Répondre à l’urgence de la crise climatique et environnementale

Les conséquences toujours plus graves du réchauffement climatique, de l’érosion de la biodiversité et des pollutions, solidement étayées par la science, ont progressivement conduit à placer les enjeux climatiques et environnementaux au cœur de l’agenda international.

Publié le : 01 décembre 2020 Mis à jour le : 05 juin 2026

L’année 2015 a marqué un tournant, avec l’adoption de l’accord de Paris, qui a consacré la prise de conscience mondiale de ces enjeux et permis une mobilisation sans précédent de la communauté internationale pour limiter à 1,5°C le réchauffement climatique, à travers notamment la soumission par les Etats, tous les 5 ans, de contributions déterminées au niveau national.

La protection de l’environnement couvre des enjeux concrets :  protection de l’océan, lutte contre le trafic d’espèces, réduction des pollutions marine et atmosphérique, lutte contre la déforestation. Elle suppose aussi le renforcement du droit, plus contraignant, intégré à l’ensemble des activités économiques pour garantir le respect des écosystèmes. 

La lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement sont également au cœur d’enjeux transversaux :

  • transition énergétique et réduction des émissions ; 
  • intégration de normes environnementales dans les règles du commerce international ;
  • santé publique (liens  entre dégradation de la biodiversité et  zoonoses, pollution de l’air liée à des décès prématurés) ;
  •  sécurité alimentaire (dégradation des sols causée par des pratiques agricoles non durables),
  •  stabilité et sécurité des États face aux événements climatiques extrêmes et aux migrations liées aux crises climatiques. 

La France prend toute sa part dans cet effort de la communauté internationale et agit en priorité dans plusieurs directions :

  • Réaffirmer la place de la science, qui est la boussole de notre action.
  • Accélérer les efforts collectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment en favorisant la sortie progressive des énergies fossiles et en contribuant au financement de la transition, hors du charbon par exemple.
  • Mieux protéger les écosystèmes terrestres et marins (sols, forêts, océan) qui sont des puits naturels de carbone essentiels.
  • Faire preuve de solidarité, y compris en faisant plus que sa juste part de l’effort de finance climat, à l’égard des plus vulnérables, mais aussi encourager tous les Etats en capacité de le faire à participer à cet effort collectif.

L’action diplomatique de la France se traduit par une participation active dans les grandes négociations multilatérales que sont les COP – notamment les 3 COP climat, biodiversité, désertification issues des Conventions de Rio de 1992, mais également au plan bilatéral, en inscrivant ces enjeux au cœur des dialogues politiques avec ses partenaires.

 

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