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Somalie

Sécurité

Date de mise à jour le : 01 avril 2026 Information toujours valable à la date du jour

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Zones de vigilance

Dernière actualisation le 12/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte)

Centre et sud du pays

La milice islamiste Al Shabaab, liée à Al Qaida, contrôle une part importante du Sud et du centre de la Somalie : la moitié Est des provinces de Gedo et Bas-Djouba, la totalité du Moyen-Djouba, de larges portions des provinces de Bay, Bakool, Bas et Moyen-Shabelle, Hiran et Galgadud. Tout ressortissant français qui tenterait de pénétrer dans les territoires sous contrôle d’Al Shabaab s’exposerait immédiatement à un risque maximum d’enlèvement ou d’assassinat.
Dans les zones et villes sous le contrôle du gouvernement, des administrations et milices locales alliées et de l’AUSSOM, des opérations de guérilla et de harcèlement sont lancées quotidiennement par les parties belligérantes.
Des actes de terrorisme sont commis quotidiennement par Al Shabaab dans les principales localités du sud et du centre de la Somalie, en particulier à Mogadiscio : assassinats ciblés, engins explosifs improvisés, jets de grenade, attentats à la voiture piégée, commandos suicide. Le risque d’enlèvement, notamment de travailleurs humanitaires et de journalistes, est extrêmement élevé à Mogadiscio comme dans l’ensemble du sud et du centre de la Somalie.

Puntland

La situation au Puntland reste très volatile, en raison de la présence de miliciens d’Al Shabaab et de l’Etat Islamique, d’affrontements entre milices locales et de criminalité liée à la piraterie et aux trafics d’êtres humains. L’émergence d’une branche locale de Daech dans la région de Bari a considérablement renforcé le niveau de menace terroriste au Puntland, notamment à l’encontre des ressortissants étrangers. Le risque d’enlèvement est très élevé, notamment de la part de gangs liés à la piraterie et à des organisations terroristes.

Somaliland

La situation sécuritaire dans la province sécessionniste du Somaliland est précaire. Bien qu’aucun acte terroriste ne soit à relever depuis douze ans, le risque d’attentat demeure élevé, potentiellement contre des institutions « gouvernementales », mais aussi contre des organisations internationales et des ressortissants étrangers. Des affrontements périodiques avec des milices du Puntland sont également à signaler dans l’est du Somaliland, notamment dans la province de Sool. Les déplacements dans cette zone demeurent formellement déconseillés en-dehors de l’axe Hargeisa-Berbera.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)

Hargeisa et Berbera

Les villes d’Hargeisa et Berbera ainsi que l’axe reliant les deux villes sont déconseillées sauf raison impérative. Les déplacements dans cette zone doivent s’accompagner de mesures de sécurité adaptées : escortes, réduction de la durée de séjour en zone orange, hébergements sécurisés. Il convient de rester discret sur les itinéraires empruntés et les lieux de destination de ces déplacements.
Il est recommandé de s’assurer que les lieux fréquentés (hôtels, restaurants, bars) sont suffisamment sécurisés : sas à l’entrée rigoureusement fermés, gardes armés, murs d’enceinte, issues de secours facilement accessibles.
Avant tout déplacement dans cette zone, il est recommandé de se signaler auprès de l’ambassade de France à Nairobi.

Risques encourus et recommandations associées

Terrorisme

La menace terroriste, visant aussi bien des bâtiments officiels que des lieux publics, notamment ceux fréquentés par les étrangers (hôtels, restaurants), est permanente en Somalie. Les risques d’enlèvements de ressortissants français par des organisations liées à des entités terroristes sont également très importants.

Piraterie maritime

Les actes de piraterie restent d’actualité au large des côtes somaliennes. Les navires de commerce et de plaisance peuvent faire l’objet d’attaques violentes avec prises d’otages. Les navires dont la vitesse est inférieure à 18 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur de franc-bord inférieure à 8 mètres) représentent des proies de choix pour les pirates. La navigation de plaisance est formellement déconseillée dans la zone. Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à la fiche thématique Piraterie maritime.
Les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne EUNAVFOR-Atalanta et auprès du Contrôle naval volontaire français en océan Indien.
En cas de présence dans la zone, il est recommandé de se signaler impérativement au MSCIO (The Maritime Security Centre for the Idian Ocean) contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalanta/ +33 (0) 298 220 220 ou +33 0 298 220 170) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 265).

Recommandations générales

Il est extrêmement difficile et donc formellement déconseillé aux personnes isolées de se déplacer dans la totalité du pays, où aucune garantie de sécurité ne peut être donnée et aucune protection systématique ne peut être assurée en cas de besoin. Les assassinats, enlèvements et tentatives d’enlèvement sont fréquents et peuvent être le fait d’individus prétendument en charge de missions de protection (gardes et escortes privés, partenaires locaux, chauffeurs, fixeurs, représentants des autorités, milices locales, etc.).
Les journalistes peuvent être visés par les actes terroristes et les assassinats. Les membres des ONG et des agences des Nations Unies opérant dans le pays se trouvent constamment en situation de risque.

Les intérêts français sont suivis par l’ambassade de France à Nairobi.

Conseils aux missionnaires des ONG et aux journalistes qui, malgré les risques extrêmement élevés et les mises en garde de ce site, décideraient de se rendre dans le pays :

  • Signaler sa présence en Somalie sur Ariane et à l’ambassade de France compétente, à Nairobi, avant de se rendre sur place.
  • Pour d’autres renseignements, prendre contact avec les services de l’ambassade de France à Nairobi.

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