Déclarations conjointes, communiqués et remarques Situation au Proche-Orient Israël/Palestine Action humanitaire Droits de l’Homme Multilatéralisme Publié le : 04 septembre 2026 Mis à jour le : 24 septembre 2026 Sommaire AGNU - Table-ronde avec des représentants des sociétés civiles israélienne et palestinienne organisée par la France Attaque terroriste en Cisjordanie Déclaration des ministres des Affaires étrangères de la France, du Royaume-Uni, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, de la Finlande, de l'Irlande, de l'Islande, de la Norvège, de la Pologne, du Portugal et de la Suède sur la solution à deux états Israël/Palestine - Propos de M. Amichai Chikli, ministre du gouvernement israélien Déclaration conjointe sur le projet de colonie E1 en Cisjordanie Israël/Palestine - Situation en Cisjordanie Israël/Palestine - Annonce d'un accord sur le désarmement du Hamas Israël/Palestine - Situation en Cisjordanie Palestine - Organisation des élections législatives et présidentielle Accord cadre entre le Liban et Israël La France reste mobilisée pour la Palestine : 20e envoi d’aide humanitaire pour la population de Gaza L’Appel de Paris pour la solution à deux États - Discours de clôture de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Déclaration ministérielle conjointe sur la Cisjordanie Déclaration conjointe* sur l’accès humanitaire à Gaza et la loi sur l’enregistrement des organisations non gouvernementales internationales Déclaration conjointe des dirigeants du Royaume-Uni, de l'Italie, de la France et de l'Allemagne sur la situation en Cisjordanie Palestine - Elections municipales en Cisjordanie et à Deir el Balah Israël/Palestine – Dégradation d’une station d’épuration et démolition d’une école en Cisjordanie Cessez-le-feu temporaire entre Israël et le Liban Adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, au Sénat Suspension des évacuations médicales opérées par l'OMS à Gaza Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, l’Australie, la France, l’Italie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni – Projet de loi étendant le champ d’application de la peine de mort Déclaration à la presse de Jean-Noël Barrot à l’issue de son déplacement au Liban et en Israël Israël – Entretien de Jean-Noël Barrot avec son homologue israélien Israël/Palestine - Déclaration conjointe sur la situation en Cisjordanie Israël/Palestine - Mesures du gouvernement israélien sur la Cisjordanie Réouverture partielle du point de passage de Rafah Situation de l’Unrwa Israël/Palestine - Suspension de l’éligibilité des Gazaouis au programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil Israël - Rapatriement du dernier corps d’otage Israël/Palestine - Livraison de fret humanitaire à Gaza Israël/Palestine - Passage à la deuxième phase du plan de paix pour Gaza Réponse humanitaire à Gaza - Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Islande, du Japon, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni Israël - Attaque terroriste dans le nord d’Israël Déclaration conjointe – Approbation de la création de 19 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée Israël/Territoires palestiniens - Situation en Cisjordanie - Déclaration du groupe E4 Situation en Palestine - Réponse d’Éléonore Caroit à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale Nations unies - Adoption de la résolution 2803 du Conseil de sécurité relative au plan de paix pour Gaza Réponse de Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale Israël / Palestine : Situation à Gaza Israël - Palestine - Avis consultatif de la Cour internationale de Justice Israël/Palestine - Incidents armés dans la bande de Gaza Israël/Palestine - Libération des otages Israël/Palestine - Conclusion de la première phase d’un accord de cessez-le-feu à Gaza Israël - Commémoration des attaques terroristes du 7 octobre Israël/Palestine - Réponse du Hamas au plan de paix proposé par le Président D. J. Trump Flottille Global Sumud et Thousand Madleens - Déclaration du porte-parole du ministère de l’Europe et des affaires étrangères Israël/Palestine – Plan de paix proposé par le Président D. J. Trump Déclaration conjointe : proposition d’assistance pour le traitement des patients de Gaza en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est Flottille Global Sumud vers Gaza Déclaration conjointe - Événement consacré à la situation des journalistes à Gaza lors de la semaine de haut-niveau de l’Assemblée générale des Nations unies Israël/Palestine - Extension et intensification de l’offensive israélienne à Gaza ville Déclaration des ministres des Affaires étrangères du groupe E3 sur les frappes israéliennes à Doha Israël / Territoires palestiniens - Adoption par l’ONU de la déclaration de New York sur la solution à deux états et condamnation du Hamas Israël/Palestine - Attaque terroriste à Jérusalem Israël / Palestine – Soutien de la Ligue arabe à Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États - Déclaration du porte-parole adjoint du ministère de l’Europe Conférence internationale de haut niveau des Nations Unies - Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États AGNU - Table-ronde avec des représentants des sociétés civiles israélienne et palestinienne organisée par la France Discours New York, le 23 septembre 2026 Jean-Noël Barrot - La 10 227e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est le maintien de la paix et de la sécurité de l'Ukraine. L'ordre du jour est adopté. Je souhaite chaleureusement la bienvenue aux Présidents, aux Premiers ministres et aux ministres présents dans la salle du Conseil de sécurité. Votre présence aujourd'hui témoigne de l'importance de la question à l'examen. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants des pays ci-après à participer à la présente séance : Allemagne, Espagne, Finlande, Italie, Moldavie, Pologne, Roumanie, Royaume des Pays-Bas, Slovaquie et Ukraine. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite Mme Rosemary DiCarlo, secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite également Son Excellence M. Antonio Costa, président du Conseil européen, à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Je donne maintenant la parole à Mme Rosemary DiCarlo. [Discours de Mme Rosemary DiCarlo] Jean-Noël Barrot - Je remercie Mme Rosemary DiCarlo pour son exposé. Je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de la France. Madame la secrétaire générale adjointe, mesdames et messieurs, il y a près de cinq ans, Vladimir Poutine précipitait son propre pays et ses propres citoyens à la poursuite d'un dessein funeste et paranoïaque, celui d'une guerre d'agression brutale et illégale contre l'Ukraine. Une guerre illégale d'abord contre un État souverain reconnu depuis 1991 par la communauté internationale et par la Russie en particulier, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une guerre coloniale contre une nation dont l'identité est remise en cause, la culture niée, l'histoire réécrite et la langue dénigrée par la Russie. Souvenons-nous du théâtre de Marioupol et de ses centaines de victimes civiles. Une guerre que l’Ukraine n’a pas provoquée. Car c’est bien la Russie, et elle seule, qui a envahi le 24 février 2022 un voisin qui ne la menaçait en rien. Pour Vladimir Poutine, cette guerre est un échec cinglant. C’est l’échec d’une expédition insensée, voulue par un seul homme. Mais qui paye le prix de cette folie ? C’est l’Ukraine ; c’est l’Europe ; ce sont les pays en développement, les populations les plus vulnérables à travers le monde ; ce sont les Nations Unies et leur crédibilité ; c’est, enfin, la Russie elle-même et son peuple. Oui c’est d’abord l’Ukraine ! Qui peut oublier les massacres de civils à Boutcha au printemps 2022 ? Depuis, le bilan n’a cessé de s’alourdir : 71 000 victimes civiles, dont 17 000 morts, depuis le début de l’invasion. En ciblant les infrastructures stratégiques – centrales électriques et nucléaires, réseaux de chauffage urbain, réseaux d’eau potable –, la Russie utilise l'hiver, le froid et les privations les plus élémentaires comme des armes de destruction massive dirigées contre la population civile. C’est l’Europe ! La Russie s’en prend à l’Europe toute entière, par ses assassinats ciblés, ses sabotages, ses attaques cyber, sa désinformation, ses violations répétées de l’espace aérien européen : Roumanie, Pologne, Moldavie, Lituanie, Estonie, Lettonie, Finlande… Pas un État qui ne soit inquiété par cette agressivité russe, qui se déploie loin de ses frontières, comme encore récemment en Allemagne, à Leipzig. L’Allemagne, notre voisine, à laquelle nous apportons toute notre solidarité. Qui paie le prix de cette folie ? Ce sont les États et les populations les plus vulnérables du monde qui paient aussi le prix de cette agression. Les attaques russes ciblent les ports et les navires commerciaux qui transportent notamment les céréales et les produits oléagineux ukrainiens en mer Noire. Des produits destinés notamment aux pays en développement. Cette guerre affecte donc gravement la sécurité alimentaire mondiale dans son ensemble. Par sa guerre d’agression, la Russie frappe, enfin, les Nations Unies. Sa Charte est bafouée par un membre permanent du Conseil de sécurité qui, faisant fi de la responsabilité principale qui est la sienne, affaiblit l’autorité de cette enceinte. Quelle légitimité reste-t-il à un Conseil de sécurité dont un membre permanent, la Russie, multiplie les violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, se rend coupable d’exactions qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine ? Un membre permanent dont le dirigeant est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour le crime de guerre de déportation et de transfert illégal d’enfants ? Oui, Vladimir Poutine déshonore le siège de membre permanent de la Russie et discrédite ce Conseil aux yeux du monde. Mesdames et Messieurs, qui paie le prix de cette folie ? C’est la Russie elle-même, décimée, ruinée, isolée par cette guerre voulue par un seul homme. Décimée, la Russie : L’obstination d’un homme a déjà condamné à mort près de 500 000 Russes, qui n’avaient pas voix au chapitre, pour une guerre qui n’est pas la leur, dans un pays qui n’est pas le leur. Ruinée, la Russie de Vladimir Poutine qui est celle de la récession et de l’inflation. C’est l’effondrement d’un pays qui a vécu sur sa rente pétro-gazière et qui rationne aujourd’hui la vente de carburants dans la majorité de ses régions. C’est une économie civile accaparée par la guerre et dont l’activité s’effondre. C’est un déficit public 2,5 fois plus élevé que prévu, et tout ceci, au détriment des services de base à la population. Isolée, la Russie de Vladimir Poutine. Écartée du G8 après l’annexion illégale de la Crimée, la Russie est isolée, suspendue du Conseil des Droits de l’Homme, exclue du Conseil de l’Europe. La Russie est esseulée à l’Assemblée générale des Nations Unies, qui, à dix reprises - dix reprises - et à de larges majorités, a condamné son agression, a appelé au cessez-le-feu et au respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Et pourtant, une autre voie est possible. Celle du cessez-le-feu, tout d’abord. Cette guerre n’a que trop duré. La France renouvelle son appel à un cessez-le-feu immédiat, à partir de la ligne de front actuelle, car les paroles de paix se font mieux entendre dans le silence des armes. L’Ukraine propose depuis plus d’un an déjà le principe d’un cessez-le-feu immédiat. Nous ne pouvons nous résoudre à ce que la Russie y réponde encore et toujours par des bombardements. Aussi, comme l’a encore exprimé le Président de la République ici même à la tribune de l’Assemblée générale, la France soutient l’établissement d’un double moratoire : d’une part sur les attaques concernant l’énergie et les infrastructures civiles de part et d’autre, ainsi que d’autre part un moratoire sur les attaques en mer Noire, comme premier pas dans la désescalade. La voie de la négociation, ensuite. L’Ukraine est prête à la paix : elle en exprime le souhait, auquel s’oppose l’entêtement de Moscou. Kyïv exprime clairement sa volonté de paix et a fait montre à de nombreuses reprises de sa disposition à s’engager honnêtement dans un processus de négociation. Le président ukrainien s’est également dit prêt à rencontrer son homologue russe. Tant que la Russie ne s’engagera pas dans la négociation, nous continuerons d’accentuer notre pression collective pour la contraindre à négocier de bonne foi et à cesser son agression insensée. Mesdames, Messieurs, la seule issue possible est une paix juste, durable, conforme au droit international et à la Charte des Nations Unies, respectueuse de la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Vladimir Poutine est en échec. L’Ukraine et la communauté internationale en paient le prix. Le peuple russe aussi. Cette folie doit cesser. Je vous remercie, et je reprends mes fonctions de Président du Conseil. Attaque terroriste en Cisjordanie Déclaration 20 septembre 2026 La France condamne fermement l'attaque terroriste qui a coûté la vie à un Israélien en Cisjordanie. Elle présente ses condoléances à sa famille et ses proches. Elle réitère sa condamnation du terrorisme sous toutes ses formes. Déclaration des ministres des Affaires étrangères de la France, du Royaume-Uni, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, de la Finlande, de l'Irlande, de l'Islande, de la Norvège, de la Pologne, du Portugal et de la Suède sur la solution à deux états Déclaration 8 septembre 2026 1. Les actions menées par le gouvernement d’Israël en Cisjordanie compromettent la possibilité d’une solution à deux États. La situation se dégrade rapidement alors que les violences commises par les colons et l’expansion des colonies ont atteint des niveaux sans précédent, avec notamment la décision inadmissible de publier des appels d’offre pour le projet de colonie E1. Le Président de la République française Emmanuel Macron, le Premier ministre du Royaume-Uni Andy Burnham et le Premier ministre du Canada Mark Carney sont convenus de la nécessité de prendre des mesures pour empêcher que la situation se détériore davantage. 2. Aujourd’hui, la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, l'Islande, la Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède confirment leur intention d’imposer des restrictions nationales au commerce de biens avec des colonies illégales au regard du droit international et/ou de soutenir des restrictions européennes en ce sens, ou qu’elles envisagent sérieusement d’adopter de telles restrictions ou d’autres mesures conformément à leurs procédures nationales. À cet égard, la France, le Royaume-Uni et le Canada saluent les mesures importantes que l’Irlande, l’Espagne, les Pays-Bas, la Norvège et la Belgique ont déjà prises, et proposeront des mesures nationales afin d’interdire le commerce de biens issus des colonies. 3. Ensemble, nous sommes convaincus que la solution à deux États doit être protégée, et nous sommes déterminés à agir en faveur d’une paix juste et durable, sur la base des principes inscrits dans la Déclaration de New York adoptée il y a un an. Nous nous opposons fermement à toute action ayant pour conséquence l’annexion de terres palestiniennes et le déplacement forcé de populations palestiniennes. 4. Le gouvernement d’Israël doit immédiatement mettre un terme à l’expansion des colonies et des pouvoirs administratifs civils, veiller à ce que les colons auteurs de violence répondent de leurs actes et enquêter sur les allégations qui visent les forces israéliennes. 5. Nous reconnaissons les intérêts de sécurité légitimes d’Israël et nous réaffirmons notre condamnation de l’attentat terroriste du 7 octobre perpétré par le Hamas, qui constitue le pire massacre antisémite depuis la Shoah. Nous sommes fermement déterminés à lutter contre l’antisémitisme où qu’il se manifeste. Nous nous engageons sans réserve en faveur de la solution à deux États, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, qui permettrait à Israël et à un État palestinien souverain, démocratique et viable de se reconnaître mutuellement et de vivre côte-à-côte en paix et en sécurité au sein de frontières sûres et internationalement reconnues. Israël/Palestine - Propos de M. Amichai Chikli, ministre du gouvernement israélien Communiqué 7 septembre 2026 M. Amichai Chikli, ministre du gouvernement israélien, a tenu le 6 septembre des propos mettant en cause en des termes injurieux le Président de la République et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Ces propos sont inacceptables et n’ont pas leur place dans le dialogue entre États. La déformation et l’instrumentalisation à des fins politiques des positions exprimées par les autorités françaises ne sont pas dignes de la mémoire des victimes de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, pire massacre antisémite depuis la Shoah. Elles sont d’autant plus choquantes que la France a toujours condamné avec la plus grande clarté ces actes barbares, dans lesquels plus de cinquante ressortissants français ont perdu la vie. C’est également à l’initiative de la France, conjointement avec l’Arabie saoudite, que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 12 septembre 2025, à une très large majorité de 142 États, la résolution endossant la Déclaration de New York, premier texte des Nations unies à condamner les attaques terroristes du 7 octobre 2023 et à appeler au désarmement du Hamas ainsi qu’à son exclusion de la gouvernance de Gaza. Le 7 février 2024, la France a organisé un hommage national aux victimes françaises du 7 octobre 2023. