La France dans la bataille des récits - Discours de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en ouverture de l’évènement « Agir dans la bataille des récits » à la Gaîté lyrique Guerre informationnelle Discours Le : 07 mai 2026 Récit : ensemble d'événements reliés entre eux par une trame narrative, qui décrit une évolution dans le temps. Un récit, c’est un discours qui donne du sens et de la cohérence au monde. Et les nations ont besoin de récits pour exister. Car les nations ne sont pas seulement formées de territoires, d’institutions, de frontières ou d’administrations. Elles sont aussi, et peut-être d’abord, des espaces de représentation et de projection. Une nation tient parce qu’elle raconte quelque chose à celles et ceux qui la composent : une origine, une trajectoire, une promesse, une responsabilité.Oui, le monde est une « volonté de représentation », pour reprendre les mots de Schopenhauer. L’être humain ne se contente pas d’habiter le réel : il l’interprète. Il l’agence. Il cherche des liens entre les événements, des causes derrière les ruptures, des continuités derrière les épreuves. Parce qu’il en a besoin, qu’il est en quête de sens. Et ce mouvement n’est pas seulement individuel. Il est collectif. Les peuples cherchent à comprendre ce qui leur arrive. Ils interrogent leur passé, leurs blessures, leurs grandeurs, leurs fautes, leurs combats. Ils écrivent leur Histoire pour ne pas être condamnés à la subir. Ils se donnent un récit commun pour faire tenir ensemble des vies différentes. Une nation, au fond, c’est cela : une communauté humaine qui accepte de se reconnaître dans une histoire partagée, non pas figée, non pas mythifiée, mais vivante. Un récit national n’est pas une légende commode destinée à masquer la complexité du réel. Il doit être au contraire une manière lucide de l’affronter : dire ce que nous avons été, comprendre ce que nous sommes, choisir ensemble ce que nous voulons devenir, le récit que nous voulons écrire. Or l’univers des récits a horreur du vide. C’est pourquoi, si nous n’occupons pas nous-mêmes cet espace, d’autres le feront à notre place, avec leurs propres mots.Et certains de nos adversaires l’ont parfaitement compris. Les nouveaux empires se sont armés de récits simplistes et brutaux. Pour servir leur projet géopolitique et offrir à ceux qui les écoutent une cohérence, un ordre à défendre.En Russie, c’est la doctrine Karaganov : nationaliste, impérialiste, colonialiste. Une vision fondée sur la confrontation des civilisations. Un récit dans lequel la Russie serait un rempart pour résister au chaos occidental. Aux États-Unis, depuis 2025, c’est une vision missionnaire fondée sur des valeurs réactionnaires, des récits structurants, qui s’expriment dans des doctrines et des stratégies nationales de sécurité. Et qui se déclinent en mèmes pour gagner en viralité. Ces récits ne se contentent pas de promouvoir une vision du monde. Ils véhiculent aussi des messages hostiles à notre égard pour obtenir des gains géopolitiques. Ce sont des provocations systématiques, des stratégies nationales d’influence, qui alimentent une confrontation permanente dans le champ informationnel et rendent inaudibles nos réponses institutionnelles. Pourquoi ? Parce qu’elles sont trop policées. Parce que nos adversaires savent que nous sommes trop polis.Alors ils nous attaquent sans complexe. Ils prétendent que l’Europe est au bord de l’effacement civilisationnel. Ils disent qu’il faut l’abolir. Et ils s’y mettent à plusieurs. Rappelez-vous la campagne AbolishTheEU lancée par Elon Musk sur X. Une véritable partie de ping pong entre les réseaux MAGA et les leaders du Kremlin. Et neuf milliards d’interactions en l’espace de quelques jours. Oui, la convergence de l’internationale réactionnaire et la privatisation des plateformes offre une chambre d’échos sans précédent à des contenus dont le but n’est plus d’informer, mais de créer un récit