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Burundi

Sécurité

Date de mise à jour le : 15 avril 2026 Information toujours valable à la date du jour

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Zones de vigilance

Dernière actualisation le 05/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte)

L’intégralité de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) est formellement déconseillée en raison d’accrochages nocturnes réguliers entre des militaires et des groupes rebelles en provenance de la RDC entre la frontière et la route nationale 5 (RN5). Cette région est également sujette à de nombreux trafics et a été le théâtre d’attaques meurtrières (Ruhagarika et Gatumba en 2018, Vugizo en décembre 2023, Buringa en février 2024).

La chaussée d’Uvira (route RN4) qui mène vers Gatumba et la frontière avec la RDC, est également formellement déconseillée, au-delà de la réserve naturelle de la Rusizi, en raison de la présence de groupes armés.

La partie Nord du parc national de la Kibira et ses environs, ainsi que la partie ouest de la frontière avec le Rwanda au nord de la route RN10 sont formellement déconseillés en raison d’incidents frontaliers et de la présence de groupes armés.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)

La partie centrale de la forêt de la Kibira, au nord du Mont Teza, ainsi que les zones situées entre la Kibira et la frontière congolaise sont déconseillées sauf raison impérative.

La zone frontalière avec le Rwanda est déconseillée sauf raison impérative en raison des risques d’actes de banditisme transfrontalier et de risques d’incidents frontaliers

Zone de vigilance renforcée (jaune sur la carte)

Le reste du pays est classé en vigilance renforcée.

En cas de déplacement à Bujumbura, il convient :

  • de ne pas se déplacer à pied, y compris en centre-ville, notamment de nuit ;
  • de ne pas se rendre après la nuit tombée dans les quartiers suivants de Bujumbura-Mairie : Bwiza, Kanyosha, Musaga, Kamenge, Cibitoke, Ngagara, Rohero 2-INSS ainsi que dans l’ensemble de Bujumbura-rural (périphérie de la ville) ;
  • de faire preuve de vigilance dans les bars ou restaurants, où des groupes de délinquants peuvent repérer leurs victimes et commettre des agressions et des vols ;
  • d’éviter les endroits de forte affluence, dont la gare routière.

Pour mémoire, une série d’attaques à la grenade a eu lieu dans la ville de Bujumbura en avril et mai 2024.

En province, il convient toutefois de ne pas se déplacer en voiture la nuit et de passer la nuit dans un établissement (hôtel) correctement gardé et protégé.

Risques encourus et recommandations associées

Tensions politiques

Lors de l’élection présidentielle du printemps 2015, le Burundi a été confronté à des tensions politiques, puis à une tentative de coup d’État qui a entraîné des violences pendant plusieurs mois et une situation sécuritaire dégradée dans l’ensemble du pays. Depuis les dernières élections présidentielles, les conditions de sécurité sont en voie d’amélioration dans le pays.

Il convient toutefois d’éviter tout rassemblement ou manifestation à caractère politique et d’être prudent dans les lieux de forte affluence (marchés, gares routières, édifices religieux, restaurants, bars).

Il convient de noter que le triangle au nord-ouest du pays, aux frontières avec le Rwanda et la République démocratique du Congo, est le théâtre d’incidents frontaliers entre militaires et différents groupes armés venant de ces deux pays.

Risque terroriste

Le risque d’attentats par le groupe somalien Al-Shabab ne peut être exclu, en particulier à Bujumbura.

Délinquance

Le Burundi ne connaît pas une forte criminalité. Néanmoins, une augmentation de la délinquance de droit commun notamment à Bujumbura a été observée. Outre les vols à l’arrachée, des vols de véhicules en circulation ou en stationnement ont été signalés, ainsi que des cambriolages et attaques à main armée de résidences privées. Il convient d’être vigilant et de ne se garer que dans des endroits éclairés, si possible dans des parkings dont le gardiennage est assuré par une société de sécurité.

Il est recommandé de verrouiller systématiquement les portières de son véhicule et de faire preuve d’une vigilance toute particulière une fois la nuit tombée. Après 18h, les routes ne sont généralement plus contrôlées par les agents de la force publique.

En règle générale il n’y a pas d’hostilité envers les étrangers, cependant ils peuvent constituer une cible pour des populations démunies.

Risques liés aux transports

Il convient de ne pas circuler de nuit.

Le Burundi connaît des pénuries récurrentes de carburant, qui peuvent durer plusieurs jours. Il convient de vérifier les possibilités d’approvisionnement avant d’entamer tout déplacement dans le pays.

