Conférence de presse du porte-parole du 24 septembre 2026

  • Politique étrangère

Conférence de presse

Le : 24 septembre 2026

1 - Propos liminaire  

Cette semaine, le Président de la République, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et la ministre déléguée en charge de la Francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger se sont rendus à New York pour la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, alors que la France assure également en ce mois de septembre la présidence tournante du Conseil de sécurité. 

A New York, la France a porté trois priorités :

– la promotion du multilatéralisme. Nous avons enregistré lundi une avancée importante avec l’adhésion du Royaume-Uni à l’initiative franco-mexicaine d’encadrement du droit de veto en cas d’atrocités de masse. Il est important ce ralliement, puisque c’est un membre permanent du Conseil de sécurité. Nous en sommes à 128 pays signataires.

- La réponse commune aux nouveaux défis posés par l’intelligence artificielle ensuite. Pour la première fois s’est tenue, à l’initiative de la France une réunion du conseil de sécurité présidée par Jean-Noël Barrot avec les PDG des entreprises qui avaient été au cœur des incidents de sécurité de cet été, Open AI, Anthropic, Hugging Face. L’IA atteint désormais un niveau de développement tel qu’elle concerne directement la paix et la sécurité internationale - qu’on pense par exemple aux attaques cyber – et c’était donc tout à fait inédit que le sujet soit porté au niveau du Conseil de sécurité et réussi compte-tenu du panel qui a répondu à notre convocation. Avec une question centrale, posée à tous : comment éviter que les modèles les plus avancés d’intelligence artificielle ne progressent plus vite que notre capacité à comprendre et à maîtriser les risques qu’ils peuvent générer ? 

- et puis troisième priorité bien sûr les crises régionales pour traiter à la racine des problèmes fondamentaux qui concernent nos concitoyens, comme le prix des carburants, ou les menaces touchant à notre sécurité. Sur le Moyen-Orient, nous avons remis au centre des discussions la solution à deux États, nous travaillons à une résolution au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le rétablissement du trafic dans le détroit d’Ormuz, nous avons proposé de participer à la protection strictement défensive des infrastructures énergétiques saoudiennes quand elles sont attaquées. Sur la guerre d’agression russe en Ukraine, nous avons proposé un moratoire sur les frappes touchant les infrastructures civiles et énergétiques en Ukraine comme en Russie, ainsi qu’en Mer Noire, pour assurer la sécurité alimentaire mondiale.

Alors, maintenant comment poursuivre nos efforts sur ces sujets ?

1/ Sur l’initiative du droit de veto, nous nous rapprochons de la majorité des deux tiers à l’Assemblée générale. Je rappelle que seuls 107 pays soutenaient cette initiative en début d’année et que 21 l’ont rejointe au cours des quatre derniers mois. Nous comptons bien poursuivre la dynamique. Il en va de notre responsabilité collective pour protéger les populations partout sur la planète au Soudan, en Ukraine ou encore au Moyen-Orient. Et mettre ce sujet au menu de l’assemblée générale. 

2/ Sur l’intelligence artificielle, les termes du débat sont désormais posés à l’ONU, dans le sillage des travaux du G7. C’était indispensable. C’est une réunion qui je le pense fera date, car pour la première fois le Conseil de sécurité s’est saisi des enjeux posés par le développement technologique des modèles d’intelligence artificielle tout en explorant les réponses que la communauté internationale doit apporter au moment où croissent les inquiétudes de nos concitoyens sur ces sujets. Nous devons à présent bâtir un agenda de coopération ; établir des règles du jeu très claires sur des domaines qui touchent à notre sécurité nationale. C’est d’ailleurs un dialogue que le président de la République avait initié au G7, avec le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et tout au long de cette année de présidence française. Nous avons l'horizon diplomatique et les canaux internationaux pour progresser à court terme vers nos objectifs d’évaluation et de contrôle des modèles, par exemple le réseau des instituts de sûreté de l’IA, par exemple ce que nous faisons au niveau européen avec des capacités propres qui ont été construites ces derniers mois suite à l'IA Act, avec les travaux qui ont été lancés en G7. Nous allons redoubler d'efforts pour cela. 