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères M. Jean-Noël Barrot s'est rendu en Israël le 7 octobre 2024 pour honorer leur mémoire et pour témoigner sa solidarité aux familles des victimes ainsi qu'à l'ensemble du peuple israélien. La France a toujours assumé sa conviction que la solution à deux États est la seule à même d’établir une paix juste et durable, qui garantisse la sécurité et l’intégration régionale d’Israël, et qui réponde à l’aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité et à la liberté. La France continuera inlassablement à agir en ce sens, en lien avec l’ensemble de ses partenaires. Déclaration conjointe sur le projet de colonie E1 en Cisjordanie Déclaration 21 août 2026 Déclaration conjointe des dirigeants de l’Allemagne, de la Belgique, du Canada, de la France, de l’Italie, de la Norvège, des Pays-Bas et du Royaume Uni sur le projet de colonie E1 en Cisjordanie. La décision du gouvernement israélien de publier des appels d’offres pour des projets de construction dans le cadre du projet de colonie E1 est inacceptable. La communauté internationale s’oppose depuis longtemps à cette expansion des colonies et a fait part de ses graves préoccupations, tant en privé que publiquement. La colonie E1 compromettra les perspectives d’une solution à deux États en créant une division à travers la Cisjordanie et en portant atteinte à la continuité territoriale des Territoires palestiniens. Le droit international est clair : les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales. Il s’agit de la position de la communauté internationale, réaffirmée par le Conseil de sécurité des Nations unies. À un moment où la Cisjordanie connaît une instabilité grave, avec des niveaux sans précédent de violences commises par des colons contre des civils et de sérieuses restrictions imposées à l’économie palestinienne, cette décision est d’autant plus préoccupante. Nous exhortons le gouvernement israélien à retirer immédiatement ces projets et à mettre fin à l’expansion des colonies en Cisjordanie. Non seulement ces mesures nous éloigneront davantage de la paix, mais elles continueront également à affaiblir la position d’Israël sur la scène internationale. Les entreprises ne doivent pas envisager de soumissionner aux appels d’offres pour ces projets de construction. Elles doivent être conscientes des conséquences juridiques et réputationnelles, notamment du risque de se rendre complices de graves violations du droit international. Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’une paix globale, juste et durable, fondée sur la solution à deux États. Nous continuerons à agir en ce sens. Israël/Palestine - Situation en Cisjordanie Déclaration 14 août 2026 La France condamne avec la plus grande fermeté l’occupation par des colons israéliens de plusieurs habitations palestiniennes situées dans le village d’Al Qusra en Cisjordanie, ainsi que les violences perpétrées à l’encontre des civils palestiniens. Elle appelle les autorités israéliennes à arrêter et à traduire en justice les auteurs de ces actes. Alors que les actes de violence commis par les colons se multiplient en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la France appelle les autorités israéliennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la population civile palestinienne, comme elles en ont l'obligation au titre du droit international. Elle réitère sa condamnation de la politique de colonisation israélienne, qui menace la solution à deux Etats et avive les tensions sur le terrain. Israël/Palestine - Annonce d'un accord sur le désarmement du Hamas Déclaration 31 juillet 2026 La France se félicite de l’annonce d’un accord sur le désarmement du Hamas. Elle salue les efforts diplomatiques conduits par les États-Unis et les médiateurs régionaux, en particulier l’Égypte, le Qatar et la Turquie, qui ont rendu possible ce résultat. Le désarmement du Hamas, auteur du massacre du 7 octobre 2023, est une exigence que la France porte de longue date. Cette exigence figure au cœur de la déclaration de New York adoptée il y a un an à son initiative, à laquelle ont souscrit 142 États. Il importe désormais que cet accord soit suivi d’effets et que le Hamas dépose effectivement ses armes, afin que puissent s’engager le retrait de l’armée israélienne et le déploiement de la force internationale de stabilisation en soutien aux forces de sécurité et de police palestiniennes, conformément aux dispositions de la résolution 2803 du Conseil de Sécurité des Nations unies. A terme, ce processus doit ouvrir la voie au retour de l’Autorité palestinienne à Gaza. Enfin, il est impératif que l’aide humanitaire puisse entrer immédiatement et massivement dans Gaza. Israël/Palestine - Situation en Cisjordanie Déclaration 27 juillet 2026 La France exprime sa vive préoccupation face aux violences survenues ces derniers jours en Cisjordanie, qui ont fait plusieurs victimes israéliennes et palestiniennes. Elle adresse ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Alors que les autorités israéliennes ont annoncé le lancement d’une opération militaire d'ampleur en Cisjordanie, la France appelle l’ensemble des parties au calme et à la retenue. Elle rappelle la responsabilité de l’armée israélienne de protéger les populations civiles. Dans un contexte où l’avancée de la colonisation avive les tensions sur le terrain et où les violences commises par les colons se multiplient, la France réaffirme son soutien à la solution des deux États, seule à même de mettre fin au cycle de la violence. Palestine - Organisation des élections législatives et présidentielle Déclaration 10 juillet 2026 La France salue la publication par l’Autorité palestinienne du décret fixant la date officielle des élections législatives palestiniennes au 28 novembre 2026, ainsi que l’annonce de la tenue de l'élection présidentielle début 2027, conformément aux engagements pris par le président Mahmoud Abbas auprès du président de la République. Nous appelons toutes les parties à assurer la bonne organisation de ces scrutins, qui doivent permettre l’expression démocratique par les urnes du peuple palestinien dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés, conformément aux standards internationaux. La France se tient prête, aux côtés de ses partenaires, à apporter tout l’appui nécessaire à l’organisation de ces élections. Accord cadre entre le Liban et Israël Déclaration 27 juin 2026 La France salue l’accord-cadre signé vendredi à Washington entre les gouvernements du Liban et d’Israël, sous médiation américaine. Cet accord doit ouvrir la voie au recouvrement total de la souveraineté libanaise au sein des frontières du pays, à l’instauration du plein monopole de l’Etat libanais sur les armes et au retrait de l’armée israélienne du territoire libanais. Il doit permettre l’accès humanitaire aux zones affectées par la guerre et le retour des populations déplacées. Attachée à la sécurité d’Israël comme à celle du Liban et engagée dans le maintien de la paix au Sud-Liban, la France se tient prête à contribuer à la mise en œuvre de cet accord-cadre et à la réalisation de l’ensemble de ces objectifs. La France reste mobilisée pour la Palestine : 20e envoi d’aide humanitaire pour la population de Gaza Communiqué 17 juin 2026 Depuis 2023, la France a contribué à hauteur de plus de 300 millions d’euros à la réponse humanitaire dirigée vers la population civile palestinienne à Gaza et en Cisjordanie. Ce soutien impulsé par le président de la République lors de la Conférence internationale humanitaire pour la population civile de Gaza organisée à Paris le 9 novembre 2023, a été poursuivi par le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères en 2024, en 2025 et en 2026. La réponse humanitaire française en Palestine auprès des populations les plus vulnérables est déployée en partenariat avec les Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des ONG françaises, européennes et palestiniennes dans le respect des principes et du droit international humanitaires. Au total, depuis 2023, le Centre de crise et de soutien (CDCS) du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, en coordination avec l’Union européenne et ses partenaires, a acheminé plus de 1 500 tonnes d’aide pour les populations palestiniennes dans la région, dont des aliments pour lutter contre la malnutrition, des abris pour les populations déplacées, des médicaments et des équipements pour permettre un accès à l’eau potable. En 2026, ce sont près de 400 tonnes d’aliments thérapeutiques qui ont été acheminées par voie maritime vers Gaza pour venir en aide à 42 000 enfants palestiniens souffrant de malnutrition. Cette cargaison, arrivée à Port Saïd le 4 février grâce à la Fondation CMA-CGM, a été réceptionnée par le Programme alimentaire mondial qui s’en est vu confier la distribution dans Gaza. Pour cette 20e opération, ce sont 5 tonnes de fret, notamment des kits hygiène, qui ont été acheminées vers Ashdod à travers le corridor maritime chypriote. Le fret sera convoyé vers Gaza pour être remis à une ONG partenaire chargée de le distribuer à la population. La situation humanitaire à Gaza reste catastrophique. La France appelle Israël à lever sans délai les restrictions sur l’acheminement de l’aide humanitaire et à rouvrir tous les points de passage, conformément au plan de paix pour Gaza et au droit international. A Gaza et en Cisjordanie, la réponse humanitaire française apporte une assistance vitale à la population civile palestinienne, en couvrant les besoins essentiels tels que l’accès à la santé, la sécurité alimentaire, l’eau-hygiène-assainissement, l’éducation, la protection et aux abris. La France remercie l’ensemble de ses partenaires, dont l’Union européenne, ainsi que les organismes qui contribuent à la réponse humanitaire française par des projets d’urgence, des dons et/ou un appui logistique : la fondation CMA CGM, la fondation Airbus, le Programme alimentaire mondial, UNOPS, l’entreprise Nutriset, TULIPE, Electriciens sans frontières et les ONG partenaires du CDCS. L’Appel de Paris pour la solution à deux États - Discours de clôture de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Discours 16 juin 2026 Ministres, Ambassadeurs, ambassadrices, Militants de la paix, Merci. Todah. Shukran. En vous écoutant et en vous voyant réunis ici, la première émotion qui m’étreint, c’est la gratitude. Parce qu’un an après l’appel du 13 juin 2025, vous êtes venus porter au monde un message de résistance et d’espoir. Résistance à l’idée que le camp de la guerre puisse l’emporter sur celui de la paix. Espoir, celui de deux États, vivant côte à côte, en paix et en sécurité. Votre présence nombreuse aujourd’hui est la démonstration éclatante que la paix et la réconciliation restent possibles, malgré toutes les souffrances, malgré les blessures profondes du terrorisme et de la guerre, et qu’elles passent par la reconnaissance mutuelle, la résistance aux discours de haine, le refus de la résignation. L’Appel de Paris de l’année dernière, votre appel, n’est pas resté lettre morte. Souvenez-vous : la déclaration de New York a été endossée par la majorité des nations du monde, appelant dans un même souffle la condamnation définitive des attaques terroristes du 7 octobre, l’exclusion du Hamas de la gouvernance palestinienne, la reconnaissance de la Palestine et l’intégration régionale. Quelques semaines plus tard, le 22 septembre 2025, par la voix du président de la République, la France a pris la décision capitale de reconnaître l’État de Palestine. Elle l’a fait avec dix pays, dont la plupart sont représentés aujourd’hui et je les en remercie. Quelques semaines plus tard, un plan de paix a été adopté, ouvrant enfin la possibilité que les armes se taisent. Et de fait, il y a désormais un cessez-le-feu à Gaza, certes imparfait, certes violé constamment, mais qui existe. Tous les otages vivants sont sortis de Gaza : après avoir vécu l’enfer, ils ont pu retrouver leurs proches. Et toutes les dépouilles ont été restituées pour permettre enfin aux familles d’entamer leur deuil. Mais, malgré cela, la situation est tragique. C’est la catastrophe humanitaire insoutenable dans laquelle Gaza demeure plongée. C’est la blessure intime du 7 octobre, que chaque famille israélienne porte encore dans sa chair, et les missiles iraniens qui continuent de cibler Israël. C’est la situation insupportable en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où la violence des colons radicaux, les appels à l’annexion, les déplacements forcés, les atteintes au statu quo des lieux saints réduisent chaque jour la perspective de la paix. Comme si cela ne suffisait pas, la guerre a de nouveau embrasé la région, ajoutant les peuples libanais et iranien aux victimes de la tragédie du Levant. Je le dis avec vous, à nos frères et nos sœurs au Liban et en Iran, pris entre deux feux dans des guerres qu’ils n’ont pas choisies : nous ne les oublions pas, nous ne vous oublions pas. Nous pourrions, dans ces conditions, trouver toutes les raisons du monde pour baisser les bras. Mais vous êtes là ! Et vos témoignages constituent à eux seuls des motifs d’espoir et des motifs d’action. Tout au long de la journée, vous avez montré qu’il n’existe aucun obstacle d’ordre pratique à la mise en œuvre de la solution à deux États : désarmement du Hamas, reconstruction de Gaza, délimitation des frontières, lutte contre les discours de haine, intégration régionale… Vos propositions ouvrent la voie. Or, cette année peut être décisive. Parce que vos deux peuples seront amenés à voter dans les prochains mois. En Israël, des élections législatives auront lieu d’ici à l’automne. En Palestine, des élections législatives et présidentielle doivent se tenir avant la fin de l’année. Le président Abbas s’y est engagé. Je le dis à ceux qui doutent que le moment soit venu : les élections en Palestine ne doivent pas être un aboutissement, elles sont un point de départ. Un moment d’expression démocratique essentiel pour que l’Autorité palestinienne puisse assumer pleinement ses responsabilités. Il n’y a pas de meilleure manière pour un peuple que de se lever, de s’exprimer, de défendre son droit à l’existence que de le faire au travers d’élections libres et ouvertes. L’Appel de Paris que vous lancez aujourd’hui est guidé par le sort des femmes et des hommes de vos deux peuples. Il n’obéit en aucune manière à des intérêts politiques ou économiques éloignés. Ce que vous avez placé au cœur de vos recommandations, dans cet Appel, c’est d’abord et avant tout la dignité de la personne humaine, la dignité de vos deux peuples. Avec les ministres présents, nous recevons ces recommandations avec gravité et avec le même espoir que celui qui vous anime. Vous pourrez compter sur nous pour les relayer auprès des dirigeants du monde entier, à commencer par ceux qui seront présents dans quelques jours, la semaine prochaine, lors du sommet du G7 que le président de la République accueillera à Évian. Et nous allons continuer, pour porter avec vous une perspective claire : celle de deux peuples, deux États, reconnus et respectés dans leurs droits, vivants côte à côte, en paix et en sécurité. Nous le savons, vous l’avez dit : la paix ne se décrète pas. Elle ne nait pas seulement de la volonté politique ou de la décision des gouvernements. Elle doit s’enraciner dans les esprits et les cœurs vaillants des femmes et des hommes qui militent pour la paix. C’est pourquoi votre rôle est essentiel, car vous êtes les bâtisseurs de la paix. Sans votre courage, sans votre droiture, sans ce sillon d’espérance que vous creusez patiemment sur le terrain, tous les jours, pour y semer les graines de la réconciliation, rien ne sera possible. Chacun porte en lui une part de responsabilité. Quels que soient les mots choisis ou la langue employée, nous sommes appelés à réparer le monde, à réconcilier les femmes et les hommes, à réparer un univers imparfait dans lequel nous vivons, et à y apporter un peu de concorde. Cela demande des esprits audacieux et préparés. Et c’est le ministre des Affaires étrangères d’un vieux pays, dont l’histoire est entachée du sang de guerres fratricides. D’un vieux pays qui a reconnu l’État d’Israël et l’État de Palestine. D’un vieux pays qui a su faire la paix et la réconciliation avec son ennemi juré. La paix ne naîtra ni de l’humiliation ni de la dénégation du droit de l’autre à l’existence ou à la sécurité, mais d’un chemin exigeant fait de compromis courageux et d’une intransigeance absolue quant à la dignité humaine. C’est cette voie étroite qui, seule, peut conduire à la paix. À Jérusalem, Tel-Aviv ou à Ramallah, d’où vous venez, il est devenu terriblement difficile pour Israéliens et Palestiniens de se rencontrer librement. C’est pourquoi nous nous sommes tous retrouvés à Paris pour recevoir votre Appel. Sachez-le : tant qu’il y aura des femmes et des hommes décidés à faire vivre l’idée de paix au Proche-Orient, ils trouveront toujours ici une place pour dialoguer, débattre, construire l’avenir, construire des ponts, construire la paix. Et c’est ainsi que nous avons conçu cette journée, dont je remercie les organisateurs et organisatrices. Non seulement comme un pont entre sociétés civiles et gouvernements du monde, mais aussi comme un pont entre deux peuples appelés à la réconciliation et à la paix. Alors, pour marquer symboliquement la volonté qui est la nôtre, la volonté de la France, la volonté des organisations aujourd’hui représentées, je vous invite à vous rassembler dans quelques instants sur le pont de la Tournelle, à deux pas d’ici, pour que nous puissions emporter ensemble, dans un même souffle et d’une seule voix un seul message : deux peuples, deux États, un futur ; two people, two states, one future. Déclaration ministérielle conjointe sur la Cisjordanie Déclaration conjointe 9 juin 2026 Face à l’aggravation de la situation en Cisjordanie, nous, ministres des Affaires étrangères de l’Australie, du Canada, de la France, de la Norvège et du Royaume-Uni, avons agi de concert pour mettre en place des sanctions et d’autres mesures afin que les colons extrémistes rendent des comptes pour les terribles violences qu’ils commettent contre les civils palestiniens. Les colons extrémistes violents, avec l’appui de leurs partisans, continuent de mener des attaques contre les Palestiniens et de violer leurs droits de l’homme. Ils ont recours à la violence pour déplacer les Palestiniens, détruire leurs biens et poursuivre la