Conférence de presse du porte-parole du 3 juin 2026 Politique étrangère Conférence de presse Le : 03 juin 2026 1 - Agenda du pôle ministériel Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a assisté hier à l’inauguration du monument commémoratif du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, sur l’esplanade Bourguiba à Paris. Cette inauguration consacre le chemin de vérité et de réconciliation entrepris par nos deux pays depuis 2018, et s’inscrit dans la suite du discours présidentiel de Gisozi, prononcé il y a tout juste cinq ans, dans lequel le Président de la République avait reconnu les « responsabilités » de la France. Ce matin, il s’est entretenu avec Anita Orban, sa nouvelle homologue hongroise, présente à Paris à l’occasion de la visite de son Premier ministre Peter Magyar en France. Les deux ministres assisteront ensuite à l’entretien de ce dernier avec le Président de la République. En fin de journée, le ministre recevra son homologue argentin, M. Pablo Quirno. Demain jeudi 4 juin, le ministre se rend à Bard, dans la Vallée d’Aoste, en Italie, pour participer au 3e Comité de coopération transfrontalière. Ces comités ont été créés à l’occasion de la signature du Traité du Quirinal en novembre 2021, traité qui structure notre relation bilatérale franco-italienne aujourd’hui. L’ordre du jour du 3e comité sera entièrement dédié à la vie des transfrontaliers, français et italiens, nombreux à partager les mêmes problématiques, en matière de liaisons ferroviaires et routières ou encore de coopération linguistique. Il sera aussi question de gestion des eaux et de coopération sanitaire. Ce déplacement permettra aussi au ministre d’avoir un entretien avec son homologue Antonio Tajani. Vendredi 5 juin, Jean-Noël Barrot se rendra à Lyon pour un déplacement visant à approfondir le lien « DiploNation », avec au programme un échange avec des étudiants au lycée du Parc et un face aux lecteurs du Progrès. Lundi 8 juin, il effectuera un autre déplacement dans ce cadre, cette fois à Bordeaux. Mardi 9 juin, le ministre recevra son homologue australienne Mme Penny Wong. Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, accompagne le Président de la République au Monténégro les jeudi 4 et vendredi 5 juin, dans le cadre du Sommet Union Européenne-Balkans Occidentaux. Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, participe aujourd’hui à la réunion du Conseil de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En marge de cette réunion de l’OCDE, il s’entretiendra avec ses homologues néo-zélandais, chilien, costaricien, espagnol et irlandais. Les échanges se poursuivront avec plusieurs sessions de travail à l’OCDE. Ce soir, le ministre délégué participera au dîner de gala de la chambre de commerce du Brésil en France. Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, est actuellement à Madrid pour la conférence ministérielle des diplomaties féministes présidée par l’Espagne, où sont présents une soixantaine de pays ainsi que les actrices et acteurs de la société civile. Jeudi 4 juin, elle participera à la 4e édition des Alumni Days de Campus France, et vendredi 5 juin, elle assistera à la 10e édition du Forum d’affaires Mexique–France, organisé autour du thème : « Alliances Mexique–France face à la nouvelle reconfiguration économique mondiale ». Samedi 6 juin, la ministre se rendra aux Comores pour la conférence ministérielle de la Commission de l’océan Indien (COI), qui marquera le passage de la présidence des Comores à la présidence française de cette commission. Elle se rendra ensuite la semaine prochaine aux Émirats arabes unis. 2 - Propos liminaire Je souhaiterais aujourd’hui revenir sur l’arraisonnement, dimanche 31 mai, d’un nouveau pétrolier appartenant à la flotte fantôme russe, le Tagor. C’est le 4e. Ce n’est pas une habitude, c’est un signal. Celui de l’action résolue de la France en matière de lutte contre cette flotte fantôme russe, après les arraisonnements du Boracay, en septembre 2025, du Grinch, en janvier 2026, du Deyna en mars 2026. La France, comme grande puissance militaire maritime, est l’un des seuls pays capables, grâce à sa marine, de mener ce genre d’opérations en mer. A chaque fois, en pleine coordination avec ses partenaires européens, elle agit avec une logique claire : accroître la pression sur la Russie en ciblant ces navires qui arborent de faux pavillons et qui permettent à la Russie de contourner les sanctions qui la visent. Ces actions d’entrave sont essentielles. En pleine conformité avec le droit international et notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, ces mesures ont des effets dissuasifs : 1/ D’abord, les coûts sont rédhibitoires. Qu’il s’agisse de l’immobilisation des navires, des amendes infligées en raison du faux pavillon, de la perturbation des modèles économiques avec les retards de livraison. Nous saluons les mesures d’entraves également déployées par nos partenaires. La multiplication de ces opérations nous renforce et nous apporte crédibilité et cohérence. C’est fondamental. 