Appel des chefs d'État et de gouvernement du G7 sur la lutte contre le cancer

  • G7

  • Santé mondiale

Déclaration

Le : 17 juin 2026

Cette déclaration est la première déclaration du G7 dédiée au cancer. Cette priorité reflète une réalité universelle. Le cancer tue près de 10 millions de personnes chaque année. D'ici 2050, le nombre de nouveaux cas devrait bondir de 80 % à l'échelle mondiale, du fait du vieillissement démographique et des risques environnementaux et comportementaux.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’engagement de la France, en prolongeant directement la mission du Centre international de recherche sur le cancer, créée en 1965 sous l’impulsion du général de Gaulle. Elle incarne l'esprit d’une recherche internationale ouverte et coordonnée que la France défend depuis soixante ans.

La France sauvegarde l’importance de la santé dans les travaux du groupe, malgré les défis pesant sur la santé mondiale et son traitement multilatéral. La France a été à l’avant-garde des sujets liés à la santé en G7 (Sida, Covid) et continue à innover et pousser de nouveaux consensus. 
Cette déclaration ambitieuse place la recherche au cœur de la lutte contre le cancer. Elle s’articule autour de trois grandes priorités : 

  • Cancers pédiatriques : promotion du partage de données, car aucun pays ne dispose seul de la masse de données nécessaire pour avancer ;

  • Cancers de mauvais pronostic (poumon, foie, pancréas) : nommer les choses pour mieux les combattre : définition commune, dépistage renforcé, diagnostic au stade 1, et réduction de la mortalité par cancer du poumon dans les dix prochaines années ;

  • Accès universel à des soins de qualité dans les pays riches comme dans les pays en développement, parce qu'aucune lutte efficace contre le cancer ne peut faire l'impasse sur l'équité.

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Nous, chefs d’État et de gouvernement du G7, réaffirmons notre engagement d’accélérer la lutte contre le cancer.

Les pays partenaires du G7, le Brésil, l’Egypte, l’Inde, le Kenya et la République de Corée, soutiennent également le présent appel sur la lutte contre le cancer. Le cancer fait chaque année près de 10 millions de victimes dans le monde. Compte tenu du vieillissement de la population et de ses interactions avec les facteurs de risque liés à l’environnement et à l’hygiène de vie, on estime que les nouveaux cas de cancer augmenteront de 80 % à l’échelle mondiale d’ici 2050, faisant peser un fardeau toujours plus lourd sur les sociétés, les systèmes de santé et les économies. L’accès à la prévention, notamment par le dépistage, le diagnostic et le traitement, peut et doit être amélioré. En dépit d’avancées scientifiques considérables dans plusieurs domaines clés, il convient d’accélérer les progrès en harmonisant les travaux de recherche et en intégrant plus rapidement les innovations aux pratiques de soin. À cet égard, nous nous félicitons que ces avancées aient permis d’amener à notre portée l’élimination du cancer du col de l’utérus, et nous accélérerons nos efforts en ce sens.

Nous sommes déterminés à approfondir la coopération scientifique internationale, à remédier aux lacunes persistantes en matière de prévention et de dépistage précoce et à garantir que les progrès en oncologie bénéficient à tous les patients. Tout en reconnaissant nos efforts de financement existants et notre rôle moteur en matière de responsabilité mondiale commune, nous nous engageons à redoubler d’efforts pour faire progresser la recherche et développement sur le cancer.

Nous nous félicitons des progrès scientifiques réalisés grâce aux initiatives internationales, régionales et nationales. Nous avons avancé de manière concrète sur l’harmonisation de nos programmes de recherche sur le cancer, le renforcement de la collaboration entre les principaux instituts du cancer et l’accroissement de l’interopérabilité des normes sur les données pour les cancers de l’enfant et de l’adolescent.

Accélérer l’accès aux données internationales sur les cancers de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte.

Nous reconnaissons qu’aucun pays ne dispose à lui seul des données suffisantes pour en tirer des éléments probants sur tous les types de tumeurs de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte. Nous appuyant sur les initiatives internationales, régionales et nationales existantes, conformément à nos législations, à nos priorités, à nos capacités et à nos ressources, et dans le respect des règles applicables relatives à la vie privée, à la protection des données à caractère personnel et aux droits de propriété intellectuelle, nous entendons œuvrer :

  • À promouvoir, en tant que de besoin, la collaboration entre les ressources et les programmes existants en matière de données afin de connecter les registres nationaux, de progresser sur les normes d’interopérabilité et de permettre une coopération transfrontalière responsable en matière de données, dans le respect des cadres juridiques et règlementaires applicables ainsi que des compétences nationales.

  • À soutenir l’intégration multidimensionnelle et à grande échelle des données, notamment des données cliniques, génomiques et d’imagerie ; permettant une utilisation sûre et sécurisée sans que des transferts directs de données ne soient nécessaires ; en nous appuyant sur l’intelligence artificielle, le cas échéant et dans le respect des cadres juridiques et règlementaires.

  • À tirer parti des initiatives internationales, régionales et nationales existantes afin d’éviter les redondances, de combler les lacunes et de renforcer la collaboration internationale en matière de recherche sur les cancers de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte.

Intensifier notre lutte contre les cancers de mauvais pronostic.

Nous reconnaissons que le taux de mortalité due à des cancers de mauvais pronostic est l’un des principaux enjeux scientifiques dans le monde. En nous appuyant sur les initiatives internationales, régionales et nationales existantes, nous entendons œuvrer :

  • À soutenir la recherche sur les cancers de mauvais pronostic et les travaux en faveur de l’établissement d’une définition et d’un programme de recherche communs à l’échelle internationale portant sur les cancers de mauvais pronostic, en reconnaissant qu’ils constituent un enjeu international majeur.

  • À définir des cibles ambitieuses pour le lancement de programmes de dépistage et pour l’amélioration du dépistage des cancers dès le stade 1, en fonction des systèmes de santé nationaux et des situations des pays, afin d’accroître le taux de survie associé aux cancers de mauvais pronostic, et notamment pour réduire de façon significative le taux de mortalité due au cancer du poumon dans les 10 prochaines années.

  • À promouvoir des programmes de recherche internationaux innovants, à approfondir la coopération en matière d’essais cliniques et à accélérer la traduction des progrès scientifiques en 3 pratiques cliniques au bénéfice des patients, notamment grâce aux technologies numériques, à l’intelligence artificielle et à la recherche quantique.

Renforcer l’accès à des soins oncologiques de qualité pour tous.

Nous reconnaissons que l’accès de tous à des soins oncologiques de qualité demeure une problématique urgente. Nous entendons donc œuvrer :

  • À soutenir les efforts menés par les pays pour renforcer leurs systèmes de santé afin qu’ils soient résilients et autonomes et puissent fournir à tous des soins oncologiques de qualité.

  • À encourager le développement de centres intégrés de lutte contre le cancer en tant que pôles pour l’excellence de la recherche, la qualité des soins et la formation à l’échelle internationale.

  • À promouvoir une utilisation sûre, responsable et digne de confiance des technologies numériques fondées sur des données probantes, de l’intelligence artificielle et de la recherche quantique afin d’améliorer le dépistage précoce, de soutenir la prise de décision clinique, de renforcer les soins palliatifs et d’étendre à tous l’accès aux soins fondés sur des données probantes, tout en préservant la vie privée des patients.

Nous resterons mobilisés et nous suivrons les progrès réalisés sur ces engagements.

Le présent appel à l’action rend compte des résultats des discussions des membres du G7, qui ont bénéficié d’échanges fructueux avec les pays partenaires.

(Traduit de l'anglais)

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