Drapeau de Trinité-et-Tobago

Trinité-et-Tobago

Présentation de Trinité-et-Tobago

Date de mise à jour le : 22 mai 2026 Information toujours valable à la date du jour

Carte

Données générales

Nom officiel : République de Trinité-et-Tobago
Nature du régime : régime parlementaire inspiré du Royaume-Uni
Chef de l’État : Christine Kangaloo (depuis le 20 mars 2023)
Chef du Gouvernement : Mme Kamla Persad Bissessar (depuis le 1er mai 2025)

Données géographiques

Superficie : 5 130 km² (Banque mondiale 2017)
Capitale : Port-d’Espagne (43 396 habitants). L’agglomération en compte environ 400.000
Villes principales : Port d’Espagne, San Fernando, Chaguanas, Arimas
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais trinidadien, hindoustani, espagnol, « patois » (créole français)
Monnaie : dollar trinidadien (TTD). 1 TTD = 0,13 EUR en mai 2026
Fête nationale : 31 août (1962, date de l’indépendance)

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2024) : 1,36 million d’habitants
Densité (Banque mondiale 2017) : 266 habitants par km²
Croissance démographique (Banque mondiale 2024) : 0,1 % 
Espérance de vie (Banque mondiale 2023) : 73 ans
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religion (s) : 50 % de chrétiens (dont 26 % de catholiques ; parmi les protestants, 7,8 % d’anglicans, 6,8 % de pentecôtistes, 4 % d’adventistes du 7e jour, 3,3 % de presbytériens, 1,8 % de baptistes et 0,9 % de méthodistes) ; hindouistes (22,5 %) ; musulmans (7,5 %)
Indice de développement humain (2022) : 0,814 soit le 61e rang mondial sur 193

Politique intérieure

Le président de la République (dont les pouvoirs sont essentiellement protocolaires) est élu par le Parlement. 

Celui-ci est bicaméral avec une Chambre des représentants (41 membres élus au suffrage universel tous les cinq ans au scrutin majoritaire à un tour) et un Sénat (30 membres nommés par le président de la République, dont 16 sur proposition du Premier ministre et 6 du chef de l’opposition, les 8 autres étant indépendants).

Depuis 2023, Christine Kangaloo exerce la fonction de présidente de la République.

Le pouvoir exécutif est exercé par la Première ministre, cheffe de la majorité parlementaire.

Les deux partis qui dominent la scène politique sont :

  • L’United National Congress Alliance (UNC), dirigé par Mme Kamla Persad-Bissessar ; au pouvoir de 2010 à 2015 puis depuis avril 2025. Il s’appuie essentiellement sur les indo-trinidadiens (40 % de la population).
  • Le People’s National Movement (PNM), au pouvoir de 2015 à avril 2025, dont est issue la présidente Christine Kangaloo. Son électorat est principalement afro-trinidadien (37 % de la population). Ce parti de l’opposition est dirigé par Pennelope Beckles-Robinson.

L’annonce début 2025 de la démission de Keith Rowley (PNM), au pouvoir depuis 2015, a constitué une première dans l’histoire politique du pays. La convocation d’élections générales anticipées le 28 avril 2025 a débouché sur une alternance avec la victoire de Kamla Persad-Bissessar (déjà Première ministre entre 2010 et 2015) de l’UNC. 

Avec 54,2% des voix et 25 circonscriptions gagnées sur 41, la nouvelle Première ministre bénéficie non seulement de la majorité au Parlement mais aussi de celle au Sénat. Son gouvernement est composé pour moitié d’indo-descendants et pour moitié d’afro-descendants. La société trinidadienne se caractérise par une composition ethnique extrêmement variée : indo-descendants (40%), afro-descendants (40%), descendants de Chinois (3%), de Syro-libanais mais aussi d’Européens (notamment Ecossais, Portugais et Corses).

 Le nouveau gouvernement, qui avait fait de la lutte contre la criminalité une de ses promesses de campagne, a rétabli, le 18 juillet 2025, l’état d’urgence en raison de la dégradation de la situation sécuritaire de l’île. Le rétablissement de la sécurité figure en tête des priorités du gouvernement de Mme Persad-Bissessar. Le pays enregistre en effet des taux d’homicides élevés :  après un pic à 41,5 pour 100 000 habitants en 2024, avec 623 homicides, ce taux est redescendu à 27 pour100 000 habitants en 2025). Cette violence est largement imputable à l’activité des gangs. La criminalité est toutefois localisée.

Malgré quelques suspensions courtes (période du Carnaval), l’état d’urgence reste en vigueur afin de permettre aux forces de l’ordre de lutter avec des moyens renforcés contre le crime organisé. 

Politique étrangère

Trinité-et-Tobago est membre de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’Organisation des États américains (OEA), de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de l’Association des États de la Caraïbe (AEC, dont le siège est à Port-d’Espagne), de la Communauté économique de la Caraïbe (CARICOM), ainsi que du Commonwealth. Son statut de pays à revenu élevé lui a permis de renforcer son rôle à l’échelle régionale, notamment au sein de la CARICOM, dont il assure plus des deux tiers des échanges extérieurs.

Trinité-et-Tobago entretient un réseau d’une vingtaine d’ambassades et consulats généraux à travers le monde (trois implantations en Europe : Londres, Bruxelles et Genève ONU). Le pays contribue à la coopération régionale en matière de lutte contre la drogue et accueille le secrétariat du Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC).

