Zimbabwé

Présentation du Zimbabwé

Date de mise à jour le : 25 août 2026

Carte

Données générales

Nom officiel : République du Zimbabwé
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’État et du Gouvernement : M. Emmerson MNANGAGWA (depuis le 24 novembre 2017, réélu en août 2023)

Données géographiques

Superficie : 390.580 km2
Capitale : Hararé
Villes principales : Bulawayo, Chitungwiza, Mutare, Epworth, Gweru
Langues officielles : anglais, shona, ndebele
Fête nationale : 18 avril (Indépendance : 18 avril 1980)

Données démographiques

Population (2024) : 16,635 millions
Croissance démographique (2024) : 1.8 %
Espérance de vie (2024) : 63 ans
Taux d’alphabétisation des adultes : 90 %
Taux d’alphabétisation de la population âgée de 15 à 24 ans : 91 %
Religions : christianisme (84 %) dont protestantisme (76 %) sous diverses dénominations (pentecôtisme, anglicanisme, baptisme, luthérianisme, méthodisme) et catholicisme (8 %) ; autres religions (6 %) ; « sans-religion » (10 %)
Indice de développement humain (PNUD, 2025) : 153ème sur 193 pays

Politique intérieure

Après l’indépendance le 18 avril 1980, Robert Mugabe, dirigeant de la guérilla anticolonialiste de l’Union nationale africaine du Zimbabwé (ZANU), est élu premier ministre, puis devient chef de l’Etat du Zimbabwé à partir de 1987 après une modification de la Constitution. Le 21 novembre 2017, le président Mugabe démissionne après trente-sept ans de présidence, dans un contexte de fortes tensions concernant sa succession au sein du ZANU-PF (ZANU-Patriotic Front).

Le 24 novembre 2017, l’ancien vice-président et ministre de la Défense, Emmerson D. Mnangagwa, est désigné président par intérim par le ZANU-PF, puis élu président de la République lors des élections de juillet 2018. Les élections générales d’août 2023 ont consacré une nouvelle fois la victoire du ZANU-PF. Le président sortant s’est imposé dès le premier tour de la présidentielle avec 52,6 % des voix face à son adversaire de l’opposition de la Coalition citoyenne pour le changement (CCC), Nelson Chamisa (44 % des suffrages). Au Parlement, le ZANU-PF dispose de la majorité des deux tiers, ce qui lui a permis, en 2026, de réviser la constitution en allongeant la durée des mandats présidentiels et parlementaires de cinq à sept ans et en supprimant le suffrage universel direct pour l’élection présidentielle au profit d’une élection du Parlement. Cette révision constitutionnelle a été promulguée par le président E. D. Mnangagwa le 7 juillet 2026, reportant le prochain scrutin de 2028 à 2030.

Le Zimbabwé a aboli la peine de mort le 31 décembre 2024, devenant le 127ème Etat abolitionniste dans le monde. Malgré cette avancée, la situation des droits de l’Homme dans le pays, en particulier du point de vue des libertés politiques, demeure dégradée.

Politique étrangère

La diplomatie zimbabwéenne repose sur la solidarité avec les frères d’armes, notamment les anciens membres de la « ligne de front » (partis anti-apartheid), qui se retrouvent au sein de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Elle est également caractérisée par une défiance envers les pays ayant pris des sanctions à son encontre à la suite des violations des droits de l’Homme commises lors de la réforme agraire de 2001 et des élections de 2002 et 2008 (États-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Australie).

Le Zimbabwé entretient des relations nourries avec la Chine, premier partenaire commercial du pays. Hararé est également proche d’autres pays sanctionnés avec lesquels il maintient des échanges diplomatiques de haut niveau (Russie, Biélorussie, Iran).

Depuis la chute de Robert Mugabe, l’Union européenne (UE) a décidé une politique de réengagement progressif. Cette politique européenne s’est notamment traduite par la levée de toutes les mesures restrictives (interdictions de voyager, gel des avoirs) à l’encontre du Zimbabwé. Seul un embargo sur les armes et les équipements susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne est maintenu.

