Déclaration conjointe* sur l’accès humanitaire à Gaza et la loi sur l’enregistrement des organisations non gouvernementales internationales Israël / Palestine Action humanitaire Conflits Déclaration Le : 08 juin 2026 *de l’Australie, de l’Autriche, de la Belgique, du Danemark, de l’Espagne, de l’Estonie, de la Finlande, de la France, de l’Irlande, de l’Islande, du Japon, du Luxembourg, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Pologne, du Portugal, de la Slovaquie, de la Suède et de la Suisse ainsi que de la commissaire européenne à l’égalité, à l’état de préparation et à la gestion de crise Nous, signataires de la présente déclaration, nous déclarons vivement préoccupés par la situation humanitaire catastrophique qui persiste à Gaza. L’aide entrant à Gaza demeure très insuffisante, en quantité comme en qualité, alors même que la quasi-totalité de la population dépend de ces services pour sa survie. La récente décision de la Cour suprême d’Israël de rejeter la demande des organisations non gouvernementales (ONG) internationales concernant la loi sur l’enregistrement est particulièrement préoccupante. Cette loi sur l’enregistrement entravera considérablement la capacité des ONG internationales à agir à l’intérieur du territoire palestinien occupé, notamment dans Jérusalem-Est. À nouveau, nous appelons instamment Israël à ne pas mettre en œuvre la loi sur l’enregistrement dans sa forme actuelle. Les ONG internationales, qui font partie intégrante de l’action humanitaire d’urgence, œuvrent aux côtés des organisations de la société civile palestinienne et des Nations Unies pour fournir de très nombreux services essentiels, notamment dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement, des équipements d’hygiène, des hôpitaux de campagne, de l’éducation, de la nutrition et des efforts de déminage. Ces organisations, professionnelles et transparentes, jouent un rôle indispensable dans la fourniture d’une aide humanitaire fondée sur des principes et sont essentielles à un relèvement rapide, aux efforts de reconstruction et à la mise en œuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Leur travail est essentiel à la survie et au bien-être de la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. La loi sur l’enregistrement des ONG internationales s’inscrit dans un schéma de mesures restrictives plus large. L’ouverture limitée des points de passage aux frontières et leurs horaires restreints, la restriction à l’entrée de produits essentiels considérés comme des produits à double usage ainsi que d’autres obstacles bureaucratiques empêchent l’action humanitaire d’urgence de répondre aux besoins considérables dans la région. Tout en reconnaissant les préoccupations en matière de sécurité de l’État d’Israël, nous appelons Israël, la puissance d’occupation à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, à respecter ses obligations en vertu du droit international humanitaire. L’accès humanitaire n’est pas négociable. Toutes les organisations humanitaires reconnues à l’échelle internationale, les ONG internationales, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les institutions des Nations Unies comme l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, doivent être en mesure de mener leur travail vital sans restriction. Israël doit garantir et faciliter sans délai l’acheminement sûr, rapide et sans entrave de l’aide humanitaire à la population civile et s’abstenir de tout action qui empêcherait de quelque façon que ce soit l’acheminement de cette aide, notamment de celle que fournissent les organisations humanitaires.