Pratiques illicites dans l’adoption internationale Publication du rapport de la mission d’inspection interministérielle relative aux pratiques illicites dans l’adoption internationale en France (13 mars 2024) Adoption internationale Publié le : 02 décembre 2025 Mis à jour le : 26 janvier 2026 Dans cette rubrique Services aux Françaises et aux Français Préparer son expatriation Études supérieures Préparation d'une expatriation Documents officiels à l’étranger Programme Vacances-Travail (PVT) Comment réagir en cas d’imprévu à l’étranger ? Programmes proposés par les organismes d’échanges Programmes proposés par les organismes publics français Formalités avant le départ Documents de voyage Douanes Autoriser la circulation d’un enfant mineur S’inscrire au registre des Français établis hors de France Certificat - copie - légalisation - notariat Conduire à l’étranger Adoption à l’étranger Glossaire de l'adoption La Mission de l’adoption internationale Les conditions de l’adoption internationale Pratiques illicites dans l’adoption internationale Processus de l’adoption internationale Recherche des origines Rôle des acteurs de l'adoption internationale S’informer et se préparer Textes de référence Vie administrative et élections Modalités de vote État civil et nationalité française Associations des Français de l’étranger Citoyenneté et élections Fiscalité Retraite Famille – scolarité Enlèvements d’enfants vers l’étranger Que faire en cas de déplacement illicite Scolarité en français Victimes à l’étranger Recouvrement de créances alimentaires à l’étranger Santé, handicap et protection sociale Santé Protection sociale Handicap et expatriation Demander l’allocation aux adultes handicapés (AAH) Demander l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) Rôle des services consulaires Assistance et sécurité Accident grave à l'étranger Décès à l’étranger Disparitions inquiétantes En cas d’agression Urgence ou difficulté Vol ou perte de documents à l’étranger Annuaire international des structures d’accueil des victimes de violence à l’étranger À l’occasion de la remise du rapport de la mission d’inspection interministérielle sur les pratiques illicites dans l’adoption internationale, le Gouvernement reconnait qu’il y a eu des manquements collectifs dans la protection due aux enfants et qu’ils ont pu avoir des conséquences jusqu’à leur vie d’adulte. La France souhaite apporter aux personnes qui, enfants, n’ont pas été suffisamment protégées, les réponses et l’accompagnement nécessaires, en particulier pour la recherche de leurs origines. Afin de mieux répondre à leurs besoins et de prévenir les risques qui subsisteraient pour les futures adoptions, le Gouvernement demande également au Conseil national de l’adoption (CNA) ainsi qu’au Conseil national d’accès aux origines personnelles (CNAOP) de débattre des recommandations formulées dans le rapport et d’émettre un avis conjoint, dans un délai de six mois. L’intérêt supérieur des enfants et l’accompagnement des adoptés devenus adultes doivent constituer notre boussole collective. Les pratiques illicites qui ont accompagné l’essor de l’adoption internationale jusqu’au début des années 2000 sont aujourd’hui bien documentées. Le rapport de la mission d’inspection interministérielle a aussi vocation à nourrir les réflexions et les débats de l’ensemble des parties prenantes de l’adoption internationale en France. S’il est impossible d’évaluer la part des adoptions entachées de pratiques illicites, les différents travaux convergent pour démontrer le caractère systémique de ces pratiques, dans un contexte de faible régulation et de fragilité des pays d’origine. Le rapport reconnait le chemin d’ores et déjà parcouru par la France depuis 25 ans pour améliorer la régulation et la transparence des pratiques relatives à l’adoption internationale : la ratification de la convention de La Haye en 1998 ; la création de l’Agence française de l’adoption en 2005 ; l’entrée en vigueur de la loi du 21 février 2022 qui interdit l’adoption par démarche individuelle ; le renforcement des mécanismes de contrôle, notamment en coopérant uniquement avec des États ayant ratifié la Convention de La Haye et en décidant de n’habiliter qu’un seul organisme autorisé pour l’adoption (OAA) par État d’origine aux côtés de l’opérateur public France Enfance protégée, réduisant ainsi à six le nombre d’OAA habilités, contre 17 en 2022. Comme le rapport de la mission d’inspection interministérielle le souligne, les risques de dérive en matière d’adoption internationale sont aujourd’hui minimes à condition que ces efforts de régulation se poursuivent : la France y est pleinement engagée. Télécharger le rapport sur les pratiques illicites dans l’adoption internationale en France PDF - 1 487.9 KB Télécharger "Adoption internationale - Annexes" PDF - 17 785.0 KB