L'Appel de Paris pour la solution à deux États - Discours d'ouverture de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Israël / Palestine Droit international Discours Le : 16 juin 2026 Merci beaucoup, Madame la présidente. Je suis venu quelques instants à la tribune avant que ne démarre cet après-midi que nous allons passer ensemble pour exprimer ma gratitude. Ma gratitude d'abord à l'égard d'Anne-Claire Legendre, présidente de l'Institut du monde arabe et à ses équipes, qui vous ont permis de travailler cette matinée et qui nous permettent d'échanger cet après-midi. C'est un gros travail que d'accueillir une telle conférence. Ils peuvent en être remerciés. Je vous propose qu'on les applaudisse une nouvelle fois. Je veux avoir des remerciements particuliers pour l'Union européenne, Madame la Haute-représentante, Madame la commissaire, mais aussi pour la Suisse, qui par leur soutien, déjà l'année dernière, mais cette année encore, nous permettent de vous faire venir, amis israéliens et palestiniens, et nous permettent de vous accueillir dans les meilleures conditions. Soyez-en remerciés. Et je vous propose qu'on les applaudisse ici. Je veux saluer et remercier pour leur présence les nombreux ministres des Affaires étrangères, ministres délégués et secrétaires d'État qui ont répondu à notre invitation et qui recueilleront, cet après-midi, les propositions de la société civile et l'appel qui leur sera lancé. Le Canada, le Brésil, la Belgique, le Luxembourg, l'Islande, Monaco, Andorre, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Égypte, la Turquie, la Norvège, l'Irlande, l'Espagne et le Mexique, auxquels se sont joints deux représentants de l'Union européenne. Merci, Mesdames et Messieurs les ministres, pour votre présence. On peut les applaudir également. J'en viens à celles et ceux qui se sont mobilisés sans relâche, jour et nuit, pour vous faire travailler et pour que vous puissiez être accueillis dans les meilleures conditions, pour ce moment si important de relance de cette idée à laquelle nous sommes si indéfectiblement attachés : la solution à deux États, la reconnaissance mutuelle, le respect en toutes circonstances de la dignité humaine. Et je vais donc leur demander de se lever, car à trois, ils ont réussi le tour de force de nous réunir, membres de gouvernement, représentants de la société civile, venus du monde entier. Je demande donc à Hiba Qasas, de Principles for Peace, de se lever. Je demande à John Lyndon d'ALLMEP, et à Hanna Assouline des Guerrières de la Paix, de se lever également. Ça peut sembler évident de vous réunir pour une journée d'échange et de militantisme ici à Paris, mais rien n'est évident. Et tout a dû être engagé, toute l'énergie, et tout leur temps, et je veux les en remercier. À leur côté, les équipes du ministère des Affaires étrangères, qui elles aussi ont consacré leurs journées et leurs nuits à faire en sorte que cette rencontre ait la portée historique qu'elle mérite. Je vous demande de les remercier à leur tour. Et puis c'est évidemment vous toutes et tous que je veux remercier parce que le courage dont vous faites preuve au quotidien pour militer pour cette solution à deux États, militer pour la paix, nous oblige et nous inspire. Vous remercier d'avoir accepté cette invitation qui vous a été faite, de partir parfois dans des conditions particulièrement difficiles, pour venir échanger entre vous et échanger avec les représentants des gouvernements que je citais tout à l'heure. Nous savons que pour certains d'entre vous, ce voyage n'a pas été simple et nous voulons vous remercier, je veux vous remercier, exprimer ma gratitude de cet effort que vous avez fait d'être ici aujourd'hui. Vous pouvez vous applaudir, vous l'avez mérité. Je veux évidemment avoir une pensée pour celles et ceux qui auraient aimé être là mais qui ne sont pas là aujourd'hui. Soit parce que la situation est si difficile, si tragique en Palestine et en Israël, qu'il est difficile voire impossible de gagner un aéroport, de braver les checkpoints pour arriver à l'heure et dans les temps à une conférence comme celle qui nous rassemble aujourd'hui. Et puis je veux avoir une pensée avec vous pour un homme qui a été, pendant des décennies, de ce combat, qui a été, pour certaines et certains d'entre vous, pour beaucoup d'entre vous, un frère d'armes, un compagnon de lutte ou tout simplement un ami. Ses combats, eux aussi, nous obligent, ils nous inspirent. Chers amis, je vous propose qu'ensemble, nous puissions rendre hommage à Ofer Bronchtein.