Conférence de presse du porte-parole du 1 octobre 2026

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Conférence de presse

Le : 01 octobre 2026

Quai d'Orsay - Conférence de presse du porte-parole du 1 octobre 2026

Lors de la conférence de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations, présenté l'agenda ministériel, et répondu aux questions suivantes : 

Sommaire : 

1 - Propos liminaire 

2 - Agenda du pôle ministériel  

3 - Questions/réponses 

Au point de presse de ce jour : 

1 - Propos liminaire 

Le ministre Jean-Noël Barrot sera demain et après-demain en République démocratique du Congo. Il s’y déplace pour renforcer les liens de la relation bilatérale et de l’agenda du renouveau, dans le sillage de plusieurs déplacements récents en Afrique (Togo, RCA, sans parler bien-sûr du sommet Africa Forward). Il se rendra en Ituri, dans l’Est du pays, à Bunia, où sévit au plus fort l’épidémie Ebola. Jean-Noël Barrot sera le premier ministre européen des Affaires étrangères à se rendre dans le pays depuis le début de l’épidémie – il le fera à quelques jours de la conférence nationale humanitaire, qu’il ouvrira à Paris le 6 octobre prochain. Il s’agit de la principale enceinte de réflexion et de dialogue réunissant les acteurs du monde humanitaire, ONG, bailleurs, organisations internationales, entreprises et fondations, sous l’égide du gouvernement. L’occasion pour le ministre de promouvoir une approche intégrée visant à répondre aux besoins immédiats tout en renforçant la résilience des populations et protéger la population française de tout risque d’une extension de l’épidémie d’Ebola.

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Pourquoi la RDC et pourquoi maintenant ? Ce déplacement, qui revêt une triple dimension politique, humanitaire et sanitaire, marque une nouvelle étape dans notre mobilisation pour soutenir les autorités locales, les Nations unies et l’ensemble des acteurs humanitaires engagés dans cette grave crise.

Ce sera l’occasion de donner à voir l’engagement de la France face à la riposte contre Ebola et de renforcer notre soutien. Notre soutien vise notamment à accélérer les efforts de recherche pour trouver de nouveaux vaccins. Il cherche à soutenir – et équiper – ceux qui travaillent en première ligne de la réponse à l'épidémie : les ONG comme les agences onusiennes.

Le déplacement du ministre permet d’illustrer une conviction : la prévention des épidémies et des pandémies se joue parfois très loin de nos frontières, dans les régions où les hôpitaux et cliniques mobiles prennent en charge les premiers patients.

Pour rappel, l’épidémie Ebola en cours en RDC est la plus meurtrière des 17 épidémies qu’a connues le pays à ce jour avec près de 3 900 décès. Cette épidémie touche la RDC dans un contexte déjà difficile où l’insécurité et la poursuite des combats dans plusieurs provinces de l’est, les déplacements de population qui en résultent, le manque de personnel de santé, et l’existence parallèle d’autres épidémies - choléra, variole du singe - compliquent la surveillance et la prise en charge des malades.

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Ce déplacement intervient donc quelques jours avant la 7e conférence nationale humanitaire, que le ministre ouvrira le 6 octobre à Paris et qui est organisée par le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi que les ONG humanitaires françaises. Plus de 300 acteurs nationaux et internationaux ainsi que de nombreux parlementaires, universitaires, décideurs politiques ou responsables d’entreprise y participeront.

Depuis 2011, la CNH témoigne de l’engagement de la France en faveur de l’action humanitaire et du respect du droit international humanitaire, tant par l’action résolue du gouvernement en la matière que par l’impact, le sérieux et le poids des ONG humanitaires que la France accueille, qui en fait sans doute l’un des hubs les plus fournis en la matière à travers le monde.

Cette 7e édition permettra en particulier de faire un point d'étape de la Stratégie humanitaire de la République française 2023-2027 adoptée lors de la précédente conférence. Elle s’inscrit dans un contexte marqué par l’augmentation significative des besoins humanitaires, les difficultés de financements dédiés à la solidarité internationale avec un décrochage de plusieurs acteurs et une remise en cause croissante du principe même de l’aide au développement. Les discussions porteront plus spécifiquement sur le droit international humanitaire et les principes de l’action humanitaire, la réforme du système humanitaire et la mutualisation des ressources et, enfin, sur la diversification des partenariats et des financements. 

À l’occasion de la CNH, la France mettra à l’honneur les acteurs de l’aide humanitaire à travers une exposition photographique intitulée « Actions humanitaires, actes d’humanité », visible à compter du 5 octobre sur les grilles du ministère. L’exposition rassemblera les témoignages de personnes originaires des pays dans lesquels les ONG interviennent, afin de rappeler que l’action humanitaire repose également sur l’engagement de celles et ceux qui vivent au plus près des crises.

