« France Info radio » - Entretien de Glenn Salic, porte-parole adjoint du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

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Le : 27 août 2026

Q - Et on parle maintenant de 362 morts, chiffre toujours très provisoire vu le nombre de personnes dont on est sans nouvelles, plus de 1.300, dont plusieurs Français. Nous accueillons le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères. Bonsoir Glenn Salic.

R - Bonsoir.

Q - Et merci infiniment d'avoir accepté l'invitation du 17-20 de France Info. Le bureau népalais du tourisme précise que quatre Français sont portés disparus. Êtes-vous en mesure de confirmer ce chiffre ?

R - À ce stade, nos collègues à Katmandou, à l'ambassade de France et à Paris, au Centre de crise, sont en contact avec les Français qui se sont signalés sur la zone. À ce stade, il est trop tôt pour donner un bilan chiffré. Nous avons indiqué que nous étions sans nouvelles de plusieurs Français. Cela résulte des contacts que nous avons pris avec les familles et les Français eux-mêmes. Mais à ce stade, nous ne pouvons pas aller au-delà.

Q - Pourquoi est-ce aussi long d'arriver à savoir combien de Français manquent à l'appel ?

R - Vous le savez, la situation sur le terrain est extrêmement complexe. Nous avons nous-mêmes des informations via les Français qui se sont signalés sur le Fil d'Ariane. Les autorités népalaises ont elles-mêmes des informations qui sont parfois parcellaires du fait des difficultés sur le terrain. Et donc, il faut recouper toutes les informations. Notre responsabilité, c'est vraiment de pouvoir donner une information qui est fiable. Et donc on ne s'avance pas tant que nous ne sommes pas parfaitement certains du bilan.

Q - Donc, on sait, enfin, en tout cas, vous savez qu'il y a plusieurs Français qui sont portés disparus. Ça, c'est une certitude. De qui s'agit-il ? Des touristes qui étaient dans la zone ?

R - À ce stade, on ne peut pas donner vraiment le profil des Français. Ce que l'on sait, c'est que c'est une zone, effectivement, où il y avait beaucoup de touristes, donc c'est une probabilité.

Q - Et vous savez, vous avez des nouvelles d'autres Français qui se signalent au fur et à mesure ou alors leurs familles qui vous appellent, comment vous faites pour savoir qui est sain et sauf ?

R - Oui, alors justement, il y a un dispositif qui s'appelle le Fil d'Ariane qui permet aux Français, lorsqu'ils voyagent, de se signaler avant de partir et ça permet de les répertorier lorsqu'il y a un incident ou une catastrophe. Nous avions 80 français qui étaient inscrits sur ce Fil d'Ariane au Népal à l'heure de ce drame. Et donc, nos services à Paris ont contacté les Français eux-mêmes, leurs familles. Et sur cette base-là, on sait que plusieurs personnes manquent à l'appel à ce stade.

Q - Il y avait plusieurs Français dans la zone touchée par cette crue meurtrière ou plus largement au Népal ? 80 ?

R - C'est toute la difficulté. Lorsque les français déclarent leur séjour dans un pays sur Ariane, ils peuvent dire qu'ils sont au Népal ou préciser qu'ils sont dans une zone plus précise. Et donc ça, ça dépend en fait de chaque cas. Et puis ensuite, ils peuvent déclarer être à un endroit et puis au fil de leur voyage, ils décident d'aller ailleurs et donc, ils ne sont plus là où ils l'avaient dit. Donc la difficulté, c'est vraiment de recouper toutes les informations. On sait aussi que ce sont des zones où les réseaux de téléphonie ne sont pas très bons donc parfois il est difficile de joindre les gens. Et donc c'est tout le travail qui est fait en ce moment par nos collègues au Népal et par le Centre de crise d'essayer de joindre les uns et les autres.

Q - Là, vous parlez du Népal, Glenn Salic, qu'en est-il du Tibet ? Est-ce qu'il y avait des Français aussi dans la zone touchée par cette inondation géante ?

R - Là, c'est la même chose. Notre ambassade en Chine et puis les consulats français en Chine travaillent justement à localiser les Français qui s'étaient déclarés. Et encore une fois, il est trop tôt pour pouvoir donner des informations précises.

Q - Est-ce qu'il y a de l'espoir tout de même de retrouver ces personnes vivantes quand on voit les images et on entendait tout à l'heure une Française au Népal dire qu'il y avait des endroits où c'était une hauteur de 200 mètres de boue, est-ce que vous gardez de l'espoir quand même ?

R - Bien sûr, on veut garder de l'espoir, mais on voit aussi quelle est la situation sur le terrain et donc nous sommes concentrés maintenant sur la localisation des Français et évidemment on espère les retrouver sains et saufs.

Q - Qu'est-ce que la France met en place pour rapatrier les touristes français qui se trouvent dans le secteur du drame ? Et est-ce que des choses sont mises en place ?

R - À ce stade, je vous le disais, notre ambassade est vraiment concentrée sur la localisation des Français. À ce stade également, l'aéroport de Katmandou est fonctionnel et donc il n'y a pas de difficultés particulières pour regagner la France.

Q - Que recommandez-vous aux Français qui sont actuellement au Népal ou au Tibet ?

R - Nous avons des Conseils aux voyageurs qui sont publiés par le Quai d'Orsay et que nous avons d'ailleurs mis à jour pour ce qui concerne le Népal. Nous, notre conseil, c'est vraiment de respecter les consignes des autorités locales, de consulter les conseils notamment de l'office de tourisme du Népal pour des points de situation réguliers et puis pour toutes les personnes qui seraient en difficulté de contacter notre ambassade à Katmandou, vous retrouverez les coordonnées sur le site du Quai d'Orsay.

Q - Un mot encore sur le Tibet, Glenn Salic. Il y avait combien de Français sur cette zone hier ?

R - Alors malheureusement, je n'ai pas le chiffre à vous communiquer, donc je ne peux pas vous répondre.

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