dominant. Et 2025 a été une année d’accélération spectaculaire pour la fabrique de ces récits. À la faveur de très nombreuses élections, chacun s’est mis à déployer des stratégies narratives offensives. Cette évolution n’est ni circonstancielle, ni improvisée : elle est le fruit d’investissements massifs réalisés par la Russie, la Chine, les États-Unis, Israël, l’Iran. Des productions hollywoodiennes aux vidéos TikTok, vous en voyez les effets tous les jours sur vos écrans. Les États y consacrent de moyens considérables : la Chine : 48 milliards de dollars par an ; la Russie : 2,6 milliards ; l’Iran : 1,8 milliard ; et plus d’1,2 milliard pour les seules productions du ministère de la Guerre américain.Mais cette capacité de produire des récits n’est pas limitée aux États : plus besoin de chaînes de diffusion, de services en langues étrangères, de réseaux de correspondants. Désormais, chacun peut produire une vidéo sans débourser un seul centime et l’envoyer comme une bombe dans le champ informationnel américain, indien ou sud-africain. La seule chose qu’il vous faut, c’est une bonne histoire. Oui, avec la généralisation des réseaux sociaux, le récit est devenu l’arme centrale des conflits asymétriques et la force des faibles. Il permet de toucher le monde entier. Et l’intelligence artificielle quant à elle a fait disparaître les coûts d’entrée : ces dernières semaines, les vidéos iraniennes d’animation en LEGO, destinées à un public américain, ont marqué l’apogée de cette guerre informationnelle à coût zéro. Dans la guerre informationnelle de 2026, les armes sont des récits visuels et divertissants : leur forme est ludique, mais leur fonction est évidemment géopolitique. Et nous dans tout ça ? Nous sommes restés, disons le, trop longtemps en retrait de la bataille des récits. Pourquoi ? Parce qu’on a longtemps pensé que, parce qu’elles sont universelles, nos idées sauraient s’imposer d’elles-mêmes, par elles-mêmes. Parce dans notre esprit rationnel, passer par l’artifice de la fiction, de la séduction, c’était une forme de trahison. Parce qu’en France on aime la nuance, la liberté, la diversité, et on rejette le dogme, le récit unique, la norme. Mais aujourd’hui la réalité se rappelle à nous : dans ce trop-plein de récits, il ne suffit plus d’énoncer des évidences, il faut les mettre en récit. Mettre en récit ce que l’on croyait acquis pour toujours. Un peuple qui n’écrit pas sa propre histoire se résigne à subir celle que les autres ont écrit pour lui, sur lui et sans lui. Et l’absence de récit fédérateur s’accompagne inévitablement d’un sentiment de dépossession. Sans récit, on est à la merci des autres. On se laisse intoxiquer. Sans mots, sans images, sans projection, le présent se vide. Et peu à peu, génération après génération, une nation perd son identité culturelle. Elle importe les obsessions des autres, leurs langues, leur standards, leurs modes de vie. Et ce n’est pas nouveau. Écoutez ce que Stefan Zweig disait déjà de l’Europe en 1925, il y a un siècle ! « Le vrai danger pour l’Europe me semble se situer sur le plan de l’esprit. Dans l’importation de l’ennui américain, de cet ennui abominable, bien particulier, qui là-bas, sourd de chaque pierre et de chaque maison, des rues numérotées, cet ennui qui n’est pas comme jadis l’ennui européen, celui du repos, assis sur le banc d’une taverne à jouer aux dominos et à fumer la pipe, une manière de dilapider son temps, certes paresseuse mais tout à fait inoffensive. L’ennui américain, lui, est agité, nerveux et agressif. Il s’affaire dans une ardeur urgente, s’étourdit par le sport et les sensations. Il n’a plus rien d’un jeu mais court comme possédé par une folie furieuse, fuyant éternellement devant le temps, il s’invente des médias artistiques toujours nouveaux comme le cinéma ou la radio, nourritures de masse pour alimenter le sens insatiable et il transforme la communauté d’intérêt du plaisir en corporations