Enfin, j’attire votre attention sur un bel évènement qui aura lieu à Sciences Po Paris ce samedi 3 octobre : Africa Day. Elle réunira des responsables économiques et politiques de haut niveau, ainsi que d’éminentes personnalités des diasporas africaines en France. 

2 - Agenda du pôle ministériel

Je ne reviens pas sur l’agenda de Jean-Noël Barrot que je viens de détailler.

Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, conclut ce jour un déplacement en Croatie, dans le cadre de la réunion des ministres des Affaires européennes du Med9, alliance de pays du Sud de l’Union européenne. Il se rendra vendredi en Italie. De dimanche 4 octobre à mardi 6 octobre, il se rend en Inde, dans le cadre du Raisina Dialogue, pour des échanges autour de la souveraineté européenne.

Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, effectue depuis hier mercredi 30 septembre un déplacement aux États-Unis à l’occasion de la réunion des ministres du commerce du G20, à Milwaukee. Il participera lundi 5 octobre au forum Ambition Europe organisé par Business France et jeudi 8 octobre au forum BIG organisé par BPI France.

Éléonore Caroit, ministre déléguée en charge de la Francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger, se rendra les lundi 5 et mardi 6 octobre, à Copenhague au Danemark pour visiter le centre mondial d’approvisionnement et de logistique de l’UNICEF, puis effectuera des rencontres axées sur l’enseignement français à l’étranger et sur la coopération en matière de développement. Enfin, jeudi prochain, 8 octobre, elle se rendra à Dublin en Irlande, afin d’assister à la réunion des ministres de l’Union européenne en charge de l’aide publique au développement.

3 - Questions/réponses

Q - On a dans quelques jours le conseil des ministres à Bruxelles. Je voulais savoir, est-ce que la France va mettre sur la table pour discussion d'autres sanctions contre Israël ou est-ce que vous attendez pour voir d'abord les résultats des élections ? Donc, où est-ce qu'on est ? 

Et je voulais savoir aussi sur la Syrie. En fait, c'est une double question. D'abord, est-ce que vous avez une réaction sur un possible rapprochement des contacts entre la Syrie et le Hezbollah en Turquie ? Comment vous voyez les choses ? Il y a des hauts fonctionnaires européens qui se sont rendus à Damas ces derniers jours. Est-ce qu'il y a aussi des hauts fonctionnaires français qui y sont allés ? Quelle est la situation de l'ambassade ? Est-ce qu'elle est ouverte ou pas ? 

R - Vous parlez du prochain Conseil des affaires étrangères qui est le 12 octobre prochain, le Moyen-Orient sera discuté, fera l'objet d'un des éléments du chapitre du Conseil dans une dizaine de jours. Après, je n'ai pas connaissance précise de la table des matières sur ces éléments. On aura l'occasion de revenir vers vous d'ici là, notamment avec un brief à quelques jours, comme on le fait d'habitude pour ce Conseil. 

Pour rappel, la France avait pris la décision d'adopter à titre national une interdiction des produits des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie, une initiative qui était prise en dehors du Conseil des affaires étrangères, mais en plein accord avec les dispositions permises par l'Union européenne, avec 11 autres partenaires, dont la Grande-Bretagne et le Canada. Ces décisions s'inscrivaient en réponse à la dégradation de la situation en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, et puis dans la continuité des engagements que nous avions pris un an après, vous savez, à la fois la reconnaissance de la Palestine et la remise au centre des débats internationaux de la solution à deux États. Je n'ai ensuite aucun lien à faire avec les élections que vous mentionnez, mais que nous n'avons pas liées. 

S'agissant de votre deuxième question et de la Syrie, vous savez que nous avons eu une importante visite du président de la République à laquelle le ministre était présent début juillet dernier. Il y avait notamment un important volet économique avec la présence de chefs d'entreprise. Nous sommes, dans la continuité de ça, mais comme on l'était avant, pleinement mobilisés en soutien à la transition actuelle, avec les exigences que nous avons toujours mises en avant, d'inclusion et de lutte à la fois contre l'impunité, l'impunité du régime précédent et l'impunité des crimes ou des attentats qui ont pu se produire depuis sa chute, et puis la continuité de la lutte contre le terrorisme. C'est un soutien à l'unité et à la souveraineté de la Syrie, tout en évidemment continuant notre travail de la relation bilatérale. Nous avons un envoyé spécial et un ambassadeur qui est présent en Syrie. Et après, s'agissant de l'ouverture physique de l'ambassade, il y a des aspects, là, qui sont notamment immobiliers, qui doivent être encore traités. Nous vous tiendrons au courant, par ailleurs, de toute nouvelle visite d'officiels français le moment venu.

