Sénégal Navigation latérale fiche pays Dans cette rubrique Sénégal Présentation du Sénégal Conseils aux voyageurs Dernières minutes et alertes Sécurité Entrée / séjour Santé Informations utiles Voyages d'affaires Contacts utiles Politique et économie Relations bilatérales Contact des représentations du Sénégal en France Accéder à l'annuaire Présentation du Sénégal Date de mise à jour le : 22 mai 2026 Carte Données générales Nom officiel : République du SénégalNature du régime : RépubliqueChef de l’État : Bassirou Diomaye Faye, président de la République (élu le 24/03/2024) Données géographiques Superficie : 196 722 km² Capitale : DakarVilles principales : Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, ToubaLangue(s) officielle(s) : FrançaisLangue(s) courante(s) : Wolof, Diola, Malinké, Pular, Sérère et SoninkéMonnaie : Franc CFAFête nationale : 4 avril (indépendance) Données démographiques Population : 18,50 millions d’habitants (Banque mondiale, 2024) Espérance de vie à la naissance : 68,7 ans (ONU, 2023)Taux d’alphabétisation des adultes : 50 % (Banque mondiale, 2023)Religion(s) : islam (94 %), christianisme (4 %), animisme (2 %)Indice de développement humain : 0,530 – 169e rang sur 193 (PNUD, 2022) Politique intérieure Le Sénégal s’est caractérisé, depuis l’instauration du multipartisme (1974), par sa stabilité et la fiabilité de ses processus électoraux, qui ont permis trois alternances pacifiques : en 2000 (victoire d’Abdoulaye Wade face à Abdou Diouf, qui était en fonction depuis 1981), en 2012 (victoire de Macky Sall face à Abdoulaye Wade) et en 2024 (victoire de Bassirou Diomaye Faye face à Amadou Ba). La fin des deux mandats présidentiels de Macky Sall (2012-2024) avait été marquée par une forte polarisation politique, dans le double contexte de l’incertitude sur la candidature du président Sall à un troisième mandat et de l’ascension politique d’Ousmane Sonko, leader du PASTEF. Les manifestations à l’appel du PASTEF en mars 2021 et en juin 2023 ont donné lieu à de violentes confrontations entre les manifestants et les forces de l’ordre qui ont fait plusieurs dizaines de victimes. Malgré la décision du président Sall, annoncée le 3 juillet 2023, de ne pas se porter candidat à un troisième mandat, les tensions ont rejailli quelques semaines plus tard, lorsque Ousmane Sonko a été arrêté et le PASTEF dissous. La décision de Macky Sall de reporter l’élection présidentielle initialement prévue en février 2024 a ouvert une crise politique majeure. Contraint par le conseil constitutionnel, la pression internationale et l’opinion publique, il a finalement organisé l’élection le 24 mars 2024, après avoir fait libérer Ousmane Sonko et son bras droit Bassirou Diomaye Faye dans le cadre d’une loi d’amnistie. Ce dernier a représenté le PASTEF à l’élection présidentielle, Ousmane Sonko ayant été condamné à une peine d’inéligibilité à l’issue d’un procès pour diffamation. Bassirou Diomaye Faye a été élu président de la République du Sénégal dès le premier tour de scrutin, avec 54,28 % des voix (contre 35,79 % pour Amadou Ba, Premier ministre de Macky Sall). L’élection s’est déroulée dans le calme et sans irrégularités notables, comme l’ont souligné plusieurs missions d’observation électorale. Dès le 25 mars, les résultats ont été reconnus par l’ensemble des candidats et le président sortant. Le 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Faye a été investi et a nommé Ousmane Sonko Premier ministre. Les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 ont permis au PASTEF, jusqu’alors dépourvu de majorité, de remporter 130 des 165 sièges (79 %) de l’Assemblée nationale (soit plus que la majorité qualifiée nécessaire pour des réformes constitutionnelles). Takku Wallu Sénégal, coalition conduite par l’ancien président Sall (qui réside désormais au Maroc), constitue le premier groupe d’opposition, avec seize députés. Les priorités des nouvelles autorités, porteuses d’une orientation souverainiste, sont de réformer l’État et les pratiques politiques et de répondre aux fortes attentes sociales en allégeant le coût de la vie et en offrant des perspectives d’emploi à une jeunesse frappée par un chômage massif et tentée par l’émigration. Cette vision s’incarne dans un document programmatique intitulé « Vision Sénégal 2050 ». Si au départ, les nouvelles autorités pouvaient s’appuyer sur une forte assise politique et sur une croissance importante, leur capacité à financer la mise en œuvre de leur projet est grandement obérée par la situation très dégradée des finances publiques dont elles ont hérité. Le FMI, qui a évalué la dette publique à 132,4 % du PIB et le déficit budgétaire à 14 % du PIB à fin 2024, a annoncé la suspension du programme conclu en juin 2023 et l’engagement d’une procédure pour « déclaration erronée ». A ce stade, les négociations avec le FMI sur un possible nouveau programme ne sont pas l’option privilégiée des autorités sénégalaises qui préfèrent honorer leurs échéances de remboursement en se refinançant grâce au secteur bancaire national et aux acteurs régionaux. La stratégie sénégalaise montre toutefois des signes de faiblesse et le FMI a de nouveau revu à la baisse ses prévisions de croissance mi-avril 2026. Cette crise budgétaire risque de susciter le mécontentement de la population, pour l’instant exprimé par certains secteurs de la société (étudiants boursiers, fonctionnaires). Par ailleurs la crise au Moyen Orient risque d’avoir un impact sur l’économie sénégalaise puisque le pays reste un importateur net de fioul. Enfin des dissensions de plus en plus nettes traversent le tandem exécutif, tant sur les priorités