Les accidents de la circulation représentent une des causes majeures de mortalité au Burundi. La dangerosité des routes, le mauvais entretien du réseau routier et l’absence de signalisation augmentent le risque d’accident. De nombreux véhicules roulent avec un éclairage déficient.

Les capacités d’intervention en cas d’urgence sont inexistantes et le système sanitaire local ne permet pas une prise en charge satisfaisante, les évacuations sanitaires s’avérant souvent nécessaires. Il est indispensable pour tout visiteur au Burundi de souscrire une assurance couvrant le rapatriement médical.

Les règles suivantes doivent être respectées :

  • Verrouiller les portières du véhicule ;
  • Toujours attacher sa ceinture ;
  • Circuler avec son permis de conduire et les documents du véhicule (carte bleue et assurance) ;
  • S’assurer de la présence d’un gilet jaune, d’un triangle de pré-signalisations et d’un extincteur dans le véhicule ;
  • Se déplacer avec un moyen de communication, chargé et avec du crédit.
  • Adapter sa vitesse en conséquence (50km/h maximum en ville) ;
  • Ne pas forcer le passage, rester patient et laisser passer les gens pressés et indisciplinés ;
  • Ne pas conduire sous l’empire d’un état alcoolique.

En cas d’accident :

  • S’attendre à un risque d’attroupement sur les lieux de l’accident ;
  • Rester calme et éviter tout comportement d’agacement ou d’hostilité ;
  • Dans la mesure du possible, ne pas sortir de son véhicule, attendre que l’autre conducteur se déplace, et entrouvrir la vitre afin de lui parler ;
  • Recueillir les informations sur les véhicules impliqués. Contacter la police de roulage au numéro local 118 ;
  • Ne pas déplacer son véhicule avant l’arrivée des policiers locaux et le début des constatations. A défaut, se rendre directement au commissariat et témoigner devant l’Officier de Police Judiciaire et demander le recueil des faits ;
  • Porter secours si nécessaire et se rendre soi-même à l’hôpital le plus proche en fonction de la gravité des blessures.

Après l’accident :

  • En cas d’accident matériel, prévenir sa compagnie d’assurance ;
  • En cas d’accident corporel, prévenir l’ambassade de France ainsi que sa compagnie d’assurance rapatriement.

Risques naturels

Pendant la saison des pluies d’octobre à mai, les averses violentes sont fréquentes et peuvent fortement endommager le réseau routier. Il est recommandé de s’informer des conditions de circulation avant tout déplacement pendant cette période.

Us et coutumes

Il est recommandé de veiller à ne pas heurter les us et coutumes locaux, en toute circonstance.

Recommandations générales

Il est recommandé de :

  • Ne pas se déplacer avec d’importantes sommes d’argent et éviter tout signe ostentatoire de richesse (bijoux, portefeuille apparent…).
  • Laisser ses documents de voyages (billets d’avion, passeport) dans des endroits sécurisés comme les coffres des hôtels (n’utiliser que des photocopies pendant les déplacements).
  • Ne pas porter de sac à main.
  • Être extrêmement vigilant lors des retraits d’argent à la banque.
  • Ne pas se déplacer à pied, y compris en centre-ville, notamment de nuit.
  • Circuler avec les vitres fermées et les portières verrouillées.
  • Ne pas se déplacer en voiture hors des agglomérations la nuit.
  • Éviter, pour les déplacements en province, d’utiliser les minibus de transport collectif qui sont vétustes et souvent impliqués dans des accidents de la route.
  • Éviter les lieux publics à forte affluence (marchés, gares routières, édifices religieux) ainsi que les rassemblements et manifestations.
  • S’abstenir d’emprunter une liaison aérienne internationale conduisant à une arrivée ou à un départ de Bujumbura au-delà de 21h.
  • Respecter sur l’ensemble du territoire la limite horaire fixée à 21h concernant les débits de boissons.

Conduite à tenir en cas d’agression

En cas d’agression, éviter toute velléité de résistance. Demander ensuite l’assistance de la police locale pour être raccompagné au domicile ou lieu de résidence et demander à être mis en relation avec l’Ambassade de France.

Activités sportives à risque

Il est recommandé d’être particulièrement vigilant sur les berges du lac Tanganyika, où la baignade est déconseillée aux abords mêmes de Bujumbura en raison de la présence de crocodiles et d’hippopotames (animaux protégés et particulièrement dangereux).

La pratique des sports aériens légers type parapente ou ULM n’est pas recommandée car susceptible, dans le contexte actuel, de provoquer des malentendus avec les forces de sécurité.

L’utilisation de drones de loisir est interdite, sauf autorisation écrite des autorités burundaises.

Liste des représentations françaises

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