La France poursuit ses engagements en matière de financements pour le climat et la biodiversité dans les pays en développement en 2025

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Déclaration

Le : 06 novembre 2026

En vue de la 31ème réunion de la COP du 9 au 20 novembre à Antalya en Turquie, la France réaffirme son engagement en faveur du climat et de la biodiversité avec la publication de son montant annuel de finance pour le climat à destination des pays en développement, en cohérence avec ses engagements internationaux et en partenariat avec les Etats membres de l’Union européenne. La France demeure parmi les principaux contributeurs de la finance climat internationale. 

En 2020, le président de la République a pris l’engagement de porter l’objectif français des financements pour le climat en faveur des pays en développement à hauteur de 6 milliards d’euros par an sur la période 2021-2025, dont un tiers consacré à l’adaptation. La France a tenu cet engagement depuis 2021, avec 6,1 milliards d’euros de finance climat fournis en 2021 (dont 2,2 milliards pour l’adaptation), 7,6 milliards en 2022 (dont 2,6 milliards pour l’adaptation), 7,2 milliards en 2023 (dont 2,8 milliards pour l’adaptation) et 7,2 milliards en 2024 (dont 3 milliards pour l’adaptation). 

En 2025, la France a fourni 7,4 milliards d’euros de financements pour le climat à destination des pays en développement, dont 3,2 milliards dédiés à l’adaptation au changement climatique. Ainsi, pour la cinquième année consécutive, la France a dépassé l’objectif de 6 milliards d’euros par an sur la période 2021-2025 fixé par le Président de la République en 2020. Par ailleurs, la France a également déployé des financements internationaux pour la protection de la biodiversité à hauteur de 1,4 milliard d’euros en 2025, dépassant ainsi pour la troisième année consécutive la cible de 1 milliard d’euros par an fixée en 2023 dans ce domaine. 

Ces financements sont majoritairement composés de prêts et, dans une moindre mesure, de dons effectués par le groupe Agence française de développement, acteur clé du financement international du climat, qui a fourni 91% de la finance climat française en 2025. Les contributions de la France à des institutions financières internationales telles que le Fonds Vert pour le Climat, l’Association internationale de développement du groupe Banque mondiale ou le Fonds africain de développement de la Banque africaine de développement comptent pour 8% du total des 7,4 milliards. En complément et par le biais de ces 7,4 milliards de financements publics, 651 millions d’euros de financements privés ont été mobilisés par l’action de l’Agence française de développement et de Proparco. 

En 2025, la hausse des financements pour l’adaptation (3,2 milliards d’euros) par rapport à 2024 (3 milliards d’euros) illustre l’engagement continu de la France pour le soutien aux populations les plus vulnérables au changement climatique. L'adaptation représente désormais 42 % de la finance climat française, plaçant la France parmi les acteurs les plus engagés sur ce sujet.

En matière de biodiversité, 91% des financements internationaux de la France rapportés dans le cadre méthodologique actuel sont réalisés par le canal bilatéral, dont le Groupe Agence française de développement et le Fonds français pour l’environnement mondial. Les contributions multilatérales de la France, dont celle au Fonds pour l’environnement mondial, atteignent 9% des financements internationaux mais restent sous-estimées dans la mesure où la méthodologie commune de comptabilisation de la finance nature adoptée à la COP30 n’est pas encore mise en œuvre par l’ensemble des banques multilatérales de développement.

La finance climat et biodiversité française reflète une priorité claire : répondre, dans une logique partenariale avec les pays récipiendaires, à l’urgence environnementale de manière stratégique, en investissant de manière solidaire à la fois pour la planète, le développement économique et la stabilité, en France et dans le monde.

Enfin, dans la perspective de la COP31, et dans le cadre du nouvel objectif chiffré collectif (New Collective Quantified Goal) adopté à la COP29, et après la COP17 Biodiversité, la France renouvelle son appel à la contribution de tous les pays et acteurs qui en ont la capacité à contribuer à cet effort collectif. 

Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, a déclaré : « Je suis convaincu que les financements climat et biodiversité de la France sont des investissements stratégiques : ils limitent les coûts des crises climatiques ici et chez nos partenaires, tout en ouvrant des débouchés aux secteurs d'avenir de notre économie. Sous notre présidence du G7 en 2026, la France a œuvré à rationaliser l'architecture financière internationale du climat et du développement, pour maximiser l'impact de chaque euro au service d'une transition juste et durable. »

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a déclaré : « La transition écologique nécessite la mobilisation de tous les pays du monde et ne se fera pas sans solidarité internationale pour aider les pays en développement, notamment les plus vulnérables, à réduire leurs émissions et à s’adapter au changement climatique. La France démontre à nouveau son ambition au niveau national et son rôle moteur à l’international, par son engagement en 2025 à hauteur de 7,4 milliards d’euros dont 3,2 pour l’adaptation. A l’approche de la COP31 à Antalya, notre objectif reste clair : une finance climat ambitieuse et équitable, afin de mettre en œuvre le nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) adopté par la communauté internationale il y a deux ans. Nous souhaitons que tous les pays qui en ont la capacité financière contribuent afin d’augmenter les financements, notamment à destination de ceux qui en ont le plus besoin, car de tels projets ont des retombées positives pour tous. »

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a déclaré : « Les événements climatiques extrêmes qui ont frappé notre pays l’été dernier nous rappellent avec force que le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui appelle une réponse collective à la hauteur de l’urgence. La France confirme son engagement par l’atteinte de son objectif de finance climat pour la cinquième année consécutive, indissociable de son soutien à une science robuste, indépendante et partagée, essentiel face à la désinformation climatique qui atteint des niveaux alarmants. L’atteinte des objectifs collectifs de finance climat adoptés à la COP29 (300 Md USD et 1 300 Md USD à mobiliser d’ici 2035) suppose de mobiliser toutes les sources de financement. L’évolution des émissions et des capacités contributives depuis 1992 appelle à un partage plus équitable de l’effort, dans lequel la France continuera d’assumer pleinement sa part. L’enjeu est d’accroître les financements au bénéfice des pays les plus vulnérables et de renforcer leur résilience, notamment par une couverture universelle en systèmes d’alerte précoce, priorité portée par la France durant sa présidence du G7. »

Christophe Lecourtier, directeur général du groupe Agence française de développement, a déclaré « Pour 10 euros de finance climat et biodiversité déployés par la France, 9 passent par le groupe AFD. Derrière ce chiffre il y a des réalisations concrètes et des vies changées : le plus grand barrage hydroélectrique du Cameroun, des transports en commun décarbonés, du Caire à Hanoï, des digues qui protègent Saint-Louis du Sénégal de la montée des eaux. En agissant pour la planète, l’AFD agit aussi pour la France. Elle accompagne nos entreprises, championnes mondiales de la durabilité. Elle investit là où chaque euro évite le plus d’émissions, dans les grands pays émergents encore dépendants du charbon.»

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