Q - Oui, puisque vous avez mis l'accent sur la lutte contre le terrorisme, donc je redemande : comment vous voyez ces contacts entre le régime de M. al-Charaa avec le Hezbollah ? Est-ce que ça correspond à votre exigence de lutte contre le terrorisme ?

R - Je n'ai pas de commentaires à faire sur ces éléments. Je vous ai dit ce qu'il en était de nos relations, avec le régime syrien. En s'agissant ensuite du Hezbollah, nous avons été toujours extrêmement clairs sur ce que nous entendions, c'est-à-dire que son plein désarmement, qui est un des éléments du rétablissement de la souveraineté de l'État libanais au sud du Liban.

Q - Selon Reuters, Washington a demandé à la France et à l'Allemagne d'utiliser leurs réserves de diesel. Est-ce que vous confirmez cette information ?

R - Nous avons pris connaissance, oui, de cette déclaration publique. Nous sommes en phase d'analyse au niveau des services sur la réponse qui doit être apportée. 

Cela me donne l'occasion de revenir sur tout ce que l'on a fait ces derniers jours dans ces domaines. C'est-à-dire que nous travaillons au quotidien pour apporter une réponse à la crise énergétique que nous traversons et notamment à nos concitoyens, dans deux éléments, à la fois la sécurisation de nos approvisionnements et de rétablissement de la fluidité du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.  

L'annonce qui avait été faite il y a quelques jours désormais par la présidence de la République de dire que nous étions capables d'envoyer des moyens en Arabie saoudite dans une démarche qui est strictement défensive, strictement en soutien et en défense des infrastructures énergétiques de l'Arabie saoudite et en particulier du corridor est-ouest de Yanbou est une illustration de cet engagement qui va à la fois pour la stabilité régionale et pour la sécurité de nos alliés. 

Par ailleurs, vous le savez, samedi dernier, le ministre a mobilisé différents postes diplomatiques à travers le monde pour participer à ce double objectif, la sécurisation des approvisionnements et la baisse du prix du baril qui nous touche tous. La sécurité énergétique, elle ne se décrète pas, elle se construit par un travail patient auquel, évidemment, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères prend toute sa part. 

Q - Juste pour revenir sur les moyens en Arabie saoudite pour sécuriser les infrastructures saoudiennes, est-ce que vous pouvez détailler ce point ? C'est une question que je pose pour mon confrère qui n'a pas pu venir. 

Et quid de la résolution au Conseil de sécurité sur Ormuz ? Tout à l'heure, vous avez, là, à l'instant, vous avez aussi dit que vous répondiez positivement à la demande des États-Unis sur le diesel. Je n'ai pas bien compris. Est-ce que vous pourriez détailler, s'il vous plaît ? 

Et une question sur le Liban, où on en est du travail avec les Italiens pour l'après-FINUL ? Est-ce qu'on peut avoir un petit point sur qu'est-ce qui se prépare ? Est-ce qu'on avance sur ce dossier ? Puisque là, le compte-à-rebours est maintenant lancé. On est quand même tout près du 31 décembre. Donc, qu'est-ce qui est fait ? Est-ce qu'il y a des discussions concrètes avec les Américains qui, pour l'instant, ne veulent pas de remplacement de la FINUL en l'état ? Qu'est-ce qui est fait ? Et quid de la discussion avec les Italiens ? Puisque c'est la principale initiative, me semble-t-il, sur ce sujet.

R - Alors, je vais reprendre vos questions dans l'ordre que vous les avez posées.

Sur la partie Arabie saoudite, cet engagement, qui s'inscrit dans nos engagements plus larges dans la région, avec constance dans une logique strictement défensive de stabilité régionale et de protection de nos intérêts et de nos partenaires. Nous entretenons un dialogue qui est extrêmement étroit avec notre partenaire saoudien afin d'identifier avec lui les besoins qu'il a et les moyens nécessaires pour la sécurisation de ses infrastructures énergétiques dont je vous parlais. C'est le sens de notre action qui vise à défendre nos approvisionnements et à faire baisser les prix des cours mondiaux et à diminuer la pression et les contraintes sur les marchés énergétiques internationaux. 