Je prendrai vos questions et serai heureux de revenir sur les sujets régionaux que vous souhaiteriez. 

2 - Questions/réponses 

Q - Ça fait plusieurs années que vous avez un consulat à Jérusalem avec des agents qui vont quasi quotidiennement en Cisjordanie. J'aimerais savoir quelle est l'évaluation du Quai d’Orsay par rapport à la présence et l'activité du Hamas en Cisjordanie. Je précise, je ne vous demande pas de commenter les propos du président. Il s'agit de la compétence du Quai d'Orsay sur le sujet. Merci.

R - Oui, je vous remercie parce qu'effectivement, nous déplorons un petit peu ces polémiques autour des propos tenus à l'Assemblée générale des Nations unies : parce qu'on ne peut pas nous accuser de complaisance avec le Hamas, on ne peut pas nous accuser d'être faibles sur ce domaine, et nous condamnons évidemment tout acte terroriste. Nous l'avons fait dimanche dernier s'agissant de Netanel Chekroun, qui avait été abattu à bout portant devant son fils en Cisjordanie. D'ailleurs, je vous renvoie à nos différentes déclarations condamnant des attaques terroristes visant Israël ou des Israéliennes et des Israéliens. Deuxièmement, chacun aussi a bien compris ce que le président voulait dire. Le Hamas n'a jamais gouverné en Cisjordanie. Et on ne peut pas utiliser cela pour justifier la colonisation ou pour justifier la violence des colons. Donc voilà, notre position, elle est celle-ci, c'est que le Hamas n'a jamais gouverné en Cisjordanie.

Q - Pardon, Pascal, mais justement, je crois que j'ai bien expliqué ma question. Ce n'était pas l'essence de la parole du président. Vous, vous avez des agents depuis, je ne sais pas, 50 ans, ils y vont en Cisjordanie. Qu'est-ce que vous, les Quai d’Orsay, vous pensez par rapport à la présence du Hamas et son activité ? Est-ce qu'il y a une présence, est-ce qu'il y a une activité du Hamas en Cisjordanie ? C'est la compétence du Quai d’Orsay et de vos agents. C'est pour ça que vous avez des diplomates sur place, non ?

R - Merci. Mais ce n'est pas à moi de vous donner une analyse sécuritaire de la chose. Ce que nous voulions dire, c'est que le Hamas n'a jamais gouverné en Cisjordanie. 

Q - Netanyahu a survolé l'espace aérien français pour la cinquième fois. Je sais que ce n'est pas la première fois. Donc ma question est simple, comment justifiez-vous cela alors qu'il y a un mandat d'arrêt et que cela va contre le droit international et ce mandat ? Ma deuxième question concerne le colon que vous avez mentionné qui a été tué la semaine passée. Est-ce qu'il est français ? Parce que ce n'est pas clair, même dans votre communiqué, s'il est français ou pas, alors que les Israéliens disent qu'il a une double nationalité. Et quand vous qualifiez l'attaque d'attaque terroriste, vous vous basez sur quoi exactement, puisqu'on parle de la Cisjordanie occupée et ses colons y sont d'une façon illégale ? Et puis ma dernière question, c'est sur ce que vous avez mentionné sur l'Arabie saoudite. On sait qu'il y a aujourd'hui une volonté française d'intervenir auprès de l'Arabie saoudite, que vous attendiez plus de clarté sur la forme ou le besoin des Saoudiens. Donc est-ce que cette intervention aujourd'hui est plus claire ? Qu'est-ce que vous allez faire pour intervenir dans Bab el-Mandeb à travers quelle voie ? Parce qu'il y a plusieurs possibilités pour les défendre.

R - Alors, sur votre première question, la question du survol : oui, nous avons autorisé dans le cadre de son déplacement vers l'Assemblée générale des Nations unies le survol de la France par le Premier ministre israélien. C'est en pleine conformité avec le droit international. C'est ce que nous avons déjà fait par le passé parce que le statut de Rome ne pose pas d'obligation s'agissant du survol de son territoire par un aéronef d'État ayant parmi ses passagers une personne visée par un mandat d'arrêt. 

