Présidence française de la Commission de l'océan Indien - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, à une question au gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale

  • Stratégie régionale

Interventions au Parlement

Le : 02 juin 2026

Madame la présidente, 

Mesdames et Messieurs les députés, 

Madame la députée Estelle Youssoufa, 

Je veux d’abord saluer votre engagement inlassable au service de Mayotte et vous dire que oui, l'intégration de Mayotte dans la Commission de l'Océan Indien sera une priorité de la présidence française qui va débuter le 8 juin prochain. La ministre déléguée Éléonore Caroit se rendra à Moroni pour le rappeler, dans la continuité du Sommet d'avril 2025, au cours duquel le président de la République avait réitéré cet objectif. Objectif très important, objectif qui suppose pour être atteint, vous le savez, l'accord de l'ensemble des membres de la COI. Nous ne décidons pas à leur place. C'est la raison pour laquelle, pour obtenir cet accord, pour atteindre cet objectif, nous déployons un dialogue exigeant et une diplomatie pragmatique. 

Au-delà de l'intégration dans la COI, une priorité du Gouvernement sous l'autorité du Premier ministre, c'est bien l'intégration de Mayotte dans son environnement régional au sens large. Et grâce à la mobilisation qui est la nôtre, mais aussi celle qui est la vôtre, nous obtenons des résultats tangibles. Dans la relation avec le Kenya, par exemple, suite au déplacement conjoint du ministre délégué et de son homologue kényan en 2025 sur l'île, et à l'occasion du sommet Africa Forward, où une large délégation mahoraise était présente. S'ajoute à cela, en mars 2024 et en avril 2025, la signature de deux conventions par lesquelles l'État, et en particulier le Quai d'Orsay, soutient la collectivité dans son action extérieure. D'ailleurs, des agents de la collectivité sont intégrés dans les ambassades dans la région. J'ajoute les fonds européens, et en particulier le programme Interreg, qui nous permet de développer des partenariats entre Mayotte mais aussi le Mozambique. Et puis enfin, évidemment, dans les cas comme celui du cyclone Chido, c'est tout le réseau diplomatique dans la région qui s'est mobilisé pour venir en soutien aux autorités sur l’île.

Source : Assemblée nationale 

 

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