Drapeau du Liechtenstein

Liechtenstein

Présentation du Liechtenstein

Date de mise à jour le : 26 juin 2026

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Données générales

Nom officiel : Principauté du Liechtenstein (Fürstentum Liechtenstein)
Nature du régime : Monarchie semi-constitutionnelle unitaire à régime parlementaire
Chef de l’Etat : Prince Hans-Adam II. Régence assurée depuis 2004 par son fils, Alois
Chef de Gouvernement : Brigitte Haas


Données géographiques

Superficie : 160,5 km²
Capitale : Vaduz
Villes principales : Schaan (6 297), Vaduz (6 109), Triesen (5 786)
Langue officielle : allemand. Un dialecte alémanique est également parlé.
Monnaie : Franc suisse (CHF)
Fête nationale : 15 août (commémore le jour de l’indépendance du Liechtenstein à la suite de la dissolution par Napoléon Iᵉʳ, en 1806, du Saint-Empire)

 

Données démographiques

Population : 41 237 habitants (2025)
Taux de croissance démographique : -0,4% (2025)
Espérance de vie : 82,5 ans pour les hommes et 86,9 ans pour les femmes (2024)
Taux d’alphabétisation : 100%
Religions : catholiques (70%), protestants (8%), musulmans (6%), sans appartenance religieuse (10%), autres (2%) (2020)
Indice de développement humain : 0,94 - 12e rang (2022)
 

Politique intérieure

Fondée en 1719, indépendante depuis 1806, la principauté du Liechtenstein, qui a fêté ses 300 ans d’existence en 2019, est une monarchie héréditaire ayant à sa tête, depuis 1989, le prince Hans-Adam II. En 2004, il a nommé son fils, le prince héritier Aloïs, comme son représentant permanent disposant de tous les pouvoirs. C’est lui qui assume depuis, dans la pratique, les fonctions de chef de l’État.

Une réforme constitutionnelle, approuvée en 2003 par 64,3 % des votants, a étendu les pouvoirs du souverain. Celui-ci a la faculté de dissoudre le Parlement et de s’opposer à une loi. Disposant de la possibilité de révoquer le gouvernement, il nomme les juges et peut également instaurer des mesures exceptionnelles en cas de nécessité. Le peuple peut cependant abolir la monarchie par référendum à la majorité des 2/3. Le 1er juillet 2012, les électeurs du Liechtenstein se sont prononcés lors d’un référendum d’initiative populaire sur une éventuelle réduction des pouvoirs du prince. Le non l’a emporté avec 76,1 % des voix.

Le pouvoir législatif est détenu par un Parlement monocaméral (le Landtag), composé de 25 membres élus au suffrage universel direct à la représentation proportionnelle. La tradition de formation d’une « grande coalition » entre les deux principaux partis (FBP, Fortschrittliche Bürgerpartei -Parti des citoyens progressistes- et VU, Vaterländische Union - Union patriotique), interrompue à la suite de l’obtention de la majorité absolue par le Parti des citoyens progressistes lors des élections de 2001, a été reprise après les élections de 2005. Les dernières élections (9 février 2025) ont vu un redécoupage du paysage politique avec une perte de 3 sièges pour le FBP, qui se retrouve ainsi distancé par la VU (10 sièges comme en 2021), et avec une percée importante des Démocrates pour le Liechtenstein, qui double son score par rapport aux élections précédentes et obtient 7 sièges au Landtag.

Le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement, organe collégial composé du chef de gouvernement et de quatre ministres (Regierungsräten), nommés pour quatre ans par le prince sur proposition du Landtag.  À la suite des élections législatives de 2025, les deux partis arrivés en tête du scrutin (VU, Vaterländische Union - 38,3 % et FBP, Fortschrittliche Bürgerpartei – 27,4 %, alors que les deux partis n’étaient séparés que par seulement 23 voix lors des élections de 2021) ont négocié la composition du gouvernement.
 

Politique étrangère

La politique étrangère du Liechtenstein est marquée par une certaine continuité et repose sur deux principaux piliers : le maintien de bonnes relations avec la Suisse et la poursuite de l’intégration européenne.

La principauté a ainsi adhéré en 1995 à l’Espace économique européen (EEE), constitué des États membres de l’Union européenne et des États de l’AELE (la Suisse a rejeté l’adhésion à l’EEE). Le Liechtenstein a signé le 28 février 2008 un accord pour son intégration formelle dans l’espace Schengen, approuvé par l’Union européenne le 7 mars 2011.

Dans les enceintes internationales, l'engagement du Liechtenstein se concentre sur les domaines de l'État de droit, des droits de l'Homme et de la justice pénale internationale. 
Le Liechtenstein a affirmé sa présence sur la scène internationale dans les années 1990 en devenant le 160ème membre de l’ONU (1990) et en adhérant à l’OMC (1995). Il dispose d’ambassades à Berlin, Berne, Bruxelles, Vienne et Washington. Dans les autres pays, sa représentation diplomatique est assurée par la Suisse. Dans le domaine multilatéral, il dispose de représentations permanentes auprès de l’ONU, de l’OSCE de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe (adhésion en 1978). Il a assuré par ailleurs la présidence du Comité des ministres du Conseil de l'Europe de novembre 2023 à mai 2024.

