Exporter le cinéma français et soutenir les cinémas du monde

Le cinéma français se positionne comme le 2e marché mondial à l’export. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) joue un rôle central pour le rayonnement du cinéma français à l’export. C’est un enjeu essentiel pour la défense de la diversité culturelle et la vivacité de notre diplomatie économique.

Valoriser et exporter le cinéma français

Avec le réseau des attachés audiovisuels

Une trentaine d’attachés audiovisuels couvrant 92 pays constituent un appui décisif pour le cinéma français et ses professionnels grâce à leurs connaissances du terrain et des interlocuteurs. Ce réseau travaille aussi avec les principaux festivals et écoles de cinéma français (Festival de Cannes et son Marché du film, Festival d’Annecy pour l’animation, les écoles La Fémis et Les Gobelins, etc.) et étrangers. Il accompagne, par exemple, Gaumont-Pathé dans son développement en Afrique.

Avec le réseau des Instituts français (IF)

Un réseau de 56 salles numérisées dans les IF  : le réseau culturel, UniFrance et l’Institut français-Paris sont étroitement associés au processus de numérisation des salles du réseau, financé par le MEAE et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). L’objectif est de développer la diffusion commerciale dans ces salles et d’adapter leur exploitation à la réalité actuelle (suivi des publics, billetterie, etc.) afin de mieux valoriser le cinéma français dans le monde.

Le soutien à la diffusion : riche d’un catalogue de 3 500 films, l’Institut français-Paris a renforcé sa diffusion du cinéma français dans le monde avec plus de 30 000 projections publiques non commerciales à l’étranger.

En portant une attention particulière au jeune public

Forts du succès de l’animation à l’export, les opérateurs du MEAE développent de nouvelles actions à destination des jeunes publics. L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et UniFrance ont ainsi mis en place, en 2015, un prix commun de la critique auprès des lycéens du réseau dans le cadre du festival en ligne My French Film Festival. L’IF, en partenariat avec le CNC, met en place un programme d’éducation à l’image afin de toucher des publics étrangers jeunes et diversifiés.

En savoir plus :

Soutenir les cinémas du monde

Avec l’Aide aux cinémas du monde

Il s’agit d’un fonds d’aide à la production de longs métrages de fiction, cogéré par l’IF et le CNC. Depuis 2012, l’Aide aux cinémas du monde a soutenu 343 projets. 3 films soutenus par l’ACM ont été primés à la Berlinale 2019, dont Synonymes de Nadav Lapid (coproduction entre la France, Israël et l’Allemagne) qui a remporté l’ours d’or. Enfin, La Miséricorde de la jungle, du Rwandais Joël Karekezi, a reçu l’étalon d’or au FESPACO 2019. En 2019, 17 films soutenus par l’ACM sont présentés à Cannes.

Avec la Fabrique des cinémas du monde

Depuis 2009, la Fabrique Cinéma de l’Institut français a accompagné 101 projets, 185 réalisateurs et producteurs de 61 pays, dont 23 pays francophones (39 % d’Amérique Latine, 24 % d’Afrique, 9 % du Proche et du Moyen-Orient, 22 % d’Asie et 6 % d’Europe Orientale)
Ces dernières années, la Fabrique a ainsi permis de soutenir de nombreux réalisateurs et producteurs émergents. Des films issus de projets présentés à La Fabrique comme La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania, Mon Tissu préféré de Gaya Jiji, Rafiki de Wanuri Kahiu, Amal de Mohamed Siam, La Vie comme elle vient de Gustavo Pizzi, La Familia de Gustavo Rondon Cordova et La Miséricorde de la jungle de Joel Karakezi sont récemment sortis en France.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et son réseau apportent aide et accompagnement aux documentaristes, producteurs et productrices, cinéastes étrangers. Illustration avec l’équipe franco-algérienne du film Abou Leila, sélectionné à la Semaine de la Critique au festival de Cannes 2019.

L’action des partenaires du MEAE

Dans le secteur du cinéma, le CNC apporte des aides à la création, à la production, à la distribution de films, au court métrage, à l’exploitation, aux industries techniques, aux cinématographies en développement et à l’exportation du film français. La France dispose du plus grand nombre d’accords de coproduction (56), outil clef de préservation de la diversité de notre cinéma et de son rayonnement. Il existe également des fonds bilatéraux spécifiques pour aider les coproductions avec la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne et le Canada.

Le CNC organise régulièrement des ateliers de coproduction, en collaboration avec les ambassades, afin de permettre aux professionnels des deux pays concernés de se rencontrer et d’échanger.

L’association de professionnels UniFrance assure la promotion commerciale du cinéma français dans le monde, de la vente à la distribution. Sous tutelle du CNC, l’association est présidée par Serge Toubiana et dirigée par Isabelle Giordano. Le MEAE nomme une personnalité qualifiée au sein de son Comité directeur (Costa Gavras). Le réseau des attachés audiovisuels dans le monde contribue activement à l’organisation des manifestations d’UniFrance.

L’association Filmfrance promeut les tournages étrangers en France. Le cinéma constitue un vecteur essentiel de l’image, du rayonnement et de l’attractivité de la France. Ses succès à l’export ont, en effet, un impact direct sur le tourisme. Le tournage au château de Chantilly de Chinese Zodiac , film de Jackie Chan, a ainsi fait passer la fréquentation du site de quelques centaines de visiteurs chinois en 2012 à plus de 15 000 aujourd’hui. De nouvelles mesures fiscales entrées en vigueur au 1er janvier 2016 (crédit d’impôt international) contribuent aussi à développer les tournages étrangers en France, dans un contexte européen très concurrentiel.

Mise à jour : mai 2019

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