Deuxièmement, sur la déclaration de dimanche dernier, oui, la victime a la double nationalité. Nous avons condamné cette attaque terroriste parce que nous condamnons tout acte terroriste, quel qu'il soit. Et dans les faits, il s’agit d’un acte particulièrement choquant, je voudrais rappeler qu’un père a été tué à bout portant devant son fils, et donc nous le condamnons quelle que soit la nationalité ce qui me donne aussi l'occasion de revenir sur les accusations de double standard sur ces sujets au début de la semaine. Nous condamnons le terrorisme sous toutes ses formes, je vous renvoie à nos précédentes déclarations condamnant des attaques terroristes qui ont touché par exemple le nord d'Israël le 26 décembre 2025, celle qui avait fait une victime israélienne en Cisjordanie le 20 septembre 2025, ou encore celle qui avait fait cinq morts et plus d'une dizaine de blessés à Jérusalem le 8 décembre 2025. Et nous condamnons d'autre part, et nos expressions à ce sujet sont extrêmement claires, la progression de la colonisation illégale en Cisjordanie et les violences commises par les colons extrémistes à l'encontre des Palestiniens. C'est pour ça que nous avions émis cette déclaration le 21 août dernier condamnant le projet E1 de colonie qui avait ce risque de disloquer l'unité du territoire en Cisjordanie et que nous avons pris la décision le 8 septembre dernier d'interdire l'importation de tout produit issu des colonies illégales. Troisièmement, sur la volonté française d'intervenir en Arabie saoudite ou non. Nous condamnons fermement les frappes houthies qui touchent l'Arabie saoudite, qui touchent ses infrastructures civiles, et nous appelons au calme et les parties à la reprise de discussion. Ce que nous avons aussi dit, c'est que nous étions prêts à pouvoir contribuer à la sécurisation des infrastructures énergétiques en Arabie saoudite. Vous savez que, par exemple, le corridor de Yanbou avait été bloqué ces derniers jours. Donc ça fait partie des éléments, mais évidemment à la demande des autorités saoudiennes. Ensuite, sur la précision, vous comprendrez qu'à la fois sur la nature de ce que cela peut impliquer et ensuite sur l'état des discussions, je ne vais pas être beaucoup plus précis aujourd'hui.

Q - Mais juste, pourquoi dans le communiqué, vous n'avez pas mentionné que ce colon était français ? C'est pour ça qu'on s'est posé la question. Vous avez dit « israélien ». Et puis, vous dites que vous condamnez toutes les attaques terroristes. Donc, en même temps, vous condamnez les colonies illégales et les colons qui y habitent. Toute attaque est une attaque terroriste. Il y a des statuts, des résolutions dans le droit international, que ce soit au niveau des Nations Unies - moi, je ne justifie pas, j'essaye de comprendre - et même dans le droit humanitaire international, qui disent que quand il y a de l'occupation ou une domination étrangère, il peut y avoir un acte de résistance. Donc, je vous dis, c'est un peu là où on ne comprend pas trop sur quoi vous basez. Je n'ai pas moi non plus les détails de cette attaque, mais on sait que ces colons habitent dans une terre ... C’est de l'occupation.

R - Il n'y a aucune justification au terrorisme. Basta. Et donc c'est pour ça que nous condamnons quand il y a des actes qui sont d'une telle cruauté et d'une telle nature. La nature du fait qui était porté à notre connaissance le week-end dernier était, je crois, sans doute possible. Et ensuite sur la nationalité, nous n'avions pas la connaissance au moment de la déclaration dimanche dernier de sa nationalité. En fait, de sa double nationalité : une nationalité israélienne, et il s'est trouvé qu'il y avait aussi une double nationalité qui était française que nous avons apprise depuis.

Q - Merci. Pascal, vous avez évoqué l'adhésion du Royaume-Uni à l'initiative franco-mexicaine visant à suspendre le recours au veto au Conseil de sécurité en cas d'atrocité de masse. Quelles pourraient être les prochaines étapes pour concrétiser cette avancée, pour transformer cette déclaration politique à un mécanisme pleinement opérationnel ?

