Cour internationale de justice (CIJ) La Cour internationale de justice, qui a succédé à la Cour permanente de Justice internationale liée à la Société des Nations, est l’organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Son Statut est annexé à la Charte des Nations Unies dont il est partie intégrante. Justice internationale Nations unies Publié le : 14 mai 2025 Mis à jour le : 24 mars 2026 Dans cette rubrique Le ministère en action Agir pour la paix et le respect des droits de l'homme Agir au sein de l'ONU Agir pour la sécurité, le désarmement et la non-prolifération Apporter une aide humanitaire d'urgence Forum de Paris sur la Paix Promouvoir les droits de l’homme Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde S'engager au sein d'une justice internationale Diplomatie numérique Accompagner les ressortissants français Placer l'information et la prévention au service de la sécurité Répondre aux crises et événements exceptionnels Services et démarches à l'étranger La communauté française à l’étranger en chiffres Le suivi des affaires individuelles sensibles Apporter une expertise médicale et psychologique Promouvoir une Europe souveraine La communauté politique européenne Les grandes politiques internes de l'Union européenne L'Europe de la défense La France et l'Union européenne Dossiers européens Promouvoir les entreprises françaises et l'attractivité de la France Attirer les investissements étrangers Attirer les étudiants internationaux Conforter la France comme première destination touristique Politique commerciale du gouvernement Promouvoir la France dans le domaine du sport Soutenir les chercheurs et la coopération scientifique au niveau international Soutenir les entreprises à l’export La France et ses partenaires économiques, pays par pays (2026) Promouvoir et soutenir l’innovation française Assurer la présence de la culture française Diplomatie culturelle Défendre la francophonie et la langue française Développer la présence de l’audiovisuel français dans le monde La coopération franco-allemande Soutenir les industries culturelles et créatives Contribuer à une mondialisation durable et équilibrée Répondre à l’urgence de la crise climatique et environnementale Lutter contre les inégalités mondiales Travailler avec les ONG et la société civile Mener des actions de coopération Sommets et enjeux globaux Stratégies régionales Sommaire La CIJ, organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies La compétence de la Cour Depuis 1946, 144 arrêts et 28 avis consultatifs rendus La CIJ, organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies La Cour, qui siège à La Haye, comprend quinze juges élus par un vote concordant, à la majorité absolue des voix, de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, parmi les jurisconsultes et les hauts magistrats jouissant de la plus haute considération morale. Les juges, rééligibles, sont élus pour neuf ans. La Cour se renouvelle par tiers tous les trois ans. Le mandat du juge français, M. Ronny Abraham, s’achèvera le 6 février 2027. L’élection en vue de pourvoir son siège ainsi que celui de quatre autres membres de la Cour aura lieu en novembre 2026. Depuis 2024, la Cour est présidée par le juge libanais, M. Nawaf Salam. Qu’est-ce que la Cour internationale de justice (CIJ) ? La Cour internationale de justice est l’organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations unies (ONU). Siège : La Haye (Pays-Bas) Deux compétences principales : contentieuse : régler les différends juridiques entre les États ; consultative : rendre des avis consultatifs d’ordre juridique. Composition : 15 juges élus pour 9 ans. Présidente : Mme Joan E. Donoohgue (États-Unis d’Amérique) Vice-président : M. Kirill Gevorgian (Fédération de Russie) Juge français : M. Ronny Abraham (réélu à compter de 2018) Langues officielles : anglais et français. La compétence de la Cour La compétence de la Cour est double. Au titre de sa compétence contentieuse, la Cour règle, conformément au droit international, les différends juridiques qui lui sont soumis par les États. Ces différends portent notamment sur l’interprétation d’un traité, sur tout point de droit international, sur la réalité de tout fait qui, s’il était établi, constituerait la violation d’un engagement international et sur la nature et l’étendue de la réparation due pour la rupture d’un engagement international. Les États doivent donner leur consentement à la compétence de la Cour et peuvent le faire de plusieurs manières. Ils peuvent reconnaître, par déclaration, la juridiction obligatoire de la Cour (74 États à ce jour). La Cour peut être également saisie en vertu des clauses (dites « clauses compromissoires ») figurant dans divers accords bilatéraux ou multilatéraux (plus de 300), ou par compromis spécial conclu entre les parties. L’article 94 de la Charte des Nations Unies prévoit que chaque État membre des Nations Unies s’engage à se conformer aux décisions de la Cour internationale de Justice dans tout litige auquel il est partie. Si un État partie à un litige ne satisfait pas aux obligations qui lui incombent en vertu d’une décision de la Cour, l’autre État partie peut saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies qui peut faire des recommandations ou décider des mesures à prendre pour faire exécuter la décision. Au titre de sa compétence consultative, la Cour donne des avis consultatifs sur les questions d’ordre juridique que lui posent les organes des Nations Unies et les institutions spécialisées. Cette compétence est prévue par l’article 96 de la Charte des Nations Unies. Depuis 1946, 144 arrêts et 28 avis consultatifs rendus Depuis sa première séance inaugurale le 18 avril 1946, la Cour a rendu 144 arrêts (au 1er octobre 2024) sur des questions concernant, entre autres, les délimitations terrestres et maritimes, la souveraineté territoriale, le recours à la force, le droit international humanitaire, l’ingérence dans les affaires intérieures des États et les relations diplomatiques. . La Cour a, au total, rendu 28 avis, qui ont porté, par exemple, sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, sur les effets juridiques de la séparation de l’archipel des Chagos de Maurice en 1965, la conformité au droit international de la déclaration unilatérale d’indépendance relative au Kosovo, la réparation des dommages subis au service des Nations Unies, le statut territorial du Sahara occidental et du Sud-Ouest africain (Namibie)et la licéité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires. Pour en savoir plus : Site Internet de la Cour internationale de Justice (CIJ) François Alabrune : candidat de la France au poste de juge à la Cour internationale de Justice pour le mandat 2027-2036 Diplomate et juriste, François Alabrune a été sélectionné par le Groupe national français de la Cour permanente d’arbitrage, après consultation des cours suprêmes et de nombreuses universités françaises, pour être le candidat de la France au poste de juge à la Cour internationale de Justice pour le mandat 2027-2036. L’élection se tiendra en novembre 2026, simultanément au Conseil...