que sur la méthode. Les prochaines élections présidentielles auront lieu en 2029. Aux termes d’une réforme législative, Ousmane Sonko devrait de nouveau être éligible. Politique étrangère Le Sénégal mène une action diplomatique active : organisation de sommets – Organisation de la coopération islamique (2008) –Organisation internationale de la Francophonie (novembre 2014), conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (février 2018), et d’événements (Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, dont la dixième édition a été organisée en avril 2026) ; membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies (2015-2017) et du Conseil exécutif de l’UNESCO (2015-2019) ; président de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (2014-2017) ; membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (2017-2020) ; président du comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien depuis sa création en 1975 ; Présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (2026-2030) ; treizième pays contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations unies (République centrafricaine, République démocratique du Congo, Haïti, Soudan du Sud) ; rôle majeur dans la résolution de crises régionales ; coprésidence du Forum de coopération sino-africain (2021-2024), dont la huitième édition s’est tenue à Dakar du 28 au 30 novembre 2021. Le Sénégal entretient des relations avec de nombreux partenaires : Union européenne, Chine, États-Unis, Maroc, Turquie (très présente, en particulier sur les infrastructures), etc. Le Sénégal a par ailleurs assuré la présidence de l’Union africaine pour la période 2022-2023. La diversification des partenariats internationaux du pays, déjà largement engagée sous les présidences d’Abdoulaye Wade puis de Macky Sall, connaît une accélération, teintée de pragmatisme, depuis l’alternance politique de mars 2024. En avril 2025, la ministre des Affaires étrangères a exprimé son intérêt pour une adhésion du Sénégal au groupe des BRICS+. Les nouvelles autorités sénégalaises, empreintes d’idéologie panafricaniste, accordent une place importante à la cohésion régionale, appelant à la préservation de l’unité de la CEDEAO. Le président Bassirou Diomaye Faye a visité la quasi-totalité des pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Mali et le Burkina Faso. La CEDEAO l’a désigné en juillet 2024 comme Facilitateur pour le dialogue avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger), aux côtés du président togolais Faure Gnassingbé, fonction qu’il a exercé jusque mars 2026. Cependant, le président Faye, candidat à la présidence de la CEDEAO, a vu le poste lui échapper lors du sommet des chefs d’État du 22 juin 2025. Le PASTEF a fait de la réforme de l’union monétaire un élément important de son programme. Les relations entre le Sénégal et l’Union européenne sont denses et des négociations sur un partenariat stratégique global sont en cours. Ce partenariat comprendrait trois piliers : (i) l’économie, le commerce et les investissements à travers la stratégie européenne Global Gateway ; (ii) la paix, la sécurité et la défense ; (iii) la migration et la mobilité. Situation économique Le Sénégal est la deuxième économie en Afrique de l’Ouest francophone derrière la Côte d’Ivoire. Le secteur primaire (16,5 % du PIB, 50 % de la population active) demeure particulièrement exposé aux aléas climatiques et à la volatilité des cours mondiaux des matières premières. Les autorités souhaitent développer l’activité agricole le long du fleuve Sénégal qui abrite déjà la culture de la canne à sucre, en vue d’accroître la production de riz pour devenir autosuffisantes et d’intensifier les cultures maraîchères destinées à la consommation nationale ou à l’exportation. Le secteur secondaire (25,6 % du PIB) repose essentiellement sur les mines d’or, les phosphates, le ciment, l’agroalimentaire et le BTP. Les récentes découvertes de champs pétrolifères et gaziers devraient accroître ce pourcentage dans un futur proche. Les activités tertiaires (57,9 % du PIB, service public inclus pour 20 %), au sein desquelles les télécommunications occupent une place prépondérante, restent fortement dominées par le secteur informel. Le Sénégal est confronté à des déséquilibres macroéconomiques significatifs. Un audit de la Cour des comptes publié en février 2025 a établi que, au 31 décembre 2023, la dette publique s’établissait à 99,67 % du PIB et le déficit budgétaire à 12,3 % du PIB. Ces chiffres sont très supérieurs à ceux qui avaient communiqués au FMI, avec lequel un programme économique avait été conclu en juin 2023. Le FMI, qui a depuis réévalué la dette publique à 132,4 % du PIB et le déficit budgétaire à 14 % du PIB à fin 2024, a annoncé la suspension de ce programme (auquel étaient adossés des décaissements conséquents de bailleurs) et l’engagement d’une procédure pour « déclaration erronée » (la plus importante de l’histoire du Fonds). Des négociations sur un possible nouveau programme sont en cours. Le Sénégal fait face à un besoin de financement public conséquent Liste des représentations françaises Ambassade de France au Sénégal 1, rue El Hadji Amadou Assane Ndoye BP 4035 Dakar Sénégal Tel : +221 33 839 51 00 Ambassade de France au Sénégal Réseaux sociaux Facebook X Instagram Consulat général de France à Dakar (compétent pour le Cap-Vert, la Gambie et la Guinée-Bissao) 1, rue El Hadji Amadou Assane Ndoye BP 330 75015 Dakar Sénégal Tel : +33 2 52 88 02 00 Consulat général de France à Dakar Contact des représentations du Sénégal en France Accéder à l'annuaire
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