2/ Ensuite, l’étendue des sanctions s’accroît. Sous l’impulsion de la France et de quelques partenaires, l’Union européenne a mis sous sanctions près de 650 navires de la flotte fantôme à date, ainsi que leurs écosystèmes logistiques et financiers. Nous souhaitons accroître encore ce nombre. En coordination avec nos partenaires européens et du G7, nous travaillons à de nouvelles annonces. Progressivement, la Russie n’a donc plus d’autre choix que de repavillonner ces navires vétustes. Elle qui avait longtemps nié ses liens avec cette flotte fantôme est obligé d’assumer son lien avec ces navires dangereux pour l’environnement comme pour la sécurité maritime. Le Président de la République et le ministre Jean-Noël Barrot l’ont rappelé : ces efforts se poursuivront. À tous les niveaux : 1/ Pour faire progresser nos législations nationales européennes et être toujours plus réactifs dans notre lutte contre cette flotte illégale. 2/ Pour dissuader les États qui immatriculent ces navires, compte-tenu des risques réputationnels, entre autres, qui pèsent sur leurs décisions. 3/ Pour sensibiliser les États côtiers des risques sécuritaires et environnementaux auxquels ils sont exposés. Je voudrais dire un mot, enfin, des frappes russes particulièrement meurtrières qui se sont produites ces derniers jours. Nous avons eu l’occasion d’exprimer notre ferme condamnation de ces attaques massives et violentes qui exposent les populations civiles, au mépris de toute humanité et de toute justice. Nous sommes profondément solidaires du peuple ukrainien, des familles endeuillées et des personnes blessées au cours de ces attaques. Les clés de lecture de ces récents évènements sont, à nos yeux, très claires. D’abord, la Russie maintient sa posture de belligérant cynique qui n’hésite pas à sacrifier des vies humaines à son désir de toute puissance. La Russie, ensuite, s’obstine à repousser les efforts en faveur de la paix et poursuit sa guerre d’agression au moyen de manœuvres dilatoires sans cesse renouvelées. Enfin, la Russie, qui pour le deuxième mois consécutif perd du terrain en Ukraine, qui sur le plan économique est asphyxiée, qui sur le plan militaire piétine et fait face à des offensives ukrainiennes de plus en plus efficaces, qui sur le plan des effectifs sur le front ne parvient pas à compenser les pertes continuelles de ses soldats, qui sur le plan intérieur voit ses politiques restrictives remises en cause par la population, la Russie, donc, lutte avec l’énergie du désespoir. Cette escalade est le reflet de la fébrilité de la Russie, face à la perte de crédibilité du scénario d’une victoire russe. Je le redis, notre détermination à soutenir l’Ukraine et à pousser la Russie aux négociations de paix ne faiblira pas. 3 - Questions/réponses Q - Pour la réunion israélo-palestinienne du 12 juin qui sera à l'IMA, est-ce qu’on peut avoir des détails sur la réunion, qui participe au niveau ministériel ? On veut des détails seulement sur la réunion. Et une deuxième question sur la mosquée Al-Aqsa. Il y a eu une incursion de colons israéliens cette semaine, ils ont déployé un drapeau israélien sur l'esplanade de la mosquée. Comment vous jugez cet acte-là ? R - La conférence qui se tient le 12 juin prochain, elle se tient pour l'anniversaire de ce que nous avions appelé l'Appel de Paris, qui donc s'était tenu le 13 juin 2025, juste en amont de la déclaration de New York et de la reconnaissance par la France à l'Assemblée générale des Nations unies de l'État de Palestine. Jean-Noël Barrot réunira à nouveau ces représentants ainsi que plusieurs de ses homologues en amont du sommet des dirigeants du G7 à Évian, qui sera la semaine suivante. La logique de cette réunion, c'est qu’alors que la situation sur le terrain est de nouveau dans une impasse, avec un cessez-le-feu fragile à Gaza, avec l'accélération de la colonisation en Cisjordanie et l'accélération des violences commises par les colons en Cisjordanie, la France continue de faire tout pour être du côté des solutions en relançant la solution à deux États. Et cet appel soulignera l'importance d'une perspective politique commune pour les Israéliens et les Palestiniens en vue de parvenir à la sécurité et à l'intégration régionale. Cetappel est porté par des organisations de la société civile, notamment trois ONG. Il proposera des mesures qui sont concrètes pour la mise en œuvre du plan de paix qui avait été endossé par la résolution 2803z. Un soutien financier supplémentaire à la société civile sera examiné. Ces recommandations constitueront une étape cruciale dans notre calendrier diplomatique juste avant le G7 qui se tient donc la semaine d'après et alimenteront les processus diplomatiques en cours tels que la déclaration de New York, le plan global pour la paix et l'alliance mondiale pour