Clôture de la 11e Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires Désarmement et non prolifération Nations unies Communiqué Le : 01 juin 2026 La 11e Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s’est achevée le vendredi 22 mai 2026 à New York, sans accord entre les 191 Etats parties. La France regrette profondément cette absence de consensus, alors qu’elle s’est pleinement investie pour assurer le succès de cette conférence et pour œuvrer en faveur des objectifs posés par le Traité, qui demeure la pierre angulaire du régime mondial de non-prolifération nucléaire, le fondement de la poursuite du désarmement nucléaire et du développement de la coopération internationale en matière d’usages pacifiques de l’énergie nucléaire. Malgré cette absence d’adoption d’un document final, due à la dégradation de la sécurité internationale et des tensions qui en découlent, les négociations conduites tout au long de cette Conférence ont confirmé l’attachement fort de la communauté internationale aux principes fondamentaux du Traité. Alors que son bilan en matière de désarmement et de transparence est sans équivalent, la France continuera à se mobiliser en faveur d’un désarmement progressif et réaliste, en particulier à travers la présidence du Processus P5, qu’elle exercera dans les prochains mois. Dans ce cadre qui réunit les Etats dotés au titre du TNP, la France travaillera à favoriser la mise en place de mesures de réduction des risques stratégiques, l’adoption d’un moratoire sur la production de matière fissile pour les armes nucléaires, l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), le renforcement de la transparence sur les rapports nationaux transmis par les États parties au Traité et le lancement de discussions sur la stabilité stratégique, ainsi que l’a rappelé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot, lors de son intervention en ouverture du débat général de cette Conférence le 27 avril 2026. La France restera par ailleurs pleinement mobilisée pour parvenir à un règlement diplomatique des crises de prolifération nucléaires, aussi via son soutien à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Elle appelle ainsi l’Iran à se conformer sans délai à ses obligations internationales découlant notamment des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et de son accord de garanties généralisées avec l’AIEA. Elle continuera, notamment avec ses partenaires du E3, à soutenir les efforts diplomatiques engagés en vue de conclure un accord robuste et durable garantissant que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire. Avec 85 Etats parties au TNP et l’Union européenne, la France a également porté une déclaration commune condamnant la poursuite par la Corée du Nord du développement, sans précédent pour un Etat partie au TNP, de son programme nucléaire illégal qui constitue une menace pour la sécurité régionale ainsi que la paix et la sécurité internationales. La France continuera enfin d’être mobilisée pour favoriser l’accès et le développement des usages pacifiques de l’atome, dans la lignée du Sommet organisé par le Président de la République en coopération avec l’AIEA et 60 pays le 10 mars 2026 à Paris, posant un objectif visant à tripler les capacités de production d’énergie nucléaire civile dans le monde d’ici 2050 et des actions pour en favoriser le financement, avec l'ambition inébranlable de mettre cette technologie au service du bien commun. Le TNP, traité quasi universel et prorogé indéfiniment en 1995, demeure la clef de voûte et l’élément fondamental et inaltérable de notre architecture de sécurité. Il représente un rempart irremplaçable face au risque de prolifération nucléaire, et demeure, plus de cinquante-cinq ans après son entrée en vigueur en 1968, un succès indéniable, ayant conduit plusieurs Etats à renoncer à l'arme nucléaire, encouragé le développement pacifique de l'énergie nucléaire sous le contrôle de l'AIEA et permis une réduction négociée des arsenaux nucléaires par rapport au niveau de la Guerre froide. Comme le Président de la République française l’a rappelé lors de son discours de l’Île Longue le 2 mars 2026 sur notre dissuasion nucléaire, la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, État doté au terme de ce Traité, demeurera pleinement investie dans la mise en œuvre du TNP et de ses trois piliers.