Bilan du sommet du G7 à Évian et situation internationale - Réponse de Jean-Noël Barrot à une question au gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale

  • Politique étrangère

Interventions au Parlement

Le : 23 juin 2026

Mesdames et Messieurs les députés, 

Monsieur le président Bruno Fuchs, 

Vous avez rappelé que la France accueillait le sommet du G7, il y a quelques jours, qui a été un très bon millésime, puisque pour la première fois depuis le retour du président Trump à la Maison-Blanche, un accord a été trouvé sur des déclarations communes en soutien à l’Ukraine et sur la situation au Proche et au Moyen-Orient. 

Au-delà de cette question des crises, les pays du G7 et les partenaires que nous avions invités se sont accordés sur la manière de répondre ensemble et de manière coordonnée à un certain nombre d’enjeux qui nous touchent tous : la question des minerais critiques, la question des cancers pédiatriques, celle d’Ebola avec un milliard d’euros mobilisé en soutien à ceux qui font face à la crise dans la région des Grands Lacs ; la question de l’intelligence artificielle et de la protection des mineurs, mais aussi la lutte contre le narcotrafic et le trafic de migrants. 

Et c’est à l’issue de ce G7 qu’à Versailles, vous l’avez dit, le président des États-Unis a signé, non pas un traité mais un mémorandum d’entente mettant fin aux hostilités et ouvrant une phase de 60 jours permettant des négociations conduisant à la réouverture du détroit d’Ormuz, mais aussi à l’encadrement du programme nucléaire iranien. 

Dans ce contexte, la France sera particulièrement attentive à trois éléments. 

Le premier, c’est le sort du Liban, pays frère entraîné dans cette guerre contre son gré par le Hezbollah, et aujourd’hui occupé par les forces armées israéliennes. Il est indispensable que le calme revienne, que les hostilités cessent, que le désarmement du Hezbollah puisse commencer et que l’armée israélienne puisse se retirer et restituer à l’État libanais le contrôle plein et entier de son intégrité territoriale. 

Le deuxième sujet, c’est le programme nucléaire, qui doit être strictement encadré car il touche à nos intérêts de sécurité. 

Le troisième sujet, c’est évidemment la restauration pleine et entière, sans entrave et sans blocage, du détroit d’Ormuz. 

C’est en ce sens que j’ai échangé avec mon homologue qatari, hier à Lucerne, à l’issue des négociations, pour lui faire entendre que la France, qui devra, le moment venu, lever des sanctions, sera attentive à ces trois sujets. 

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