G7 Commerce extérieur : renforcer la résilience et l'équité du commerce international Commerce extérieur G7 Actualité Publié le : 30 avril 2026 Dans un contexte de recomposition des équilibres économiques mondiaux, les membres du G7 — Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni — entendent réaffirmer leur engagement en faveur d’un commerce international ouvert, équitable et fondé sur des règles. À eux seuls, ils représentent près de la moitié du commerce mondial de biens et de services, selon les dernières estimations de l’OCDE. Avant le Sommet des chefs d’État et de gouvernement d’Evian en juin, les ministres du commerce extérieur des pays du G7 se réunissent à Paris les 5 et 6 mai. L’objectif est de dégager des orientations communes pour répondre aux transformations du commerce mondial et renforcer la coopération entre partenaires. TROIS QUESTIONS À NICOLAS FORISSIER, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité 1/ Dans quel contexte s’inscrit cette réunion du G7 commerce extérieur ? Cette réunion intervient dans un contexte de fortes incertitudes pour le commerce international. Les chaînes d’approvisionnement sont sous tension, la volatilité des marchés s’accentue et des déséquilibres structurels persistent dans l’économie mondiale. Les crises géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pèsent également sur les flux commerciaux et énergétiques, affectant directement les conditions d’approvisionnement et les prix. Dans ce contexte, le G7 constitue un cadre essentiel pour dialoguer, coordonner les analyses et apporter des réponses communes afin de garantir un environnement commercial plus stable et prévisible. 2/ Quels constats peut-on faire vis-à-vis du commerce international ? Plusieurs tendances de fond se confirment. D’une part, certaines pratiques économiques non conformes aux règles du marché continuent de créer des distorsions alimentant des surcapacités industrielles, une concurrence déloyale ou des pressions commerciales inutiles. D’autre part, les vulnérabilités des chaînes de valeur, notamment dans des secteurs stratégiques comme les minerais critiques, apparaissent plus nettement, avec des dépendances excessives et des risques de rupture d’approvisionnement. Enfin, l’essor rapide du commerce électronique pose de nouveaux défis en matière de régulation, de sécurité et d’équité. Nous voulons, par exemple, stopper le déséquilibre que pose pour nos marchés l’envoi en masse de petits colis de faible valeur. 3/ Comment cette réunion va-t-elle répondre à ces défis ? Cette réunion doit permettre d’avancer de manière concrète et coordonnée. Nous allons renforcer notre capacité collective d’analyse, améliorer la transparence et le partage d’informations, et mobiliser des outils pour mieux répondre aux distorsions de marché. Nous allons également accélérer les travaux sur la résilience des chaînes d’approvisionnement, notamment pour les minerais critiques, en identifiant les vulnérabilités, en diversifiant les sources et en développant des coopérations avec des partenaires de confiance. Enfin, nous porterons des initiatives pour moderniser le cadre commercial international, qu’il s’agisse de la réforme de l’OMC ou d’une meilleure régulation du commerce électronique. L’objectif est clair : bâtir des réponses opérationnelles et communes face aux défis actuels. https://oecdstatistics.blog/2025/04/17/5-things-you-should-know-about-international-trade-statistics/?utm_source=chatgpt.com