Guatemala

Présentation du Guatémala

Date de mise à jour le : 11 septembre 2026

Carte

Données générales

Nom officiel : République du Guatemala
Nature du régime : République unitaire dotée d’un régime de type présidentiel
Chef de l’Etat : M. Bernardo Arévalo (depuis le 14 janvier 2024)

Données géographiques

Superficie : 108 890 km2
Capitale : Ciudad de Guatemala
Villes principales : Mixco, Villa Nueva, Quetzaltenango, Escuintla, Antigua
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol et 23 langues autochtones (quiché, mam, cakchiquel, etc.)
Monnaie : Quetzal
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2025) : 18,688 millions d’habitants 
Densité : 172 habitants/km2          
Croissance démographique (Banque mondiale 2025) : 1,5 % 
Espérance de vie (Banque mondiale 2024) : 73 ans 
Taux d'alphabétisation (Banque mondiale 2024) : 82 % 
Religions : catholiques (47 %), protestants évangélistes (40 %)
Indice de développement humain (PNUD 2023) : 0,662

Politique intérieure

Le 20 août 2023, les Guatémaltèques ont élu Bernardo Arévalo (mouvement Semilla, centre-gauche) en tant que 52ème Président de la République du Guatemala. Ce dernier a remporté le second tour de l’élection présidentielle avec 61 % des suffrages, devant Sandra Torres (Union nationale de l'espérance - UNE, centre-droit).

Les élections législatives ont débouché sur un parlement fragmenté, où 16 partis se partagent 160 sièges. En dépit d'une forte progression, le parti du président élu ne dispose que de 23 sièges, ce qui en fait la troisième force représentée au Congrès. 

Bernardo Arévalo a été investi le 14 janvier 2024, à l’issue d’un processus de transition marqué par une forte judiciarisation, matérialisée par des poursuites du Parquet contre le nouveau président, certains élus et plusieurs magistrats du Tribunal Suprême Electoral. Durant sa campagne, Bernardo Arévalo avait établi plusieurs priorités : renforcer les institutions démocratiques et la lutte contre la corruption ; améliorer l’accès à l’éducation et aux services de santé ; investir dans de grands projets d’infrastructures. Il avait également promis de rompre avec les pratiques observées durant le mandat de son prédécesseur, Alejandro Giammattei (parti Vamos, droite), qui avait été marqué par l’ouverture de procès à l'encontre de juges, procureurs et avocats engagés dans des enquêtes anti-corruption.

Comme le prévoit la constitution guatémaltèque, Bernardo Arévalo ne pourra pas se représenter lors des prochaines élections générales, dont le premier tour est prévu le 27 juin 2027. 

Le Guatemala est un pays confronté à une criminalité endémique, caractérisée par un taux d’homicides élevé (16 meurtres pour 100 000 habitants) et une violence de territoire entre gangs, communément appelés maras. Il fait face à des mouvements sociaux sporadiques liés à des conflits terriens, en particulier dans le cadre de projets miniers contestés, provoquant des heurts avec les populations locales. La pauvreté et les inégalités demeurent des problématiques importantes. Ces fragilités sont renforcées par l’exposition du pays à des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents.

Politique étrangère

La politique extérieure du Guatemala est marquée par le poids de ses relations historiques avec les Etats-Unis, avec lesquels il entretient une relation dense, et où vivent près de trois millions d’émigrés guatémaltèques. Les transferts directs de la diaspora représentent 20% du PIB guatémaltèque. Lors du premier mandat de Donald Trump, la politique étrangère du Guatemala s'est rapprochée des priorités de Washington : rupture des relations diplomatiques avec Caracas, transfert de l’ambassade guatémaltèque de Tel Aviv à Jérusalem, désignation du Hezbollah comme organisation terroriste, signature d’un accord de pays tiers sûr visant à contenir l’émigration vers les Etats-Unis. Si l’alternance démocrate s’est traduite par un renforcement de la coopération en matière migratoire, un accent nouveau a été mis sur la lutte contre la corruption, via l’adoption de sanctions individuelles contre des personnalités politiques et des magistrats, dont l’ancien Président Alejandro Giammattei et l’ex-Procureure générale Consuelo Porras, et la suspension de la coopération judiciaire. Suite à l’entrée en fonctions de l’administration Trump II, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio s’est rendu au Guatemala les 4 et 5 février 2025. Cette visite s’est traduite par un renforcement du dialogue stratégique et de la coopération dans la lutte contre la criminalité organisée et l’immigration illégale vers les Etats-Unis. 

Le Guatemala entretient des relations diplomatiques avec Taïwan et a condamné l'invasion russe de l'Ukraine dans les enceintes internationales. Alejandro Giammattei a été le premier chef d’Etat latino-américain à s’être rendu à Kiev en juillet 2022. 

Le Guatemala entretient des liens étroits avec Israël, à qui il a manifesté son soutien suite aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023. Il a réinstallé son ambassade à Jérusalem en 2017.