Le Royaume-Uni a également infléchi sa politique vers une approche plus ouverte à l’égard d’Hararé, même s’il conserve une liste de personnes et d’entités sanctionnées au même titre que l’Australie et le Canada. Les États-Unis gardent le régime de sanctions le plus extensif. Onze personnes, dont le président Mnangagwa et son épouse, ainsi que trois entités sont inscrites sur la liste de sanctions du programme global Magnitsky pour corruption et violation des droits de l’Homme. S’ajoute la loi Zimbabwe Democracy and Economic Recovery Act, adoptée par le Congrès en 2001 et amendée en 2018, qui interdit aux États-Unis de soutenir tout allégement de la dette du Zimbabwé ou nouveau soutien de la part d’institutions financières en l’absence de progrès démocratiques.

L’UE demeure un important partenaire au développement du Zimbabwé. Financé via l’instrument européen pour le voisinage, le développement et la coopération internationale (NDICI-Europe dans le monde), le programme indicatif pluriannuel (PIP) de l’UE au Zimbabwé (2021-2027) s’élève à 135 M€ pour 2021-2024. Adopté en 2021, il est structuré autour de trois priorités : i) la bonne gouvernance et les droits politiques des citoyens (24 M€) ; ii) la croissance économique verte (55 M€) ; iii) le redressement social et le développement humain (56 M€). Des mesures de soutien (13 M€) en faveur de la société civile et de la facilitation de la coopération entre les deux parties sont également prévues.

En 2009, le Zimbabwé a signé l’accord de partenariat économique (APE) intérimaire entre l'Union européenne et l'Afrique orientale et australe, ratifié et entré en vigueur en mai 2012, qui lui octroie un accès exempt des droits de douane et de quotas au marché de l’UE.  Des discussions sur le renouvellement de cet accord sont en cours.

Le Zimbabwé a été membre du Conseil de paix et de sécurité de l’UA d’avril 2022 à mars 2024 et a présidé la SADC d’août 2024 à août 2025, ce qui lui a donné l’occasion d’organiser le 44ème sommet de l’organisation, le 17 août 2024.

Le Zimbabwé sera membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mandat 2027-2028.

Situation économique

Le Zimbabwé est aujourd’hui la troisième économie d’Afrique australe (PIB de 35,2 Mds USD en 2025) et dispose d’un fort potentiel de croissance (8,6% attendu par la Banque mondiale en 2026), portée par le redressement de l’agriculture et du secteur minier, le bon niveau des prix de l’or et le maintien des transferts de la diaspora.

Malgré ces bonnes perspectives macroéconomiques, les conditions de vie des Zimbabwéens restent dégradées. Entre 2010 et 2021, le taux de pauvreté a doublé, pour atteindre plus de 40 % de la population. Plus de quatre millions de Zimbabwéens ont émigré, principalement en Afrique du Sud et au Botswana. 

La nouvelle monnaie (Zimbabwe Gold – ZiG), introduite le 5 avril 2024 pour remplacer le Zimdollar (ZWL), a contribué à stabiliser l’inflation et le marché des changes, mais son rôle reste limité et la dollarisation de l’économie demeure très élevée.

Le pays a accumulé des arriérés de paiement massifs vis-à-vis du Club de Paris (4 Mds USD), des créanciers multilatéraux (2.7 Mds USD) et de la Chine (773 M USD). La dette publique, qui atteignait le niveau de 78.1% du PIB fin 2024 (23.3 Mds USD), est jugée insoutenable par le FMI. 

Dans ce contexte, la Banque Africaine de Développement (BAfD), a lancé en 2022 une plateforme de dialogue sur l’apurement des arriérés et la restructuration de la dette ayant conduit à des réformes sur le plan économique, foncier et politique.

En février 2026, le Zimbabwé et le FMI ont conclu un « Staff Monitored Program » (d’une période de dix mois), première étape positive pour le traitement de la dette. 

Liste des représentations françaises

Annuaire des représentations zimbabwéennes en France

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