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Belgique

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Présentation de la Belgique

Date de mise à jour le : 29 juin 2026

Carte

Données générales

Nom officiel : Royaume de Belgique
Nature du régime : État fédéral – monarchie constitutionnelle
Chef de l’État : Sa Majesté le Roi Philippe Ier (depuis le 21 juillet 2013)
Chef du gouvernement : Premier ministre : M. Bart De Wever (N-VA) (depuis le 3 février 2025)

Données géographiques

Superficie : 30 688 km2
Capitale : Bruxelles (198 000 hab.; la région Bruxelles Capitale : 1 219 970 hab.) 
Villes principales : Anvers (529 417 hab.), Gand (263 703 hab.), Charleroi (201 837 hab.), Liège (196 296 hab.)
Langues officielles : français, néerlandais, allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 21 juillet (serment du 21 juillet 1831, prêté par le premier roi des Belges, Léopold Ier)

Données démographiques

Population : 11 883 493 (2025) 
Densité : 389,1 hab. /km2
Croissance démographique : 0,56% (2025) 
Espérance de vie : 82,4 ans (femmes : 84,4 ans ; hommes : 80,3 ans) (2024)
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholiques (env. 57,1 %), musulmans (env. 6,8%), protestants (env. 2,3%) et juifs (env. 0,3%). 
Indice de développement humain : 0,951 (PNUD 2025) (10e place)

Politique intérieure

Les législatives du 9 juin 2024 ont marqué un virage à droite et la défaite d’acteurs clés de la coalition « Vivaldi » au pouvoir depuis 2020 : socialistes et verts en Flandre et en Wallonie, chrétiens-démocrates et libéraux flamands du Premier ministre. L’abstention a atteint le taux record de 12,5% (le vote est obligatoire). La coalition Vivaldi avait été marquée par des crises multiples (crise sanitaire, crise de l’accueil en matière de migration, guerre en Ukraine, crise énergétique et du pouvoir d’achat), qui ont impacté la mise en œuvre de son programme.

Le 31 janvier 2025, au terme de 240 jours de négociations, Bart De Wever a annoncé un accord entre les cinq partis de la coalition dite « Arizona » : la N-VA (CRE) de B. De Wever, le CD&V (S&D), Vooruit (S&D), le Mouvement réformateur (RE) et Les Engagés (RE). Parmi les priorités de la coalition gouvernementale se trouvent l’assainissement des finances de l’Etat, la réforme du chômage et des retraites, la lutte contre la violence et le narcotrafic, l’augmentation du budget de défense, et un renforcement de la politique migratoire

La dépendance énergétique du pays à la Russie a notamment conduit la coalition Arizona à revenir en février 2025 sur la sortie du nucléaire, à laquelle la Belgique s’était engagée en 2003. Le précédent gouvernement s’était déjà accordé sur un plan d’investissement d’1,16 Mds€ pour la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables. La Belgique a rejoint l'Alliance du nucléaire en février 2025 et signé une déclaration d’intention avec la France sur la coopération énergétique en juillet 2025. Le 30 avril 2026, l’État belge et ENGIE ont signé une lettre d’intention en vue de l’acquisition de l’intégralité des activités nucléaires du groupe, aboutissant ainsi à la nationalisation du parc nucléaire belge. 

Sur le plan des entités fédérées, la situation politique s’est par ailleurs débloquée le 14 février 2026 pour la région de Bruxelles-Capitale, où un gouvernement régional de coalition a pu se mettre en place après plus de 613 jours d’impasse politique et budgétaire à la suite des élections du 9 juin 2024.

Politique étrangère

Politique européenne

L’engagement européen demeure au cœur de la politique étrangère belge, membre fondateur des Communautés. Siège de nombreuses institutions européennes, la Belgique est particulièrement favorable à une intégration poussée. Le gouvernement sortant a pris des positions fortes en faveur de l’Europe durant sa présidence du conseil de l’UE au premier semestre 2024. Durant sa présidence, la Belgique s’est appliquée à finaliser le plus grand nombre de textes avant les élections européennes, visant notamment à renforcer la compétitivité et l'avenir industriel de l'UE, à protéger les individus et les frontières - en menant à bien le nouveau pacte sur l’asile et la migration - ou encore à rendre l’UE plus résiliente et autonome, en vue de préserver ses intérêts et valeurs. À cet égard, d’importants résultats ont été obtenus en matière de défense, de soutien à l'Ukraine et de politique étrangère stratégique de l'UE (suivi de la facilité pour l’Ukraine, mise en place d’un système de traçabilité des diamants russes, accord sur l’utilisation des avoirs russes gelés, élaboration de régimes de sanctions et déclarations communes dans le cadre du conflit au Proche-Orient, renforcement de la coopération avec l’Afrique…).

