Pollution de l’air

Publié le : 08 juillet 2026

Dans de nombreuses régions du monde, en particulier dans les grandes métropoles d’Asie, d’Amérique latine ou d’Afrique, les niveaux de pollution atmosphérique peuvent être élevés et représenter un risque pour la santé des voyageurs. Cette pollution est principalement liée aux activités industrielles, au trafic routier et aux émissions domestiques. Dans certains pays, elle peut être majorée de façon saisonnière par des feux de forêt ou de broussailles, responsables d’émissions importantes de particules fines et de gaz irritants. Plus exceptionnellement, des éruptions volcaniques peuvent entraîner une dégradation brutale de la qualité de l’air, avec exposition à des cendres et à des gaz toxiques. 

Avant le départ, il est donc recommandé de se renseigner sur les niveaux de pollution atmosphérique en fonction de la saison et de la destination, en consultant notamment les données publiées par l’Organisation mondiale de la Santé et les outils de prévision du Copernicus Atmosphere Monitoring Service (en anglais). Une attention particulière doit être portée aux indices de qualité de l’air (AQI), un indice supérieur à 100 traduisant une qualité de l’air dégradée avec un risque sanitaire. 

En voyage ou déplacement à l’étranger, il est donc recommandé (de manière générale) de :

  • Surveiller l’apparition de symptômes inhabituels en cas d’exposition à une pollution élevée ou à des fumées (toux, irritation oculaire, essoufflement, sifflements respiratoires, palpitations) et consulter un médecin si nécessaire.
  • Réduire ou éviter les activités physiques intenses en extérieur lors des épisodes de pollution ou en présence de fumées d’incendie ou de cendres volcaniques, en particulier pour les personnes vulnérables ou sensibles (pathologies respiratoires ou cardiovasculaires, asthme, grossesse, âge avancé, immunodépression, enfants en très bas âge…).
  • Limiter les expositions durant les heures de trafic intense (début de matinée, fin de journée) et à proximité des axes routiers majeurs, ainsi qu’aux zones directement exposées aux panaches de fumées ou de cendres.
  • Privilégier les activités en intérieur lorsque les niveaux de pollution sont élevés ou en cas d’épisode de fumées ; maintenir les ouvertures fermées lors des pics liés aux incendies ou aux retombées volcaniques.
  • Aérer les locaux uniquement lorsque la qualité de l’air extérieur s’améliore, en dehors des pics de pollution ou des épisodes de fumées.
  • En cas de séjour prolongé dans une zone fortement polluée ou exposée à des fumées récurrentes, envisager l’utilisation d’un purificateur d’air à filtration HEPA (H13 ou H14), correctement dimensionné et entretenu.
  • Savoir que les masques chirurgicaux ne protègent pas contre la pollution atmosphérique ; les masques filtrants de type FFP2 ou N95 n’offrent qu’une protection partielle (efficace sur les particules mais pas sur les gaz irritants). Leur utilisation n’est pas recommandée en population générale.
  • Pour les personnes à risque, solliciter un avis médical avant le départ ou en cas de symptômes sur place afin d’adapter les mesures de protection.
  • Éviter le tabagisme actif et passif, qui majore significativement les effets délétères de la pollution atmosphérique.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la santé

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