colonisation illégale, ce qui compromet la viabilité de l’État de Palestine et les perspectives de coexistence pacifique. Il y a trop longtemps que les colons violents agissent presque en toute impunité tandis que l’expansion des colonies et la création d’avant-postes se poursuivent avec le soutien et l’aide du gouvernement israélien. Dans certains cas, les colons commettent des violences sous la protection des forces de sécurité israéliennes. Nous continuons de demander instamment au gouvernement israélien de prendre des mesures pour garantir que les auteurs des violences en Cisjordanie rendent véritablement des comptes. Le gouvernement israélien doit s’assurer que chaque attaque donne rapidement lieu à une enquête approfondie, prendre des mesures contre les avant-postes et les organisations qui entretiennent les violences et faire cesser l’incitation à la violence. Nous sommes convaincus que seule la mise en œuvre de la solution des deux États peut permettre de parvenir à la paix et à la sécurité pour les Israéliens comme pour les Palestiniens. Nous continuerons de travailler ensemble dans ce but. L’Australie, le Canada, la France, la Norvège et le Royaume-Uni ont tous pris la décision historique de reconnaître l’État de Palestine, pour consacrer les droits du peuple palestinien et dans le cadre de nos efforts conjoints pour préserver la viabilité de la solution des deux États. Aujourd’hui, nous avons à nouveau pris des mesures qui vont dans le même sens. Nous demeurons prêts à prendre de nouvelles mesures si le gouvernement israélien n’agit pas rapidement pour remédier à la situation sur le terrain. Déclaration conjointe* sur l’accès humanitaire à Gaza et la loi sur l’enregistrement des organisations non gouvernementales internationales *de l’Australie, de l’Autriche, de la Belgique, du Danemark, de l’Espagne, de l’Estonie, de la Finlande, de la France, de l’Irlande, de l’Islande, de l'Italie, du Japon, du Luxembourg, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Pologne, du Portugal, du Royaume-Uni, de la Slovaquie, de la Suède et de la Suisse ainsi que de la commissaire européenne à l’égalité, à l’état de préparation et à la gestion de crise Déclaration 8 juin 2026 Nous, signataires de la présente déclaration, nous déclarons vivement préoccupés par la situation humanitaire catastrophique qui persiste à Gaza. L’aide entrant à Gaza demeure très insuffisante, en quantité comme en qualité, alors même que la quasi-totalité de la population dépend de ces services pour sa survie. La récente décision de la Cour suprême d’Israël de rejeter la demande des organisations non gouvernementales (ONG) internationales concernant la loi sur l’enregistrement est particulièrement préoccupante. Cette loi sur l’enregistrement entravera considérablement la capacité des ONG internationales à agir à l’intérieur du territoire palestinien occupé, notamment dans Jérusalem-Est. À nouveau, nous appelons instamment Israël à ne pas mettre en œuvre la loi sur l’enregistrement dans sa forme actuelle. Les ONG internationales, qui font partie intégrante de l’action humanitaire d’urgence, œuvrent aux côtés des organisations de la société civile palestinienne et des Nations Unies pour fournir de très nombreux services essentiels, notamment dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement, des équipements d’hygiène, des hôpitaux de campagne, de l’éducation, de la nutrition et des efforts de déminage. Ces organisations, professionnelles et transparentes, jouent un rôle indispensable dans la fourniture d’une aide humanitaire fondée sur des principes et sont essentielles à un relèvement rapide, aux efforts de reconstruction et à la mise en œuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Leur travail est essentiel à la survie et au bien-être de la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. La loi sur l’enregistrement des ONG internationales s’inscrit dans un schéma de mesures restrictives plus large. L’ouverture limitée des points de passage aux frontières et leurs horaires restreints, la restriction à l’entrée de produits essentiels considérés comme des produits à double usage ainsi que d’autres obstacles bureaucratiques empêchent l’action humanitaire d’urgence de répondre aux besoins considérables dans la région. Tout en reconnaissant les préoccupations en matière de sécurité de l’État d’Israël, nous appelons Israël, la puissance d’occupation à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, à respecter ses obligations en vertu du droit international humanitaire. L’accès humanitaire n’est pas négociable. Toutes les organisations humanitaires reconnues à l’échelle internationale, les ONG internationales, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les institutions des Nations Unies comme l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, doivent être en mesure de mener leur travail vital sans restriction. Israël doit garantir et faciliter sans délai l’acheminement sûr, rapide et sans entrave de l’aide humanitaire à la population civile et s’abstenir de tout action qui empêcherait de quelque façon que ce soit l’acheminement de cette aide, notamment de celle que fournissent les organisations humanitaires. Déclaration conjointe des dirigeants du Royaume-Uni, de l'Italie, de la France et de l'Allemagne sur la situation en Cisjordanie Déclaration conjointe 22 mai 2026 Au cours des derniers mois, la situation en Cisjordanie s'est significativement détériorée. La violence des colons a atteint des niveaux sans précédent. Les politiques et les pratiques du gouvernement israélien, notamment la poursuite du renforcement du contrôle israélien, compromettent la stabilité et les perspectives d'une solution à deux États. Le droit international est clair : les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales. Les projets de construction dans la zone E1 ne feraient pas exception. Le projet de colonie E1 diviserait la Cisjordanie en deux et constituerait une grave violation du droit international. Les entreprises ne devraient pas candidater à des marchés de construction sur E1 ou sur d’autres projets de colonies. Elles doivent être conscientes des conséquences juridiques et réputationnelles liées à leur participation à la construction de colonies, y compris au risque de s’engager elles-mêmes dans de graves violations du droit international. Nous appelons le gouvernement israélien à mettre fin à l'expansion des colonies et de ses pouvoirs administratifs, à veiller à ce que les colons auteurs d'actes de violence répondent de leurs actes et à enquêter sur les allégations visant les forces israéliennes, à respecter la tutelle hachémite sur les lieux saints de Jérusalem et les accords historiques relatifs au statu quo sur ces derniers, ainsi qu'à lever les restrictions financières imposées à l'Autorité palestinienne et à l'économie palestinienne. Nous nous opposons fermement à ceux, y compris des membres du gouvernement israélien, qui prônent l'annexion et le déplacement forcé de la population palestinienne. Nous réaffirmons notre engagement indéfectible en faveur d'une paix globale, juste et durable, fondée sur une solution négociée à deux États, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, dans laquelle deux États démocratiques, Israël et la Palestine, coexistent dans la paix et la sécurité à l'intérieur de frontières sûres et reconnues. Source : service de presse de la présidence de la République Palestine - Elections municipales en Cisjordanie et à Deir el Balah Déclaration 28 avril 2026 La France salue la tenue des élections municipales en Cisjordanie et à Deir el Balah à Gaza, ainsi que les efforts déployés par l’Autorité palestinienne et la Commission électorale palestinienne ayant permis l'organisation de ce scrutin dans ce contexte particulièrement difficile. La tenue même de ce scrutin démontre qu'avec l'engagement des acteurs pertinents, l’expression démocratique par les urnes est possible en Palestine. La voie est donc ouverte pour l'organisation, au cours des prochains mois, d'élections présidentielles et législatives, qui permettront la pleine expression de la volonté démocratique du peuple palestinien. Israël/Palestine – Dégradation d’une station d’épuration et démolition d’une école en Cisjordanie Déclaration 28 avril 2026 La France condamne l’attaque, l'occupation et la dégradation par des colons israéliens de la station d’épuration située à Tayasir dans le nord de la Cisjordanie en zone A et co-financée par l’Agence française de développement (AFD) et l’UE à hauteur de 18,2 M€, qui ont causé un mort palestinien. Elle appelle les autorités israéliennes à expulser et à traduire en justice les responsables de ces agissements. La France condamne également la démolition au bulldozer par des colons israéliens d’une école co-financée par le Centre de crise et de soutien (CDCS) via le West Bank Protection Consortium. Elle demande au gouvernement israélien des compensations financières pour les destructions causées par les colons. Ces actions s’inscrivent dans une accélération sans précédent de la politique de colonisation israélienne et de la multiplication des attaques de colons israéliens contre les civils palestiniens. La France appelle le gouvernement israélien à prendre des mesures afin que ces violences cessent immédiatement. La France réaffirme sa ferme opposition à toute forme d’annexion qui compromet la perspective de la solution à deux États. Source : Sénat Cessez-le-feu temporaire entre Israël et le Liban Déclaration 17 avril 2026 La France salue l’annonce par le président américain d’un cessez-le-feu temporaire de dix jours entre Israël et le Liban. Cette trêve constitue une première étape nécessaire et bienvenue pour apporter un répit aux populations après plusieurs semaines de conflit meurtrier au Liban et en Israël. Elle félicite les Etats-Unis pour leur mobilisation dans la continuité des discussions directes entre Israël et le Liban à Washington le 14 avril. Elle réaffirme son plein soutien à la décision courageuse du gouvernement libanais d’engager ces discussions historiques avec Israël, dans l’intérêt premier du peuple libanais. La France appelle désormais l’ensemble des parties à respecter pleinement ce cessez-le-feu et à s’abstenir de toute action susceptible de compromettre la mise en œuvre de cette trêve. Elle appelle à la poursuite des discussions entre Israël et le Liban afin d’œuvrer à une solution politique incluant le retrait israélien et le désarmement du Hezbollah, et, au-delà, permettant de tracer un chemin de paix et de sécurité pour ces deux pays. La France réaffirme son attachement au plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale libanaise, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle restera pleinement mobilisée aux côtés de ses partenaires européens, régionaux et internationaux pour accompagner le processus diplomatique en cours Adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, au Sénat Interventions au Parlement 09 avril 2026 Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les sénateurs, Madame la sénatrice [Gisèle Jourda], Vous l'avez dit, la France a exprimé sa très vive préoccupation lorsqu'a été introduite au Parlement israélien une loi qui étend significativement le champ d'application de la peine de mort. Et nous avons été consternés par l'adoption de ce texte, par 62 voix contre 48, avec le soutien et les voix de ministres du gouvernement israélien qui arboraient à la boutonnière le symbole de la mort, le nœud coulant, la corde du pendu. Consternés d'abord parce que la France reconnaît en Israël non seulement un peuple ami, mais aussi une éthique humaniste, universaliste, qui a été forgée par des siècles d'exil et de persécution et qui rejette l'arbitraire de la peine de mort. Il suffit de se souvenir des propos de Golda Meir : « Nous pouvons pardonner à nos ennemis d'avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. » Consternés ensuite parce que cette loi rétrograde qui s'applique, comme vous l'avez dit, exclusivement aux Palestiniens, est dégradante et porte atteinte à leur dignité. Oui, Madame la sénatrice, le peuple d'Israël, le peuple juif, a été le 7 octobre 2023 frappé dans sa chair par le terrorisme au cours du pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah. Et c'est un traumatisme qu'il est interdit de relativiser ou de sous-estimer. Mais non, ni la paix ni la sécurité en Israël ou ailleurs ne peut être fondée, bâtie sur les discriminations et sur l'injustice. C'est désormais à la Cour suprême israélienne qu'il appartiendra d'évaluer la conformité de cette loi avec les textes constitutionnels. Et quant à nous, Madame la sénatrice, dans la fidélité à la mémoire et à l'héritage de Robert Badinter, qui combattait avec la même force d'âme et l'antisémitisme et la peine capitale, nous accueillerons au mois de juin prochain le 9e congrès international contre la peine de mort et nous continuerons de lutter sans relâche jusqu'à son abolition universelle. Suspension des évacuations médicales opérées par l'OMS à Gaza Déclaration 07 avril 2026 La France exprime sa vive préoccupation après l’incident de sécurité qui a coûté la vie à un agent travaillant pour le compte de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Gaza, et a conduit à la suspension des évacuations médicales opérées par l’OMS. Toute la lumière doit être faite sur cet incident. Les évacuations de patients hors de la bande de Gaza sont essentielles pour ces populations qui ne peuvent plus avoir accès aux soins médicaux dont ils ont besoin dans la bande de Gaza. Elles doivent reprendre le plus rapidement possible, sans menace pour les acteurs humanitaires, et s’intensifier, y compris vers la Cisjordanie. La France rappelle son attachement au bon fonctionnement de la mission EUBAM Rafah, qui joue un rôle essentiel pour permettre la liberté de circulation au point de passage de Rafah dans le respect du droit international humanitaire par l’ensemble des parties. La France condamne avec la plus grande fermeté toute attaque contre des travailleurs humanitaires, dont la protection doit être garantie en toutes circonstances par l’ensemble des parties, conformément au droit international humanitaire. Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, l’Australie, la France, l’Italie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni – Projet de loi étendant le champ d’application de la peine de mort Déclaration conjointe 01 avril 2026 Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, l’Australie, la France, l’Italie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, exprimons notre profonde préoccupation concernant un projet de loi qui élargirait fortement le champ d’application de la peine de mort en Israël et qui pourrait être adopté la semaine prochaine. Nous sommes particulièrement préoccupés par le caractère discriminatoire de fait de ce projet de loi. Son adoption risquerait d’affaiblir les engagements d’Israël concernant les principes démocratiques. La peine de mort est une forme de sanction inhumaine et dégradante, sans aucun effet dissuasif. Par conséquent, nous nous opposons à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances. Le rejet de la peine de mort est une valeur fondamentale qui nous unit. Nous appelons instamment les décideurs israéliens, membres de la Knesset et du gouvernement, à abandonner ce projet. Déclaration à la presse de Jean-Noël Barrot à l’issue de son déplacement au Liban et en Israël Communiqué 20 mars 2026 Mesdames et messieurs, Alors que le Moyen-Orient est aux prises avec une conflagration d’une ampleur inédite, je me suis rendu hier et aujourd’hui au Liban puis en Israël. D’abord pour marquer la mobilisation de la France aux côtés des populations civiles, qui sont toujours les premières victimes de la guerre. En Israël, au Liban, en Iran et ailleurs, des femmes, des hommes, des familles vivent dans les abris, dans l’angoisse des bombardements et dans l’espoir d’un avenir meilleur, pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Je suis venu aussi évoquer avec nos partenaires les voies d’une solution politique permettant d’apporter une réponse durable aux défis de sécurité collectifs qui ont suscité cette escalade sans précédent. A Beyrouth, je me suis notamment entretenu avec le président Joseph AOUN, le premier ministre Nawaf SALAM, le président du parlement Nabih BERRI, et le patriarche maronite ; à Jérusalem, avec mon homologue, ministre des Affaires étrangères, Gideon SAAR. J’ai, en premier lieu, évoqué avec eux la dramatique escalade au Liban, provoquée par la décision inadmissible et irresponsable du Hezbollah, que nous avons condamnée avec la plus grande fermeté, de se joindre aux agressions iraniennes contre Israël, faisant primer le soutien au régime de Téhéran sur la stabilité et la sécurité du Liban et entraînant ce pays dans une guerre dont ne voulaient ni ses autorités ni sa population. Face à ces attaques, qui éprouvent durement la population civile israélienne, notamment au Nord du pays, contraintes de se réfugier plusieurs fois par jour dans des abris, Israël a évidemment le droit de se défendre. Les populations et les infrastructures civiles doivent évidemment être préservées de ces opérations, conformément au droit international humanitaire. Les autorités israéliennes m’ont assuré qu’elles mettaient tout en œuvre pour ce faire. Les conséquences humanitaires de ce conflit, qui a déjà fait près de mille morts et un million de déplacés, sont un point d’attention majeur pour la France. A Beyrouth, après avoir livré la semaine dernière 60 tonnes de fret humanitaire – médicaments, poste sanitaire mobile, tapis de sol, couvertures… –, j’ai annoncé le doublement de notre aide, avec une contribution s’élevant à 17 millions d’euros pour soutenir les efforts du Haut-Commissariat aux réfugiés, de la Croix-Rouge qui œuvrent sans relâche pour protéger les populations civiles et appuyer les hôpitaux, et les efforts d’ONG françaises et libanaises engagées dans l’appui aux déplacés. Je me suis rendu, avec