Déclaration des ministres des Affaires étrangères de la France, du Royaume-Uni, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, de la Finlande, de l'Irlande, de l'Islande, de la Norvège, de la Pologne, du Portugal et de la Suède sur la solution à deux états Israël / Palestine Conflits Déclaration Le : 08 septembre 2026 1. Les actions menées par le gouvernement d’Israël en Cisjordanie compromettent la possibilité d’une solution à deux États. La situation se dégrade rapidement alors que les violences commises par les colons et l’expansion des colonies ont atteint des niveaux sans précédent, avec notamment la décision inadmissible de publier des appels d’offre pour le projet de colonie E1. Le Président de la République française Emmanuel Macron, le Premier ministre du Royaume-Uni Andy Burnham et le Premier ministre du Canada Mark Carney sont convenus de la nécessité de prendre des mesures pour empêcher que la situation se détériore davantage. 2. Aujourd’hui, la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, l'Islande, la Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède confirment leur intention d’imposer des restrictions nationales au commerce de biens avec des colonies illégales au regard du droit international et/ou de soutenir des restrictions européennes en ce sens, ou qu’elles envisagent sérieusement d’adopter de telles restrictions ou d’autres mesures conformément à leurs procédures nationales. À cet égard, la France, le Royaume-Uni et le Canada saluent les mesures importantes que l’Irlande, l’Espagne, les Pays-Bas, la Norvège et la Belgique ont déjà prises, et proposeront des mesures nationales afin d’interdire le commerce de biens issus des colonies. 3. Ensemble, nous sommes convaincus que la solution à deux États doit être protégée, et nous sommes déterminés à agir en faveur d’une paix juste et durable, sur la base des principes inscrits dans la Déclaration de New York adoptée il y a un an. Nous nous opposons fermement à toute action ayant pour conséquence l’annexion de terres palestiniennes et le déplacement forcé de populations palestiniennes. 4. Le gouvernement d’Israël doit immédiatement mettre un terme à l’expansion des colonies et des pouvoirs administratifs civils, veiller à ce que les colons auteurs de violence répondent de leurs actes et enquêter sur les allégations qui visent les forces israéliennes. 5. Nous reconnaissons les intérêts de sécurité légitimes d’Israël et nous réaffirmons notre condamnation de l’attentat terroriste du 7 octobre perpétré par le Hamas, qui constitue le pire massacre antisémite depuis la Shoah. Nous sommes fermement déterminés à lutter contre l’antisémitisme où qu’il se manifeste. Nous nous engageons sans réserve en faveur de la solution à deux États, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, qui permettrait à Israël et à un État palestinien souverain, démocratique et viable de se reconnaître mutuellement et de vivre côte-à-côte en paix et en sécurité au sein de frontières sûres et internationalement reconnues.