Au niveau régional, le Guatemala est membre du Système d’intégration centraméricain (SICA), de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), de la Communauté d’Etats latino-américains et caraïbes (CELAC) et de l’Organisation des Etats américains (OEA). Il entretient un contentieux territorial avec son voisin, le Belize. Le principe de la saisine de la Cour Internationale de Justice (CIJ) a été validé dans les deux pays par référendum, au Guatemala en avril 2018 et au Belize en mai 2019. Le Guatemala a présenté son mémoire en revendication en 2020 et le Belize a déposé le sien en juin 2022. La décision de la CIJ pourrait être rendue d’ici la fin de l’année 2026, ou en 2027.

Important bailleur d'aide au développement du Guatemala (141 MEUR d'aide budgétée entre 2021 et 2024), l’Union européenne a signé avec le Guatemala un protocole d’accord pour l’ouverture d’un mécanisme de consultations politiques, en marge de la visite à Bruxelles de Bernardo Arévalo, en février 2024.

Le Guatemala est un ardent défenseur du multilatéralisme. Il est un important contributeur aux opérations de maintien de la paix (le 4ème en Amérique latine), déployant plus de 200 personnels, majoritairement au sein de la MONUSCO.

Situation économique

PIB (Banque mondiale, 2025) : 123 Mds $ 
PIB par habitant (Banque mondiale, 2025) : 6 598 $
Taux de croissance (Banque mondiale, 2025) : 4,3 %
Taux de chômage (Banque mondiale, 2025) : 2,6 % 
Taux d'inflation (Banque mondiale, 2025) : 1,5 % 
Dette publique (FMI, 2025) : 27,2 % du PIB
Déficit public (DG Trésor, 2022) : 1,7 % du PIB
Solde commercial (Banque mondiale, 2024) : -17,6 Mds USD 
Principaux clients (Coface, 2025) : Etats-Unis (32 %), El Salvador (13 %), Honduras (11 %), Nicaragua (7 %), UE (7 %)
Principaux fournisseurs (Coface, 2025) : Etats-Unis (33 %), Chine (15 %), Mexique (10 %), UE (6 %), Salvador (5 %)
Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB (Banque mondiale 2019) :
- agriculture : 9,3 %
- industrie : 22,3%
- services : 68,4%

Exportations de la France vers le Guatemala : 82 M€ en 2024 (+4,9%) 
Importations françaises depuis le Guatemala : 69 M€ en 2024 (+6,9%)
La France est le 31ème fournisseur du Guatemala et son 32ème client.
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/GT 

Pays le plus peuplé d’Amérique centrale (18 millions d’habitants, soit 1/3 de la population de la région), le Guatemala en est aussi la première économie. Après une chute modérée du PIB en 2020 en raison de la pandémie (-1,8%), le pays a renoué avec un taux de croissance positif de 8% en 2021 et 4,1% en 2022. Cette résilience s’explique notamment par l’augmentation des envois de fonds des migrants et la reprise économique aux Etats-Unis. Parallèlement, les exportations de biens et de services ont démontré une résilience remarquable tout au long de la crise (-0,1% en glissement annuel de janvier à octobre 2021). Les principaux secteurs exportateurs du Guatemala (notamment les matières premières, les produits chimiques et le textile) n’ont été que peu affectés par la baisse de la demande globale et par les mesures de restriction de l’activité. Le secteur informel représentait 71% de l’emploi total en 2022.

Le pays reste confronté à de fortes inégalités. Le taux de pauvreté (6,85 USD par jour) a atteint 59% de la population en 2020. Les inégalités se sont creusées selon l'indice de Gini (0,541 contre 0,489 pré-crise) et le taux de malnutrition des enfants de moins de cinq ans a atteint 47%, soit l'un des dix plus élevés au monde. Les contrastes ne sont pas seulement économiques et sociaux, mais également ethniques et territoriaux : les indices de pauvreté les plus élevés du pays coïncident avec les départements fortement peuplés par les communautés indigènes, qui représentent 60% de la population guatémaltèque. L’éducation est également un des défis majeurs auxquels le Guatemala est confronté, avec une durée moyenne de scolarisation de 6 ans, soit le deuxième niveau le plus bas de la région Amérique latine et Caraïbes (après Haïti). Un décrochage scolaire important est observé entre le primaire et le secondaire. Le taux de couverture de l’enseignement secondaire est de seulement 62,4 % en zone urbaine et de 33,7 % en zone rurale.

Le Guatemala pratique une rigoureuse orthodoxie budgétaire, avec un niveau de dette publique à 29 % du PIB et un déficit budgétaire de 1,7 % du PIB en 2022. La charge fiscale du pays, estimée à 12,1% du PIB en 2022, est largement inférieure à la moyenne des pays d’Amérique latine (21,7 % du PIB).

Liste des représentations françaises

Annuaire des représentations du guatémaltèques en France

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