Le Liechtenstein n’a pas d’armée et sa défense est assurée par la Suisse.

La principauté du Liechtenstein est engagée depuis plusieurs années dans une démarche volontaire visant à casser son image de paradis fiscal en renforçant sa transparence financière et ses engagements en matière de coopération financière internationale. La principauté a été retirée de la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE en 2009 après avoir reconnu la norme relative à la coopération fiscale internationale et s’être engagée, au travers de plusieurs accords bilatéraux, à assurer une meilleure transparence de ses activités bancaires. Elle a ensuite été sortie de la liste grise de l’UE des Etats et territoires non coopératifs en matière fiscale en 2018.

Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le Liechtenstein a pris en 2001 une série de mesures réglementaires et législatives. Le Liechtenstein et l’Union européenne ont signé un accord sur l’échange automatique d’informations afin de lutter contre l’évasion fiscale. Ce texte est entré en vigueur le 1er janvier 2016, pour un échange effectif depuis le 1er janvier 2017.

Afin de renforcer la confiance dans son secteur financier et d'améliorer les statistiques économiques, la principauté a déposé une demande d'adhésion au Fonds monétaire international (FMI) en mai 2023, et est devenue officiellement le 191ème membre du FMI le 21 octobre 2024.

La principauté fait montre d’une étroite collaboration en matière de mise en œuvre des sanctions à l’encontre de la Russie en réaction à l’agression de cette dernière contre l’Ukraine. La Principauté a ainsi repris l’ensemble des paquets de sanction adoptés par l'UE depuis le début du conflit.
 

Situation économique

Le Liechtenstein est lié à la Suisse par une convention signée en 1923 instituant une union douanière entre les deux pays. L’économie du Liechtenstein, en rapide expansion depuis les années 1950, a connu depuis l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE) en 1995 une nouvelle croissance, même si le ralentissement actuel de la zone euro, et en premier lieu de l’Allemagne, dégrade quelque peu les perspectives de court terme de la Principauté du Liechtenstein. Ses entreprises bénéficient d’un libre accès à la fois au marché européen (en tant que membre de l’EEE) et au marché helvétique (union douanière et monétaire avec la Suisse – le franc suisse étant la monnaie nationale du Liechtenstein, pour qui la Banque nationale suisse joue le rôle de Banque centrale).

Avec un PIB de 7,8 Mds CHF en 2024 pour une population de plus de 41 237 habitants en 2025, le Liechtenstein (6ème plus petit pays au monde par sa superficie), génère un PIB/habitant de 189 000 CHF, soit le 2ème plus élevé au monde après Monaco et le double de celui de la Suisse. La principauté se distingue également par un taux de chômage de 2% (mai 2026), le plaçant dans une situation structurelle de plein-emploi.

L’innovation constitue l’un des principaux facteurs du succès de l’économie du Liechtenstein. Les dépenses de R&D, qui atteignent 6,5 % du PIB (contre 2,5 % en moyenne dans l’OCDE), y sont majoritairement pourvues par le secteur privé.

En raison notamment d’une fiscalité attractive, le pays compte aujourd’hui 5 582 entreprises, soit une entreprise pour sept habitants. Le tissu productif du Liechtenstein est constitué d’un grand nombre de très petites entreprises : 88 % des 5 582 entreprises qui y sont établies comptent moins de 10 salariés.

Si le secteur tertiaire est le 1er contributeur au PIB (55 %), l’industrie y occupe aussi une place très importante en comparaison internationale (40 % - soit la plus grande part parmi l’ensemble des pays européens), tandis que le secteur primaire reste très modeste (<1 %).

L’industrie manufacturière est essentiellement tournée vers l’export (Suisse, Allemagne, États-Unis) et spécialisée dans la production de biens à forte valeur ajoutée sur des segments de niches, comme les machines-outils, les instruments de précision et d’optique, l’électronique, les produits pharmaceutiques ou encore les produits dentaires (principal exportateur mondial de couronnes dentaires).

Le secteur tertiaire (55 % du PIB) est largement orienté vers les services à l’industrie (services financiers et d’assurance, conseil juridique et fiscal, audit, commerce).

Reflétant l’importance de la place financière de Vaduz, le secteur bancaire et financier est à l’origine de 20 % du PIB de la Principauté et emploie 17 % de la main-d’œuvre. Les actifs des banques représentent environ 14 fois le PIB du Liechtenstein, ce qui est extrêmement élevé à l'échelle internationale.

Le tourisme constitue la troisième source de revenus du pays (près de 220 000 nuitées par an).
 

Liste des représentations françaises

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