l’Ordre de Malte, aux côtés de ces populations durement éprouvées, dans un abri au sein d’une école. J’ai évoqué avec les autorités libanaises les décisions courageuses et inédites qu’elles ont prises, et que nous avons saluées, déclarant illégales les actions armées du Hezbollah, exigeant l’arrêt immédiat de ses opérations et la remise de ses armes, par tous moyens possibles. Ces décisions doivent être pleinement mises en œuvre pour garantir la sécurité du Liban et la sécurité d’Israël. Il en va de la responsabilité des autorités libanaises. Conformément aux instructions du gouvernement, l’armée libanaise doit prendre toutes les mesures qui s’imposent pour mener à bien le plan de désarmement du Hezbollah approuvé par le conseil des ministres. J’ai évoqué, avec les autorités libanaises comme avec les autorités israéliennes, les défis posés par cette guerre, et la nécessité d’y apporter une solution durable. Une solution qui ne peut être exclusivement militaire. L’histoire libano-israélienne démontre avec constance que les opérations militaires, même quand elles paraissent tactiquement couronnées de succès, peinent à produire des bénéfices de sécurité de long terme quand elles ne s’inscrivent pas dans une stratégie politique et diplomatique. J’ai réitéré à cet égard à mes interlocuteurs israéliens nos réserves quant à la perspective d’une opération terrestre d’une ampleur et d’une durée significatives, aux conséquences humanitaires lourdes et aux effets stratégiques incertains. Pour sortir de la guerre, il faudra tôt ou tard négocier un accord, comme nous l’avons fait, avec nos partenaires américains, pour mettre fin au précédent conflit entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024. L’exécutif libanais a marqué son ouverture, inédite, à des discussions directes et au plus haut niveau avec Israël. C’est une opportunité historique, que j’ai appelé mes interlocuteurs israéliens à saisir, de pouvoir enclencher des discussions en vue d’un règlement durable, qui doit marquer l’affermissement de la souveraineté libanaise et notamment du monopole des armes par l’Etat, qui doit seul protéger l’ensemble des communautés au Liban, y compris et notamment la communauté chiite, mais aussi la définition d’un nouveau cadre pour les relations libano-israéliennes, qui permette de mettre un terme à l’état de guerre entre les deux pays, de délimiter une fois pour toutes les frontières terrestres et de tracer un chemin vers la paix et la sécurité partagées pour les deux pays. J’ai rappelé à tous mes interlocuteurs, israéliens comme libanais, la disponibilité de la France à faciliter, en lien étroit avec nos partenaires américains, de telles discussions. Le conflit entre Israël et le Hezbollah ne peut évidemment pas être dissocié de la confrontation plus large autour de l’Iran. L’escalade en cours est porteuse de risques majeurs pour la sécurité de nos compatriotes, de nos emprises et de nos partenaires, pour l’économie mondiale et pour la stabilité régionale et internationale. S’agissant de nos compatriotes, j’ai pu féliciter, au Liban comme en Israël, nos agents et leur engagement exemplaire, dans un contexte difficile, au service de la protection de nos communautés : 200 000 Français en Israël, 25 000 au Liban. Nous nous efforçons jour et nuit d’apporter des réponses à leurs difficultés et de faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent. Je veux aussi saluer le travail du contingent français de la FINUL au service de la stabilité. S’agissant des menaces qui pèsent sur l’économie mondiale, j’ai exposé les efforts dont la France a pris l’initiative de travailler à une mission internationale défensive concourant à rétablir la liberté de circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. Des dirigeants européens et asiatiques ont marqué hier une intention similaire. Le Président de la République a également proposé hier un moratoire contre les frappes ciblant les infrastructures civiles, qu’elles soient liées à l’eau ou à l’énergie, qui a suscité l’approbation du président américain et des dirigeants européens. S’agissant de la stabilité régionale et internationale, pour laquelle le programme nucléaire du régime iranien, son programme balistique et son soutien à des groupes terroristes armés dans toute la région constituent de longue date un ensemble de défis et de menaces. J’ai redit à mes interlocuteurs israéliens notre conviction que quel que soit le résultat des opérations militaires en cours, il devra être complété par une solution politique produisant des effets durables. A cet égard, le régime iranien doit se résoudre à des concessions majeures et à un changement radical de posture permettant qu’émerge une telle solution, permettant la coexistence pacifique de l’Iran avec son environnement régional et permettant au peuple iranien de construire librement son avenir. La stabilité de la région passe aussi par la mise en œuvre du plan de paix présenté par les Etats-Unis d’Amérique à l’automne dernier pour Gaza : accès humanitaire sans entrave, désarmement du Hamas, restauration d’un horizon politique fondé sur la solution à deux Etats. Je ne suis pas venu promettre une fin immédiate des hostilités, qui n’est pas dans les mains de la France, pays qui n’est pas partie à ses conflits. Il n’y a pas de sortie de crise de court terme évidente à la conflagration régionale en cours, qui dure d’une certaine manière depuis le 7 octobre 2023. Mais cela ne doit en aucun cas être un prétexte à l’inaction. La France ne pratique pas une diplomatie de l’attentisme et de la résignation. Au contraire, c’est notre responsabilité de travailler dès aujourd’hui à poser les jalons d’une solution politique durable, qui mette fin aux guerres dans lesquelles le Liban et Israël sont depuis trop longtemps plongés. C’est ce à quoi je suis venu travailler aujourd’hui. Je vous remercie pour votre attention. Israël – Entretien de Jean-Noël Barrot avec son homologue israélien Communiqué 03 mars 2026 Le Ministre s’est entretenu avec son homologue israélien, Gideon Saar. Les deux ministres ont échangé sur l’escalade régionale en cours. Le Ministre a exprimé à son homologue la solidarité de la France à l’endroit des populations civiles touchées par les attaques iraniennes. Il a condamné les tirs de roquettes et de drones revendiqués par le Hezbollah contre Israël, et marqué la nécessité que les infrastructures et les populations civiles libanaises soient préservées, et l’intégrité territoriale du Liban respectée. Il a marqué la nécessité d’une désescalade et d’une réponse durable aux défis de sécurité collectifs – programme nucléaire, programme balistique, activités de déstabilisation régionale – posés par la politique du régime iranien. Israël/Palestine - Déclaration conjointe sur la situation en Cisjordanie Déclaration conjointe 24 février 2026 Nous affirmons clairement que les colonies illégales d’Israël, et les décisions visant à les favoriser, constituent une violation flagrante du droit international, notamment des résolutions antérieures du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de Justice. Nous, ministres des Affaires étrangères de la République fédérative du Brésil, de la République française, du Royaume du Danemark, de la République de Finlande, de la République d'Islande, de la République d'Indonésie, d'Irlande, de la République arabe d'Égypte, du Royaume hachémite de Jordanie, du Grand-Duché de Luxembourg, du Royaume de Norvège, de l'État de Palestine, de la République portugaise, de l'État du Qatar, du Royaume d'Arabie saoudite, de la République de Slovénie, du Royaume d'Espagne, du Royaume de Suède, de la République de Turquie, et secrétaires généraux de la Ligue des États arabes et de l'Organisation de la coopération islamique, condamnons avec la plus grande fermeté une série de décisions israéliennes récentes qui étendent considérablement le contrôle illégal d’Israël sur la Cisjordanie. Ces changements sont d’une grande portée : reclassement de terres palestiniennes en tant que « terres de l’État » israélien, accélération de la colonisation illégale et renforcement de l’administration israélienne. Nous affirmons clairement que les colonies illégales d’Israël, et les décisions visant à les favoriser, constituent une violation flagrante du droit international, notamment des résolutions antérieures du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de Justice. Ces dernières décisions s’inscrivent dans une stratégie manifeste visant à modifier la situation sur le terrain et à poursuivre une annexion de facto inacceptable. Elles compromettent également les efforts déployés en faveur de la paix et de la stabilité dans la région, notamment le Plan en 20 points pour Gaza, et menacent toute perspective d’intégration régionale significative. Nous appelons le gouvernement israélien à revenir immédiatement sur ces décisions, à respecter ses obligations internationales et à s’abstenir de toute action susceptible de modifier durablement le statut juridique et administratif du territoire palestinien occupé. Ces décisions font suite à l’accélération sans précédent de la politique de colonisation israélienne, avec l’approbation du projet E1 et la publication de son appel d’offres. De telles actions constituent une attaque délibérée et directe contre la viabilité de l’État palestinien et la mise en œuvre de la solution à deux États. Dans ce contexte, nous réitérons notre rejet de toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est. Nous nous opposons à toute forme d’annexion. Face à l’escalade alarmante en Cisjordanie, nous appelons également Israël à mettre fin aux violences perpétrées par les colons contre les Palestiniens, notamment en traduisant les responsables en justice. Nous réaffirmons notre engagement à prendre des mesures concrètes, conformément au droit international, pour contrer l’expansion des colonies illégales en territoire palestinien ainsi que les politiques et menaces de déplacement forcé et d’annexion.En ce mois sacré du Ramadan, nous soulignons également l’importance de préserver le statu quo historique et juridique à Jérusalem et sur ses lieux saints, reconnaissant le rôle particulier de la tutelle historique hachémite à cet égard. Nous condamnons les violations répétées du statu quo à Jérusalem, qui constituent une menace pour la stabilité régionale. Les ministres demandent le versement immédiat par Israël des recettes fiscales dues à l'Autorité palestinienne et retenues par le traité. Ces recettes doivent être transférées à l'Autorité palestinienne, conformément au Protocole de Paris, et sont essentielles à la fourniture des services de base à la population palestinienne de Gaza et de Cisjordanie. Nous réaffirmons notre engagement indéfectible à instaurer une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient, fondée sur la solution à deux États, conformément à l'Initiative de paix arabe et aux résolutions pertinentes des Nations Unies, et basée sur les frontières du 4 juin 1967. Comme le souligne la Déclaration de New York, la fin du conflit israélo-palestinien est indispensable à la paix, à la stabilité et à l'intégration régionales. Seule la réalisation d'un État palestinien indépendant, souverain et démocratique permettra la coexistence des peuples et des États de la région. Israël/Palestine - Mesures du gouvernement israélien sur la Cisjordanie Déclaration 10 février 2026 La France condamne fermement les récentes décisions du cabinet de sécurité israélien visant à étendre le contrôle d’Israël sur la Cisjordanie, notamment sur les zones A et B. Ces décisions sont contraires au droit international et constituent une remise en cause dangereuse des accords d’Oslo et du protocole d’Hébron. Ces mesures, de même que l’approbation du projet E1 et la publication des appels d’offres pour ce projet, contribuent à faire progresser la logique d’annexion de la Cisjordanie et constituent à ce titre une atteinte grave à la solution à deux États. Alors que les efforts internationaux se portent sur la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix à Gaza, ces décisions nuisent aux efforts de paix en cours et risquent d’alimenter les tensions. Nous appelons Israël à revenir immédiatement sur ces décisions, et réaffirmons notre ferme opposition à toute forme d’annexion. La France restera engagée en faveur d’une paix juste et durable dans la région, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité et aux principes énoncés dans la déclaration de New York. Réouverture partielle du point de passage de Rafah Déclaration 03 février 2026 La France salue la réouverture partielle du point de passage de frontière de Rafah pour les personnes dans les deux sens et qui a permis de premières évacuations médicales. Elle salue aussi le redéploiement de la mission européenne EUBAM Rafah et du personnel de l’Autorité palestinienne, qui doit pouvoir exercer pleinement ses fonctions au point de passage selon les modalités précédemment agréées. Cette réouverture marque une première étape importante dans la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza. Tous les efforts doivent désormais se concentrer sur la délivrance massive et sans entraves de l’aide humanitaire à Gaza par tous les points de passage, la reconstruction de l’enclave et la réouverture d’un horizon politique pour permettre une paix durable. La France appelle les parties à respecter leurs engagements en ce sens et déplore les violations du cessez-le-feu survenues à Gaza ces derniers jours, dont les frappes israéliennes du 31 janvier qui ont eu un lourd bilan civil. La France reste mobilisée pour contribuer à la mise en œuvre des prochaines étapes du plan de paix et de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, en lien avec ses partenaires. La France déploie six personnels de la gendarmerie nationale au sein de la mission EUBAM, qui a pour objectif de soutenir la sécurisation du point de frontière et le soutien au redéploiement de l’Autorité palestinienne pour superviser les opérations de passage à Rafah, et s’apprête à renforcer sa contribution par un nouveau déploiement. Situation de l’Unrwa Déclaration conjointe 28 janvier 2026 Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l’Espagne, de la France, de l’Irlande, de l’Islande, du Japon, de la Norvège, du Portugal et du Royaume-Uni Nous, ministres des Affaires étrangères de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l’Espagne, de la France, de l’Irlande, de l’Islande, du Japon, de la Norvège, du Portugal et du Royaume-Uni, condamnons fermement la démolition par les autorités israéliennes du siège de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à Jérusalem-Est, le 20 janvier 2026. Cet acte sans précédent commis par un État membre de l’Organisation des Nations Unies contre une institution des Nations Unies constitue une nouvelle tentative inacceptable de saper la capacité d’action de l’institution. Nous exhortons le Gouvernement israélien à respecter ses obligations internationales de garantir la protection et l’inviolabilité des locaux de l’ONU selon les dispositions de la Convention sur les privilèges et les immunités des Nations Unies de 1946 et la Charte des Nations Unies. Nous appelons le Gouvernement israélien, en tant qu’État membre des Nations Unies, à mettre fin aux démolitions. Nous réaffirmons notre plein soutien à la mission indispensable de l’UNRWA, à savoir fournir des services essentiels et une assistance humanitaire aux Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est. Nous saluons l’engagement de l’UNRWA en faveur de réformes et de la mise en œuvre des recommandations du rapport Colonna, afin de garantir le respect des normes les plus strictes en matière de neutralité et d’intégrité. L’UNRWA est un prestataire de services qui fournit des soins de santé et une éducation à des millions de Palestiniens dans la région, et particulièrement à Gaza, et l’institution doit pouvoir opérer sans restriction. Nous réitérons notre vive préoccupation concernant l’application par le Gouvernement israélien de la législation, adoptée par la Knesset en octobre 2024 et renforcée en décembre 2025, qui interdit tout contact entre les entités et les représentants officiels de l’État israélien et l’UNRWA, ce qui exclut et, de fait, empêche toute présence de cette organisation en Israël et à Jérusalem, et qui interdit également la fourniture d’électricité, d’eau ou de gaz aux biens enregistrés au nom de l’UNRWA. Israël a donné son accord au plan de paix en 20 points du Président Trump, qui comportait l’engagement de faire entrer et distribuer dans la bande de Gaza, sans ingérence, l’aide humanitaire coordonnée par les Nations Unies et le Croissant-Rouge. Nous demandons au Gouvernement israélien de respecter pleinement ses obligations en matière de facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza conformément au droit international. En dépit d’un accroissement de l’aide entrant à Gaza, la situation demeure désastreuse et les approvisionnements sont insuffisants pour répondre aux besoins de la population. Nous demandons donc au Gouvernement israélien de prendre d’urgence les mesures essentielles suivantes : Permettre, en toute sécurité et sans entrave, la fourniture accrue d’aide et de services humanitaires dans l’ensemble de la bande de Gaza et de la Cisjordanie conformément au droit international humanitaire. Garantir la possibilité pour les ONG internationales de mener des opérations à Gaza, en levant notamment les exigences strictes relatives à leur enregistrement. Rouvrir tous les points de passage, notamment en mettant en œuvre le projet annoncé de réouverture dans les deux sens du point de passage de Rafah. Lever les restrictions toujours en place sur les importations de biens humanitaires, notamment les articles considérés comme ayant un « double usage » qui sont indispensables aux opérations humanitaires et de relèvement rapide. Israël/Palestine - Suspension de l’éligibilité des Gazaouis au programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil Interventions