la solution à deux États. C'est la semaine prochaine que nous vous donnerons des indications plus précises sur les participants, notamment au niveau ministériel et les participants de la société civile. Sur le second point que vous mentionnez, notre position est de s'opposer à toute violation du statu quo sur les lieux saints à Jérusalem. Les provocations sont inacceptables. Nous les avons d'ailleurs dénoncées quand des ministres israéliens s'étaient rendus sur l'esplanade des Mosquées par le passé. La France appelle le gouvernement israélien à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter le statu quo historique de ces lieux saints à Jérusalem et de mener les enquêtes qui seraient éventuellement afférentes. Q - Un follow-up sur la question de ma consœur. Il y a beaucoup de critiques côté palestinien et israélien sur la tenue de cette conférence. Certains disent que les organisations qui sont parties prenantes de ce forum n'ont pas vraiment de levier, et certains participants ont décliné les invitations envoyées par le Quai d'Orsay, donc je voulais avoir votre réaction sur ces critiques qui sont émises des deux côtés, côtés palestinien et israélien, sur la tenue de cette conférence. R - Je ne vais pas commenter les process de préparation des différentes conférences. Je crois que ce sont souvent des cas qui ne sont pas de nature à être commentés de manière publique. Nous, notre objectif, c'est de réunir les partisans de la solution à deux États, dans les deux camps. Il pourra toujours y avoir des critiques qui se font écho ici et là, mais nous, nous sommes dans l'action et dans la préparation de cette conférence qui, encore une fois, sera vendredi prochain à l'Institut du monde arabe à l'invitation du ministre Jean-Noël Barrot, qui est du côté des solutions. Q - J'ai d'abord des questions sur le Liban. Je reprends ma question que j'ai déjà posée avant. Est-ce que vous pensez toujours qu'il y a un cessez-le-feu fragile ou êtes-vous convaincus qu'il n'y a plus vraiment de cessez-le-feu, surtout après cette dernière semaine ? Et puis, en tant qu'alliés du Liban, pensez-vous que les négociations en cours à Washington entre le Liban et Israël sont équilibrées ? Est-ce que vous les qualifieriez d’équilibrées ? Enfin, une troisième question sur Ormuz. Selon Reuters, le SEAE propose que la mission navale Aspides joue un rôle important dans le déminage du détroit, quand les conditions le permettront, en tant que contribution à la coalition franco-britannique. Donc ma question, puisque c'est un document que Reuters a obtenu, avez-vous reçu cette proposition ? A-t-on aujourd'hui une idée claire du nombre de pays qui vont vraiment se déployer dans le détroit et assurer ce déminage ? Parce qu'on avait un nombre, une douzaine, mais ce n’était pas sûr quel était le rôle de chacun, donc est-ce qu'il y a eu un progrès ? Parce qu'on n'en parle plus, on a l'impression que les États-Unis et les Iraniens ne sont pas à bord de ce que vous essayez de faire dans le détroit pour l’après. R - Sur votre premier point, nous l'avons suffisamment dit, nous sommes extrêmement préoccupés par la situation sur le terrain. C'est pour cela que nous avions convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies lundi après-midi, qui a permis de constater d'ailleurs un certain consensus pour appeler Israël à mettre fin à son incursion dans la durée et dans la profondeur du sud du Liban, et qui a permis d'avoir une certaine pression, contribuant au fait que les États-Unis soient ensuite en capacité d'imposer aux parties de cesser leurs frappes sur Beyrouth et sur le nord d'Israël. Mais effectivement, le cessez-le-feu qui a été noué le 17 avril et prolongé ensuite de 45 jours le 15 mai dernier ne reflète pas la réalité sur le terrain. Nous l'avons dit à Israël, c'est une faute majeure pour Israël de croire que la prolongation du conflit dans la durée serait de nature à permettre d'être dans la solution, d'une part parce qu'elle est contraire aux engagements qu'Israël a en tant que tels, deuxièmement parce qu'elle est contraire aux droits internationaux, et troisièmement parce que cela vient donner des arguments au Hezbollah. Cette posture, elle est, je vous la redis, notre posture, elle est là sur les trois points, un soutien absolu aux forces armées libanaises et au gouvernement libanais, deuxièmement, le refus de la manipulation du Hezbollah par l'Iran et troisièmement le refus du maintien dans la durée de la présence de l'armée israélienne au sud du Liban. Sur votre seconde question, est-ce que les négociations à Washington sont équilibrées ? Je ne vais pas les qualifier, ces négociations. Ce que je vais dire, c'est, en revanche, que les autorités libanaises ont fait preuve d'un réel courage en ouvrant cette possibilité à avoir, pour la première fois depuis plusieurs décennies, des discussions directes, civiles avec Israël, et qu'elles sont la seule option, ces