Bolivie Navigation latérale fiche pays Dans cette rubrique Bolivie Présentation de la Bolivie Conseils aux voyageurs Dernières minutes et alertes Sécurité Entrée / séjour Santé Informations utiles Voyages d'affaires Contacts utiles Politique et économie Relations bilatérales Annuaire des représentations boliviennes en France Accéder à l'annuaire Présentation de la Bolivie Date de mise à jour le : 27 août 2026 Carte Données générales Nom officiel : État plurinational de BolivieNature du régime : République présidentiellePrésident : Rodrigo PAZ PEREIRA Données géographiques Superficie : 1 098 581 km²Capitales :La Paz : capitale administrative (siège des pouvoirs exécutif et législatif)Sucre : capitale constitutionnelle Villes principales : Santa Cruz de la Sierra (1,6 million), capitale économique ; Cochabamba (665 000) ; Oruro (298 000), Tarija (239 000), Potosí (219 000).Langues officielles : espagnol et 36 langues indigènesMonnaie : boliviano 1 BOB = 0, 1266 EUR au 01/07/2026Fête nationale : 6 août Données démographiques Population (2025 - Banque mondiale) : 13 millions d’habitantsDensité : 11,49 habitants/km²Croissance démographique (2025 – Banque mondiale) : 1,3 %Espérance de vie (2024 – Banque mondiale) : 69 ansTaux d’alphabétisation (2024 – Banque mondiale) : 97 %Religions (CIA Word Factbook 2023) : catholicisme (65 %), protestantisme (19,6%) Indice de développement humain (2023 - PNUD) : 0,733 (108e rang mondial sur 193) Politique intérieure La vie politique bolivienne a été marquée par les suites de la profonde crise politique et institutionnelle provoquée par la contestation des élections d’octobre 2019, entachées de soupçons d’irrégularités, et par le départ d’Evo Morales, qui briguait alors un quatrième mandat présidentiel non autorisé par la Constitution. Suite à la grave crise économique qui a fortement affecté la Bolivie à partir de 2024 et aux tensions avec l’ancien président Morales (2006-2019) qui ont fracturé le « Mouvement Vers le Socialisme » (MAS), le président Luis Arce a renoncé à se représenter à l’élection présidentielle de 2025, mettant fin à près de vingt ans de gouvernements socialistes initiés par Evo Morales. Rodrigo Paz, sénateur issu du centre-droit et membre du parti démocrate-chrétien, fils de l'ancien président Jaime Paz Zamora (1989-1993), a été élu président de Bolivie le 19 octobre 2025 avec une large majorité (54,96%) face à l’ancien président de droite, Jorge Quiroga (2001-2002), à l’issue d’une élection apaisée et saluée par les missions d’observation internationales. Sa prise de fonction est intervenue le 8 novembre 2025. Le parti de Rodrigo Paz est arrivé en tête des élections législatives et sénatoriales, organisées simultanément à la présidentielle, mais sans obtenir de majorité absolue. Les autres partis issus de la droite ont réalisé des scores importants faisant basculer le sénat et la chambre des députés vers la droite. Le MAS (Movimiento al Socialismo), qui disposait de la majorité absolue dans les deux chambres, n’a plus que deux sièges de député et plus aucun au sénat. La Bolivie a connu début mai 2026 une contestation sociale sans précédent afin de protester contre l'absence de réponses gouvernementales à la plus grave crise économique du pays depuis quarante ans. Au terme de 51 jours de blocages routiers, plusieurs accords ont été signés le 20 juin entre le gouvernement et les principales organisations syndicales et indigènes. L’état d’exception a été décrété le même jour, sur tout le territoire, pour une durée de 90 jours afin de permettre la levée par la force des quelques barrages restants. Les autorités boliviennes ont dénoncé, durant cette crise, l’influence de « narcoterroristes » qui auraient cherché à déstabiliser le pays, 3ème producteur mondial de cocaïne, et ont régulièrement accusé l’ancien président Evo Morales d'avoir encouragé les manifestations et les blocages. L’impact économique des blocages est estimé à environ 4% du PIB. Politique étrangère La Bolivie a signé en 2015 un protocole d’adhésion au Marché commun du Sud (MERCOSUR), dont elle est devenue membre à part entière en décembre 2023, disposant d’un délai de quatre ans pour assimiler l’acquis communautaire du Mercosur. Les autorités boliviennes ont annoncé publiquement souhaiter rejoindre à terme l’accord commercial UE-Mercosur. Membre de l’OEA, la Bolivie est partie aux principales conventions du système interaméricain de protection des droits de l’Homme et reconnaît la juridiction de la Cour interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH). En février 2019, elle a accueilli à Sucre les audiences de la Commission (CIDH). La Bolivie s’est par ailleurs investie dans les négociations climatiques internationales. Elle a notamment contribué à l’obtention de l’accord de Paris qu’elle a signé à New York en avril et ratifié en septembre 2016. La Bolivie est membre de l’Alliance pour la préservation des forêts tropicales. La Bolivie accorde une grande importante à l’intégration régionale. A ce titre, elle fait partie de la Communauté d'États latino-américains et Caraïbes (CELAC), et de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR). Depuis le début de l’agression russe en Ukraine, la Bolivie de l’ex-président Arce s’était abstenue sur tous