Q - Merci de cette question. Vous savez que c'est un sujet qui est extrêmement cher au ministre et à la diplomatie française. C'était quelque chose que nous avions lancé en 2013-2014, dans le sillage du blocage du Conseil de sécurité sur la condamnation des actes odieux commis par le régime de Bachar al-Assad envers son peuple. Et c'est une initiative que le ministre de l'époque avait lancée avec la partie mexicaine, qui avait enregistré beaucoup d'adhésion et qui ensuite avait eu une forme de faux-plat dans cette initiative. Jean-Noël Barrot, depuis son arrivée dans son mandat, a voulu reprendre ce sujet à bras-le-corps. Et donc nous sommes désormais, nous étions, je vous l'ai dit, à environ une centaine d'adhésions, de ralliements à cette initiative. Nous sommes à 128. Ce que nous souhaitons, c'est avoir une majorité des deux tiers forte, importante, pour ensuite pouvoir porter ce débat, notamment à l'Assemblée générale des Nations Unies.

Q- Est-ce que le sujet de la FINUL a été abordé ? Je sais que ce n'était pas nécessairement un sujet principal au sein du Conseil de sécurité, mais dans vos réunions avec le ministre ou le président, parce qu'on a l'impression qu'il n'y a pas de vraies avancées et l'échéance arrive et il y a une vraie peur au Liban qu'il y ait un vide sécuritaire dans le sud.

R - Nous partageons pleinement cela, c'est-à-dire à la fois le rapprochement de l'échéance et l'importance de ne pas avoir de vide sécuritaire. Vous savez, jeudi dernier, nous avons accueilli à Paris le président Aoun, le roi de Jordanie, pour avoir des discussions en format Aqaba au niveau des hauts experts militaires. Des discussions se poursuivent. Ce sujet a été abordé avec l'ensemble des partenaires, et pas uniquement dans le cadre de la semaine du haut niveau, mais avec l'ensemble des partenaires en marge de l’AGNU cette semaine. Et donc, sur le fond, nous sommes engagés avec l'Italie, avec nos partenaires européens et tous les amis du Liban pour définir et pour contribuer à une nouvelle architecture de soutien international à la souveraineté du Liban, après le départ prévu de la FINUL fin décembre. Donc il est essentiel que ce départ, effectivement, ne crée pas de vide sécuritaire qui pourrait déstabiliser le pays et l'ensemble de la région. Et c'est le sens de nos efforts. Et effectivement, les discussions sont en cours. Elles ne sont pas encore conclusives. 

Q - Le ministre de la Défense israélien disait hier que tout territoire que nous prendrons restera entre nos mains pour toujours, conformément aux lois de la guerre. Il réagissait aux propos du président syrien sur le plateau du Golan. Votre réaction là-dessus ?

R - Sur le plateau du Golan, vous connaissez notre position. On sait qu'il y a un accord, celui de 1974, qui fait foi au niveau du droit international. Donc nous appelons effectivement les différentes parties, Israël, au respect de cet accord internationalement reconnu. Nous soutenons la force FNUOD qui est en place et dont la sécurité doit être préservée. Nous appelons à mettre fin à tout déploiement militaire dans la zone de séparation entre Israël et la Syrie, qui est une violation de cet accord de 1974. 

Q - Merci. Selon la presse espagnole, Il y a une potentielle menace contre la France et l'Espagne, l'Italie aussi, concernant les drones maritimes de la part de la Russie. Avez-vous connaissance de ces menaces ou quelques commentaires ? 

R - Les menaces russes sont de toute nature. Je crois que nous sommes bien collectivement placés pour le dire. C'était le sens de la réunion du Président de la République avec les forces politiques convoquées en format Saint-Denis la semaine dernière pour partager les informations dont le Président de la République et le gouvernement avaient connaissance, notamment venant de nos différents services de renseignement. Et puis je crois que, vous l'avez vu dans les différentes déclarations du ministre Jean-Noël Barrot, que ces menaces, ces attaques hybrides, qu'elles soient cyber, qu'elles soient de nature informationnelle, elles sont vues. Nous y répondons et nous sommes prêts pour la suite... Je ne vais pas commenter précisément des informations de nature sécuritaire, ou je vous renverrai vers les services qui sont concernés. 