aussi gigantesques que le sont ses banques et ses trusts. C’est d’Amérique que vient cette vague effrayante de l’uniformité qui donne la même chose à chacun, le même complet sur le dos, le même livre à la main, le même stylo plume entre les doigts, la même conversation aux lèvres et la même automobile en lieu et place de la marche. Et de manière funeste, c’est une même volonté de monotonie qui menace depuis l’autre côté de notre monde, depuis la Russie, sous une forme différente, la volonté de morceler l’être, d’uniformiser la vision du monde, la même effrayante volonté de monotonie. » {[Extrait de Stefan Zweig, Mélancolie de l’Europe]} Pas plus qu’il y a un siècle, nous ne pouvons nous résoudre à subir le récit des autres : alors écrivons le nôtre ! Quel est notre récit ? Celui d’un pays, d’un continent, d‘une civilisation façonnée au fil des siècles par la philosophie, la science, les arts et le droit. Une civilisation humaniste qui a produit des avancées sans équivalent : scientifiques, technologiques, économiques et à qui l’Histoire a donné raison. Les faits sont là : on vit mieux en Europe qu’aux États-Unis ou en Chine. On y vit plus libre. On y vit plus longtemps. On y vit en meilleure santé. Notre espérance de vie est plus longue. La mortalité infantile est plus faible, deux fois plus faible. Les inégalités aussi. C’est un fait. L’Europe, c’est la coalition des nations libres la plus avancée au monde. Le plus grand marché économique du monde. La société la plus démocratique du monde.Dix pays sont aujourd’hui candidats pour rejoindre l’Union européenne. Quelle autre organisation politique dans le monde peut en dire autant ? Oui, à Tbilissi comme sur le Maïdan en 2014, des peuples se lèvent et chantent leur aspiration à la démocratie, au son de l’Ode à la joie, et en brandissent le drapeau européen comme un symbole d’espérance. Quel autre idéal politique dans le monde suscite un tel engouement ? Si l’Europe est aujourd’hui contestée, si elle est attaquée, ce n’est pas un hasard. C’est parce qu’elle incarne quelque chose qui dérange : une certaine idée de la liberté. Oui, l’Europe défend les libertés individuelles et toutes les libertés : la liberté académique et scientifique, la liberté de la presse, la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté d’expression. L’Europe défend aussi une certaine idée du droit, de la dignité humaine, de la démocratie. Et les régimes autoritaires craignent la démocratie par-dessus tout. Ils savent que la démocratie est contagieuse. Ils la redoutent comme un virus mortel. Rien ne les inquiète plus que sa propagation. Et c’est pourquoi ils nous livrent une telle bataille des récits : pour nous décourager, pour nous faire capituler. Mais contrairement à ce qu’on entend, et ce qu’on lit partout désormais, ni la France ni l’Europe n’ont dit leur dernier mot. D’abord parce que ces superpuissances, ces empires qui nous attaquent portent en eux des fragilités et des faiblesses. Qu’ils ne sont pas éternels. Que nous ne sommes pas condamnés à être à la remorque de la Chine et des États-Unis. Que nous allons résister, et que nous finirons par l’emporter. « Au bout de ces ténèbres, une lumière pourtant est inévitable que nous devinons déjà et dont nous avons seulement à lutter pour qu'elle soit. » Retenez ces mots d’Albert Camus. Comme un appel à la résistance collective, à ne pas subir, à ne pas baisser les bras. Mais au contraire, à entretenir cette lumière inévitable, celle de la France et de l’Europe en écrivant notre propre récit. Et contrairement à ce que font nos adversaires, ce récit, nous allons l’écrire ensemble. C’est une œuvre collective, dont chacun d’entre nous porte une part, et auquel chacun d’entre nous est appelé à apporter son regard, ses valeurs, sa propre histoire. Alors munissons-nous des armes de l’esprit. Écrivons ce récit ensemble ! Et imposons-le à ceux qui cherchent à écrire notre histoire à notre