Lors de sa présidence, la Belgique a mis l'accent sur la nouvelle programmation stratégique 2024-2029 afin de préparer l'UE aux cinq prochaines années, et notamment aux réformes à mettre en œuvre en vue d'adapter le fonctionnement de l'Union à un futur élargissement.

Politique étrangère

Les autorités belges se sont rapidement mobilisées dans la cadre de la guerre en Ukraine. Outre l’envoi de matériel militaire (offensif et défensif) et un plein soutien aux sanctions à l’encontre des Russes et assimilés, le pays a très vite organisé un accueil pour les réfugiés, malgré un contexte intérieur contraint en matière d’accueil et de logement. La Belgique apporte un soutien significatif à l'Ukraine face à l'invasion russe consacrant la totalité du produit de sa fiscalité de droit commun sur les bénéfices liés aux avoirs russes immobilisés au sein d’Euroclear (1,7 Md€ en 2024 et 1,2 Md€ en 2025, 1,1 Md€ prévus en 2026).  

Dans le domaine de la défense, le gouvernement belge s’est engagé à l’issue du sommet OTAN de La Haye en juin 2025 à atteindre la cible de 2% du PIB dès 2025 (+0,7% du PIB et 4 Mds€, effectivement atteinte fin 2025). Face à la dégradation durable de l’environnement géopolitique, la Défense belge souhaite par ailleurs doubler ses effectifs d’ici 2035 pour atteindre 34 500 militaires.La Belgique participe activement à plusieurs opérations de maintien de la paix, dans le cadre de l’OTAN dont elle accueille le siège, comme de la PSDC. Elle est aujourd’hui présente en Roumanie, au sein de la mission Enhanced Forward Presence de l’OTAN. Elle est aussi active au sein de la coalition contre Daech. Présente au sein des missions de maintien de la paix à l’ONU, notamment en République démocratique du Congo (MONUC), au Soudan (MINUS), au Liban (FINUL) et au Moyen-Orient (ONUST). Longtemps active dans les missions au Sahel, civiles (EUCAP Sahel Niger) et militaires (EUTM Mali ; commandement de la mission EUTM RCA depuis le 4 février 2022), la Belgique, présente au Tchad (EUFOR) et en RDC (MUNUC) et dans le cadre de l’opération ATALANTE (lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes), avait contribué à la Task Force Takuba. 

La coopération et l’aide au développement sont historiquement les outils privilégiés de la diplomatie belge. Selon les données préliminaires de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), l’aide publique au développement (APD) fournie par la Belgique a atteint 3,18 Mds$ en 2024, ce qui représente 0,48 % de son RNB. Toutefois, le pays a abandonné l’objectif d’atteindre les 0,7% de RNB consacrés à l’APD en 2030. Le nouveau gouvernement prévoit une réduction de 25% du budget annuel de l’APD La politique de développement belge est principalement orientée vers 14 pays prioritaires, dont la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Burkina Faso ou encore le Bénin.

La Belgique siège depuis janvier 2023, pour la troisième fois au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies sur la période 2023-2026.

Coopération au sein de l’Union Benelux

La coopération entre les trois pays de la zone a été expressément identifiée par le gouvernement belge comme le cadre privilégié de la coopération internationale. En 2012, une déclaration des trois pays est notamment venue formaliser le renforcement de leur coopération militaire. En 2014, les trois ministres des Affaires étrangères ont signé à La Haye un nouveau traité sur la coopération transfrontalière. Le plan d’action de 2022 met notamment l’accent sur les synergies avec les régions voisines et un « Benelux vert, sûr et compétitif ». 

