée du 10ème au 14ème rang : son poids dans nos échanges commerciaux a été divisé par deux sur la période 2012-2016.

Le reste des Etats européens et la Chine conservent des poids équivalents à ceux de 2012 dans nos échanges.

Un poids de l’Allemagne nettement supérieur à celui des autres partenaires, des déficits avec l’ensemble de ces Etats à l’exception du Royaume-Uni et de la Suisse

Les relations commerciales avec ces dix pays diffèrent par :

  • Le poids de chaque pays

Le commerce franco-allemand distance largement les neufs autres flux bilatéraux, avec près de 17% de nos échanges, soit un poids plus de deux fois supérieur à celui des pays positionnés après l’Allemagne dans le classement.

Le commerce avec l’Italie, les Etats-Unis, l’Espagne, et la Belgique reste important, compris entre 7% et 8%.

La Chine et le Royaume-Uni ont un poids relativement proche, entre 5,5 % et 6,5 %.

  • Le sens du solde bilatéral

La France ne compte plus que deux excédents en 2016, avec le Royaume-Uni, premier excédent commercial français, et la Suisse, 10ème excédent : deux pays européens hors zone euro.

  • La nature des échanges :

Avec neuf des dix pays considérés, la grande majorité de nos échanges de biens portent sur les produits industriels (équipements mécaniques, produits électriques et électroniques, matériel de transports, autres produits industriels), principalement avec la Chine, l’Allemagne et les Etats-Unis.

Avec nos voisins européens, le secteur agricole et agroalimentaire occupe également un poids important, notamment plus d’un quart des échanges bilatéraux avec les Pays-Bas, l’Espagne, la Belgique, le Royaume-Uni et l’Italie.

La relation avec l’Europe reste dominante et dégradée

Les sept pays de l’Union européenne parmi nos dix principaux partenaires représentent à eux seuls près de la moitié des échanges français (50%).

L’Union européenne dans son ensemble reste notre principal partenaire commercial, représentant près de 60% de nos échanges, malgré une baisse tendancielle de ce poids depuis le début des années 2000.

Ce fort positionnement du commerce extérieur français sur une zone à faible dynamisme jusqu’à récemment a pesé sur la demande adressée à la France, d’autant plus que notre commerce extérieur est peu tourné vers les économies émergentes de l’est de l’UE, à plus forte croissance de long terme. Au total, la zone euro et l’Union européenne sont les deux seules grandes zones vers lesquelles les exportations françaises n’ont pas encore retrouvé leur niveau d’avant-crise.

Le premier déficit commercial reste celui avec la Chine, qui se creuse à 30 milliards d’euros en 2016, lié en particulier à de fortes importations de produits informatiques, électroniques, électriques et textiles. Malgré une stabilisation de nos exportations vers la Chine, toujours portées par l’aéronautique (qui en représente 30%) et la bonne tenue de certains secteurs (vins et spiritueux notamment), la place de ce pays dans les chaînes de production industrielles mondiales et son fort positionnement sur les produits informatiques, électroniques, électriques et mécaniques (49% de nos importations en provenance de Chine), ainsi que sur le textile habillement (22%), produits fortement recherchés par les consommateurs français, portent notre déficit bilatéral.

Souce : Douanes

Mise à jour : 21.02.18

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