Zone française d’occupation en Allemagne et en Autriche (1945-1955)

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Le contexte

Durant le premier semestre de 1945, les Alliés américains, britanniques et soviétiques se rencontrèrent à plusieurs reprises afin de statuer sur le sort qu’ils réserveraient au Troisième Reich à l’issue du conflit. Ils décidèrent de partager l’Allemagne et l’Autriche en trois zones, occupée chacune par l’un d’entre eux.

Par la suite, devant l’insistance de Churchill qui craignait de se retrouver seul face aux Soviétiques après le retrait des Américains, la France libre du général de Gaulle fut considérée comme alliée et admise à la table des négociations. Une zone lui fut même attribuée, prélevée sur celles précédemment dévolues aux Américains et aux Britanniques.

L’organisation

Les zones d’occupation débutèrent leur activité à l’été 1945, pour une période de 10 ans. Cette durée fut raccourcie en Allemagne de l’ouest puisque un état souverain, la république fédérale d’Allemagne, fut institué en 1949 ; elle fut en revanche allongée à Berlin puisqu’elle se prolongea pendant toute la durée de la Guerre froide, jusqu’en 1994.

La participation française à cette période d’occupation, conséquence directe de la Seconde Guerre mondiale, était constituée de quatre niveaux, correspondant à quatre échelons hiérarchiques :

  • un secrétariat général au sein du ministère des Affaires étrangères chargé de piloter et coordonner l’action des différentes administrations sur le terrain ;
  • une représentation au sein des organismes interalliés, d’abord le conseil de Contrôle (Berlin, 1945-1948) puis la haute Commission alliée (Bonn, 1949-1955) et les structures tripartites rattachées ;
  • un haut-commissariat de la république française en Allemagne (Baden-Baden) et un autre en Autriche (Innsbrück) ;
  • une délégation dans chacune des provinces de chaque haut-commissariat, à savoir Sarre (avec un statut particulier dès 1947), Rhénanie-Palatinat, Bade-sud et Wurtemberg-Hohenzollern en Allemagne ; Vorarlberg et Tyrol en Autriche ; auxquelles on doit ajouter quelques districts dans les capitales Berlin et Vienne.

Les archives

Les archives produites par les trois derniers échelons de ces administrations furent rapatriées dès 1951-1952 au bureau des Archives de l’occupation française à Colmar (Haut-Rhin), avant d’être transférées au centre des Archives diplomatiques de La Courneuve à l’été 2010. Elles renferment, outre les documents de gestion administratives, notes et rapports, une importante collection iconographique de près de 6500 images, des fonds privés et des témoignages oraux d’anciens fonctionnaires français d’occupation.

Une notice générale d’orientation et d’aide à la recherche a été réalisée au printemps 2013 pour donner aux chercheurs les indications nécessaires pour comprendre ces fonds. Elle indique notamment les inventaires disponibles et les modalités d’accès, et elle est mise à jour régulièrement.

On peut consulter, au choix, la version originale ou bien la dernière version à jour :

Voir aussi : Enfants en zone française française d’occupation en Allemagne et en Autriche