au Parlement 28 janvier 2026 Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question d’actualité au Gouvernement, en séance publique, au Sénat Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les sénateurs, Madame la sénatrice [Raymonde Poncet Monge], Le programme PAUSE, programme d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil que nous avons créé en 2017, qui est placé sous la responsabilité conjointe du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, du ministère de la culture et du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, fait l’honneur de la France parce qu’il permet à des scientifiques, des artistes, lorsqu’ils ne peuvent exercer leur vocation dans leur pays, de pouvoir trouver refuge en France, dans la nation, dans la patrie des Lumières, et de pouvoir ainsi contribuer par leur talent et leur énergie à la progression de la connaissance dans un esprit universaliste. Grâce à ce programme, nous avons accueilli pas moins de 730 artistes et scientifiques en exil depuis sa création en 2017. Depuis le 7 octobre 2023, grâce à la mobilisation extraordinaire de la communauté universitaire mais aussi de la communauté culturelle dans notre pays, un certain nombre de lauréats palestiniens du programme PAUSE ont pu être accueillis. D’autres se sont retrouvés bloqués dans les moments les pires de la guerre qui s’est déroulée pendant deux ans. Dans ces conditions, nous avons mobilisé des efforts considérables, les efforts de notre consulat général en lien avec nos partenaires, pour pouvoir leur permettre de bénéficier d’évacuations, ce qui suppose évidemment que les moyens matériels soient réunis, que les conditions de sécurité le soient aussi, et que les pays par lesquels ils doivent transiter nous donnent leur agrément. C’est ainsi que nous avons réussi à faire sortir 50 lauréats du programme PAUSE et leurs familles et de leur permettre de revenir en France. Nous avons dû récemment suspendre les inscriptions au programme PAUSE. Pourquoi ? Parce que dans l’attente de l’ouverture du passage de Rafah, que nous appelons de nos vœux et sur lequel nous nous mobilisons tous les jours pour obtenir un agrément de la part des autorités israéliennes, il nous paraît difficile, voire impossible, de procéder à ces évacuations et il serait déplacé de donner l’espoir à ces lauréats que nous pourrons les accueillir en France quand, en réalité, le passage leur est barré. Donc, priorité à la réouverture des points de passage et nous pourrons alors reprendre le programme PAUSE dans des conditions normales. (Source : séance publique au Sénat) Israël - Rapatriement du dernier corps d’otage Déclaration 27 janvier 2026 La France rend hommage à Ran Gvili, dernier otage israélien retenu dans la bande de Gaza, dont la dépouille a pu être rapatriée en Israël hier. Elle adresse ses pensées à la famille de M. Gvili et au peuple israélien, après des mois d’attente marqués par l’angoisse et l’incertitude. Ce rapatriement constitue également une étape déterminante. Il ouvre désormais la voie au plein engagement de la deuxième phase du plan de paix pour Gaza. Cette nouvelle phase doit permettre de consolider les avancées obtenues depuis le début de cessez-le-feu, de mettre un terme durable aux violences, de répondre aux besoins humanitaires urgents de la population civile à Gaza et de créer les conditions d’une stabilité de long terme pour l’enclave. La France rappelle que cette dynamique ne pourra pas aboutir sans le désarmement effectif du Hamas. Israël/Palestine - Livraison de fret humanitaire à Gaza Communiqué 18 janvier 2026 Face à l’immensité des besoins humanitaires à Gaza, la France a décidé d’acheminer près de 400 tonnes d’aide alimentaire. Ces suppléments nutritionnels Nutriset permettront d’améliorer l’état de santé de plus de 42 000 enfants gazaouis âgés de 6 mois à 2 ans en situation de malnutrition. Cette opération d’aide en nature initiée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est exceptionnelle, tant par son ampleur que par le partenariat Etat/entreprise/ONU qui l’a rendue possible. Nous remercions les parties prenantes pour leur coopération essentielle, ainsi que le Programme alimentaire mondial (PAM) qui se chargera de la distribution à Gaza. Cette opération s’inscrit dans l’engagement humanitaire constant de la France depuis le 7 octobre 2023, qui s’est traduit par l’acheminement de plus de 1300 tonnes de fret humanitaire en faveur des populations civiles, via les Nations Unies, les ONG partenaires et des contributions en nature. La France rappelle qu’il est urgent qu'Israël lève tous les obstacles pour que les Nations Unies et les ONG puissent continuer à délivrer de l’aide humanitaire de façon indépendante et impartiale dans l’ensemble de la bande de Gaza, conformément au droit international humanitaire et à la résolution 2803 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Israël/Palestine - Passage à la deuxième phase du plan de paix pour Gaza Déclaration 15 janvier 2026 La France salue l’annonce par les Etats-Unis du passage à la deuxième phase du plan de paix pour Gaza, qui doit permettre de passer du cessez-le-feu à une paix durable, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Le passage à cette seconde phase intervient cent jours après l’annonce du cessez-le-feu, longue période pendant laquelle les besoins humanitaires considérables sont restés insuffisamment traités. La France exprime sa reconnaissance aux Etats-Unis, à l’Egypte, au Qatar et à la Turquie, dont les efforts ont permis d’aboutir à cette étape décisive. Nous appelons l’ensemble des parties prenantes à se conformer pleinement à leurs engagements afin de concrétiser cette deuxième phase, et à s’abstenir de toute action susceptible d’en compromettre la mise en œuvre. L’annonce de la formation d’un comité technocratique de personnalités palestiniennes, le comité national pour l’administration de Gaza (CNAG), est une première étape dans la mise en œuvre du plan de paix et pour l’appropriation palestinienne de la nouvelle phase qui s’ouvre. Ce comité doit maintenant se réunir rapidement, se déployer dans Gaza et engager dès que possible le travail de réponse aux besoins urgents de la population, avec le soutien de l’Autorité palestinienne et de toute la communauté internationale. La France entend participer pleinement à cet effort. La formation de ce comité doit également ouvrir la voie au désarmement du Hamas et au retour d’une Autorité palestinienne réformée à Gaza, en vue de rétablir un horizon politique crédible pour la réalisation d’un Etat palestinien vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, conformément aux principes de la déclaration de New York. La France reste mobilisée et contribuera à la mise en œuvre des prochaines étapes du plan de paix en lien avec ses partenaires. Réponse humanitaire à Gaza - Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Islande, du Japon, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni Déclaration conjointe 30 décembre 2025 Nous, ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Islande, du Japon, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni, exprimons notre profonde inquiétude face à la nouvelle dégradation de la situation humanitaire à Gaza, qui demeure catastrophique. À l’approche de l’hiver, la population civile de Gaza est confrontée à des conditions déplorables, marquées par de fortes précipitations et une baisse des températures. 1,3 million de personnes ont toujours urgemment besoin d’un abri. Plus de la moitié des établissements de santé ne fonctionnent que partiellement et sont confrontés à des pénuries de matériel et d’équipements médicaux de première nécessité. En raison de l’effondrement total des infrastructures d’assainissement, 740 000 personnes sont exposées à des inondations toxiques. Le dernier rapport de l’IPC, publié le 19 décembre dernier, révèle qu’en dépit d’une légère amélioration depuis le mois d’août, où des informations alarmantes faisaient état d’une situation de famine, la situation reste dramatique. La majorité de la population (1,6 million de personnes) dans la bande de Gaza est confrontée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë. Si la quantité d’aide humanitaire entrant à Gaza a augmenté depuis le cessez-le-feu, la réponse humanitaire demeure lourdement entravée par des obstacles persistants à l’accès humanitaire. Nous saluons les avancées importantes réalisées pour mettre un terme aux effusions de sang à Gaza, obtenir la libération des otages et tourner la page après deux terribles années de conflit. Nous appelons également à la restitution sans délai de la dépouille du dernier otage décédé, et nous demandons au Hamas de déposer les armes et de renoncer à la violence, en ligne avec la Déclaration de New York et la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui entérine le plan de paix visant à mettre fin au conflit à Gaza. Toutefois, nous ne perdrons pas de vue la détresse de la population civile de Gaza. Nous appelons donc l’État israélien à prendre d’urgence les mesures essentielles suivantes : Premièrement, veiller à ce que les ONG internationales puissent opérer à Gaza de manière durable et dans un cadre prévisible. À l’approche du 31 décembre, de nombreuses ONG internationales partenaires reconnues risquent d’être radiées en raison des nouvelles conditions d’enregistrement restrictives mises en place par l’État israélien. Cette radiation pourrait contraindre des ONG internationales à cesser leurs activités à Gaza et en Cisjordanie d’ici 60 jours, ce qui aurait de lourdes répercussions sur l’accès aux services de première nécessité, notamment aux soins de santé. Si les opérations des ONG internationales sont interrompues, un établissement de santé sur trois fermera à Gaza. Les ONG internationales jouent un rôle indispensable dans la réponse humanitaire et, en travaillant en coopération avec les institutions de l’ONU et les organisations palestiniennes, elles fournissent collectivement près d’un milliard de dollars d’aide humanitaire chaque année en Palestine. Toute tentative d’entraver leur capacité à opérer est inacceptable. Sans ces organisations, il sera impossible de répondre à l’ensemble des besoins urgents à l’échelle nécessaire. Deuxièmement, garantir que les Nations Unies et leurs partenaires puissent poursuivre leur travail vital. Cet aspect est essentiel pour assurer que l’aide humanitaire soit acheminée dans l’ensemble de la bande de Gaza de manière impartiale, neutre et indépendante. Parmi ces organisations figure l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui fournit des services essentiels à des millions de réfugiés palestiniens, notamment dans les domaines de la santé et de l’enseignement. Troisièmement, lever les restrictions excessives sur les importations de biens considérés à double usage. Ces restrictions concernent notamment les équipements médicaux et le matériel d’abri, qui sont indispensables. Elles retardent l’acheminement de produits de première nécessité dans chaque domaine et empêchent de réhabiliter et de réparer des infrastructures essentielles. Enfin, ouvrir les points de passage et accroître les flux d’aide humanitaire parvenant à Gaza. Nous saluons l’ouverture partielle du point de passage du pont Allenby. Néanmoins, d’autres corridors permettant l’acheminement de biens jusqu’à Gaza demeurent fermés ou subissent de lourdes restrictions concernant l’aide humanitaire. Parmi ces points de passage figure celui de Rafah, auquel il est explicitement fait référence dans le plan de paix visant à mettre fin au conflit à Gaza. Les procédures douanières bureaucratiques et les contrôles approfondis entraînent des retards, alors que les le fret commercial est autorisé à entrer plus librement. L’objectif de 4 200 camions par semaine, et notamment de 250 camions des Nations Unies par jour, devrait constituer un seuil plancher, et non un plafond. Ces objectifs doivent être réhaussés pour garantir l’entrée des biens vitaux à l’échelle requise. Prises ensemble, ces restrictions limitent la capacité de fournir l’aide humanitaire à l’échelle nécessaire, conformément au droit international humanitaire, ou de réaliser les réparations nécessaires pour appuyer les efforts de relèvement et de reconstruction. Nous exhortons à présent l’État israélien à lever ces entraves à l’accès humanitaire, à s'acquitter de ses engagements et à respecter le plan de paix visant à mettre fin au conflit à Gaza. C’est à cette condition que nous parviendrons à une réponse humanitaire efficace, à un relèvement et une reconstruction réussis et à une paix et une stabilité durables. Israël - Attaque terroriste dans le nord d’Israël Déclaration 26 décembre 2025 La France condamne avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste perpétrée aujourd’hui dans le nord d’Israël qui a coûté la vie à deux civils et fait plusieurs blessés. Elle présente ses condoléances aux familles des victimes et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. La France réaffirme sa pleine solidarité avec le peuple israélien face au terrorisme, que rien ne peut justifier. Elle rappelle son attachement constant à la sécurité d’Israël et à la protection de toutes les populations civiles. Déclaration conjointe – Approbation de la création de 19 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée Déclaration conjointe 24 décembre 2025 Nous, représentants de l’Allemagne, de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de l’Irlande, de l’Islande, du Japon, de Malte, des Pays-Bas, de la Norvège et du Royaume-Uni, condamnons l’approbation par le cabinet de sécurité du gouvernement israélien de la création de 19 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée. Nous rappelons que cette action unilatérale, qui s’inscrit dans l’intensification générale de la politique de colonisation de la Cisjordanie, constitue une violation du droit international et risque d’alimenter l’instabilité. Cette action risque de compromettre la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza, alors même que sont déployés des efforts pour passer à la deuxième phase, et elle nuit aux perspectives de paix et de sécurité durables dans l’ensemble de la région. Nous réitérons notre claire opposition à toute forme d’annexion ainsi qu’au développement de la politique de colonisation, notamment l’approbation de la création de la colonie E1 et de milliers de nouveaux logements. Nous appelons Israël à revenir sur cette décision, ainsi qu’à cesser l’expansion des colonies, conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous sommes déterminés à soutenir le droit à l’autodétermination des Palestiniens. Nous réaffirmons notre attachement indéfectible à une paix globale, juste et durable reposant, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, sur la solution des deux États où deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix et en sécurité, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Nous réaffirmons qu’il n’y a pas d’autre solution que la solution négociée des deux États. Israël/Territoires palestiniens - Situation en Cisjordanie - Déclaration du groupe E4 Déclaration 27 novembre 2025 Nous, ministres de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni, condamnons fermement l’augmentation massive de la violence des colons contre les civils palestiniens et appelons à la stabilité en Cisjordanie. Ces activités déstabilisatrices risquent de mettre en péril la réussite du plan pour Gaza en 20 points et la perspective d’une paix et d’une sécurité durables. Le nombre d’attaques a atteint de nouveaux sommets. L’OCHA en a rapporté 264 en octobre. Il s’agit du plus grand nombre d’attaques de colons en un mois depuis que les Nations unies ont commencé à les recenser en 2006. Ces attaques doivent cesser. Elles sèment la terreur parmi les civils et sapent les efforts de paix actuels et la sécurité durable de l’État d’Israël lui-même. Nous, ministres de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni, appelons le gouvernement israélien à honorer ses obligations en vertu du droit international et à protéger la population palestinienne des territoires occupés. La condamnation des violences par le président Herzog, le Premier ministre Netanyahou et d’autres hauts responsables politiques et militaires doit se traduire en actes. Aussi exhortons-nous le gouvernement israélien à faire répondre de leurs actes les auteurs de ces violences et à en prévenir d’autres en s’attaquant aux causes profondes de ces agissements. Nous saluons la nette opposition du président Trump à l’annexion et réaffirmons notre opposition à toute forme d’annexion, qu’elle soit partielle, totale ou de facto, ainsi qu’aux mesures de colonisation violant le droit international. Après l’approbation officielle, en août 2025, de la création de la colonie E1 qui fragmenterait la Cisjordanie, la construction de plus de 3.000 logements a été approuvée ces trois dernières semaines, ce qui porte à 28.000 le nombre de nouveaux logements approuvés depuis janvier, un chiffre jamais atteint auparavant. Nous appelons le gouvernement israélien à revenir sur cette politique. Le refus persistant du gouvernement israélien de reverser à l’Autorité palestinienne les recettes fiscales qui lui reviennent est injustifiable. Le gouvernement israélien doit débloquer ces recettes fiscales, renouveler le système de correspondances bancaires entre banques israéliennes et palestiniennes, et de permettre une augmentation des montants transférés en shekels. Ces mesures sont essentielles pour les citoyens palestiniens et la capacité de l’Autorité palestinienne à assurer la délivrance des services publics. L’affaiblissement de l’Autorité palestinienne compromet sa capacité à mener à bien son programme de réformes et à assumer ses responsabilités à Gaza, comme le prévoit la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies. Un effondrement financier de l’Autorité palestinienne ne ferait que nuire à la stabilité de la région et à la sécurité même d’Israël. Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’un règlement juste et global du conflit israélo-palestinien, fondé sur la solution des deux États, dans laquelle l’État d’Israël et un État de Palestine indépendant, démocratique, contigu, souverain et viable vivent côte à côte en paix et en sécurité et se reconnaissent mutuellement. Nous réaffirmons qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une solution négociée à deux États. Situation en Palestine - Réponse d’Éléonore Caroit à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale Interventions au Parlement 27 novembre 2025 La semaine dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution visant à mettre en œuvre le plan de paix américain. Monsieur le député Thomas Portes, La situation demeure tragique à Gaza et vous avez raison de le rappeler. Le chemin vers la paix est encore long, mais nous avançons vers une solution politique durable. Le cessez-le-feu demeure fragile et l’aide humanitaire est encore très largement insuffisante. La semaine dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution visant à mettre en œuvre le plan de paix américain. La France a soutenu cette résolution parce que notre objectif, c’est de retourner à Gaza avec une Autorité palestinienne réformée et l’établissement d’un État palestinien vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, conformément à la déclaration qui avait été adoptée en septembre à l’initiative de la France aux Nations unies. Il y a trois priorités qui guident notre action aujourd’hui. La première, c’est une priorité humanitaire, ensuite sécuritaire, et puis enfin de gouvernance. La première priorité humanitaire, c’est que les opérations doivent reprendre massivement et sans entrave sous l’égide des Nations unies et des organisations internationales pour répondre à la détresse de la population de Gaza. Le Président de la République a annoncé une contribution humanitaire ainsi que des livraisons de fret d’urgence, et les livraisons d’aide humanitaire ont repris. Les restrictions à l’acheminement doivent être levées parce que, comme je vous le disais, cela reste insuffisant. La deuxième priorité c’est évidemment la sécurité. Il y a une force internationale de stabilisation qui sera déployée aux côtés de l’Autorité palestinienne. L’objectif, c’est de garantir le cessez-le-feu, de contribuer au désarmement du Hamas et des groupes armés et préparer le retour de l’Autorité palestinienne à Gaza. La France contribuera au renforcement des forces de sécurité palestiniennes à travers des missions EUBAM-Rafah, EUPOL COPPS, dont le mandat a été étendu et renforcé. La troisième priorité, c’est la gouvernance, je vous le disais. La résolution du Conseil prévoit un Conseil pour la paix, un Board of Peace, et un comité technique avec des personnalités palestiniennes. En appui, la France mettra en place un comité franco-palestinien pour accompagner les réformes auxquelles l’Autorité palestinienne s’est engagée et pour consolider l’État de Palestine dans tous ses aspects juridiques, constitutionnels et institutionnels. Nous contribuerons au centre de coordination. Notre objectif, c’est de faire valoir le processus de stabilisation et parvenir enfin à une solution politique. Nations unies - Adoption de la résolution 2803 du Conseil de sécurité relative au plan de paix pour Gaza Déclaration 18 novembre 2025 La France salue l’adoption, hier, par le Conseil de sécurité des Nations unies, de la résolution 2803 endossant le plan de paix pour Gaza. La France salue par ailleurs l’engagement des États-Unis et leurs efforts décisifs menés avec l’Egypte, le Qatar et la Turquie, qui ont permis de parvenir à un accord de cessez-le-feu, à la libération des otages et à la reprise de l’aide humanitaire à Gaza. Cette résolution contribue à le mettre en œuvre. La France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, a joué un rôle constructif dans les négociations sur ce texte. Par son vote positif en faveur de cette résolution, la France entend appuyer la dynamique politique visant à mettre durablement fin à la guerre à Gaza, fournir une aide humanitaire à la hauteur des besoins, prévenir une résurgence des violences, rétablir la sécurité des populations et créer les conditions d’un horizon politique crédible sur la base d’une solution à deux Etats. La mise en œuvre de cette résolution doit s’inscrire dans un cadre politique et juridique clair, dans la continuité des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, des paramètres internationalement agréés et de la Déclaration de New York sur la mise en œuvre de la solution à deux Etats. Ce cadre s’appuie notamment sur le respect du droit international, du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme, ainsi que du droit à l’autodétermination du peuple palestinien. Réponse de Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, à une question au Gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale Interventions au Parlement 30 octobre 2025 Madame la présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Gabrielle Cathala, J'entends votre lecture de la situation actuelle en Palestine. Je voudrais juste, au nom de Jean-Noël Barrot, que je vous prie d'excuser, qui est retenu par ailleurs, vous donner la réalité des faits et la position de la France. C'est vrai que le cessez-le-feu demeure fragile et l'aide humanitaire largement insuffisante. Ce n'est pas encore la paix. C'est la première étape d'un long chemin vers une solution politique durable qui garantira la sécurité d'Israël, je le dis, tout en reconnaissant les droits légitimes des Palestiniens à un État. Et c'est la position de la France. Et la France appelle à nouveau, strictement, toutes les parties à respecter l'accord obtenu il y a deux semaines à Charm el-Cheikh, dont je rappelle d'ailleurs que la France a été un élément essentiel, puisqu’avec l'accord avec l'Arabie saoudite, elle a pavé, au fond, la voie qui a conduit à cet accord. Nous appelons le Hamas à rendre sans délai les dépouilles d'otages restantes et nous saluons l'aide de l'Égypte qui a déployé encore récemment un convoi pour aider à retrouver les corps des otages israéliens restants. La France et l'Union européenne sont pleinement engagés pour permettre l'entrée massive et sans entrave de l'aide humanitaire, ce qui est aussi un sujet essentiel. Les choses avancent, Madame la députée, et tous les points de passage vers l'enclave seront désormais ouverts par les autorités israéliennes. Je veux vous redire une deuxième chose, Madame la députée : au fond, la position de la France, elle poursuit trois objectifs. Premièrement, la reprise massive et sans entrave des opérations humanitaires via les Nations unies et les organisations internationales. Deuxièmement, la restauration de la sécurité avec la mise en place d'une force internationale de stabilisation et la formation des forces palestiniennes de sécurité. Enfin, l'enjeu de la gouvernance à Gaza, qui passe par le fait que les Palestiniens doivent être au cœur de la gouvernance. Voilà la position française, elle est stable, elle est solide et nous la poursuivrons, je le dis au nom du Gouvernement. Source : site Internet de l'Assemblée nationale Israël / Palestine : Situation à Gaza Déclaration 29 octobre 2025 La France condamne les attaques d’éléments du Hamas contre les forces israéliennes, et exhorte le Hamas à restituer sans délai les dépouilles d’otages qui se trouvent encore dans la bande de Gaza. Elle déplore les frappes israéliennes menées en riposte qui ont fait un grand nombre de victimes civiles, y compris des femmes et des enfants. Elle appelle les parties à respecter les principes du droit international humanitaire en toute circonstance. La France demande à toutes les parties de respecter l’accord de cessez-le-feu. Elle appelle les parties à poursuivre les négociations en vue de mettre un terme à la guerre à Gaza, étape nécessaire à la restauration d’un horizon politique fondé sur la mise en œuvre de la solution des deux États. Israël - Palestine - Avis consultatif de la Cour internationale de Justice 23 octobre 2025 La France prend acte de l’avis consultatif rendu ce jour par la Cour internationale de Justice sur les obligations d’Israël en matière d’aide humanitaire et de coopération avec les Nations unies en Palestine. Elle réaffirme son plein attachement au droit international et au rôle essentiel de la CIJ, organe judiciaire principal des Nations unies. La France appelle Israël à se conformer à ses obligations au titre du droit international humanitaire, telles que rappelées par la Cour. La France exhorte Israël à lever tous les obstacles à l’acheminement et la distribution massive, immédiate et sans entrave de l’aide humanitaire, pour que les populations à Gaza et en Cisjordanie aient accès aux produits et services essentiels à la vie quotidienne, notamment l’eau, la nourriture, les vêtements, le matériel de couchage, les abris et le combustible, ainsi que des articles et soins médicaux. Elle exhorte Israël à coopérer avec l’Organisation des Nations unies, y compris avec l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). La France réaffirme l’importance que toutes les parties mettent pleinement en œuvre l’accord de cessez-le-feu, y compris sur le volet humanitaire afin de répondre aux besoins de la population dans l’enclave. Israël/Palestine - Incidents armés dans la bande de Gaza 15 octobre 2025 La France condamne fermement les exécutions sommaires perpétrées ces derniers jours à Gaza par le Hamas. Alors que l’entrée en vigueur du cessez-le-feu offre l’opportunité de soulager les souffrances des Gazaouis après deux années de guerre, les incidents armés survenus ces derniers jours sont particulièrement préoccupants. La France demande à toutes les parties sur place de s’abstenir de toute action susceptible de porter atteinte aux populations, à la viabilité du cessez-le-feu et à l’accès de l’aide humanitaire. Elle rappelle également que, conformément à la déclaration de New York endossée par 142 Etats membres des Nations unies et au plan de paix du Président Trump, le Hamas ne doit pas avoir de rôle à l’avenir dans la gouvernance de Gaza et doit être désarmé. Israël/Palestine - Libération des otages 13 octobre 2025 La France exprime son profond soulagement à la suite de la libération, ce matin, des 20 otages israéliens vivants retenus dans la bande de Gaza, aujourd’hui enfin libres après plus de deux années d’un calvaire inhumain. Elle adresse ses pensées émues à leurs familles et à leurs proches, qui ont vécu durant cette période une angoisse et une attente insoutenables. La France rend également hommage à la mémoire des 28 otages restants, morts en captivité, dont les corps sont encore retenus. Elle appelle à ce que leurs dépouilles soient rendues sans délais à leurs familles, afin que celles-ci puissent accomplir leur deuil dans la dignité. La France salue tous ceux qui ont œuvré sans relâche à cette issue, en particulier les États-Unis et les médiateurs régionaux qui ont permis d’aboutir à cet accord. Le Président de la République participera aujourd’hui à la cérémonie de signature du plan de paix à Charm el-Cheikh. Cette cérémonie sera l’occasion de rappeler la nécessité de parvenir à une paix durable à Gaza et en vue de recréer un horizon de paix après plus de deux années de guerre et de souffrances avec la mise en place d'une solution à deux Etats, seule solution permettant de garantir une paix durable dans la région. La France soutient la pleine mise en œuvre de ce plan et travaille à des contributions concrètes pour assurer la stabilité et la sécurité régionales. Israël/Palestine - Conclusion de la première phase d’un accord de cessez-le-feu à Gaza Déclaration 9 octobre 2025 La France salue la conclusion d’un accord de cessez-le-feu à Gaza. Cet accord doit permettre la libération immédiate de tous les otages, un accès massif de l’aide humanitaire et un arrêt des opérations militaires, et ainsi soulager les souffrances des populations civiles de Gaza et des familles d’otages qui attendent le retour de leurs proches depuis plus de deux ans. La France exprime sa reconnaissance aux États-Unis d’Amérique, à l’Égypte, au Qatar et à la Turquie pour leur rôle clé de médiateurs, dont les efforts ont permis d’aboutir à cet accord. La France appelle désormais les parties à mettre pleinement en œuvre, de bonne foi, et dans les délais impartis, les engagements qu’elles ont pris et à s’abstenir de toute action susceptible d’en compromettre la mise en œuvre. Cet accord est une première étape indispensable. Les efforts doivent désormais viser à transformer ce cessez-le-feu en paix durable, via le déploiement d’une force de stabilisation internationale mandatée par le Conseil de sécurité des Nations unies, le désarmement du Hamas, le retour d’une Autorité palestinienne réformée dans l’enclave, et le rétablissement d’un horizon politique crédible pour la réalisation d’un État palestinien, conformément aux principes de la déclaration de New York. Aux côtés de ses partenaires européens et internationaux, la France restera mobilisée pour mettre définitivement un terme à la guerre à Gaza. C’est le sens de la réunion ministérielle organisée aujourd’hui à Paris avec nos principaux partenaires, ouverte par le président de la République et conduite par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Elle travaillera à réunir des contributions concrètes pour que la deuxième phase du plan du président Trump soit mise en œuvre, en précisant les modalités d’un engagement collectif autour des principaux paramètres du "jour d’après" (sécurité, gouvernance, reconstruction). Israël - Commémoration des attaques terroristes du 7 octobre Déclaration 7 octobre 2025 Le 7 octobre 2023, Israël était frappé par des attaques terroristes d’une ampleur et d’une brutalité sans précédent, pire massacre antisémite depuis la Shoah. Ces attaques barbares menées par le Hamas et d’autres groupes terroristes affiliés ont coûté la vie à au moins 1219 personnes et ont mené à la prise en otage de 251 personnes, en grande majorité des civils israéliens. La France réitère sa condamnation des attaques du 7 octobre 2023. Elle réaffirme son engagement contre le terrorisme et l’antisémitisme en tout lieu et sous toutes ses formes, et rappelle son engagement indéfectible en soutien à la sécurité d’Israël. En ce jour de commémoration, la France rend hommage à la mémoire des victimes et plus particulièrement aux 51 Français tués. Elle exprime sa solidarité à leurs familles, à leurs proches, et à tous ceux dont la vie a été bouleversée par ces attaques. Elle exprime par ailleurs son soutien aux Français, anciens otages, libérés après plusieurs mois de captivité. Elle rend également hommage à toutes les victimes civiles, israéliennes et palestiniennes, qui ont perdu la vie depuis le 7 octobre 2023. La France réitère son exigence de libération immédiate et inconditionnelle des 48 otages restants. Elle appelle à cet égard les parties à mettre pleinement en œuvre le plan de paix proposé par le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, le 29 septembre 2025, qui constitue une opportunité pour obtenir la libération des otages et un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a organisé une cérémonie d'hommage présidée par le Ministre, ce jour à 10 heures, à toutes les victimes de ces attaques, à Paris et dans tout le réseau diplomatique avec l’observation d’une minute de silence. Israël/Palestine - Réponse du Hamas au plan de paix proposé par le Président D. J. Trump Déclaration 4 octobre 2025 La réponse du Hamas au plan de paix proposé par le Président Trump est une étape importante qui permet d’avancer vers la fin de la guerre à Gaza et la libération immédiate de tous les otages. La France appelle désormais les parties à mettre en œuvre sans délai l’ensemble des modalités de ce plan, dont les principes s’inscrivent dans la lignée de la déclaration de New York. Elle salue les efforts des médiateurs égyptiens, qatariens et turcs, ainsi que l’engagement du Président Trump en faveur de la paix. La France se tient prête à poursuivre le travail avec les États-Unis d’Amérique, le gouvernement israélien, l’Autorité palestinienne et l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux pour contribuer à la sortie de crise à Gaza et à la relance d’une dynamique vers une paix durable au Proche Orient, sur la base de ce plan et de la déclaration de New York. Flottille Global Sumud et Thousand Madleens - Déclaration du porte-parole du ministère de l’Europe et des affaires étrangères Déclaration 01 octobre 2025 La France continue de suivre de près le parcours de la flottille Global Sumud et Thousand Madleens vers Gaza, et la situation de ses ressortissants qui se trouvent à son bord. La France rappelle que la sécurité de ses compatriotes est une priorité en toutes circonstances. