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Pérou

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Présentation du Pérou

Date de mise à jour le : 27 août 2026

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Données générales

Nom officiel : République du Pérou
Nature du régime : régime semi-présidentiel
Cheffe de l’Etat : Keiko Sofía FUJIMORI HIGUCHI
Chef du gouvernement : Luis Fernando GALARRETA VELARDE

Données géographiques

Superficie : 1 285 216 km²
Capitale : Lima
Villes principales hors Lima : Arequipa, Trujillo, Chiclayo, Piura, Huancayo, Cuzco, Chimbote, Iquitos, Pucallpa, Tacna, Ica
Langue officielle : espagnol (le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiquées)
Monnaie : sol péruvien (PEN) ; 1 PEN = 0, 2527€ (juin 2026)
Fête nationale : 28 juillet (indépendance le 28 juillet 1821)

Données démographiques

Population : 34,5 M (Banque mondiale, 2025)
Taux de croissance démographique : 1% (Banque mondiale, 2025)
Espérance de vie : 78 ans (Banque mondiale, 2024)
Taux d’alphabétisation : 94% (Banque mondiale, 2024)
Religions : catholiques (estimé à 76%), évangéliques (estimé à 15,7%) (CIA, 2025)
Indice de développement humain : 0,794 (PNUD, 2023), 79e rang sur 193

Politique intérieure

Le Pérou traverse depuis 2017 une période d’instabilité politique et institutionnelle, notamment liée à différents scandales de corruption ayant fragilisé la classe politique péruvienne et à des relations conflictuelles entre le Congrès et le pouvoir exécutif. Entre 2016 et 2026, huit présidents et 21 premiers ministres se sont succédés.

Les élections présidentielles de 2021 avaient porté à la tête de l’Etat un candidat de gauche radicale, Pedro Castillo. Il a été élu avec 50,1% des voix face à sa rivale Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), dont les partisans ont ensuite contesté les résultats du scrutin dans un contexte d’importante polarisation. Face à un Congrès dominé par les partis de droite et sans majorité, la logique de confrontation s’est poursuivie, tandis que plus de 80 changements ministériels sont intervenus. Le président a par ailleurs été mis en cause dans le cadre de plusieurs enquêtes liées à des accusations de corruption et de trafic d’influence.

Le 7 décembre 2022, le président Castillo a tenté de dissoudre le Congrès et d’instaurer un état d’exception. Cette initiative, qualifiée « d’auto-coup d’État » a conduit à sa destitution par le Congrès,. La vice-présidente Dina Boluarte a été investie à la tête de l’État comme le prévoit la constitution péruvienne, tandis que Pedro Castillo a été placé en détention provisoire. Ces bouleversements ont entraîné de nombreuses manifestations et blocages dans le pays, avec des affrontements donnant lieu à des épisodes de violence. Les manifestants réclamaient la démission de la présidente Boluarte et la tenue d’élections anticipées.

Mise en cause pour sa gestion de la crise sociale, la Présidente Boluarte, issue de la gauche, s’est néanmoins maintenue au pouvoir jusqu’en octobre 2025 grâce à une majorité conservatrice au Parlement. Elle a été destituée le 10 octobre par le Congrès qui lui a reproché son incapacité à lutter contre la hausse de la criminalité dans le pays. Le Président du Congrès, José Jerí, issu de la droite, a été investi par succession constitutionnelle le 10 octobre en tant que nouveau président du Pérou.
Suite à des accusations de trafic d’influence et de favoritisme à la fin janvier 2026, il a été destitué à son tour par le Congrès le 17 février, et remplacé par José María Balcázar, élu du même parti que Pedro Castillo et Dina Boluarte.

L’élection présidentielle d’avril-juin 2026 a vu la victoire de Keiko Fujimori qui l’a emporté sur le candidat de la gauche Roberto Sánchez avec 50,14% des voix.
Elle a pris ses fonctions le 28 juillet 2026.

Politique étrangère

Le Pérou suit une diplomatie ouverte et pragmatique, tant sur le plan régional qu’au plan international, avec une priorité donnée au développement des accords commerciaux et des échanges économiques.. Le Pérou est également membre de l’APEC – forum de coopération Asie-Pacifique – dont il a accueilli le dernier sommet en novembre 2024. En marge de ce sommet, le président chinois Xi Jinping a inauguré le méga-port de Chancay construit par la Chine.