discussions, pour aller vers une solution durable pour un accord juste et respectueux de la souveraineté et des préoccupations légitimes des deux pays. Nous avons soutenu les trois rounds passés ; nous soutenons ce quatrième, qui se noue hier et aujourd'hui. Et avec cette pression, avec ces soutiens, les États-Unis ont été en capacité d'imposer une certaine pression pour empêcher des frappes sur Beyrouth. Mais ça, je reviens sur notre premier point. Ensuite, sur votre troisième question. Aujourd'hui, il y a bien deux choses distinctes. Il y a le projet de mission multinationale, que le Président de la République a proposé dès tout début mars, qui a été ensuite opérationnalisé par ce sommet de l'Élysée, le 17 avril dernier, coparrainé par le Premier ministre britannique, et qui avait réuni une cinquantaine d'États. Nous sommes désormais dans la mise en œuvre de la planification, à la fois dans un track diplomatique et dans un track militaire. Et puis, il y a de l'autre côté l'opération qui existe déjà, qui est déjà en œuvre, à laquelle la France, du reste, participe, qui est une opération sous mandat européen, Aspides, qui est depuis plus de deux ans en mer Rouge, donc qui n'est pas sur le détroit d'Ormuz, et qui témoigne de la crédibilité de l'engagement européen en faveur de la sûreté maritime et de la protection de nos intérêts économiques. Donc c'est une expérience à notre actif que nous utilisons actuellement pour la planification, à la fois militaire, diplomatique, mais aussi opérationnelle, pour la future mission multinationale de liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Comme je vous le disais, celle-cirassemble une cinquantaine d'États et sera strictement défensive, sans les belligérants, une fois que les conditions sur le terrain le permettront, avec une partie t de déminage et d'escorte. Q - Le document de l'Union européenne dit qu'Aspides prendra le rôle du déminage en tant que contribution européenne à l'initiative franco-britannique. Donc ma question, est-ce que ce sera le... R – Ce sont deux missions strictement séparées et une évolution du mandat d’Aspides n’est pas acté. Q - Donc, ce n'est pas lié, comme le document le propose ? R - Je n'insulte pas l'avenir. Pour l'instant, les deux missions sont strictement séparées. Q - Et vous n'avez pas répondu, sur le nombre de pays exacts qui vont se déployer dans le détroit ? R - Dans la partie planification, il y a techniquement, ce que l’on appelle des conférences de génération de forces, où chacun des États détermine sa capacité à pouvoir contribuer en nature, avec des forces. C'est en cours, mais ce n'est pas encore public. Q - Le mandat de la FINUL au Liban Sud s'achèvera en décembre prochain. Est-ce que la France, qui est un principal contributeur et un partenaire historique de la FINUL depuis 1978, est-ce qu’elle pourrait envisager de proposer le déploiement d'une force internationale ou européenne, dans un cadre différent et avec un mandat différent de celui de la FINUL ? R - Le mandat de la FINUL, il a été discuté en août dernier. Il a donné lieu à beaucoup de débats. La France était extrêmement mobilisée parce que nous étions la nation qui tenait la plume, comme on dit, aux Nations unies, sur la négociation de ce mandat. Il a été décidé que la fin de l'opération FINUL se profilait à partir du 31 décembre. Donc ce n'est qu'à partir du 31 décembre 2026 que son mandat commencerait ensuite à être échu. Si son mandat est échu, sa raison d'être pourrait perdurer. Et nous travaillons avec les autorités libanaises, en fonction aussi de leurs souhaits, avec les autres pays volontaires aussi, à préparer la suite pour continuer d'appuyer la souveraineté et la stabilité du Liban. La forme précise que cela prendra, il est évidemment beaucoup trop tôt pour vous le dire. Ce qui est sûr, c'est que la France restera extrêmement engagée, notamment dans le sud du Liban. Et nous avons fait part de cette disponibilité aux autorités libanaises, qui l'accueillent, je crois, favorablement. Q - Je voudrais savoir si vous aviez une réaction à l'annonce par les avocats de notre confrère, Christophe Gleizes, du rejet du pourvoi en cassation du parquet, ce qui ouvre la voie à une potentielle grâce présidentielle. Est-ce que vous savez s'il y a des échanges entre les ministres ou au niveau Élysée pour une potentielle grâce prochaine de Christophe Gleizes ? R - Comme d'habitude, à ce podium, on ne commente jamais les décisions de justice. Ce que je peux dire, en revanche, c'est que le cas de Christophe Gleizes est très haut dans les priorités que nous avons avec les autorités algériennes, que son cas a été évoqué dans les différentes visites ministérielles, soit en Algérie, soit visites ministérielles algériennes en France. Et que nous soutenons la demande de grâce qui est ainsi formulée pour Christophe Gleizes, pour qu'il puisse rentrer dans les meilleurs délais désormais en France.