AGNU - Table-ronde avec des représentants des sociétés civiles israélienne et palestinienne organisée par la France Israël/Palestine Palestine Multilatéralisme Discours Le : 22 septembre 2026 Allocution d’ouverture de Jean-Noël barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, New York, le 22 septembre 2026 Mesdames et Messieurs les ministres, Madame la Haute représentante, Mesdames et Messieurs les représentants des organisations de la société civile, Chers amis, Je suis très heureux d’organiser cette rencontre. Nous comptons parmi nous les représentants de quelque 25 pays, ainsi que l’ensemble des organisations qui représentent les Israéliens et les Palestiniens. Je tiens à remercier les ministres des Affaires étrangères et l’ensemble des représentants des organisations de la société civile de s’être réunis à Paris en juin 2025, puis à nouveau en juin 2026, et de s’être rassemblés aujourd’hui. Surtout, je les remercie pour leur engagement inébranlable en faveur de la paix, de la justice, de la dignité et de la solution des deux États. Je veux vous dire que, sans vous, la solution des deux États n’existerait sûrement plus aujourd’hui. Car il ne s’agit pas simplement d’une question de gouvernance. Sans vous, l’adoption de la déclaration de New York l’an passé n’aurait sûrement pas été possible. Sans vous, enfin, il aurait sûrement été impossible d’adopter le plan de paix prévu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Un an plus tard, que constatons-nous ? La guerre de grande ampleur à Gaza a pris fin, les derniers otages du Hamas ont été libérés et une aide humanitaire, bien qu’insuffisante, a pu être acheminée jusqu’à Gaza. Mais la situation à Gaza demeure catastrophique. Le Hamas doit encore déposer les armes, et la colonisation et les violences s’intensifient en Cisjordanie, ce qui concrétise l’annexion de facto. Allons-nous baisser les bras ? Non. Sommes-nous fatigués ? Non, et c’est pour cela que nous sommes réunis ici aujourd’hui. Nous sommes réunis pour parler des prochaines étapes, du chemin qu’il nous reste à parcourir. Avant de céder la parole dans un premier temps à Mme Kaja Kallas puis aux représentants de la société civile, laissez-moi vous faire part de ce que je considère comme une étape essentielle : les élections palestiniennes. Pourquoi ? Parce que cela fait maintenant 20 ans que des élections nationales n’ont pas eu lieu en Palestine. Parce que le Président Abbas s’est engagé envers le Président Macron et le Prince héritier en juin 2025 à organiser des élections législatives et présidentielles. Parce qu’une date a été annoncée pour les élections législatives palestiniennes, celle du 28 novembre 2026, et que les élections présidentielles sont prévues pour le premier trimestre 2027. Parce que des élections municipales ont été organisées en avril dernier à Gaza, ce qui prouve que cela est possible. Et enfin, parce que seule une Autorité palestinienne renouvelée pourra représenter le peuple palestinien et négocier la paix avec Israël. Il n’existe pas de meilleur moyen pour le peuple palestinien de prévenir l’annexion, d’en finir avec le Hamas et de parvenir à l’auto-détermination que d’aller voter. Les urnes sont plus fortes que les armes. Et le peuple palestinien a le droit de s’exprimer et de voter. Consacrons-nous tous à cet objectif : des élections palestiniennes, dès maintenant.