Journée internationale des victimes de disparitions forcées Droit international Droits de l’Homme Nations unies Actualité Publié le : 30 août 2026 A l’occasion de la journée internationale des victimes de disparitions forcées, la France réitère son engagement historique pour la lutte contre les disparitions forcées. Elle exprime sa pleine solidarité avec les victimes et leurs proches. Les disparitions forcées restent une réalité dans toutes les régions du monde, avec des conséquences dramatiques pour des sociétés entières. Ces pratiques, lorsqu’elles sont généralisées, peuvent constituer un crime contre l’humanité, selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Elles privent les proches des personnes disparues de la possibilité de connaître leur sort comme la vérité sur les faits advenus et empêchent de leur rendre justice. Elles représentent un obstacle pour la réconciliation, la lutte contre l’impunité et le retour à la paix. A l’initiative de la France et de l’Argentine, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2006. Entrée en vigueur en 2010, elle a constitué une étape décisive dans la lutte contre ces pratiques en leur donnant une définition en droit international, à travers une approche conventionnelle et contraignante. 78 États en sont aujourd’hui parties. Nous en célébrerons le 20e anniversaire en décembre 2026. Nous encourageons tous les États qui ne l’ont pas encore fait à ratifier ou à adhérer à cette Convention, partie intégrante du système du droit international des droits de l’Homme. La France appelle à la mise en œuvre pleine et effective de la Convention. Nous saluons les travaux du Comité des Nations Unies sur les disparitions forcées qui veille à son application, ainsi que l’engagement remarquable du Groupe de travail des Nations Unies contre les disparitions forcées qui œuvre pour le droit à la vérité. La France salue, enfin, la contribution essentielle des organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l’Homme engagés dans la lutte contre les disparitions forcées : ils jouent un rôle indispensable d’alerte, de documentation des faits et d’accompagnement des victimes et de leurs proches.