Exposition photographique « Solidaires » : l’engagement humanitaire de la France en Ukraine

À l’occasion des trois ans de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, l’exposition Solidaires met en lumière des projets humanitaires majeurs déployés en Ukraine. Ces actions sont mises en œuvre par des organisations non gouvernementales (ONG) financées par le Centre de crise et de soutien (CDCS), service du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’action humanitaire et de la réponse aux urgences.

Publié le : 17 novembre 2025 Mis à jour le : 23 juillet 2026

Gonzalo Höhr/Action contre la Faim (ACF)

Les personnes présentées dans cette exposition s’appellent Ievgeniia, Diana, Serhii ou encore Yuliia. Leurs parcours de vie témoignent de la guerre et de ses ravages. Le déracinement, la précarité, les séparations familiales et les entraves à l’accès aux soins et à l’éducation ont détérioré leurs conditions de vie et leur santé physique et mentale, et compromis leur avenir. Cette exposition met en lumière le courage et la résilience du peuple ukrainien, ainsi que l’action des ONG humanitaires qui leur viennent en aide.

Depuis le premier jour de la guerre d’agression menée par la Russie, le 24 février 2022, la France apporte un soutien déterminé à l’Ukraine et à ses habitants.

A la date du 1er janvier 2025, elle a consacré près de 436 millions d’euros à l’aide humanitaire à l’Ukraine. Le Centre de Crise et de Soutien (CDCS) du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères finance chaque année une trentaine d’organisations partenaires, mettant en œuvre des projets essentiels dans les secteurs de la santé, de la sécurité alimentaire, de l’énergie, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, de l’éducation, de la protection et du déminage.

Le CDCS remercie Acted, Action contre la Faim, Electriciens sans frontières, HALO Trust et Handicap International pour leurs contributions à cette exposition, et plus généralement l’ensemble de ses partenaires pour leur engagement sur le terrain.

L’exposition était visible à Paris, sur les grilles du Quai d’Orsay, du 24 février au 11 avril 2025.

#StandWithUkraine

Gonzalo Höhr/Action contre la Faim (ACF)

Plus de 10 millions d’Ukrainiens ont été forcés de quitter leur logement et trouver refuge ailleurs dans le pays ou à l’étranger, à cause des destructions. Dès mars 2022, à Palanca, à la frontière entre l’Ukraine et la Moldavie, les organisations locales ont créé un centre d’accueil pour les réfugiés ukrainiens. Ils y font étape avant de monter dans des bus qui les emmèneront dans la capitale moldave ou en Roumanie.

Adrienne Surprenant/MYOP

En abandonnant temporairement leur lieu de résidence, des millions d’Ukrainiens ont perdu leurs moyens de subsistance. Presque deux Ukrainiens sur trois ont vu leurs revenus diminuer, et 44% sont désormais dans l’incapacité de couvrir leurs besoins alimentaires et non-alimentaires de base. Ces deux réfugiées ukrainiennes attendent au poste-frontière de Dolhobyczow, en Pologne.

Cathy-Anne Tijerina/Action contre la Faim (ACF)

La guerre d’agression russe a donné lieu à des milliers de déracinements et de séparations familiales, à l’origine de traumatismes et de nombreuses souffrances. En juin 2022, à Varsovie, Ievgeniia dit au revoir à sa mère et à sa grand-mère, qui ont choisi de rentrer en Ukraine après 3 mois d’exil à ses côtés. Action contre la Faim collabore avec des organisations locales pour soutenir les Ukrainiens transitant par cette gare polonaise.

Gonzalo Höhr/Action contre la Faim (ACF)

Les Ukrainiens et les travailleurs immigrés ayant fui la guerre vivent dans des conditions très difficiles. A Chisinau, en Moldavie, ce gymnase converti en centre d’hébergement d’urgence accueillait environ 500 personnes par nuit dans les premiers mois de la guerre. Les organisations humanitaires comme Action contre la Faim fournissent aux réfugiés des vêtements propres, de la nourriture, des draps et des produits d’hygiène.

Gonzalo Höhr/Action contre la Faim (ACF)

Pour les déplacés et réfugiés ukrainiens qui ont tout perdu, se nourrir est l’un des plus grands défis au quotidien. Les familles les plus vulnérables peuvent donc bénéficier d’une assistance alimentaire d’urgence. Près des postes-frontières de Palanca et Tudora en Moldavie, des équipes de cuisiniers soutenues par Action contre la Faim préparent chaque jour des repas chauds dans plusieurs centres d’accueil.

Tom Nicholson/Handicap International (HI)

Les ONG partenaires du CDCS soutiennent les structures de santé et les soignants pour que la population ait accès aux soins dont elle a besoin. Handicap International a par exemple équipé des centres pour la fabrication de prothèses. L’ONG a également formé des praticiens à la prise en charge clinique et psychologique des blessés. Serhii, victime d’un bombardement, est en pleine séance de rééducation avec l’un des kinésithérapeutes.

Arthur De Poortere/Action contre la Faim (ACF)

En 2024, selon les Nations Unies, près de 40% de la population ukrainienne, soit 14,6 millions de personnes – dont 2,9 millions d’enfants, 3,4 de personnes âgées et 2,1 en situation de handicap – avaient besoin d’aide humanitaire. Sur tous les sites de prise en charge, les travailleurs des ONG évaluent les besoins des plus vulnérables et leur apportent les premiers secours psychologiques et/ou matériels.

Jean-Baptiste Baldi/Electriciens sans frontières (ESF)

Les frappes russes ont considérablement endommagé les infrastructures énergétiques de l’Ukraine. Pour rétablir l’éclairage, le chauffage et le fonctionnement des services publics, Electriciens sans frontières a livré et installé plus de 500 générateurs, 15 000 radiateurs et des kits solaires. Charlotte, salariée d’Enedis et électricienne bénévole, raccorde ici un générateur au réseau d’un hôpital dans l’ouest de l’Ukraine.

Viacheslav Ratynskyi/HALO Trust

L’Ukraine compte parmi les pays les plus minés au monde. Le CDCS finance des ONG cartographiant les zones minées et sensibilisant les populations aux risques posés par les engins explosifs. Il soutient aussi les projets d’ONG spécialisées dans le déminage et la formation de professionnels dédiés. Ici, deux démineurs de HALO Trust avancent pas à pas à la recherche de mines à détruire dans un champ de l’oblast de Tchernihiv.

Tom Pilston/HALO Trust

Il existe aujourd’hui différentes techniques de détection des engins explosifs. L’une d’entre elles repose sur l’utilisation minutieuse d’une fine sonde, pour détecter d’éventuels fils cachés dans la végétation qui pourraient déclencher un détonateur. C’est le procédé utilisé par Yuliia ci-contre, dans un champ de l’oblast de Kharkiv.

Mykyta Volkovych/Acted

Un an après le début de la guerre, plus de 700 établissements d’enseignement en Ukraine avaient déjà été détruits ou endommagés. Pour permettre leur réouverture et la reprise des cours, le CDCS finance des projets éducatifs. L’école n°20 de Tchernihiv est par exemple en pleine rénovation par Acted, parallèlement à la construction d’abris anti-bombes. D’autres acteurs forment les professeurs à l’éducation en contexte d’urgence.

Viacheslav Ratynskyi/HALO Trust

Le déminage est indispensable à la reconstruction de l’Ukraine sur le long terme. Diana a 20 ans. Secouriste et démineuse nouvellement formée, elle déblaye progressivement la terre autour d’un objet qui pourrait être un engin explosif. L’équipe de HALO Trust procède ensuite à la décontamination du champ.

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