les votes à l’AGNU en lien avec le conflit, à l’exception de la résolution du 7 avril 2022 suspendant la Russie de son mandat au Conseil des droits de l’Homme (vote contre). La Bolivie sous Rodrigo Paz a voté le 24 février 2026 en faveur de la résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dès sa prise de fonctions en novembre 2025, le président Paz a fait de l’ouverture au monde de la Bolivie sa priorité afin de rompre avec l’isolement du pays sous ses deux prédécesseurs, cherchant notamment à se rapprocher des Etats-Unis. Il a pris plusieurs mesures en ce sens : rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2008, ainsi qu’avec Israël (novembre 2025) ; levée de l’obligation de visas court séjour pour une dizaine de pays (décembre 2025) ; participation au sommet du « Bouclier des Amériques » à Miami (mars 2026). Il s’est également rapproché du FMI et de la Banque Mondiale. A la suite de l’intervention des Etats-Unis au Venezuela le 3 janvier 2026, le gouvernement bolivien a apporté un soutien unanime à la fin du régime de Nicolás Maduro. En mars 2026, le président bolivien a effectué une visite officielle au Brésil, marquée par la signature de plusieurs accords stratégiques dans le commerce, la sécurité et la coopération touristique et énergétique. Situation économique Le pays détient les 2èmes réserves de gaz du sous-continent, derrière le Venezuela, et dispose d’environ 20% des réserves mondiales identifiées de lithium ainsi que d’importantes ressources minières (fer, cuivre, étain) et agricoles. Malgré un territoire enclavé, l’économie bolivienne a connu lors de la dernière décennie une forte croissance (autour de 4 % depuis 2016), basée sur la hausse des exportations de gaz et soutenue par une demande intérieure dynamique et des dépenses publiques élevées. La politique économique du pays a reposé en grande partie sur l’investissement public, central dans les domaines de la santé et de l’éducation, et dans les entreprises publiques issues des nombreuses nationalisations décidées par le président Morales depuis 2006 (étatisation des hydrocarbures et du secteur de l’électricité notamment). Le PIB global a doublé en dix ans, tandis que la politique de redistribution sociale structurée par des programmes ambitieux a permis de réduire le taux de pauvreté de 60 % en 2005 à 36 % en 2021. Si ces indicateurs favorables ont contribué à la consolidation d’une classe moyenne en Bolivie, , en 2023, son PIB, estimé à 46,4 Md USD, se classait au 9e rang des 12 pays d’Amérique du Sud tandis que la Bolivie était le dernier pays de la région en termes de PIB par habitant (3 600 USD en 2022). L’économie bolivienne souffre notamment d’un manque de diversification, ce qui la rend très dépendante à la fois des hydrocarbures et du secteur public. L’économie informelle reste forte, représentant environ 60 % de l’activité économique et 80 % de l’emploi. Le pays pâtit également d’un environnement des affaires peu attractif (classé 150e au classement Doing Business 2020 de la Banque mondiale). Le modèle économique bolivien a montré des signes d’essoufflement à partir de 2019, accentués par les conséquences de l’épidémie de Covid-19. Le déficit budgétaire (9,3% du PIB en 2021) et la dette publique (83 % du PIB en 2021 contre 56 % en 2019) se sont accrus, tandis que les réserves internationales du pays ont considérablement chuté (4,7 milliards USD en 2021, son plus bas niveau depuis 15 ans). La situation économique de la Bolivie s'est depuis très fortement dégradée. En 2024, la Bolivie est entrée, selon le FMI, en récession avec une contraction du PIB de 1,1 %. En 2025, cette contraction s’est poursuivie avec un recul de l’activité de 1,2% et le FMI prévoit une poursuite de la baisse du PIB de 3,3% en 2026. La baisse de la production de gaz naturel a entrainé une baisse des revenus et une forte hausse du déficit public. Ce déficit budgétaire, combiné à l'incapacité du pays à se financer sur les marchés internationaux a imposé le recours au financement monétaire du déficit. Cela a entrainé la baisse des réserves de devises étrangères ainsi qu’une forte inflation dans le pays (19,5% en 2025 selon le FMI). Le gouvernement du président Paz, qui a fait du rétablissement de l’économie sa principale priorité, a mis fin en décembre 2025 aux subventions sur le carburant qui représentaient jusqu’à 3% du PIB. Il a ensuite libéralisé fin juin 2026 le taux de change fixe entre le boliviano et le dollar des Etats-Unis, en vigueur depuis 15 ans, afin de rétablir la confiance dans le système monétaire bolivien. Les autorités boliviennes ont annoncé plusieurs projets de lois sectorielles visant à attirer les investissements et à relancer l’activité économique tout en renforçant l’environnement des affaires dans le pays. Pour plus d’informations sur la situation économique et financière, consulter la fiche pays Bolivie sur le site de la direction générale du Trésor Liste des représentations françaises Ambassade de France en Bolivie Avenida Hernando Siles n° 5390 Esquina calle 8 Obrajes La Paz Bolivie Tel : +59 150 701 207 Ambassade de France en Bolivie Réseaux sociaux X Facebook Annuaire des représentations boliviennes en France Accéder à l'annuaire
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