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est pleinement mobilisé et en contact étroit avec ses partenaires européens, notamment via son réseau diplomatique et consulaire et son centre de crise et de soutien. L’Ambassade et le Consulat de France à Tel Aviv est en contact constant avec les autorités israéliennes compétentes afin de solliciter, dès l’arrivée de nos compatriotes sur le sol israélien, l’exercice de la protection consulaire et permettre leur libération et leur retour en France dans les meilleurs délais. Israël/Palestine – Plan de paix proposé par le Président D. J. Trump Déclaration 30 septembre 2025 La France salue le plan proposé par le Président Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza, au terme d’intenses efforts diplomatiques qu’elle a conduits avec l’Arabie Saoudite lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. La France se félicite des principes mis en avant par ce plan, en ligne avec la Déclaration de New York adoptée à l’initiative de la France et de l’Arabie Saoudite le 12 septembre, et à laquelle la proposition américaine se réfère : Cessez-le-feu permanent à Gaza, libération de tous les otages et entrée massive d’aide humanitaire sous la supervision des Nations Unies ; Refus de toute annexion et de tout déplacement forcé de population ; Désarmement et exclusion du Hamas ; Mise en place d’une gouvernance permettant la reconstruction de Gaza, le rétablissement de l’Autorité palestinienne dans l’enclave, et d’une mission internationale de stabilisation garantissant la sécurité des Israéliens comme des Palestiniens - dont la France a présidé à New York une réunion de préfiguration ; Relance d’un processus politique visant l’établissement d’un État palestinien vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël. La France appelle les parties au conflit à Gaza à se saisir sans délai de ce plan pour mettre fin à cette guerre et rouvrir un horizon de paix et de sécurité collective, qui garantisse le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, le droit du peuple israélien à la sécurité, la stabilité et l’intégration régionale. C’est un moment décisif pour permettre à Israël de retrouver le soutien de ses partenaires, dont la France, pour restaurer avec eux les relations fortes auxquelles nous aspirons, et pour permettre au peuple palestinien de sortir du désespoir et de la violence pour obtenir un avenir libéré du terrorisme et assurant ses aspirations légitimes. La France se tient prête à travailler à la mise en œuvre de ce plan avec les États-Unis d’Amérique, le gouvernement israélien, l’Autorité palestinienne et l’ensemble des partenaires internationaux qu’elle a réunis à New York. Déclaration conjointe : proposition d’assistance pour le traitement des patients de Gaza en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est Déclaration conjointe 26 septembre 2025 Alors que la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza se poursuit, il est urgent d’augmenter considérablement le traitement médical des patients venant de Gaza. Nous, soussignés, sommes prêts à apporter notre soutien sous la forme, notamment, de contributions financières et de la mise à disposition de personnel médical ou de matériel médical nécessaires au traitement des patients de Gaza en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est. Nous demandons instamment à Israël de rétablir le couloir médical vers la Cisjordanie occupée, y compris vers Jérusalem-Est, pour que les évacuations médicales depuis Gaza puissent reprendre et que les patients puissent recevoir les traitements dont ils ont besoin d’urgence sur le territoire palestinien. Nous appelons également Israël à lever les restrictions à l’acheminement de médicaments et de matériel médical vers Gaza, conformément à ses obligations en vertu du droit international, notamment du droit international humanitaire ; à permettre immédiatement et sans restriction à l’ONU et aux autres partenaires humanitaires de mener leur travail vital à Gaza ; et, conformément à la résolution 2286 (2016) du Conseil de sécurité de l’ONU, à garantir que le personnel médical dont l’activité est d’ordre exclusivement médical soit respecté et protégé, et que leur accès en toute sécurité et sans entrave soit facilité, ainsi que celui de leur matériel, de leurs moyens de transport et de leurs fournitures. La présente déclaration a été signée par : - les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, du Canada, de Chypre, de la Croatie, du Danemark, de la Finlande, de la France, de la Grèce, de l’Irlande, de l’Islande, de l’Italie, de la Lituanie, du Luxembourg, de Malte, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Pologne, du Portugal, du Royaume-Uni, de la Slovaquie, de la Slovénie, de la Suède et de la Suisse ;- les ministres de la Coopération au développement de la Finlande et des Pays-Bas ; et- la commissaire européenne chargée de l’égalité, de l’état de préparation et de la gestion des crises. Flottille Global Sumud vers Gaza Déclaration 24 septembre 2025 La France suit de près et avec une grande préoccupation le parcours de la flottille Global Sumud vers Gaza. Elle condamne toute attaque en mer et appelle au respect du droit international, en particulier le droit de la mer. Les participants à cette expédition en faveur de Gaza ont été informés des risques encourus. Comme rappelé par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, se rendre à Gaza est dangereux et strictement déconseillé que ce soit par voie terrestre ou maritime. Les conseils aux voyageurs s’appliquent à tous y compris aux parlementaires et aux journalistes. La sécurité de nos compatriotes est une priorité en toute occasion. Les services du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères suivent attentivement la situation de nos ressortissants et assureront leur mission de protection consulaire pour gérer au mieux les conséquences de cette initiative. Déclaration conjointe - Événement consacré à la situation des journalistes à Gaza lors de la semaine de haut-niveau de l’Assemblée générale des Nations unies Déclaration conjointe 24 septembre 2025 Le 24 septembre, lors de la semaine de haut-niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, la France, avec Reporters sans frontières (RSF), a organisé un événement consacré à la situation des journalistes à Gaza. A l’issue de cet événement, ce communiqué a été endossé par 21 pays. Nous nous sommes réunis, avec des représentants de la société civile, pour évoquer la protection des journalistes à Gaza et l’accès à l’information. Nous rendons hommage aux journalistes tués et blessés à Gaza alors qu’ils exerçaient leur métier. Nous réitérons notre engagement en faveur de la sécurité des journalistes et des professionnels des médias à Gaza et exigeons que soit assurée leur protection, conformément au droit international humanitaire. Nous appelons les autorités israéliennes à permettre aux journalistes qui le souhaitent de quitter la bande de Gaza et à autoriser l’accès des médias étrangers indépendants à Gaza. Nous rappelons notre attachement aux principes de liberté de la presse et de la liberté d’expression. L’accès à l’information, en toute sécurité, est essentiel pour que les journalistes et les professionnels des médias puissent faire leur métier. Une presse libre et plurielle est nécessaire à l’exercice de la démocratie. Signé : Allemagne Australie Belgique Canada Chili Danemark Estonie Finlande France Grèce Islande Irlande Liechtenstein Luxembourg Norvège Pays-Bas Qatar Royaume-Uni Slovénie Suède Suisse Israël/Palestine - Extension et intensification de l’offensive israélienne à Gaza ville Déclaration 17 septembre 2025 La France condamne avec fermeté l’extension et l’intensification de l'offensive israélienne au centre de la ville de Gaza, où plus de 600 000 civils seraient encore présents et qui ont induit le déplacement forcé de plus de 300 000 personnes. La France appelle Israël à mettre fin à cette campagne destructrice, qui n’a plus de logique militaire, et à reprendre au plus vite les négociations en vue d’un cessez-le-feu et de la libération de tous les otages. L’extension de cette opération s’inscrit également dans un contexte humanitaire et sanitaire d’une gravité extrême, marqué par la famine et l’absence d’accès aux biens de première nécessité et aux soins d’urgence. La France appelle à nouveau Israël à lever immédiatement toutes les restrictions imposées à l'entrée l'aide humanitaire à Gaza afin de permettre son acheminement immédiat, massif et sans entrave. Déclaration des ministres des Affaires étrangères du groupe E3 sur les frappes israéliennes à Doha Déclaration conjointe 15 septembre 2025 Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, condamnons les frappes israéliennes qui ont visé Doha le 9 septembre, qui constituent une violation de la souveraineté du Qatar et font courir le risque d’une nouvelle escalade dans la région. Par ailleurs, un tel acte compromet la conclusion d’un accord négocié qui permettrait d’obtenir la libération de tous les otages encore détenus et de mettre un terme à la guerre à Gaza. Nous appelons toutes les parties à renouveler et intensifier leurs efforts pour convenir d’un accord de cessez-le-feu immédiat. Nous exprimons notre solidarité avec le Qatar et soutenons complètement le rôle essentiel qu’il continue de jouer dans les efforts de médiation entre Israël et le Hamas aux côtés de l’Égypte et des États-Unis. Nous appelons les parties à faire preuve de retenue et à saisir l’occasion d’instaurer la paix. Nous soulignons en outre que la priorité doit rester l’obtention d’un cessez-le-feu permanent, la libération de tous les otages encore détenus et l’entrée massive d’aide à Gaza pour mettre fin à la famine. Nous demandons de manière urgente l’arrêt immédiat des opérations militaires israéliennes dans la ville de Gaza, qui causent des déplacements massifs de civils, font des victimes civiles et détruisent des infrastructures essentielles. Nous demandons à ce que les Nations Unies et les organisations non gouvernementales humanitaires puissent agir en toute sécurité et à grande échelle dans l’ensemble de la bande de Gaza, notamment le Nord. Nous réaffirmons notre condamnation sans équivoque des crimes odieux commis par le Hamas, mouvement terroriste qui doit libérer immédiatement et sans condition les otages qu’il détient, être désarmé et être exclu définitivement de la gouvernance de la bande de Gaza. Israël / Territoires palestiniens - Adoption par l’ONU de la déclaration de New York sur la solution à deux états et condamnation du Hamas Déclaration 12 septembre 2025 La France se félicite de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies, à une très large majorité de 142 Etats, de la résolution endossant la Déclaration de New York sur la solution à deux Etats préparée par la France et l’Arabie saoudite, en lien avec nos proches partenaires. Ce vote historique reflète la volonté de la communauté internationale de s’engager dans la mise en œuvre d’une feuille de route ambitieuse pour la paix et la sécurité de tous dans la région. La Déclaration adoptée par l’Assemblée générale traduit le soutien inédit d’une majorité de la communauté internationale à des principes aussi essentiels que l’appel à un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la libération de tous les otages et la réalisation d’un État palestinien viable et souverain. Pour la première fois, un texte adopté par l'ONU condamne les attaques du 7 octobre 2023 commises par le Hamas et appelle à son désarmement ainsi qu’à son exclusion de la gouvernance de Gaza. La Déclaration de New York est issue des travaux de la Conférence des Nations unies sur la mise en œuvre de la solution à deux États co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui s’est déroulée du 28 au 30 juillet. Ces travaux se poursuivront à New York le 22 septembre en présence du Président de la République. Israël/Palestine - Attaque terroriste à Jérusalem Déclaration 8 septembre 2025 La France condamne avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste perpétrée ce jour à Jérusalem, dans le quartier de Ramot, qui a fait au moins 5 morts et plus d’une dizaine de blessés. Elle présente ses condoléances aux familles des victimes et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. La France réaffirme sa solidarité avec le peuple israélien face au terrorisme et rappelle le droit de tous à vivre en paix et en sécurité. Israël / Palestine – Soutien de la Ligue arabe à Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États - Déclaration du porte-parole adjoint du ministère de l’Europe Déclaration 05 septembre 2025 La France salue l’appel inédit des Etats de la Ligue arabe à endosser et à mettre en œuvre la déclaration de New York, adoptée à l’issue de la Conférence internationale pour la mise en œuvre de la solution à deux Etats co-présidée par la France et l’Arabie Saoudite, les 28 et 29 juillet. Cet appel reflète la volonté des Etats de la Ligue arabe de s’engager dans la mise en œuvre d’une feuille de route ambitieuse pour la paix et la sécurité de tous dans la région, qui passe par un cessez-le-feu immédiat à Gaza et la libération de tous les otages, l’établissement d’un Etat palestinien viable et souverain, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance de Gaza, la normalisation entre Israël et les pays arabes et la mise en place de garanties de sécurité collectives intégrant Israël. Nous appelons l’ensemble des Etats à se joindre à cette feuille de route. Conférence internationale de haut niveau des Nations Unies - Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États Déclaration 29 juillet 2025 Déclaration des coprésidents de la conférence : République française et Royaume d’Arabie saoudite, et des coprésidents des groupes de travail : République fédérative du Brésil, Canada, République arabe d’Égypte, Royaume d’Espagne, République d’Indonésie, Irlande, République italienne, Japon, Royaume hachémite de Jordanie, États-Unis du Mexique, Royaume de Norvège, État du Qatar, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, République du Sénégal, République de Turquie, Ligue des États arabes et Union européenne. Nous, chefs d’États et de gouvernement et représentants, nous sommes réunis au siège des Nations Unies à New York du 28 au 30 juillet 2025, à un moment d’une importance historique pour la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient.Nous sommes convenus de prendre ensemble des mesures pour mettre fin à la guerre à Gaza, parvenir à un règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien reposant sur une mise en œuvre véritable de la solution des deux États, et bâtir un avenir meilleur pour les Palestiniens, les Israéliens et l’ensemble des peuples de la région. Les événements récents ont montré, une fois de plus et plus que jamais, le coût humain terrible et les graves implications pour la paix et la sécurité régionales et internationales d’un conflit persistant au Moyen-Orient. En l’absence de mesures décisives en faveur de la solution des deux États et de garanties internationales solides, le conflit s’aggravera et la paix régionale demeurera impossible à atteindre. Nous avons réaffirmé notre condamnation de toutes les attaques contre des civils, par toute partie au conflit, notamment des actes de terrorisme et des attaques indiscriminées, et de toutes les attaques contre des biens civils, des actes de provocation, de l’incitation à la haine et des destructions. Nous rappelons que la prise d’otages est interdite par le droit international. Nous réaffirmons notre rejet de toute action pouvant entraîner des changements territoriaux ou démographiques, et notamment des déplacements forcés de la population civile palestinienne, qui constituent une violation flagrante du droit international humanitaire. Nous condamnons les attaques perpétrées le 7 octobre par le Hamas contre des civils. Nous condamnons également les attaques perpétrées par Israël contre des civils et des infrastructures civiles dans la bande de Gaza, ainsi que le siège et la famine imposés aux populations civiles, qui ont entraîné une catastrophe humanitaire dévastatrice et une situation de crise pour la protection des populations. Rien ne peut justifier des violations graves du droit international, et notamment du droit international humanitaire, et nous soulignons la nécessité de faire respecter l’obligation de rendre des comptes. La guerre, l’occupation, la terreur et les déplacements forcés ne peuvent en aucune façon conduire à la paix ou à la sécurité. Seule une solution politique est susceptible de le faire. La fin du conflit israélo-palestinien et la mise en œuvre de la solution des deux États sont le seul moyen de satisfaire les aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens, conformément au droit international, et la meilleure façon de mettre un terme à la violence sous toutes ses formes et au rôle déstabilisateur des acteurs non étatiques, de mettre fin au terrorisme et à la violence sous toutes leurs formes, de garantir la sécurité des deux peuples et la souveraineté des deux États, et de faire prévaloir la paix, la prospérité et l’intégration régionale au profit de tous les peuples de la région. Nous nous sommes donc engagés à prendre des mesures tangibles et irréversibles s’inscrivant dans un calendrier précis pour régler pacifiquement la question de Palestine et mettre en œuvre la solution des deux États, pour parvenir, grâce à des actions concrètes et aussi rapidement que possible, à la mise en place d’un État de Palestine indépendant, souverain, économiquement viable et démocratique, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité, ce qui permettra une intégration régionale totale et la reconnaissance mutuelle. À cette fin, nous sommes convenus de soutenir, dans le cadre d’un calendrier précis, la conclusion et la mise en œuvre d’un accord de paix juste et global entre Israël et la Palestine, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, au mandat de Madrid, notamment le principe de l’échange de territoires contre la paix, et à l’initiative arabe de paix, en mettant fin à l’occupation, en réglant l’ensemble des questions en suspens et relatives au statut final, ainsi que l’ensemble des revendications, en parvenant à une paix juste et durable, en garantissant la sécurité pour tous, et en favorisant l’intégration régionale totale et la reconnaissance mutuelle au Moyen-Orient, dans le plein respect de la souveraineté de tous les États. Mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et garantir la sécurité des Palestiniens et des Israéliens pour le jour d’aprèsLa guerre à Gaza doit cesser immédiatement. Nous avons affirmé notre soutien aux efforts menés par l’Égypte, les États-Unis et le Qatar pour que les parties reprennent immédiatement la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu dans toutes ses phases afin de mettre fin aux hostilités de manière permanente, de libérer l’ensemble des otages, de procéder à l’échange de prisonniers palestiniens, à la restitution de l’ensemble des dépouilles et au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza et nous avons réitéré notre détermination à agir pour