Sommet sur l’énergie nucléaire : Vers un triplement des capacités mondiales d’ici à 2050 (10 mars 2026)
Dans un contexte marqué par la hausse des prix mondiaux du pétrole et du gaz qui rappelle l’importance de renforcer la souveraineté énergétique, la France organise un deuxième Sommet sur l’énergie nucléaire ce 10 mars 2026.
Ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la COP28 de Dubaï, qui ont reconnu le rôle du nucléaire comme solution de décarbonisation et fixé l’objectif de tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici à 2050. Le sommet réunira les États signataires de cette initiative ainsi que de nouveaux pays souhaitant s’y associer.
Les discussions viseront à réaffirmer les engagements internationaux en faveur du développement de l’énergie nucléaire civile et à définir une feuille de route concrète à l’horizon 2050. Les travaux porteront notamment sur :
- la promotion du rôle du nucléaire dans la lutte contre le changement climatique
- l’augmentation des capacités de production dans le respect des meilleurs standards de sûreté
- la mobilisation de mécanismes de financement innovants pour accompagner les programmes nucléaires civils
Le nucléaire, une réponse à des enjeux globaux
Face à l’augmentation des besoins en électricité et à l’objectif de neutralité carbone, l’énergie nucléaire est dans une phase de relance. Elle contribue à la sécurité d’approvisionnement énergétique tout en offrant une production d’électricité faiblement émettrice de gaz à effet de serre.
Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), le nucléaire émet 12 g de CO2 par kWh d’électricité produite contre 490 g de CO2/kWh pour le gaz et 820 g de CO2/kWh pour le charbon.
La France, par sa longue histoire, par la grande richesse de son secteur nucléaire et par les nombreuses coopérations qu’elle développe à l’international, entend continuer de jouer un rôle de premier plan pour promouvoir l’énergie nucléaire civile.
Le choix nucléaire au cœur de la stratégie énergétique française
Historiquement, la France a fait le choix d’un modèle électronucléaire reposant sur un parc de réacteurs de forte puissance standardisés, permettant de produire massivement une électricité pilotable, compétitive et bas-carbone.
Avec 57 réacteurs répartis sur 18 sites, la France dispose du parc nucléaire le plus important du monde en proportion de sa population. La production électrique provenant des réacteurs nucléaires exploités par EDF représente ainsi plus de 65% du bouquet électrique et près d’un quart du mix énergétique global.
A titre de comparaison, le nucléaire a généré 23,3 % du total de l’électricité produite dans l’Union européenne en 2024, tandis qu’au niveau mondial il assure environ 10% de la production électrique, avec environ 450 réacteurs en exploitation.
Ce choix reste aujourd’hui au cœur de la stratégie énergétique nationale : il vise simultanément la sécurité d’approvisionnement, la décarbonation de l’économie et l’indépendance vis-à-vis des énergies fossiles importées.
Un secteur dynamique
Le paysage international est caractérisé par une concurrence technologique entre plusieurs fournisseurs majeurs, notamment la Chine, les Etats-Unis, la Russie, la Corée du Sud, la France, le Japon et le Canada, aussi bien dans le domaine des réacteurs de grande puissance que dans celui des petits réacteurs modulaires (SMR).
Parallèlement, plusieurs pays non - nucléarisés, en Amérique du Sud, en Asie du Sud-Est et en Afrique notamment, s’intéressent au développement de programmes nucléaires civils.
Réunissant une soixantaine de pays, le Sommet constituera un cadre de dialogue multilatéral pour discuter les enjeux du nucléaire civil et explorer des solutions permettant de faciliter le financement de leurs programmes nucléaires.
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