250 ans des États-Unis d’Amérique et des relations transatlantiques

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Interventions au Parlement

Le : 07 juillet 2026

Réponse d'Éléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l'étranger, à une question au gouvernement, en séance publique, à l’Assemblée nationale

Monsieur le député Christopher Weissberg, 

Vous avez rappelé à quel point nos liens avec les États-Unis d'Amérique sont profonds, à quel point nos liens avec le peuple américain sont profonds, 250 ans d'amitié. Nous sommes d'ailleurs leurs premiers amis, leurs premiers alliés, et nous avons contribué à leur indépendance. J'en veux pour preuve la tour Eiffel qui était éclairée aux couleurs américaines ce week-end, la patrouille de France qui survolait la Statue de la Liberté, bref, tous ces symboles d'amitié que vous avez annoncés. 

Mais être amis, y compris des amis de longue date, y compris les plus vieux amis, ne signifie pas que l'on ne peut pas se parler franchement, et justement, se dire qu'il y a des profonds désaccords avec l'administration américaine aujourd'hui. Contrairement à l'administration américaine aujourd'hui, nous croyons qu'il faut évidemment combattre le réchauffement climatique. Le Premier ministre, hier, lors de la motion de censure, a rappelé les actions que la France a menées. Nous croyons aussi à l'importance vitale de la défense des politiques de genre. Nous croyons évidemment que l'équilibre mondial repose sur le respect des règles communes, qu'il s'agisse des règles du droit international, des règles de l'État de droit, du droit humanitaire ou même des règles de football. Personne ne sort gagnant lorsque l'on enfreint les règles. Et nous remercions la Belgique qui a prouvé, en l'espèce, que s'asseoir sur les règles ne résultait jamais en une victoire. D'ailleurs, je salue la victoire de ce beau pays francophone. 

Et sur la question de comment voir l'avenir, évidemment, la France est précurseur en la matière, en soutenant justement cette force et cette souveraineté européenne. C'est, vous l'avez rappelé, la position du président de la République, c'est la position que nous tenons au sein de l'Union européenne, et la position que nous tenons dans l'OTAN. Une France forte, dans une Europe forte, c'est notre seule boussole avec nos alliés. 

Je vous remercie.

Source : Assemblée nationale 

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