place. C’est à tout cela que le ministère des Affaires étrangères travaille depuis maintenant quatre ans. Il s’est mis en ordre de bataille. D’abord la veille, ensuite la riposte et maintenant les récits. Premier temps : la veille. Entre 2022 et 2024, nous avons développé des outils pour comprendre les récits de nos adversaires, pour traquer leurs campagnes. Nous nous sommes spécialisés dans la détection, l’analyse, le partage d’informations. Nous sommes aujourd’hui en mesure de surveiller l’évolution des récits de nos compétiteurs à travers le monde et de les relier directement à leurs manœuvres diplomatiques en cours. Pour cela, nous bénéficions de 400 capteurs à travers le monde : nos ambassades, nos consulats, notre réseau – le 3e réseau diplomatique du monde. C’est une force de frappe exceptionnelle et grâce à lui, nous bénéficions d’une vision panoramique du champ informationnel. Deuxième temps : la riposte. En 2025, nous avons « monté le son et haussé le ton » en lançant des campagnes de défense de la démocratie, contre ce que nous avions appelé « l’algocratie », en ripostant pied à pied aux missionnaires MAGA qui attaquaient l’Europe, en déconstruisant en direct les mensonges russes sur l’Ukraine, en retournant les accusations portées contre la France en Afrique. Cette posture de riposte a été largement remarquée et saluée à travers le monde. French Response a tiré dans le mille et fait bugger la matrice. Ce n’est pas un troll. C’est un outil géopolitique, un outil de recadrage en temps réel. On riposte, on dénonce la manipulation adverse, on recadre. L’objectif, c’est bien de redresser le champ des perceptions quand il a été défiguré volontairement en notre défaveur. Grâce à French Response, vous avez été 200.000 à nous suivre sur Twitter en quelques mois. Merci pour cet enthousiasme et cette fierté que vous avez été nombreux à exprimer. Nous ne voulons pas nous arrêter en si bon chemin. Accrochez vos ceintures : aujourd’hui, le 7 mai, French Response arrive sur TikTok. Et ça va envoyer du lourd. Et plus nous nous engageons dans la guerre informationnelle, plus nous nous rapprochons de la ligne de front, plus nous aurons besoin de vous.Troisième temps : la construction de nos propres récits. La riposte fonctionne, nous l’avons prouvé. Elle fait reculer nos compétiteurs. Elle permet d’exposer les manœuvres adverses, de contenir leur propagation, d’ouvrir les yeux du grand public. Mais lorsqu’on riposte, on reste dans la réaction. Nous voulons maintenant intervenir en amont : façonner nous-mêmes l’environnement informationnel et non pas réagir aux lignes adverses. Lorsqu’une campagne est dénoncée, chacun le sait ici, les dégâts sont déjà là. On ne peut que les constater. Les récits sont implantés, les perceptions sont affectées et des décisions prises sur la base d’informations contaminées. Aujourd’hui, nous voulons nous placer en amont : agir avant même que l’opération adverse ne soit lancée. Imposer nos propres lignes. C’est le nouveau combat auquel je vous invite. Après la veille, après la riposte, la bataille des récits. Pour gagner la guerre informationnelle, agir les premiers et passer à l’offensive. Le président de la République l’a dit : « Pour être libre, il faut être craint et, pour être craint, il faut être puissant ». Tout cela vaut dans le champ des perceptions. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères entend bien jouer un rôle moteur.Autour du mouvement French Response une véritable communauté s’est créée. Elle rassemble des esprits combattifs et désireux d’aider la France. Ce mouvement, avec vous, nous voulons lui donner la possibilité de passer à l’action, de se structurer à nos côtés, de s’engager davantage, de manière proactive et offensive. De mon côté j’assume de transformer notre réseau diplomatique en force de frappe informationnelle. Et pour cela, j’ai voulu opérationnaliser la stratégie que je viens de vous