La Belgique en a assuré la présidence en 2024. Une déclaration d’intention relative au développement d’une coopération plus étroite entre la France et les États de l’Union Benelux a été signée en 2018 à Bruxelles. Elle rappelle la volonté de donner un nouvel élan aux coopérations transfrontalières, en particulier dans les domaines du développement économique, du développement durable, de l’innovation, du numérique et de la culture.

Situation économique

PIB (2025) : 642 Mds€ 
PIB par habitant (PPA) (2025) : 47 700€

Taux de croissance (2025) : 1 % 
Taux de chômage (2025) : 6,2 % 
Taux d’inflation (2025) : 3% 
Balance commerciale (202) : 9,5 Mds€ 
Dette publique (2025) : 107,9% du PIB 
Déficit public (2025) : 5,2% du PIB 

La Belgique est une économie ouverte et fortement tertiarisée, qui constitue un carrefour commercial en Europe de l’Ouest grâce notamment à ses bonnes infrastructures de transport, logistiques et énergétiques. Le pays se caractérise par un Nord relativement plus riche et industriel et un Sud en proie aux difficultés structurelles liées à la reconversion de ses anciennes filières d’excellence. 

Les ports fusionnés d’Anvers et de Zeebruges forment le 2ème ensemble portuaire européen (290 millions de tonnes transbordées par an, plus grand hub pétrochimique et plus grande porte d’entrée et de sortie de véhicules automobiles en Europe), représentant 4,5% du PIB belge (et 15% du marché européen du gaz naturel) et contribuant fortement au développement du commerce extérieur. Les importantes exportations belges au sein de l’UE lui ont longtemps permis de dégager une balance excédentaire, moteur de sa croissance (29,6Mds€ en 2021, 9,5Mds€ en 2024). 

Le maillage du territoire compte des industries variées, en fonction des spécificités régionales (production automobile en Flandre notamment et pharmaceutique en Wallonie). Face à cela, la Belgique a choisi de régionaliser son processus de ratification des traités internationaux, et chaque parlement est ainsi compétent pour ratifier ou bloquer les accords commerciaux. Ainsi, par exemple, alors que la Flandre, plus fortement liée au Royaume-Uni sur le plan commercial, a tenté de modérer l’impact du Brexit par la conclusion de nouveaux accords de libre-échange, la Wallonie appréhende les négociations des accords avec le Mercosur, en fonction du poids de l’agriculture dans la région. 

La dépendance de la Belgique aux exportations la rend particulièrement sensible aux crises. L’interruption des échanges commerciaux liée à la crise sanitaire (-8% des exportations en 2019) a plongé l’économie dans sa pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale (-6,3% de croissance en 2020). Le déploiement d’importantes mesures de soutien aux entreprises et à la consommation a permis d'en limiter l’impact notamment sur l’emploi. La Belgique a en outre bénéficié de la reprise des exportations en 2021 (+25,6% soit 464,3Mds€), particulièrement avec la Chine. Grâce à la production et l’exportation de produits pharmaceutiques (médicaments et vaccins), elle se hisse à la 10e place des plus importants exportateurs de marchandises au monde. 

Alors qu’en 2018, la Belgique était parvenue à réduire son déficit public à 0,7% du PIB, la crise du Covid a mis un coup d'arrêt à la stratégie budgétaire d'assainissement des finances publiques. La dette belge s’élevait en 2025 à 107,9% du PIB et le déficit à 5,2%. La Commission européenne a annoncé le 8 juillet 2024 ouvrir une procédure de déficit excessif face à la situation dégradée des finances belges. Le 17 mars 2025, la Belgique a présenté son plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) pour 2025 – 2029 à la Commission, qui a rendu un avis favorable le 27 mai 2025. Le 24 novembre 2025, la coalition est parvenue à un accord sur le budget fédéral 2026 après de longues négociations, au point d’être qualifié de « deuxième accord de gouvernement » par B. de Wever. Ce budget, qui prévoit un nouvel effort de 9,2Mds€ d’ici à 2029. Cet accord a été conclu dans un climat social tendu marqué par une grève de trois jours lancée par les syndicats contre les mesures du gouvernement fédéral. 

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