S'agissant d'un sujet connexe, celui des sanctions européennes contre la Russie. Deux choses importantes. D'une part, il y a cet accord il y a deux jours, dans le cadre du régime des sanctions sur l'intégrité territoriale de l'Ukraine, sur le renouvellement de plus de 3 000 entités et individus qui sont sous sanctions. Nous nous en félicitons avec notamment deux éléments majeurs. Le premier, c'est que ce renouvellement interviendra pour 36 mois et non pas pour 6 mois. C'est une avancée importante, c'est-à-dire que désormais, ceux qui sont sous sanctions, ils sont listés jusqu'en septembre 2029. Nous n'aurons pas, et les États européens n'auront pas à se re-pencher sur la situation dans 6 mois. C'est une avancée extrêmement forte. Et puis la deuxième, c'est que vous avez eu des nouveaux noms très significatifs, qui ont été intégrés à cette liste. Et donc ça montre toute la détermination collective que nous avons sur ce domaine. Et puis aujourd'hui, il y a quelques instants, a été publiée au Journal Officiel d'autres sanctions, cette fois-ci au titre du régime de déstabilisation russe. Je voulais vous lire une déclaration que nous voulions publier. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a salué l'adoption, ce jeudi 24 septembre 2026, par le Conseil de l'Union européenne de mesures restrictives à l'encontre de Xenia Fedorova, agente d'influence russe active en France. Cette mesure est portée conjointement avec l'Allemagne et elle vise à s'opposer aux activités de déstabilisation menées par la Russie sur le territoire européen. En juillet dernier, la France avait déjà pris à son encontre des mesures de nature nationale. Les mesures européennes aujourd'hui viennent en renforcer substantiellement la portée. Elles impliquent un gel de ses avoirs, l'interdiction faite aux citoyens et aux entreprises de l'Union européenne de mettre des fonds, des avoirs financiers ou des ressources économiques à sa disposition, et une interdiction de voyager qui l'empêche d'entrer sur le territoire de l'Union européenne ou de transiter par celui-ci. 

Q- Juste une petite clarification. Vous avez parlé de changer la nature des sanctions et passer de 6 mois jusqu'à 36 mois. Il s'agit de cette mesure d'extension de la période de sanctions. C'est seulement sur des personnes russes ? Ou vous allez appliquer ce genre d'extension aussi pour d'autres personnes sanctionnées, des Iraniens, des Israéliens ?

R - Non, c'est sur ce régime.

Q - Quelle est votre réaction à l'invitation de Vladimir Poutine au G20 à la fin de l'année aux États-Unis ?

R - Écoutez, ce sont les États-Unis qui ont la présidence du G20 cette année et qui à ce titre de la présidence, organisent les débats et les invitations. De notre côté, nous constatons en réalité plutôt un isolement de la Russie du fait de la volonté d'un seul homme de poursuivre l'agression de la Russie en Ukraine et nous l'avons constaté en réalité lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies hier matin à New York. Nous avons une priorité pour nous aujourd'hui : c'est de poursuivre, de renforcer notre soutien à l'Ukraine, à sa population, pour lui permettre de continuer à résister face aux attaques russes et ceci en amont notamment de l'hiver qui s'annonce. Nous sommes ensuite au travail, notamment dans le cadre de la Coalition des volontaires pour préparer le jour d'après via des garanties de sécurité robustes pour l'Ukraine pour dissuader à l'avenir toute future agression de la Russie sur l'Ukraine. La poursuite des frappes russes en Ukraine ces derniers jours, et notamment cette nuit, témoigne qu'à ce stade, la Russie n'est pas vraiment prête à conclure la paix et à venir à la table des négociations. 

Merci beaucoup et je vous dis à la semaine prochaine. 

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