L’Alliance solaire internationale (ASI) L’Alliance Solaire Internationale est une organisation internationale fondée sur un traité, née de l’initiative conjointe de la France et l’Inde. Lancée lors de la COP21 en 2015, elle compte aujourd’hui 127 Etats membres ou signataires. Développement Publié le : 01 novembre 2019 Mis à jour le : 08 juin 2026 Dans cette rubrique Priorités & actions Le ministère en action Agir pour la paix et le respect des droits de l'homme Accompagner les ressortissants français Promouvoir une Europe souveraine Promouvoir les entreprises françaises et l'attractivité de la France Assurer la présence de la culture française Contribuer à une mondialisation durable et équilibrée Grands dossiers La présidence française du G7 2026 L'action diplomatique de la France en Ukraine La France, partenaire de paix au Proche-Orient La coopération franco-allemande Sommaire Des étapes importantes franchies Comment est née l'Alliance solaire internationale ? Quels sont les objectifs de l'Alliance ? Comment atteindre ces objectifs ? Quel rôle pour la France ? L’Alliance Solaire Internationale (ASI) a pour objectif de mettre en place les conditions nécessaires au déploiement rapide et massif de l’énergie solaire dans les pays riches en rayonnement solaire. L’ASI met en place des outils concrets, des mesures de renforcement des capacités et des instruments financiers innovants. Un exemple est l’harmonisation des politiques publiques, des réglementations et des tarifs entre les pays qui permet de réduire les incertitudes, de renforcer la viabilité économique des projets solaires et de rassurer les investisseurs. L’ASI projette de faciliter l’installation de plus de 1 000 GW de capacité supplémentaire d’ici 2030, avec un financement estimé à 1 000 milliards de dollars sur la même période. Des étapes importantes franchies Son sommet fondateur a été présidé le 11 mars 2018 en Inde par le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre indien, Narendra Modi. Sa première assemblée a eu lieu le 3 octobre 2018. Comment est née l'Alliance solaire internationale ? L’initiative a été lancée à Paris par la France et l’Inde lors de la COP21 pour le climat en décembre 2015, avec pour objectif de dépasser les obstacles au déploiement de l’énergie solaire et accélérer celui-ci. L’ASI est aujourd’hui la première organisation intergouvernementale basée sur le sol indien. 127 États ont ratifié ou signé son accord-cadre. Quels sont les objectifs de l'Alliance ? L’Alliance solaire vise à réduire massivement les coûts de l’énergie solaire afin de rendre possible le « changement d’échelle » dans le déploiement de celle-ci dans les pays à fort ensoleillement situés entre les deux tropiques. Les objectifs poursuivis sont donc multiples : Réduire massivement les coûts de l’énergie solaire ; Répondre à la forte demande énergétique dans les pays en développement ; Contribuer à la lutte contre le changement climatique en soutenant l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’énergie. Comment atteindre ces objectifs ? Établir un environnement politique, règlementaire et contractuel propice aux investissements dans l’énergie solaire L’harmonisation des politiques publiques et la mise à niveau des réglementations et des cadres contractuels entre les pays permettent de réduire les incertitudes, de renforcer les business models des projets solaires et de rassurer les investisseurs. C’est dans ce cadre que des contrats-types universels appelés « Open Solar Contracts » ont été créés par l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) afin d’avoir la même base d’accords juridiques, plus simples et rapides à mettre en œuvre dans chaque pays. Cela permet ainsi de réduire les coûts de transaction pour les opérateurs publics et de donner plus de visibilité aux porteurs de projets. Mobiliser les financements à l’échelle internationale L’objectif de l’ASI est de faciliter l’accès des pays membres à des financements à bas coût pour les projets solaires. En partenariat avec l’ASI, la Banque mondiale et l’AFD ont pour cela lancé une initiative pour la réduction des risques solaires (Solar Risk Mitigation Initiative ou SRMI) à la COP24 en 2018. L’ASI a également lancé en 2024 l’Africa Solar Facility, qui vise à réunir 200 millions USD pour fournir des solutions de financement sur mesure et rentables afin de mobiliser des investissements pour des projets solaires en Afrique. Le groupe Banque mondiale et le gouvernement indien ont abondé cette initiative à hauteur de 25M USD, et la France y a apporté un soutien de 150 000 € en 2025. Alors que les coûts du photovoltaïque ne cessent de chuter, le déploiement du solaire reste cependant lent dans certains marchés émergents, notamment en Afrique, où le secteur privé considère que le financement de projets solaires comporte trop de risques. Installation solaire de désalinisation à Bora Bora, Polynésie française / © Mascara Renewable Water Consolider l’offre du réseau de formation, de recherche et d’innovation La formation des techniciens et des ingénieurs sur le terrain est essentielle pour établir des filières d’énergie solaire locales. Dans ce contexte, la France a particulièrement soutenu le programme Solar Technology Applications and Resource Centres (STAR-C), qui vise à renforcer et animer un réseau de centres régionaux spécialistes des énergies renouvelables (formation, certifications, échanges de bonnes pratiques, etc.), en partenariat avec l’ONUDI (Organisation des Nations unies pour le développement industriel). Le programme a été initié sur financement français (1,3M€ entre 2022 et 2025). Ces financements ont été mis en œuvre par l’ONUDI dans trois pays (Sénégal, Bhoutan, Papouasie-Nouvelle-Guinée). En parallèle, le programme STAR-C a été élargi sur financement de l’ASI, puis de l’Union européenne et du Danemark. On compte aujourd’hui 11 centres opérationnels, et l’ASI envisage d’agrandir le réseau à 16 centres en 2026. Quel rôle pour la France ? La France est co-fondatrice de l’ASI et co-présidente de l’assemblée de l’ASI. Elle contribue au fonctionnement du secrétariat de l’ASI, composé d’une soixantaine de personnes, dont le rôle est de piloter les programmes. Au sein de cette équipe, un expert français contribue à la stratégie, à la mise en œuvre des programmes (en particulier en matière de formation) et à l’animation du réseau de l’ASI, en partenariat avec les États membres ou les organisations externes. Réalisations Sur la période 2016-2025, l’AFD a engagé près d’un milliard d’euros en prêt pour le développement de centrales photovoltaïques et des infrastructures associées. Ces initiatives, portées par des maîtrises d’ouvrage publiques, représentent environ 800 MW de capacité installée. 81 % de ces financements solaires ont été alloués à l’Afrique (46 % en Afrique de l’Est, 54 % en Afrique de l’Ouest), contre 13 % pour l’Amérique latine et 6 % pour l’Asie.