Les Etats-Unis et la Chine sont les deux principaux partenaires commerciaux du Pérou. Les échanges avec l’Union européenne se renforcent à la faveur d’un accord de libre-échange appliqué à titre provisoire depuis 2013 et entré officiellement en vigueur le 1er novembre 2024.

Le Pérou prête par ailleurs attention à sa relation avec le monde arabe, avec notamment la reconnaissance de l’indépendance de la Palestine depuis 2011 et l’annonce en septembre 2022 de l’ouverture d’une représentation diplomatique en Palestine.

Sur le plan régional, le Pérou a fait preuve de fermeté contre le régime de Nicolás Maduro au Venezuela et appelé à la réalisation d’une transition politique suite à sa capture par les Etats-Unis le 3 janvier 2026

La crise provoquée par la destitution en 2022 de Pedro Castillo a donné lieu à des tensions avec certains pays ayant soutenu ce dernier, en particulier la Colombie et le Mexique. Les relations diplomatiques entre le Pérou et le Mexique ont ainsi été rompues entre novembre 2025 et août 2026 après que le gouvernement mexicain a accordé l’asile politique à l’ancienne Première ministre du président Castillo, Mme Betssy Chávez.

Partie aux conventions de l’Organisation des États Américains, le Pérou a accueilli à Lima en octobre 2022 la 52e assemblée générale de l’organisation.

Le Pérou est candidat à l’OCDE ; le processus d’adhésion a été ouvert en janvier 2022.
Le pays est traditionnellement un défenseur du multilatéralisme et des enjeux globaux comme l’environnement.
 

Situation économique

Avec un PIB de 341 Md USD en 2025, le Pérou est une économie de taille moyenne, la 6ème en Amérique latine. Il est parvenu à maintenir une croissance économique soutenue après la fin de la « décennie dorée » des matières premières (2005-2014), contrairement à la plupart de ses voisins. Cette croissance s’est basée en particulier sur la demande extérieure pour ses produits miniers et agricoles et d’importants IDE dans le secteur extractif. Le secteur minier représente un pilier de l’économie en même temps qu’un facteur de dépendance. Si le pays se situe dans le premier tiers des économies de la planète en termes de PIB (48e place en 2023 selon le Fonds monétaire international), il ne figure qu’au 90e rang en termes de PIB/habitant avec environ 8 452 USD en 2024.

Le pays présente de fortes disparités sociales, ethniques et géographiques, et un poids excessif de l’économie informelle (70 % de la population active pour 20 % du PIB). Trois zones coexistent : une économie moderne située à Lima (plus d’un tiers du PIB) ; les villes de la côte qui ont bénéficié du boom des années fastes ; et une économie de subsistance dans les zones rurales de la « sierra » (les Andes) et de la « selva » (l’Amazonie, qui couvre 60 % du territoire).
La richesse est par ailleurs très concentrée (coefficient de GINI de 0,47) et la dépense publique est historiquement l’une des plus faibles de la région. Le Pérou a été marqué ces 30 dernières années par un consensus néolibéral transpartisan, affichant un cadre macroéconomique sain avec un faible endettement public, un déficit et une inflation contenus, ainsi qu’un système bancaire robuste, se traduisant par l’obtention du « grade d’investissement » auprès des agences de notation. Revers de cette gestion prudente, le pays présente un déficit d’infrastructures (eau potable, assainissement, routes), qui reflète la faiblesse de l’investissement public, ainsi qu’une exécution budgétaire défaillante.

Le Pérou a été l’un des pays les plus touchés au monde par la pandémie de COVID (premier taux de mortalité par habitant). En 2020, le Pérou a connu l’une des récessions les plus importantes de la région (11%) et enregistré un déficit budgétaire de 6% du PIB (FMI), tandis que le taux de pauvreté a augmenté de 10 points. Le pays a cependant connu un important rebond en 2021 avec une croissance de 13,3% en 2021 selon le FMI, et qui s’est établie à 3,5% en 2024 puis 3,4 en 2025. Le FMI prévoit une croissance de 2,8% pour 2026. En 2025, le déficit budgétaire s’est situé à 2,4% du PIB en 2025 selon le FMI. Le tourisme est l’un des secteurs qui reste particulièrement sinistré depuis le Covid. 
 

Pour plus d’informations sur la situation économique et financière, consulter la fiche pays Pérou sur le site de la direction générale du Trésor

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