Drapeau de la Guinée-Bissao

Guinée-Bissao

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Présentation de la Guinée-Bissao

Date de mise à jour le : 02 juillet 2026

Carte

Données générales

Nom officiel : République de Guinée-Bissao
Nature du régime : Régime semi-présidentiel (junte militaire depuis le 26 novembre 2025)
Chef de l’État : Général Horta Inta-A (président de la transition)
Premier ministre : M. Ilídio Vieira Té

Données géographiques

Superficie : 36 125 km²
Capitale : Bissao
Villes principales : Bafata, Gabu, Cacheu
Langue officielle : Portugais
Langue la plus parlée : Créole portugais
Monnaie : Franc CFA 
Fête nationale : 24 septembre
 

Données démographiques

Population (gouv., 2026) : 2,6 millions d’habitants
Croissance démographique (BM, 2024) : 2,2 %
Espérance de vie à la naissance (BM, 2024) : 64 ans
Taux d'alphabétisation des adultes (BM, 2022) : 64 %
Religion : musulmans (46 %), chrétiens (19 %), animistes (30 %)
Indice de développement humain (PNUD, 2025) : 174e rang sur 193 pays 
 

Politique intérieure

Le mandat du président Umaro Sissoco Embaló (2020-2025), qui avait mis fin à une longue domination de la vie politique bissaoguinéenne par le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, parti historique de la lutte pour l’indépendance), a été émaillé de tensions politiques récurrentes. Sa victoire à l’élection présidentielle du 29 décembre 2019, contestée par l’opposition, n’a été acquise que courant 2020 (reconnaissance de la CEDEAO le 22 avril, jugement du Tribunal suprême de justice en sa faveur en septembre). L’Assemblée nationale a été dissoute par le président Sissoco Embaló à deux reprises – le 16 mai 2022 puis, après la victoire du PAIGC aux législatives, le 1er décembre 2023 au motif d’une « tentative de coup d’Etat ». Parvenant à rallier une partie de l’opposition, le président Sissoco Embaló a présenté sa candidature à un deuxième mandat présidentiel lors d’un scrutin repoussé d’un an, au 23 novembre 2025. Ce scrutin et l’élection législative concomitante se sont tenues dans des conditions contestées par l’opposition.

Le 26 novembre 2025, alors que les résultats officiels n’avaient pas encore été proclamés mais que l’opposition rassemblée derrière le candidat Fernando Dias revendiquait déjà la victoire, un groupe d’officiers a pris le pouvoir sous le nom de Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l'ordre public. Les militaires ont suspendu, puis annulé, le processus électoral. L’opposant Domingos Simões Pereira a été arrêté et le candidat d’opposition Fernando Dias da Costa s’est réfugié à l’ambassade du Nigéria. Arrêté par les officiers, le président déchu Sissoco a rapidement été libéré et a pu quitter le pays, résidant actuellement au Maroc. La plupart des personnalités militaires et civiles du nouveau régime sont réputées proches de lui, y compris son ancien ministre des Finances Ilidio Vieira Té, aujourd’hui Premier ministre.

La CEDEAO et l’Union africaine ont suspendu la Guinée-Bissao, condamné sans équivoque le coup d’État militaire, appelé au respect du processus électoral et au retour à la normalité constitutionnelle et rejeté le programme de transition annoncé par les putschistes. La CEDEAO a tenté à plusieurs reprises de contribuer à régler la crise, notamment au moyen de missions des président Bassirou Diomaye Faye et Julius Maada Bio, sans parvenir à accélérer le calendrier de la transition (la junte maintient à ce jour la perspective d’élections présidentielle et législatives pour le 6 décembre 2026). La CEDEAO a toutefois obtenu des concessions de la junte à l’égard des opposants : Domingos Simões Pereira est sorti de prison (bien qu’il reste en résidence surveillée) et Fernando Dias a pu quitter l’ambassade du Nigéria, où il était réfugié, sans être inquiété. Les activités des partis politiques restent toutefois impossibles en pratique et une figure de la société civile critique de la junte, Vigário Luís Balanta, a été retrouvé mort le 31 mars.
 

Politique étrangère

La Guinée-Bissao, dont l’indépendance a été déclarée le 24 septembre 1973, mais reconnue par le Portugal seulement le 10 septembre 1974, est longtemps restée isolée en raison de son alignement sur l’URSS. Elle fut néanmoins membre fondateur de la CEDEAO en 1975 et de l’Union africaine (UA) en 2000. Frontalière de deux pays francophones, la Guinée-Bissao a rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie en 1979 puis l’Union économique et monétaire ouest-africaine en 1997. Elle est également membre de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).

L’ancien président Sissoco se montrait très actif en matière de politique étrangère. Il a notamment utilisé ses réseaux construits à l’époque où il travaillait pour le fonds souverain libyen Laico de Mouammar Kadhafi. Il a également recherché à développer de nouveaux partenariats (contacts étroits avec la Turquie) et multiplié les déplacements en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

Le président Sissoco s’est par ailleurs attaché à faire entendre la voix de son pays au sein de la CEDEAO, dont il a été président de la conférence des chefs d’État du 4 juillet 2022 au 8 juillet 2023.

Depuis le coup d’État du 26 novembre 2025, la Guinée-Bissao est suspendue de la CEDEAO, de l’UA et de la CPLP. 600 hommes de la CEDEAO sont toujours déployés à Bissao dans le cadre d’une force d’appui à la stabilisation depuis une tentative de coup d’État en février 2022. L’ancrage régional de la Guinée-Bissao semble stable. Contrairement à d'autres régimes de transition dans la région, Bissao ne montre aucun signe de rapprochement avec l'Alliance des États du Sahel (AES). 
 

Situation économique

La situation économique du pays, qui figure parmi les pays les moins avancés (PMA), reste précaire. Le PIB par habitant est de 1007 USD (2024) et près de 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 3 USD par jour (PPA 2021). L’économie est très vulnérable aux variations des cours et de la production de la noix de cajou (autour de 150-200 000 t/an), qui représente 91% des exportations du pays, principalement à destination de l’Inde. 2026 s’annonce comme l’une des pires années de récolte. Le secteur primaire représente environ 42% du PIB en 2024 selon les données de la Banque mondiale, dont plus de 10% attribuables directement à la filière anacarde.

L’économie est également caractérisée par l’importance des activités informelles, dont font partie les trafics illicites. Il existe un potentiel halieutique largement inexploité qui génère des recettes relativement faibles. De même, les ressources minières (bauxite, phosphates) et pétrolières (réserves estimées à 1,1 Md de barils) restent largement inexploitées. Le secteur secondaire représente 15,6 % du PIB et le secteur tertiaire 42 %. 

Les faibles recettes domestiques (autour de 11 % du PIB) ne permettent pas de couvrir les dépenses courantes, rendant le pays fortement dépendant de l’APD pour le financement de ses dépenses d’investissement. 
 

Liste des représentations françaises

Consulat général de France à Dakar (compétent pour le Cap-Vert, la Gambie et la Guinée-Bissao)

1, rue El Hadji Amadou Assane Ndoye
BP 330
75015 Dakar
Sénégal

Tel :

La France au Sénégal et en Gambie

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