Trinité-et-Tobago entretient une relation privilégiée avec les États-Unis d’où provient la majeure partie (69,2 %) des investissements directs étrangers reçus par le pays (notamment dans le secteur énergétique), et où s’est établie une importante diaspora trinidadienne (plus de 400 000 Trinidadiens, dont la moitié a acquis la citoyenneté américaine et quelque 165 000 résidents légaux). Plusieurs accords bilatéraux ont été signés récemment, dont un pour l’exploration pétrolière d’une zone située au large de la côte est du pays. Malgré la baisse des exportations de gaz ces dernières années, Trinité-et-Tobago reste le premier fournisseur des Etats-Unis en la matière (72% des importations américaines).

Depuis septembre 2025, la Première ministre a affiché son plein soutien à l’action américaine en mer des Caraïbes visant à neutraliser les narcotrafiquants. Trinité-et-Tobago entretient également une relation spéciale avec le Canada, qui accueille plus de 200 000 Trinidadiens et avec le Royaume-Uni (diaspora de près de 100 000 personnes)

Lors des trois mandatures du PNM (2015- avril 2025), le pays a renforcé ses relations avec la Chine. L’ancien Premier ministre, Keith Rowley, s’est rendu en visite officielle en Chine en mai 2018 et a signé un accord de partenariat avec Pékin prévoyant le rattachement de son pays au projet chinois de « nouvelles routes de la soie maritimes ». 

La visite du Premier ministre indien Narendra Modi en juillet 2025, suivie par celle du ministre des affaires étrangère indien en mai 2026 illustre la volonté du pays de diversifier ses partenaires,de développer ses relations avec les BRICS, et plus particulièrement avec l’Inde, dont une importante partie de la population de Trinidad se sent culturellement proche.

Si Trinité-et-Tobago restait habituellement proche du voisin vénézuélien (situé à seulement 11 kilomètres des côtes trinidadiennes) et prônait, à l’instar d’une majorité de pays de la CARICOM, la non-ingérence, le soutien de Kamla Persad-Bissessar au déploiement de troupes américaines au large des côtes vénézuéliennes est venu infléchir cette position. La Première ministre a dénoncé à plusieurs reprises l’immigration illégale en provenance du Venezuela et exprimé sa désapprobation du régime bolivarien. 

A la suite de la capture de N. Maduro en janvier 2026, la Première ministre a appelé à une coopération renouvelée avec le peuple vénézuélien.

Elle a également exprimé son soutien au Guyana et à l’ordonnance de la Cour internationale de justice de 2023 enjoignant le Venezuela à respecter le statu quo concernant la région de l’Essequibo.

Situation économique

PIB (Banque mondiale 2024) : 26,43 milliards USD courants 
RNB par habitant (Banque mondiale 2024) : 19 314 USD courants 
Croissance (Banque mondiale 2024) : 1,7% 
Chômage (Banque mondiale, 2024) : 4,5% 
Inflation (Banque mondiale 2024) : 0,5% 
Solde budgétaire (DGT 2023) : -4,1 % du PIB
Balance commerciale, hors services (DGT, 2021) : 4,7 milliards EUR
Principaux clients (FMI 2024) : États-Unis, Guyana, Belgique, Pays-Bas […] 5e France 
Principaux fournisseurs (FMI 2024) : États-Unis , Chine , Brésil, Royaume-Uni […] 16e France

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2025) :

  • agriculture : 0,8% ;
  • industrie : 35% ;
  • services : 59,9%.

Exportations de la France vers Trinité-et-Tobago (en 2024 - Douanes) : 53,5 M € (- 56% par rapport à 2023)

Importations françaises depuis Trinité-et-Tobago (en 2024 - Douanes) : 297,6 € (-35% par rapport à 2023)

Pour aller plus loin, consultez la fiche pays sur le site de la direction générale du Trésor et La France et ses partenaires économiques, pays par pays (2026)

Sur le plan économique, Trinité-et-Tobago est la 1ère économie de la région (30% du PIB de la CARICOM), le 5ème producteur mondial - le premier d’Amérique latine - de gaz naturel liquéfié (GNL) et l'un des plus grands exportateurs mondiaux d'ammoniac et de méthanol. Le pays compte aussi un important secteur manufacturier (biens de première nécessité : allumettes, sodas, snacks, pâtes alimentaires…). 

Toutefois, l’économie trinidadienne, historiquement structurée autour de l’exploitation des hydrocarbures, pâtit de son manque de diversification. Le secteur pétrolier et gazier – respectivement 25 % et 75 % de la production énergétique – demeure le principal moteur de l’activité et des équilibres macroéconomiques du pays, représentant environ 30 % du PIB, 40 % des recettes fiscales et près de 80 % des exportations.

Sans remettre en cause le rôle central du secteur énergétique dans l’économie, le gouvernement de Mme Persad-Bissessar reconnaît les limites du modèle actuel et affiche une volonté de diversification. Son gouvernement cherche à soutenir le développement de secteurs non énergétiques jugés prioritaires, tels que l’agriculture, les services exportables, le tourisme, ainsi que les secteurs de l’eau, de la santé et des infrastructures. 

Dans ce cadre, il a présenté un plan d’investissements ambitieux, le « Revitalization Blueprint », articulé autour de plusieurs projets majeurs, notamment la modernisation des ports, le développement d’infrastructures routières et de transport, l’amélioration de l’accès à l’eau, le logement, la santé et la sécurité. Les autorités affichent un calendrier volontariste : lancement de projets en 2026 et premiers effets attendus dès 2027. Les autorités entendent s’appuyer massivement sur des partenariats public-privé (PPP) pour financer leur agenda d’investissements.

Liste des représentations françaises

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