expliquer. Très concrètement, j’ai décidé de créer une équipe dédiée au sein du ministère, à Paris et à l’étranger. Une nouvelle sous-direction au sein de la Direction de la communication et de la presse, dotée de deux nouvelles fonctions : la production des récits ; la diffusion et l’activation du réseau diplomatique. À travers le monde, j’ai demandé à nos postes de se réunir régulièrement pour fixer leurs priorités et leur stratégie narratives. En 2026, nous allons continuer à affiner notre travail pour documenter les récits locaux et ajuster nos récits au contexte local.Nous allons, avec le chercheur Paul Charon qui s’exprimera tout à l’heure, procéder à un recueil des perceptions dans une vingtaine de pays. Un travail dont nous allons nous nourrir pour améliorer l’efficacité de notre action. Et j’ai déjà donné à nos diplomates le mandat d’occuper davantage l’espace narratif. J’avais annoncé en janvier que nous allions désigner des zones de guerre informationnelle : c’est chose faite. Elles sont au nombre de 30. Elles ont vocation à être révisées tous les six mois pour prendre en compte les évolutions du champ informationnel et les besoins de nos postes. Ces zones correspondent à des pays où les représentants de la France, dans nos ambassades, sont la cible d’attaques et de campagnes de décrédibilisation qui entravent l’exercice de leur mission. Concrètement, dans ces zones de guerre informationnelle, nos personnels disposeront de services d’assistance renforcés, accessibles via un guichet unique. Nous leur donnerons tous les outils dont ils ont besoin pour se défendre en temps réel, et sur le long terme, dans la guerre informationnelle.Mais pour relever ce défi, nos diplomates ont besoin de vous ! Vos talents, votre agilité, vos compétences linguistiques et votre maîtrise des outils numériques. C’est pourquoi j’ai décidé de constituer aujourd’hui le premier contingent de la réserve diplomatique. Un contingent numérique dédié à la guerre informationnelle. La constitution de ce contingent commence ici et maintenant ! Merci aux 440 candidats qui nous ont proposé leurs services depuis juillet dernier. Merci aux 120 nouveaux candidats qui se sont inscrits au speed-dating que nous vous proposons aujourd’hui, en direct avec nos postes à l’étranger. À l’issue de cette journée, nous aurons sélectionné plusieurs dizaines de réservistes qui travailleront au profit de nos 30 zones prioritaires de guerre informationnelle. Et plusieurs dizaines d’autres qui appuieront notre nouvelle équipe en centrale pour coordonner la montée en puissance de nos postes. Cette réserve qui vient prêter main forte au ministère, c’est la garantie que nous allons faire passer nos efforts narratifs à l’échelle. Tout au long de la journée, vous aurez un avant-goût de vos futures missions, dans une série d’ateliers qui vous donneront les armes pour agir dans la bataille des récits. Cette journée, nous l’avons voulue hors les murs, dans ce lieu d’expérimentation numérique et de travail collaboratif, car c’est ainsi que je conçois le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : ouvert sur le monde, au service des Français, au milieu d’eux. Merci à tous les partenaires académiques qui ont accepté de venir partager leur expertise sur les récits. Merci aussi à nos partenaires du ministère des Armées, dont je salue l’initiative portée avec le CNRS et l’Inria, intitulée « Les Ateliers de la lutte contre la manipulation de l’information ». Que cette journée soit utile et féconde pour vous toutes et tous. Faites vivre la communauté French Response. N’ayez pas peur d’entrer dans l’arène numérique. Ne cédez jamais rien. Ni à la lassitude, ni au vacarme ambiant parce que la bataille des récits ne fait que commencer. Elle se livre avec les armes de l’esprit. Celles de l’imagination, du panache et du rêve. Prenez la parole, occupez l’espace et faites du bruit. Pour que vive l’Europe, et que vive la France.