Sur le détail de la nature, ce qui, je pense, était votre question, sur le volume, sur la localisation des capacités, des moyens qui seraient ou pourraient être déployés, s'agissant d'éléments qui sont militaires, c'est évidemment vers le ministère des Armées que je vous renvoie. Et s'agissant par ailleurs de considérations qui sont aussi opérationnelles, elles n'ont pas vocation à être rendues publiques pour justement faire qu'elles soient pleinement opérationnelles. 

Mais notre message est simple et c'est celui-là que je voudrais que vous reteniez, c'est que nous sommes aux côtés de nos partenaires dans la région pour contribuer à leur défense, pour contribuer à la protection de leurs infrastructures dans une position qui est exclusivement défensive, non co-belligérante, et avec le souci constant de préserver la stabilité régionale. 

Sur la résolution d'Ormuz, ça faisait partie évidemment des éléments qui étaient discutés en particulier dans le sillage de l'entretien entre le président de la République et son homologue américain le premier jour de la semaine de haut niveau à l’AGNU à New York. Les discussions sont en cours. Nous restons pleinement mobilisés pour assurer la liberté et la sécurité de navigation conformément au droit de la mer. Nous pensons qu'il y a un intérêt collectif des États du pourtour comme des États membres du Conseil de sécurité des Nations unies à ce que nous fassions respecter ce qui est la stricte logique du droit international, pour que les pays puissent accéder à cette ressource énergétique. 

S'agissant du diesel, pour bien clarifier, nous avons pris connaissance de cette déclaration publique. Nous sommes en phase d'analyse de ce que cela implique et nous ne manquerons pas de revenir vers vous sur la nature de la réponse que nous ferons. Pardon si je n'ai pas été clair sur la précédente réponse.

Et ensuite sur le post-FINUL, ou en tout cas sur la situation au Liban. Je voudrais vous remettre dans le contexte de la situation au 17 septembre, c'est-à-dire la réunion dans le format dit Aqaba, avec le Quintet, dont le partenaire américain, et avec la présence du roi de Jordanie et du président libanais Aoun. Cette réunion a permis de remobiliser la communauté internationale en faveur de la souveraineté du Liban, avec l'idée effectivement de se préparer pour le départ prévu de la FINUL à partir du 31 décembre. Nous sommes dans une phase en ce moment d'intensification des échanges avec les autorités libanaises, avec les partenaires européens, avec les partenaires régionaux et avec les États-Unis et pour opérationnaliser les idées à la fois de coalition internationale avec le noyau franco-italien que nous avions proposé lors notamment du sommet franco-italien du printemps dernier, et en lien avec nos partenaires européens sur la mission PSDC et la Facilité européenne de paix, et puis par ailleurs avec aussi une dimension, importante pour nous, onusienne, qui ne serait pas la FINUL, mais permettant la présence des Nations unies. Il y a eu là-dessus une discussion à huis clos le 27 août dernier. Les discussions sont encore en cours. Donc ce sont les trois éléments de la manière dont nous abordons le sujet. Et nous sommes actuellement dans une phase effectivement d'intensification de nos échanges avec nos partenaires. 

Q - Je vais revenir sur les deux questions de ma consœur si je peux. D'abord, la question de la FINUL. J'ai bien compris, vous ne parlez pas avec Israël. Est-ce que vous comptez que les Américains vont faire le boulot sur ce sujet ? Je veux dire, si vous arrivez à convaincre les Américains, les Américains doivent convaincre Israël, comment ça va se passer ? Pardon, ce n'est pas une question provocatrice. Non, non, mais la question est là et c'est vous qui n'avez pas mentionné Israël. 

Et deuxièmement, sur la question saoudienne, c'est bien de nous renvoyer vers le ministère des Armées, mais à la fin, il s'agit d'une décision qui est politique, pas technique. Donc, ce n'est pas vraiment la compétence du ministère des Armées de prendre des décisions politiques à la fin. Eux, c'est les exécutants. Et il s'agit aussi de combien d'argent la France aimerait mettre sur la table et de quelle nature offensive, c'est énorme. Donc il y aura un choix politique. Donc la question quand même se pose à vous d'abord, à l'Élysée, avant de les poser au ministère des Armées.

R - Pas de problème, je vais vous redonner le cadre. Vous dites offensif, donc là, c'est non, c'est strictement défensif. Ensuite, la vocation, elle est de sécuriser les infrastructures énergétiques et notamment le corridor est-ouest de Yanbou et de participer à la sécurisation de nos partenaires. Vous savez que nous avons depuis mars dernier, totalement respecté les accords de défense qui nous lient avec nos partenaires de la région- je pense aux Émirats arabes unis, je pense au Qatar, je pense au Bahreïn, etc. Et bien là, il y a un élément qui a été annoncé par la présidence de la République qui concernait la participation à la sécurité du partenaire saoudien. C’est pour ça que même techniquement, je vous renvoie vers le ministère des Armées parce que ce sont leurs forces, mais il y a un travail qui est fait aussi avec la définition des besoins et des moyens nécessaires qui relèvent d'une planification du ministère des Armées. 