atteindre ces objectifs. Dans ce contexte, le Hamas doit libérer tous les otages. Nous avons exigé l’acheminement immédiat, sûr, inconditionnel et sans entrave de l’aide humanitaire en quantité importante par tous les points de passage et dans toute la bande de Gaza, en coordination avec les Nations Unies et le Comité international de la Croix-Rouge, et conformément aux principes humanitaires. Pour cela, il est nécessaire qu’Israël, la puissance d’occupation, lève les restrictions et ouvre les points de passage aux frontières, et il est indispensable d’assurer la reprise de la fourniture d’électricité et l’entrée des carburants, du matériel médical, de la nourriture, de l’eau et d’autres fournitures essentielles. Nous avons rappelé que le personnel des Nations Unies et le personnel humanitaire doivent être protégés et pouvoir travailler efficacement. Nous avons souligné notre refus de l’utilisation de la famine comme instrument de guerre, qui est interdite par le droit international, et l’importance de prendre des mesures immédiates pour lutter contre l’augmentation rapide des cas de famine et prévenir une famine de grande ampleur à Gaza. La bande de Gaza fait partie intégrante d’un État de Palestine et doit être unifiée avec la Cisjordanie. Toute occupation, siège, amputation territoriale ou déplacement forcé sont exclus. La gouvernance, les services de police et de justice et la sécurité dans l’ensemble des territoires palestiniens doivent incomber de manière exclusive à l’Autorité palestinienne, avec un soutien approprié de la communauté internationale. Nous avons accueilli favorablement la stratégie de l’Autorité palestinienne dénommée « Un seul État, un seul gouvernement, une seule loi, un seul monopole de la violence armée » et nous nous sommes engagés à en soutenir la mise en œuvre notamment par le processus nécessaire de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) qui doit être mené à bien dans le cadre d’un mécanisme convenu avec les partenaires internationaux et d’un calendrier défini. Afin de mettre un terme à la guerre à Gaza, le Hamas doit cesser d’exercer son autorité sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien et la collaboration de la communauté internationale, conformément à l’objectif d’un État de Palestine souverain et indépendant. Nous avons soutenu la prompte mise en œuvre du plan de reconstruction arabe de l’Organisation de la conférence islamique visant un relèvement et une reconstruction rapides dans la bande de Gaza tout en garantissant que les Palestiniens puissent demeurer sur leur territoire. À cet effet, nous avons encouragé l’ensemble des États et des partenaires régionaux et internationaux à participer activement à la conférence pour le relèvement et la reconstruction de Gaza, qui se tiendra prochainement au Caire. Une fois le cessez-le-feu rétabli, un comité administratif de transition doit être immédiatement mis en place et fonctionner à Gaza sous l’égide de l’Autorité palestinienne. Nous avons appelé les États membres, les Nations Unies et leurs institutions, et les organisations internationales à fournir des ressources et de l’aide en quantité importante pour appuyer le relèvement et la reconstruction, notamment par le biais d’un fonds d’affectation spéciale international dédié à la reconstruction. Nous avons souligné le rôle indispensable de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et nous avons exprimé notre engagement à continuer d’appuyer l’office dans la mise en œuvre de son mandat, notamment grâce un financement adapté, et avons salué son engagement et les efforts qu’il déploie pour appliquer les recommandations du rapport Colonna. Lorsqu’une solution juste au problème des réfugiés palestiniens sera trouvée, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’UNRWA remettra ses services « publics » dans le territoire palestinien aux institutions palestiniennes dûment habilitées et préparées. Nous avons soutenu le déploiement d’une mission internationale temporaire de stabilisation, à l’invitation de l’Autorité palestinienne, sous l’égide des Nations Unies et dans le respect des principes des Nations Unies, reposant sur les capacités onusiennes existantes, et mandatée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, avec un appui régional et international approprié. Nous avons noté avec satisfaction que plusieurs États membres étaient disposés à mettre des troupes à sa disposition. Cette mission, qui pourrait évoluer en fonction des besoins, fournirait une protection à la population civile palestinienne, appuierait le transfert des responsabilités en matière de sécurité intérieure à l’Autorité palestinienne, soutiendrait le renforcement des capacités de l’État palestinien et de ses forces de sécurité et apporterait des garanties de sécurité à la Palestine et à Israël, notamment le suivi du cessez-le-feu et d’un futur accord de paix, dans le plein respect de leur souveraineté. Nous nous sommes engagés à soutenir le gouvernement et les forces de sécurité palestiniens, grâce à des programmes de financement de partenaires régionaux et internationaux, assortis de contrôles, équipements, formations et recommandations appropriés, en mettant à profit l’expérience de mécanismes comme le Coordinateur en matière de sécurité des États-Unis pour Israël et l’Autorité palestinienne, la mission de soutien à la police dans les territoires palestiniens ou la mission d’assistance à la frontière au point de passage de Rafah de l’Union européenne. Nous sommes également déterminés à soutenir, en Israël et en Palestine, des mesures et programmes visant l’ensemble des espaces et des acteurs, pour lutter contre la radicalisation, les provocations, la déshumanisation, l’extrémisme violent favorisant le terrorisme, les discriminations et les discours de haine, à promouvoir une culture de paix à l’école ainsi qu’à appuyer l’action de la société civile et le dialogue avec celle-ci. Nous nous sommes félicités des efforts en cours pour moderniser le programme scolaire palestinien et avons appelé Israël à déployer des efforts en ce sens. Nous avons soutenu la mise en place d’un mécanisme international de suivi pour vérifier le respect de ces objectifs par les deux parties. Permettre la création d’un État de Palestine souverain et économiquement viable, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécuritéNous avons réaffirmé notre soutien inébranlable, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies, à la mise en œuvre de la solution des deux États, selon laquelle deux États démocratiques et souverains, la Palestine et Israël, vivent côte à côte dans la paix et la sécurité, dans leurs frontières sûres et reconnues, selon les lignes de 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem. Nous avons noté avec satisfaction les engagements que le Président palestinien, Mahmoud Abbas, a exprimés dans sa lettre en date du 9 juin 2025, qui comprennent notamment le règlement pacifique de la question de Palestine et le rejet constant de la violence et du terrorisme. Nous nous sommes également félicités de la déclaration du Président Abbas selon laquelle l’État palestinien doit être le seul à assurer la sécurité sur son territoire mais n’a pas l’intention de devenir un État militarisé et est prêt à travailler à des arrangements de sécurité bénéfiques pour toutes les parties, dans le plein respect de sa souveraineté et pour autant qu’il bénéficie de la protection internationale.Nous avons réaffirmé la nécessité pour l’Autorité palestinienne de continuer à mettre en œuvre un programme de réformes crédible, avec le soutien de la communauté internationale, notamment de la Ligue des États arabes et de l’Union européenne, en mettant l’accent sur la bonne gouvernance, la transparence, la viabilité budgétaire, la lutte contre l’incitation à la violence et les discours de haine, la fourniture de services, l’environnement des affaires et le développement. Nous avons également noté avec satisfaction l’engagement pris par le Président Abbas d’organiser des élections présidentielle et générales transparentes et démocratiques dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, dans un délai d’un an, sous supervision internationale, de manière à mettre en concurrence démocratique les acteurs palestiniens attachés au respect du programme politique et des engagements internationaux de l’Organisation de libération de la Palestine, des résolutions pertinentes des Nations Unies ainsi que du principe « Un seul État, un seul gouvernement, une seule loi, un seul monopole de la violence armée », en permettant ainsi à une nouvelle génération de représentants élus d’accéder aux responsabilités. À l’invitation de l’Autorité palestinienne, l’Union européenne s’est engagée à poursuivre son soutien au processus électoral. Nous avons appelé les dirigeants israéliens à prendre un engagement public clair en faveur de la solution des deux États, qui prévoie un État palestinien viable et souverain, à mettre un terme immédiat à la violence et à l’incitation à la haine contre les Palestiniens, à mettre fin immédiatement à toutes les activités de colonisation, d’accaparement et d’annexion des terres dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, à renoncer publiquement à tout projet d’annexion ou politique de colonisation et à faire cesser la violence des colons, notamment en mettant en œuvre la résolution 904 du Conseil de sécurité des Nations Unies et en adoptant une loi pour punir et dissuader les colons violents et leurs actes illégaux. Nous avons demandé aux deux parties de poursuivre leurs efforts pour que les partis politiques adhèrent aux principes de non-violence et de reconnaissance mutuelle et à la solution des deux États. Nous avons réaffirmé notre soutien au droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Prenant note du fait qu’il n’existe aucune négociation en cours entre les parties et que les mesures unilatérales illégales constituent une menace existentielle pour la création d’un État de Palestine indépendant, nous avons réaffirmé que la reconnaissance et la création de l’État de Palestine sont une composante essentielle et indispensable de la réalisation de la solution des deux États, tout en rappelant que la reconnaissance est une décision souveraine revenant à chaque État. L’admission pleine et entière de l’État de Palestine aux Nations Unies constitue un élément indispensable à la solution politique qui mettra fin au conflit et permettra l’intégration régionale totale. Nous nous sommes engagés à mobiliser des soutiens politique et financier à l’Autorité palestinienne dans son action réformatrice pour l’aider à renforcer ses capacités institutionnelles, à mettre en œuvre son programme de réformes et à assumer ses responsabilités dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés. À cet effet, nous avons demandé à d’autres États de s’engager à accroître leur aide budgétaire, aux côtés de l’UE et d’autres donateurs, et à organiser dès que possible une réunion internationale des donateurs. Nous sommes convenus de promouvoir le développement économique de la Palestine, de faciliter le commerce et d’améliorer la compétitivité du secteur privé palestinien. Nous avons appelé à la levée des restrictions en matière d’accès et de circulation et à la libération immédiate des recettes fiscales palestiniennes bloquées, et nous nous sommes engagés à revoir le Protocole de Paris relatif aux relations économiques (1994), à mettre en place un nouveau cadre pour le transfert des revenus douaniers afin que les Palestiniens contrôlent la fiscalité, à permettre l’intégration pleine et entière de la Palestine dans le système monétaire et financier international et à garantir des relations de correspondance bancaires durables à long terme. Préserver la solution des deux États face aux mesures unilatéralesNous avons souligné que le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international est une composante essentielle de la paix et de la sécurité dans la région. Nous nous sommes engagés à protéger les efforts de paix face aux éventuels fauteurs de troubles qui cherchent à faire échouer la mise en œuvre de la solution des deux États par des mesures unilatérales illégales et des actions violentes. Nous avons réaffirmé notre vive opposition à toutes les actions illégales des deux parties qui compromettent la viabilité de la solution des deux États, notamment les activités de colonisation, et nous avons exprimé notre détermination à prendre des mesures concrètes, conformément au droit international, aux résolutions pertinentes des Nations Unies et à l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024, pour aider le peuple palestinien à exercer son droit à l’autodétermination et lutter contre la politique de colonisation illégale dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, ainsi que les mesures et menaces de déplacements forcés et d’annexion. Nous avons appelé au respect du statu quo historique légal sur les lieux saints musulmans et chrétiens à Jérusalem, sans le modifier. Nous soulignons le rôle essentiel de la monarchie hachémite en tant que gardienne de ces lieux et nous soutenons le rôle joué par la direction de la mosquée al-Aqsa et des affaires de Jérusalem sous administration jordanienne. Nous nous sommes engagés à adopter des mesures restrictives contre les colons extrémistes violents et les entités et personnes qui soutiennent la colonisation illégale, conformément au droit international. Nous nous sommes engagés à adopter des mesures ciblées, conformément au droit international, contre les entités et les personnes qui ne respectent pas le principe du règlement pacifique de la question de Palestine, en commettant des actes de violence ou de terrorisme en violation du droit international. Parvenir à l’intégration régionale en mettant fin au conflit israélo-palestinien L’intégration régionale et la création d'un État palestinien indépendant sont des objectifs indissociables. La fin du conflit israélo-palestinien, qui est au cœur du conflit israélo-arabe, est un impératif pour la paix, la stabilité et l’intégration de la région. Seuls la fin de la guerre à Gaza, la libération de tous les otages, la fin de l’occupation, le rejet de la violence et de la terreur, la création d’un État palestinien indépendant, souverain et démocratique, la fin de l’occupation de tous les territoires arabes, et des garanties de sécurité solides apportées à Israël et à la Palestine peuvent permettre la normalisation des relations et la coexistence entre les peuples et les États de la région. Nous sommes convenus de prendre des mesures concrètes pour promouvoir la reconnaissance mutuelle, la coexistence pacifique et la coopération entre tous les États de la région, en lien avec une mise en œuvre irréversible de la solution des deux États. Nous avons appelé les Israéliens et les Palestiniens à reprendre de bonne foi et avec bonne volonté les négociations, avec le soutien, la supervision et des garanties de la communauté internationale, afin de parvenir à une paix et à une stabilité mutuellement garanties. Nous sommes convenus de soutenir, parallèlement à la conclusion d’un accord de paix entre la Palestine et Israël, des efforts renouvelés sur le volet Syrie-Israël et le volet Liban-Israël, afin de parvenir à une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies, mettant fin à toutes les revendications. Nous nous sommes engagés à préparer le terrain en vue d’une futur « journée de la paix » en nous appuyant sur l’initiative arabe de paix, sur le paquet de mesures européennes au service de la paix ainsi que sur d’autres contributions internationales, qui apporteront de réels bénéfices aux Palestiniens, aux Israéliens et à la région tout entière, notamment en matière de commerce, d’infrastructures et d’énergies, et permettront l’intégration régionale pour parvenir à une architecture de sécurité régionale promouvant et respectant les droits de tous les peuples et la souveraineté de tous les États. À cet égard, nous avons décidé d’étudier, dans le contexte de la création d'un État palestinien souverain, une architecture de sécurité régionale susceptible de fournir à tous des garanties de sécurité, en nous inspirant de l’expérience de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, et en ouvrant la voie à un Moyen-Orient plus stable et sûr, ainsi qu’un cadre régional et international apportant une aide appropriée au règlement de la question des réfugiés, tout en réaffirmant le droit de retour.Nous sommes déterminés à faire en sorte que les décisions prises lors de cette conférence constituent un tournant, mobilisant la communauté internationale tout entière aux niveaux politique, économique, financier et de la sécurité, afin d’ouvrir la voie à un avenir prometteur trop longtemps attendu pour tous les États et tous les peuples. Nous avons décidé de charger les co-présidents de la conférence et des groupes de travail, notamment dans le cadre de l’Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution des deux États, de servir de mécanisme international de suivi des objectifs de cette conférence et des engagements qui y ont été pris. Nous sommes convenus de mobiliser la communauté internationale au niveau des chefs d’État et de gouvernement autour de ces engagements, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2025. La présente déclaration et son annexe exposent les conclusions des huit groupes de travail réunis dans le cadre de la conférence et définissent un cadre global opérationnel pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États. Ces conclusions reflètent les propositions portant sur les dimensions politiques, humanitaires, économiques, juridiques, stratégiques et de sécurité et constituent un plan d’action concret assorti d’un calendrier pour guider sur le plan international l’engagement, la mise en œuvre, la coordination opérationnelle et les efforts de suivi dans la perspective de la mise en œuvre de la solution des deux États et de l’intégration régionale totale.