Concernant la partie FINUL, on a des échanges quotidiens, réguliers, avec les Israéliens sur tous les sujets et le ministre s'entretient régulièrement avec son homologue israélien, parce que ce qui nous anime, et je crois que ce qui anime aussi l'ensemble des parties, c'est qu'il n'y ait pas de vide sécuritaire avec le départ de la FINUL. Donc je vous ai dit les trois éléments avec lesquels nous abordons ce sujet, c'est-à-dire la coalition internationale proposée par les partenaires italiens et nous, un élément européen capacitaire et formation sur lequel nous avançons bien, et un élément onusien sur lequel pour l'instant nous n'avons pas encore abouti. C'est un sujet qui se passe au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies, donc c'est avec les membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce sont donc les membres qui y participent, avec lesquels nous échangeons là-dessus. Les discussions à ce stade ne sont pas abouties, mais nous les continuons. 

Q - La semaine dernière, le Quai d'Orsay se réjouissait de la sortie d'Azerbaïdjan de détention de Martin Ryan. Qu'en est-il de l'autre ressortissant qui est toujours détenu, à moins qu'il ait été libéré sans qu'on le sache, donc de M. Derraz ? Est-ce qu'on pourrait nous donner de ses nouvelles ?

R - Nous avions accueilli effectivement avec soulagement la libération et le retour en France de Martin Ryan. Ensuite, s'agissant de tout autre ressortissant, notre ambassade est en contact avec les autorités azerbaïdjanaises et pour exercer, mais comme on le fait pour tout autre ressortissant dans le monde, la protection consulaire de tout Français détenu. Et vous savez que je n'ai pas pour habitude de commenter les situations individuelles à ce podium. 

Q - J’ai deux questions. On sait que la France ne souhaite pas prolonger le dispositif « one in, one out » avec le Royaume-Uni. Et pourquoi Paris considère-t-il que ce mécanisme ne doit pas être renouvelé ? et que la France propose-t-elle désormais pour réduire les traversées de la Manche ?

R - Alors déjà, je voudrais rappeler qu'il y a quand même une baisse de 40% des traversées en 2026 par rapport à la même période en 2025. Donc c'est dans ce cadre-là et dans ce contexte-là que l'on se situe et qu'on doit se replacer. Par ailleurs, il y a aussi plusieurs traités notamment de celui de Sangatte en 1991, le traité du Touquet en 2003 et le traité de Sandhurst en 2018 ainsi que plusieurs dispositifs opérationnels, je pense notamment aux accords financiers dit « Sandhurst » ou à la coopération Upstream. Pour revenir sur le dispositif « one in, one out », c'est un dispositif qui est du ressort essentiellement du ministère de l'Intérieur. Nous sommes en train de déterminer avec eux les modalités de sortie qui sont en cours de discussion avec les Britanniques.

Q - Les négociations entre le Kazakhstan et l'Union européenne sur la facilitation des visas ont été conclues au niveau des négociateurs en juin. Quelle est la position de la France sur cet accord ? Est-ce qu'on pourrait, je ne sais pas, espérer sa mise en œuvre concrète ?

R - Quand nous concluons des accords, nous essayons de les mettre en œuvre. Donc, ça fait partie de notre bonne politique, bien noté pour cette question précise, j'avoue que sur le degré de mise en œuvre, je n'ai pas à ce stade la capacité de vous répondre précisément, mais on reviendra vers vous d'ici la prochaine conférence de presse, justement, pour vous donner une réponse. 

Q - Petit follow-up sur l'Azerbaïdjan. Est-ce que vous changez les consignes aux voyageurs ? Parce qu'après un certain nombre d'arrestations, il a été recommandé d'éviter de voyager en Azerbaïdjan. Est-ce que cette consigne change maintenant que Martin Ryan et d'autres, d'ailleurs, ont été libérés ?

R - Je vous renvoie vers la fiche Conseils aux voyageurs qui n'a pas eu de changement récent. Et cela me permet de faire, comme toujours, un rappel sur le fait de ceux qui nous regardent d'aller systématiquement sur ces sites France Diplomatie. 

Q - (inaudible) à brève échéance les consignes ?

R - Il n'y a pas eu de changement. Après, tout ça peut rechanger, mais il n'y a pas eu de changement ces derniers jours. Merci beaucoup.

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